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La Patrie sauvée - Ou Idées d'un honnête homme sur les causes, les effets de la Révolution française et les moyens d'en tirer le meilleur parti pour le bonheur futur des rois et des peuples

De
62 pages

POUR la première fois de ma vie, à l’âge de quarante trois ans, sans être littérateur, sans autre étude que celle de l’expérience, j’ose écrire pour m’occuper des intérêts de mon pays, pour le bonheur des rois et des peuples.

Le flambeau de la vérité me servira de guide, l’amour de mon Roi, de ma patrie et de l’humanité inspireront mon esprit, et mon cœur dirigera ma plume.

Mon ame, soutenue par l’honneur et la vertu, aura le courage nécessaire pour lutter contre le crime et les préjugés, de quelques espèces qu’ils soient, sans craindre ni les poignards des assassins, ni les morsures envenimées des reptiles.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Louis-Clément de Brunel de Varennes
La Patrie sauvée
Ou Idées d'un honnête homme sur les causes, les effets de la Révolution française et les moyens d'en tirer le meilleur parti pour le bonheur futur des rois et des peuples
* * *
LA PATRIE SAUVÉE
Ptrois ans, sans être littérateur,OUR la première fois de ma vie, à l’âge de quarante sans autre étude que celle de l’expérience, j’ose é crire pour m’occuper des intérêts de mon pays, pour le bonheur des rois et des peuples. Le flambeau de la vérité me servira de guide, l’amo ur de mon Roi, de ma patrie et de l’humanité inspireront mon esprit, et mon cœur d irigera ma plume. Mon ame, soutenue par l’honneur et la vertu, aura l e courage nécessaire pour lutter contre le crime et les préjugés, de quelques espèce s qu’ils soient, sans craindre ni les poignards des assassins, ni les morsures envenimées des reptiles. Placé par ma naissance, ma fortune et mon âge, dans le milieu de l’espace, par conséquent dans le point de vue convenable pour voi r et distinguer clairement l’ensemble du tableau qui s’est déroulé à mes regar ds depuis vingt-six ans, j’ai 1 cherché à l’observer el à l’étudier avec profit . Dans une sphère plus élevée, les rayons du soleil m ’eussent ébloui, ou les nuages, en voilant à mes yeux les objets éloignés du tablea u, m’eussent empêché de les bien distinguer et de les juger. Placé plus bas, ma vue, obscurcie par les vapeurs g rossières qui s’élèvent de la terre, n’aurait rien aperçu, et il ne m’en resterai t d’autre idée que celle qu’on conserve ordinairement d’un vain songe. Il est cependant des êtres privilégiés qui, dans qu elque rang, à quelque hauteur qu’ils se trouvent placés, sont doués d’une vue si perçante qu’ils aperçoivent, distinguent et jugent lés objets, malgré les obstac les que l’élévation ou l’abaissement de leur situation leur opposent ; mais malheureusem ent, ces êtres favorisés par la divinité, et pour ainsi dire prédestinés par elle p our commander aux autres hommes, sont en bien petit nombre, et ce n’est pas pour eux que j’écris, ils n’ont pas besoin de mes conseils ; j’ai au contraire besoin de leur ind ulgence ; ils en auront sans doute en faveur des intentions d’un bon citoyen, animé de l’ amour de son Roi et de sa patrie. J’écris pour ceux qui au moment de la révolution, é tant dans un âge assez avancé pour avoir un jugement formé et décidé, n’ont pu fa cilement se plier à de nouvelles idées, et voyant toujours le passé dans le présent, n’ont pu distinguer les hommes et les évènemens qu’à travers le voile des préjugés an tiques, préjugés respectables sans doute, mais nuisibles à l’utilité de l’expérie nce, parce qu’ils obscurcissent la vue de ceux qui en sont exclusivement imbus. Je serais au reste bien heureux si, dans ce moment, je n’avais à combattre que ces vieux préjugés, lesquels se rattachaient à l’honneu r, à la vraie gloire, à la religion et au véritable amour du Roi et de la patrie, et si ma tâ che se réduisait à engager ces vénérables dépositaires de nos antiques vertus à le s faire coordonner avec l’état actuel des hommes et des choses. J’écris principalement pour ces générations qui, trop nouvelles pour avoir vu et senti nos malheurs, ne croient pas qu’une révolution soit le plus grand des maux que puisse éprouver un peuple, parce que de la nôtre ils n’ont vu que les résultats apparens, résultats malheureusement trop brillans, et dont l’ issue fatale ne suffit pas encore pour les détromper ; j’écris, dis-je, pour ces jeunes ge ns qui, fiers de quelques connaissances brillantes, éphémères et acquises par des études prématurées et
précipitées, ont été lancés dans le monde à l’âge d e dix-sept à dix-huit ans, et y ont apporté la vanité, la présomption et le faux clinqu ant d’une éducation manquée, puisqu’elle n’était point appuyée sur la religion, la morale, la sagesse et la vertu.
1ommencemens, ses progrès et sade la révolution, l’auteur a pu voir ses c  Victime fin ; page, officier, soldat, puis encore officier ; fantassin, cavalier, ingénieur, marin, artiste, voyageur, il a pu observer et étudier tout es les classes de la société, dans les différens pays qu’il a parcourus ; le balottage de la révolution, les malheurs mêmes, ont été utiles à ses observations ; retiré depuis à la campagne, il avait dirigé ses études sur la paisible agriculture, et sur les lois municipales, quand la guerre de 1814 est venue l’arracher à ce doux repos ; rejeté par d e nouveaux malheurs dans le tourbillon du monde, il a de nouveau dirigé ses obs ervations sur les hommes de toutes les classes dont il était entoure ; il a vu les res sorts employés par le crime ; mais aussi il a vu des vertus dans cette multitude qu’on calom nie, et qu’on rend victime des forfaits de quelques brigands ; il rendra justice a ux uns et aux autres.