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La réalité décalée

De
34 pages

Il peut nous arriver de vivre des expériences étranges, inexpliquées.

Nous sommes alors spectateurs privilégiés d'une réalité décalée, qui nous informe, nous questionne et nous invite à nous préserver.

Soyons attentifs à ces espaces de connaissance bienveillants, riches en enseignements.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-58573-8

 

© Edilivre, 2013

Un jour, un signe

Sarah est étudiante, bien dans sa tête, bien dans son corps.

Naturellement bronzée, typée, elle vit à Montpellier.

La beauté de la ville souvent ensoleillée, sa grande place ovale sur laquelle de nombreux résidents et touristes viennent se prélasser, à la terrasse des cafés, et même ses matins gris parfois, elle les apprécie.

Sarah n’a pas de bourse, et des charges à payer : le loyer de son studio, ses tickets de transport ; il faut se nourrir, se vêtir, se divertir un peu, téléphoner à ses parents avec lesquels existe un lien fort.

Aussi, a-t-elle exercé de nombreux petits boulots qui lui permettent de s’en sortir. Il faut dire qu’elle est, par nécessité, tellement motivée pour les « décrocher », qu’il serait vraiment difficile de lui résister !

C’est le printemps ; il fait beau.

Elle est sensée, aujourd’hui, être une « artiste peintre » qui n’a pas les moyens financiers d’exposer ses tableaux dans une galerie d’art. Elle doit vendre des tableaux ; et pour les vendre, elle démarche les clients potentiels, en débitant un message sympathique, qui renvoie à la jeunesse toujours nostalgique de chacun. La jeunesse, cette tranche de vie souvent empreinte d’espoir, de sorties entre copains, de gaieté.

Si elle sait y faire, elle devrait normalement pouvoir vendre quelques tableaux, quelques copies de tableaux en fait, sans trop de difficultés. Du moins, c’est ce que leur a affirmé le chef d’équipe vente qui l’a engagée.

« Il convient de présenter les produits comme « uniques, recherchés », et « se monter convaincants, optimistes, persévérants », pour placer les copies confiées.

En fin de journée, chaque vendeur en herbe, chaque membre de l’équipe, doit s’acquitter d’un montant correspondant au prix de l’essence utilisée pour se rendre dans différents quartiers, montant équitablement partagé, ainsi qu’un prix fixe peu élevé pour chaque produit vendu.

Etre efficace consiste à vendre chaque « tableau » le mieux possible, le plus cher possible, de manière telle que le différentiel financier, après paiement du prix fixe à l’employeur, soit intéressant.

Il se dit même qu’un vendeur audacieux, malin, pétri de certitudes, de volonté et d’insouciance, en fait un bon vendeur, a déjà vendu à un client riche du Moyen Orient un tableau, à un prix très avantageux…Et qu’il a fait, à cette occasion, « un gros bénéfice ».

Si cela pouvait lui arrivait !

Comme d’habitude, avant de commencer sa journée de travail, Sarah finit de partager un petit café avec ses collègues. Mais, il va falloir y aller, plusieurs tableaux sous le bras, et plein d’espoir en bandoulière.

A la périphérie de la ville, le quartier où ils doivent opérer est sympathique : maisons individuelles claires, entourées de pelouses verdoyantes. Tout est calme et respire la tranquillité et le bien-être.

Une crainte cependant : « pourvu qu’il n'y ait pas de chien, de chien méchant caché, qui pourrait surgir dès qu’elle pousserait la porte de la clôture en bois, pour frapper ou sonner à la porte d’entrée de la maison ».

C’est sa hantise. Elle ne souhaite pas se trouver devant un de ces gardiens à...