La Vieille Dada

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Livres
70 pages

Description

Nul ne peut contenter l’étendue du mal dont la Société française est au teinte Que de fois n avons-nous pas rencontre milieu de nos malheurs, les défaillances du patriotisme, l’indifférence religieuse, les principes les plus sacrés méconnus, la vraie notion du droit obscurcie, l’oubli du devoir ! Des exemples contraires nous donnent quelque consolation ; mais nous ne pouvons pas dire qu’ils nous rassurent. Ce qui manque surtout à cette nation fatiguée, c’est cette énergique réaction morale, intellectuelle, religieuse, qui peut faire de nous un peuple nouveau et sans laquelle nous périssons.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Date de parution 14 décembre 2016
Nombre de lectures 3
EAN13 9782346133314
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Louis de Carné
La Vieille Dada
SOCIÉTÉ-FRANÇAISE DES TRACTS
Nul ne peut contenter l’étendue du mal dont la Soci été française est au teinte Que de fois n avons-nous pas rencontre milieu de nos ma lheurs, les défaillances du patriotisme, l’indifférence religieuse, les princip es les plus sacrés méconnus, la vraie notion du droit obscurcie, l’oubli du devoir ! Des exemples contraires nous donnent quelque consolation ; mais nous ne pouvons pas dire qu’ils nous rassurent. Ce qui manque surtout à cette nation fatiguée, c’est cette énergique réaction morale, intellectuelle, religieuse, qui peut faire de nous un peuple nouveau et sans laquelle nous périssons. Si, en face de l’armée du mal, avec sa légion compa cte de démolisseurs, nous voyions les défenseurs du bien unis, résolus, persé vérants, luttant courageusement, et se portant sur tous les points menacés pour travail ler à reconstruire l’édifice social, nous pourrions espérer, et bientôt nous verrions no tre abaissement faire place à une rénovation puissante et féconde. Mais nous assiston s, indifférents ou passifs, à ce travail de démolition. Comme les ruines de nos monu ments publics, les ruines de la Société française s’entassent sous nos yeux, sans q ue nous soyons émus d’un tel spectacle. On dirait presque que nous sommes étrang ers à tout ce qui se passe, et que nos intérêts les plus sacrés et les plus chers ne sont point engagés dans la question ; on dirait que le problème qui s’agite n’ est pas celui de notre existence même :To be, or not to be. L’heure est venue de secouer une telle torpeur. Il faut que les bons agissent, il faut qu’ils s’habituent enfin à employer ces mêmes armes dont leurs adversaires savent si bien se servir, il faut que toutes les voix de la p resse soient acquises à la défense de la vérité et des saines doctrines. Le livre, la bro chure, le journal, rien ne doit être négligé. Mais le livre ne peut pénétrer partout, et le journ al n’a qu’une existence éphémère La brochure peut atteindre toutes les classes de le cteurs ; aussi est-ce un des meilleurs instruments qui soient à notre dispositio n. La brochure, néanmoins, n’est pas elle-même suffisante ; il nous faut quelque chose d e plus bref, de plus saisissant, de plusuniversel.Nous avons nommé leTract. L eTract,nglais, est un petit écritde l’esprit politique et pratique des A  production d’une ou de quelques pages volantes, qui saisit l’é vénement du jour, la question palpitante, ou jette la lumière sur les grands prob lèmes sociaux ; c’est une révélation soudaine des vraies et saines notions sur toutes le s doctrine controversées. Qui ne voit que leTractest le besoin du moment ? La brochure se vend ; leTract se donne. La brochure n’arrive pas toujours dans l’atelier ou la chaumière ; leTractpénètre partout. Tout le monde n’a pas le temps de lire une brochure ; chacun peut jeter les yeux sur unTract. Enfin la brochure ne se répand que difficilement à des milliers d’exemplair es ; c’est par centaines de mille qu’on peut répandre leTract. A une époque où il semble presque que la société to ut entière soit à reconstituer, et que les principes les plus élémentaires soient en q uelque sorte a enseigner, l’utilité et l’efficacité d’un pareil mode de publicité ne saura ient être contestées. Maintenant, que sont nosTracts ? De petites feuilles de quatre pages in-18, groupées par séries homogènes, mais dont chacune forme un tout, et qui traitent des mat ières les plus variées, soit sous la forme de l’exposition, soit sous la forme de la pol émique. Le plus grand soin est apporté à la rédaction, afin que lesTractsse distinguent, non-seulement par la sûreté
des doctrines et par la solidité de l’exposition, m ais encore par le charme et par l’entrain du style. Voici un aperçu des séries qui figurent dans nosTracts, chaqueTract ayant d’ailleurs son titre spécial, placé en évidence, et ne se rattachant à la série que par un titre général et par un numérotage peu apparent :
Religion. —Morale. —Législation. —Economie sociale. — Sciences — Littérature. — Poésie. — Histoire. — Biographies nationales.Questions du jour. — Anecdotes Citations. — Polémique, etc. Le Conseil, où figurent, avec des membres de l’Assemblée nationale, des représentants de la plupart des œuvres catholiques, est composé de : MM. Ant. D’ABBADIE, de l’Institut ; AUDLEY ; BAU-DON ; R.P. BAZIN, S.J. ; DE BEAUCOURT ; Paul BESSON, député ; Emile CARRON, députe ; comte de CHAMPAGNY, de l’Académie française ; Michel COR-NUDET ; Martial DELPIT, député ; comte DESBASSAYNS DE RICHEMONT, député ; Ch. DE FRANQUEVILLE ; Dr FREDAULT ; FRFSNEAU, député ; prince Aug. GA-LITZIN ; Léon GAUTIER, Ch. GÉRIN ; comte Eug. DE GERMINY ; marquis DE GOUVELLO, député ; Ch. HA-MEL ; l’abbé D’HULST ; KELLER, député ; comte L. DE KERGORLAY, député ; DE LA BASSETIÈRE, député ; R. P LESCOEUR, de l’Oratoire ; Arthur LOTH ; vicomte DE LUPÉ ; R.P. PICARD, de l’Assomption ; RAVELET ; baron DE RAVIGNAN ; RÉCAMIER ; DE RICHECOUR ; Albert DE RICHEMONT ; Antonin RONDELET ; Ernest RONDELET ; vicomte R. DE SAINT-M URIS ; comte An. DE SÉGUR ; G DE SENNNEVILLE ; DE TARTERON, député ; THÉRY, député. Chaque souscription de dix francs donne droit àmille exemplaires deTracts variés ; pour les recevoirfranco, douze francs. — Dix souscriptions prises ensemble,franco,francs. — Envoyer son adhésion et le montant de sa cent souscription au secrétaire général de la SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES TRACTS, 75, rue du Bac, à Paris.