Le Bûcher de la sorcière (format poche)

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272 pages
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Description

Wallonie, 1615. Mystérieuse et ensorcelante, la belle Agnès Melin ne passe pas inaperçue en s'installant à Strépy. Les femmes s'en méfient, les hommes succombent. Parfois trop... Piégée par son magistrat de mari qui s'est juré de la garder sous sa coupe, elle ne devra son salut qu'à l'infarctus de son tortionnaire. Mais lorsqu'une fiole est retrouvée sur les lieux, il n'en faut pas plus pour accuser l'étrangère de sorcellerie... Accident, meurtre, rumeurs, malédiction... Montrant comment la vie d'un village peut chavirer après un banal fait divers, Arthur Danhiez dépeint un microcosme rongé par l'ignorance. S'inspirant d'une véritable affaire du XVIIe siècle, l'auteur signe avec "Le Bûcher de la sorcière" une chronique effrayante de l'obscurantisme, doublée d'une enquête policière pour le moins singulière.

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Date de parution 31 octobre 2014
Nombre de lectures 17
EAN13 9782342029710
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Le Bûcher de la sorcière
Arthur Danhiez Le Bûcher de la sorcière
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0118856.000.R.P.2013.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2014
Comme beaucoup de projets (qu’ils s’en tiennent à ce stade ou qu’ils aboutissent), ce livre est né dans un bar. J’avais eu vent de l’histoire de la sorcière de Strépy et de son Maïeur mais cela aurait pu en rester là si le pari d’en faire un livre n’avait pas été fait. Maintenant que le dernier mot a été écrit, je réserve un peu d’espace afin de remercier tous ceux qui ont permis au livre d’acquérir sa forme actuelle grâce à leurs con-seils et multiples corrections : famille : Myriam Pegoretti, Alain Danhiez et Claudine Danhiez et amis : Mathias Bouzin, Bastien D’Hooghe, Vita Difrancesco, Virginie Dudome, Lae-titia Dumont, Zora Fourneaux, Antoine, Kaïsa et Thomas Leclercq, Élodie Lequeu, Romain Moerman, Amandine Nachtergael, Gaëtan Palmeri et Jérôme Quevit. Je leur dédie ce livre ainsi qu’à Albert Julot.
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Les bijoux Mons, 1615. Dans une petite rue des alentours de la collégiale déserte à cette heure tardive, deux hommes s’affairent autour d’une porte. Celui qui crochète la serrure avec toute l’adresse qui lui est possible d’afficher avec les doigts gelés s’appelle Ernest Goulin, la cinquantaine bien entamée, enquêteur. Il a la charge du fils de l’un de ses amis, Richard Bodson, la quinzaine, talentueux mais également assez doué pour se fourrer dans des pétrins dont seul Ernest est capable de le tirer. — Bodson, vous êtes absolument sûr de votre coup ? Il n’y a aucun doute possible dans votre esprit, cette fois ? — Vous ne me faites pas confiance, Goulin ? — Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, c’est juste que si nous nous trompons, nous aurons de graves ennuis. En plus, quelle idée de faire cela par une telle nuit ! On n’y voit pas à dix mètres. — Auriez-vous peur du noir ? — Non, juste peur des gens qui s’y cachent. — Qui peut vous faire peur à ce point ? — Promettez-moi juste que vous vous arrangerez pour que rien d’inattendu n’arrive cette fois et je vous suivrai sans discuter. — Cela va de soi mon ami, cela va de soi. Cela dit le gros inconvénient de l’inattendu est que très souvent il vous sur-prend. — J’entends bien, je veux juste éviter de devoir retraverser les rues de la ville au milieu des gueux en pleine nuit, comme la fois dernière. — La vie doit être une aventure, Goulin. — J’ai eu mon compte, merci.
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— Pour l’amour du ciel, allez-vous enfin ouvrir cette sata-née porte ? — Je fais ce qui est en mon pouvoir, je ne suis pas un ex-pert en serrurerie comme vous semblez le croire. — Vous m’aviez pourtant affirmé pouvoir pénétrer n’importe où dans cette ville. — Si vous me donniez du temps peut-être ! — Pressez-vous, si nous sommes pris, il nous sera bien difficile de nous expliquer. — C’est pour cela que je vous demande encore une fois si vous êtes absolument sûr de votre coup. L’êtes-vous ? — Soyez à votre affaire plutôt que de perdre du temps en vaines paroles, ma décision est prise et si je dois défoncer cette porte pour parvenir à mes fins, je m’exécuterai, mais je préférerais vivement faire tout ceci d’une manière plus subtile. — Bien, j’aurai au moins tenté de vous faire revenir à la raison. Il parvint enfin à ouvrir la porte, ils pénétrèrent tous les deux dans la grande demeure. Bodson avait soigneusement étudié les habitudes des domestiques. Deux seulement dor-maient aujourd’hui dans la maison ; ils étaient logés à l’étage alors que la pièce qui les intéressait se trouvait au rez-de-chaussée. Arrivés au petit secrétaire, il ouvrit un tiroir et dé-couvrit exactement ce pour quoi ils étaient venus. Les bijoux de la comtesse d’Arenberg étaient encore plus imposants que la description qui leur en avait été faite. Il les mit dans sa sacoche et s’apprêtait à repartir. — Mais qui vois-je en ma demeure ? Richard Bodson et Ernest Goulin ! Je vous attendais plus tôt, dit une voix dans le noir. Richard se retourna, c’était bien ce qu’il craignait, Mon-sieur Quinta pointait son mousquet vers eux de l’autre côté de la pièce. — Félicitez l’homme qui a posé votre serrure, monsieur. Elle a donné bien du fil à retordre à mon ami, répondit-il calmement. — Je ne sais pas d’où vous vient ce sentiment que vous pouvez vous permettre une telle arrogance mais vous feriez 10