Le Coffret

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219 pages
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Description

Richard, père de famille, apprend qu’il hérite d’une grand-tante de Bretagne dont il ignorait l’existence jusqu’à ce jour. Un manoir, de l’argent, un terrain et… un mystérieux coffret ancien, dénué de serrures, dont il doit découvrir le secret dans le mois, condition sine qua non du testament. Archéologue de profession, il relève le défi. Mais il est loin d’être au bout de ses surprises… En levant le voile sur la part d’ombre de Catherine de Médicis, Nadine Bernadet nous plonge dans une aventure aux confins de l’étrange, entre sorcellerie et chasseurs de trésors. En jonglant entre les genres, mêlant thriller et histoire, elle signe un roman d’aventure entraînant et efficace.

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Publié par
Ajouté le 28 novembre 2013
Nombre de lectures 18
EAN13 9782748349986
Langue Français
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Le Coffret
Nadine Bernadet Le Coffret
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com
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IDDN.FR.010.0114307.000.R.P.2009.030.40000
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2009
A Frédéric, mon mari, qui a cru en moi qui restera mon premier lecteur, A mes parents qui mont encouragée avec ferveur, A mes enfants qui mont soutenue jusquau bout Et à toute ma famille et mes amis qui sont aussi mes atouts. Un grand merci à Fabien pour la réalisation du coffret de couverture.
Prologue La baie était noyée dans un brouillard épais. Cest à peine si lon pouvait reconnaître les contours de la côte. Les vagues se faisaient de plus en plus effrontées. Elles venaient lécher les rochers goulûment dans des nuages décume rageuse et ne se retiraient que pour mieux atta-quer de nouveau. Le vent soufflait de plus en plus fort. On aurait dit que les arbres, de plus en plus penchés, étaient prêts à capituler. Les oiseaux se terraient dans leurs nids apeurés par la violence des éléments. Leurs plumes ne séchaient plus depuis plusieurs heures, le froid les péné-trait. Les bateaux restaient au port balancés les uns contre les autres. Les coques se frottaient, hurlaient, prêtes à cé-der à tout moment sous les attaques rageuses des flots en furie. On avait annoncé une tempête pour la fin de laprès-midi et chacun restait chez soi sattendant à la fin du monde. Dans ce bout de terre de Bretagne, en cette fin du dix-neuvième siècle, les superstitions étaient tenaces et la moindre alerte faisait prendre conscience de la vulnérabili-té de lêtre humain. Les consciences se réveillaient et chacun se reprochait quelque chose. Lun avait mal agi envers un voisin. Un autre ne sétait pas confessé depuis plusieurs jours. Un troisième comprenait soudain que sa famille comptait plus pour lui que sa petite ferme. Les portes des chaumières ne fermaient plus, les bat-tants des fenêtres claquaient à sen déboulonner les charnières. Le vent sinfiltrait par le moindre interstice.
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Les ballots de paille voletaient dans la pièce principale. Les bêtes se blottissaient de peur les unes contre les autres. La misérable cheminée irradiait un feu incertain, que Iffic sétait décidé à éteindre, de peur que les flammèches nembrasent la paille répandue sur le sol. Sa femme Soi-zic, assise près de lâtre, donnait le sein à Katel, la petite dernière âgée de deux jours. Elle était née comme ses qua-tre frères et surs dans le lit clos sculpté de magnifiques motifs celtiques. Katel était trop chétive, pesant à peine cinq livres, et ses parents redoutaient linévitable. Dans cette région, les nouveaux-nés trop malingres résistaient mal aux assauts de lhiver. La mal nutrition des paysans était un problème constant, délaissée par les autorités loca-les, et souvent chacun devait nourrir une grande famille. Le vent redoubla dintensité et sengouffra dun coup dans la pauvre masure. Les enfants apeurés se peloton-naient contre les jupes de leur mère. Iffic referma la porte, se retourna et regarda dun air malheureux la maisonnée. Derrière son air bourru dhomme de la terre, au visage buriné par le temps et les saisons, aux cheveux noirs hirsu-tes, il avait le regard doux dun être de cur, aimant sa famille par-dessus tout. Sa haute stature imposait rien que par sa présence et quand il prenait la parole, tous se tai-saient. « Ne vous inquiétez pas, tout va bientôt rentrer dans lordre. Maudit temps ! ragea-t-il entre ses dents. Quand la tempête sera passée nous referons du feu dans la cheminée et nous ferons cuire des pommes de terre. Je sais que vous avez faim mais il faut attendre. » Soizic le regarda dun air triste, ses yeux bleus trahis-saient une angoisse : quallaient-ils devenir ? La terre ne donnait plus de fruits depuis plusieurs semaines et leurs réserves de nourriture étaient épuisées. Comment faire maintenant pour nourrir une famille aussi nombreuse dont laîné des enfants navaient que treize ans. Soizic compre-nait que leur avenir était vraiment limité voire désespéré. « Mon Dieu, aide-nous, aide les enfants !!! ».
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