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Le Grand Toboggan

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44 pages

Dans une époque lointaine, Tom Ross mène une existence paisible. Il vit dans une mégalopole avec sa famille et travaille dans une usine de recyclage de l'air. Mais sa vie bascule lorsque des êtres étranges enlèvent sa famille. Dorénavant, son seul but sera de les retrouver à tout prix.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-87110-7

 

© Edilivre, 2015

Le Grand Toboggan

 

 

En cette année 3550, Tom Ross menait une existence plutôt paisible dans la grande mégalopole où il vivait depuis une trentaine d’années. Il y était né, comme sa femme et leur unique enfant. Grand blond aux yeux bleus, il ne portait la plupart du temps que des habits légers aux couleurs criardes. Tom aimait bien cette ville qui était à la fois sobre et assez conviviale. Il aurait quand même aimé vivre à une autre époque que dans cette dernière. L’aspect de la ville n’était plus tellement le même à cause des bâtiments souterraines.

La construction des villes s’était totalement modifiée à partir de la fin de l’an trois mille, par crainte des menaces de destruction massive suscité par la bombe nucléaire. Beaucoup de bonnes résolutions avaient été prises pour réduire à néant ces armes inutiles qui nuisaient au monde entier.

Depuis, le temps s’était écoulé et l’esprit guerrier n’avait pu que s’émousser, surtout en ce qui concerne les risques de grands conflits. Néanmoins la peur que suscitait toujours la bombe demeurait constamment présente dans les esprits. Cela avait fini par pousser les grands promoteurs immobiliers à revoir totalement leur façon d’ériger les villes pour s’adapter à la demande des habitants soucieux de leur sécurité.

La nouvelle mégalopole émergeait à peine du sol dans ce nouveau paysage transformé. Ses premières constructions dataient d’une centaine d’années, mais elles n’étaient semblables à aucun des immeubles d’antan. Les bâtiments se limitaient en effet à un seul et unique étage, dans cette immense cité-dortoir. Les dômes à base rectangulaire ou circulaire, mais légèrement bombés, se succédaient sans grande originalité ni recherche esthétique. En réalité, la beauté de ce site n’était pas vraiment le but recherché.

La plupart des bâtiments étaient réservés aux divers commerces et artisans nécessaires à la vie courante. Par contre, les sous-sols de la cité ressemblaient à un vrai gruyère. Ils s’étalaient sur une surface impressionnante, aussi bien en largeur que dans le sens de la profondeur. En ce qui concerne l’isolation, les choses étaient bien prévues et s’étaient beaucoup perfectionnées. Les bâtiments de cette nouvelle ère étaient bien différents des immeubles des temps jadis, grâce aux techniques modernes et aux inventions nouvelles. Néanmoins, rien n’était facile, même dans ces mégalopoles ultramodernes que l’homme avait construites.

L’augmentation catastrophique de la population avait contraint les différents gouvernements qui s’étaient succédé à prendre de sérieuses mesures. Ils avaient été dans l’obligation de légiférer pour une réduction progressive des naissances. Ces lois étaient nécessaires, car dans le cas contraire, la population se serait multipliée par mille chaque jour, par apport au vingtième siècle. Cela se serait traduit par de millions de personnes en plus sur l’ensemble du globe, un chiffre aux allures de catastrophe.

Par ailleurs, des mesures importantes avaient été prises pour enrayer la pollution qui risquait de détruire la planète en peu de temps. La régression, et même parfois la disparition totale des grandes forêts ou des petits bois dans certaines régions, avait contraint les habitants à mettre en œuvre d’autres moyens de dépollution. Les nouvelles énergies de propulsion des moyens de transports avaient été la première solution pour obtenir une atmosphère plus pure. En parallèle les autorités avaient également mis en place un large programme en ce qui concerne l’industrie.

Progressivement dans la plupart des villes le reste des bâtiments avaient été enterrés. Leur esthétique quelque peu douteuse ne correspondait pas à l’environnement. Cet enfouissement les rendait peu visible aux yeux de la population qui ne s’en souciait plus. Ces transformations avaient créé de grands bouleversements dans la vie quotidienne des ouvriers. La population avait fini toutefois par s’y habituer et après des années cette forme d’urbanisme était devenue normal. Le modernisme avait apporté une vie plus agréable et totalement différente de celle qu’ils avaient auparavant.

Dans cette société très préoccupée de l’environnement, Tom s’était fait une place importante, ou du moins il le pensait, car il s’agissait de mission capitale pour la survie des êtres humains. Depuis plus d’une vingtaine d’années, il travaillait en effet au centre d’épuration de l’air. Le siège de sa société se situait en périphérie de la mégalopole d’habitation juste au cœur d’une zone industrielle également dissimulée sous terre. Ce travail l’intéressait beaucoup, d’autant plus qu’il avait des horaires assez souples, ce qui l’arrangeait forcément pour sa vie de famille.

La vie était très agréable dans ce quartier et cela leur plaisait forcément bien. Ce renouveau était dû à la purification nettement nécessaire de l’air, car dans le cas contraire, la planète risquait la destruction. Le changement qui s’était opéré dans les rythmes de vie y était également pour beaucoup.

*
*       *

Ce matin-là, Tom gravit avec entrain l’escalier qui partait de son appartement en sous-sol jusqu’à la surface en montrant sa bonne humeur. Les choses se passaient normalement et il se sentait en pleine forme. Il était bien rare qu’il prenne l’ascenseur pour monter en surface, car cette gymnastique quotidienne lui permettait de...