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Le jeune Eugen Ionescu

De
448 pages
Eugen Simion est l'un des commentateurs les plus avisés d'Eugène Ionesco, notamment de ses débuts roumains qui s'achèvent avec l'élaboration, en 1943, de la première anti-pièce L'Anglais sans maître, connue dans le monde entier dans sa version française de 1950 : La cantatrice chauve. Son étude sur le jeune Ionescu est la conclusion des recherches de toute une vie. Virgil Tanase nous en livre ici la traduction.
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Eugen SIMION
LE JEUNE EUGEN IONESCU
Traduît du roumaîn par Vîrgîl Tanase
LE JEUNE EUGEN IONESCU
EUGEN SIMION LE JEUNE EUGEN IONESCU Traduit du roumain par Virgil Tanase
Traduction subventionnée par l’Institut culturel roumain
© Eugen Simion BUCUREŞTI, 2012© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-29884-9 EAN : 9782336298849
SOMMAIRE
AVANTPROPOS.................................................................................................... 11 UN AUTEUR QUI FUIT SON CRITIQUE............................................................. 19 I. LA LITTÉRATURE ET LA LUMIÈRE DU PREMIER JOUR........................... 23 1. « Je c’est moi ». Confessions d’un auteur qui déteste se confesser. Premier paradoxe ...... 23 2. Le narrateur et les personnages de la confession ................................................................ 26 3. L’enfance, un espace de sécurité ........................................................................................ 28 4. Un démon en caleçons au Paradis : Le Père. Guerre de l’existence : scène première......... 31 5. La biographie du Fils. Quelqu’un qui n’aime pas JeanPaul Sartre .................................... 33 6. « Nous sommes tous des Job […] Nous sommes l’enfer… » ............................................. 35 7. L’écriture estelle une voie de salut ? ................................................................................. 38 8. Les stratégies de l’autofiction............................................................................................. 41 II.ELEGII PENTRU FIINŢE MICI[ELEGIES POUR ETRES MINUSCULES] PARAPHRASES D’APRES TUDOR ARGHEZI ET ION BARBU POÉSIE D’UN UNIVERS MINUSCULE, LE SENTIMENT FRANCISCAIN ..... 45 III. PROSES. AUTOFICTIONS. « UN MONDE SANS HOMMES » .................... 55 IV.NU[NON]........................................ 63UN EXERCICE D’« EGOCRITIQUE » 1. Nous avons besoin d’un néojunimisme critique ................................................................ 63 2. Une typologie des critiques : le critique Berembest, le critique débonnaire, le critique négativiste.............................................................................................................. 66 3. Dans l’antichambre de la chronique littéraire ..................................................................... 71 4. Un exercice d’« egocritique » ........................................................................................... 73 5. Les scénarios du discours ionescien ................................................................................... 76 6. Journal d’une crise morale et spirituelle ............................................................................. 77 7. « Français, peutêtre eusséje été un poète génial ». Un chroniqueur qui doute « intégralement de toutes les valeurs » ......................................... 78 8. « Entre deux ponts » ........................................................................................................... 80 9. « Le désespoir est tout aussi absurde que l’espoir » ........................................................... 82 10. La critique littéraire est, en fait, le journal du critique, et le journal suppose toujours une « épique » intérieure ......................................................... 83 11. Accueil de la critique. Entre « académisme » et « expérimentalisme ». ........................... 84 12. Le nihiliste, l’excentrique, le démoniaque, Eugen Ionescu............................................... 87 13. L’avis des grands critiques, Pompiliu Constantinescu etŞerban Cioculescu ................... 88 14. « Critique professionnel » et « critique essayiste ». L’avis de Vladimir Streinu. Le « quantum » maximal de subjectivité de Nu ..................................................................... 90 15. La défense des sociologues. Mircea Vulcănescu. La critique – une ascèse de l’esprit. L’ironie sophiste..................................................................................................................... 92 16. La critique littéraire en tant que thérapie morale. La « mahala » littéraire. Traian Herseni ........................................................................................................................ 94
V.TRIFOI CU PATRU FOI[LE TREFLE A QUATRE FEUILLES]. EXERCICES POUR UNE NOUVELLE POETIQUE ............................................. 97 VI. CE QUE LE JEUNE IONESCU AIME ET SURTOUT CE QU’IL N’AIME PAS .............................................................. 101 1. L’art est toujours une biographie : description et intégration du vécu. L’esthétique peut nous sauver du « monde où l’on s’oublie ».............................................. 102 2. Un jeune homme « terriblement trouillard »..................................................................... 105 3. Etre jeune c’est avoir du génie. Diabolisation d’Arghezi ................................................. 107 4. Il y a quand même chez Arghezi… .................................................................................. 111 5. Décès de la critique littéraire. Nausée de la littérature...................................................... 113 6. Ce que le jeune Ionescu aime et surtout ce qu’il n’aime pas ............................................ 117 7. Littérature dans le pays du père ........................................................................................ 121 8. « Un Gorgias bucarestois » ? ............................................................................................ 122 VI. CE QUE LE JEUNE IONESCU AIME ET SURTOUT CE QU’IL N’AIME PAS (II) ........................................................ 125 1. A quoi sert la littérature ? Je suis contre ........................................................................... 125 2. Le surréalisme dans l’art ? « Depuis longtemps, très longtemps dépassé »...................... 128 3. Même un livre sérieux ne peut remplacer Dieu ................................................................ 131 4. « Il faut tout recommencer » « La mort – voilà la seule vérité » ...................................... 133 5. Thèmes récurrents. Quelques conclusions provisoires ..................................................... 135 VIII. LA JEUNE GÉNÉRATION .......................................................................... 139 1. Primauté de l’esprit ou du politique ?............................................................................... 139 2. « Décidément, ça va mal »................................................................................................ 148 3. « Un brillant pleurnichard » dont Constantin Noica a longtemps douté ........................... 154 4. « Ne te rendstu pas compte à quel point tu es un Don Quichotte à l’envers ? ! » Constantin Noica donne des preuves d’affection spirituelle. Enfin une œuvres avec message : Rhinocéros ...................................................................... 156 IX. LA BIOGRAPHIE DE L’HOMME RHÉTORIQUE VICTOR HUGO : FARCEUR ET GENIE ........................................................................................... 161 X. LE FANTASME D’UN PERE PSYCHANALYTIQUE « L’OGRE EN CALEÇONS LONGS » ................................................................. 173 1. Le père comme symbole de l’autorité répressive. Pourquoi la patrie doitelle être celle du père et non celle de la mère ?................................ 174 2. Fils et père en conflit jusqu’à la fin du monde. « Exil » dans le pays du père. Scènes à la Caragiale dans la famille du père ....................................................................... 177 3. Etude généalogique concernant les ascendances maternelle et paternelle d’Eugen Ionescu ................................................................................................................... 181 XI. LE ROMAN FAMILIAL DANSVICTIMES DU DEVOIRETVOYAGES CHEZ LES MORTS........................................................................ 197 XII. PORTRAITS ET AUTOPORTRAITS DANS LE MIROIR. UNE RÉCONCILIATION HISTORIQUE ............................................................ 205 1. Fêtes et mélancolies des jeunes intellectuels bucarestois dans la version d’un « homme sans qualités » (Arşavir Acterian) ........................................ 205 2. Caprices d’un « petit génie en herbe ». La variante d’OctavŞuluţiu................................ 207
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3. Un groupe d’action intellectuelle qui renie l’orgueil ........................................................ 209 4. Infidélités d’un jeune homme intelligent. L’histoire racontée par les concierges de la littérature ......................................................... 211 5. Les Jeux de Dania et les duplicités du messager .............................................................. 213 6. « Péripéties et drôleries » consignées par une jeune fille qui n’aime pas Proust : Jeni Acterian......................................................................................................................... 215 7. Portrait d’un jeune homme paniqué dans la vision de Mihail Sebastian........................... 218 8. Autoportrait dans Nu ........................................................................................................ 220 9. Les succès du « fils prodigue » enfin reconnus par les critiques de sa génération............ 222 XIII. « DÉSESSENTIALISER » LA LITTÉRATURE. LES EFFETS NOCIFS DES RÉVOLUTIONS. LE RETOUR DES DÉMOCRATIES VERS LA RELIGION ............................... 225 1. « Toute révolution est une réaction »................................................................................ 225 2. Une solution métaphysique : dynamiser la haine.............................................................. 229 XIV. AUTOBIOGRAPHIE D’UN « GOSSE TOURMENTÉ » EN PROIE À DES CRISES FRÉQUENTES DE « PANIQUE ÉPOUVANTABLE » ............ 233 1. Le journal intime – le genre originel ; véritable genre littéraire. La nécessité d’une « épique intérieure »............................................................................... 234 2. Le cas Mircea Eliade. Davantage de « style négligé ». Exemple de Maiorescu ............... 236 3. « Je considère que „je” existe et que je suis moi. » .......................................................... 238 4. « Un Charles Chaplin qui a lu Pascal » (Cioran). « Mieux vaut sanctifier les futilités que de compromettre les saints » (Eugen Ionescu)....... 240 5. Printemps 1939. Communiquer l’incommunicable. Une chronique des ombres. Deux écritures, trois moments de l’intériorité ...................................................................... 241 6. Journal 19401942, annoté en 1967. « Je ne suis pas dans le langage. Je suis dans la parole. » ........................................................................................................ 244 7. Journal parisien. Un personnage qui n’est jamais, nulle part à l’aise. Seule exception : Paris. Crise des élites européennes. Une solution : le « personnalisme » de Mounier. La culture comme forme de sensibilisation au divin ...... 246 8. – Lettres à Tudor Vianu. Un discours sur « les abîmes des plus profonds désespoirs ». Mélancolies et épouvantes à Vichy. « Depuis notre chute du paradis nous ne faisons que chuter. » ......................................................................................................................... 251 9. Un existentialiste qui déteste « l’existentialisme et ses ravages ». Tout est perdu. Et pourtant : « Cher ami, comme elle est belle la liberté ! » Deux textes roumains envoyés pour être publiés au pays : Lumina falsăet Jurnalul unui necombatant................................ 255 XV. LE JOURNAL COMME EXPRESSION PURE ET PERMANENTE DE L’HUMAIN.JURNALUL UNUI NONCOMBATANT..................................... 259 1. Périssabilité des genres littéraires ; dégagé des conventions littéraires, le journal intime résiste ........................................................................................................ 259 2. Un métajournal à l’intérieur du journal intime ................................................................ 263 3. Le journal existentiel de quelqu’un qui ne sait rien et n’a aucune intuition d’une vérité quelconque. Tout semble creux. Les mots : « des contenants sans contenu » ...................... 266 4. Un existentialiste terrifié et brillant .................................................................................. 268 5. Portrait d’un écrivain qui, à 30 ans, estime qu’il n’a ni morale ni ambitions.................... 270 XVI. UN ESPRIT RELIGIEUX............................................................................. 273 XVII. MYTHOLOGIE D’UN « INCROYANT CROYANT ».............................. 283
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