Les années Dorothée

Les années Dorothée

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Livres
360 pages

Description

Qui n’a jamais fredonné le générique d’un dessin animé de son enfance ?

Tous les copains et les copines qui ont grandi avec Goldorak, Albator ou encore les mystérieuses cités d’or se retrouveront dans ce livre retraçant toute la richesse des années 1980/1990.

Le livre collector qu’attendait toute la génération adulescente pour retrouver l’univers de Dorothée, les dessins animés et séries de l’époque mais aussi la mode, les jouets et le cinéma.

La collection "Nostalgie" des Éditions Chronique propose une série d'ouvrages consacrés aux différents phénomènes culturels et sociaux qui ont marqué toute une époque et les fait revivre à travers des textes et de nombreuses illustrations.

Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site des Éditions Chronique.


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Informations

Publié par
Date de parution 30 septembre 2016
Nombre de lectures 60
EAN13 9791090871885
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Couverture

Les années Dorothée


Jacques PESSIS
EAN : 9791090871175
Éditions Chronique
Mediatoon Licensing
15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris
E-mail : contact@editions-chronique.com
Site Internet : http://www.editions-chronique.com
Les années Dorothée
Sommaire
  • 1978
  • 1979
    • 1979
    • Janvier 1979
    • Samedi 3 février 1979
    • Samedi 5 mai 1979
    • Juillet 1979
    • Mardi 17 juillet 1979
    • Mardi 4 septembre 1979
    • Lundi 17 septembre 1979
    • Samedi 29 septembre 1979
    • Mercredi 10 octobre 1979
    • Novembre 1979
    • Vendredi 2 novembre 1979
    • Lundi 10 décembre 1979
  • 1980
    • 1980
    • Janvier 1980
    • Lundi 7 janvier 1980
    • Mardi 15 avril 1980
    • Lundi 19 mai 1980
    • Samedi 19 juillet 1980
    • Dimanche 31 août 1980
    • Septembre 1980
    • Lundi 22 septembre 1980
    • Vendredi 3 octobre 1980
    • Mardi 4 novembre 1980
  • 1981
    • 1981
    • Jeudi 1er janvier 1981
    • Mercredi 7 janvier 1981
    • Mardi 20 janvier 1981
    • Samedi 31 janvier 1981
    • Dimanche 15 mars 1981
    • Lundi 30 mars 1981
    • Jeudi 9 avril 1981
    • Mardi 14 avril 1981
    • Dimanche 10 mai 1981
    • Mercredi 13 mai 1981
    • Mercredi 29 juillet 1981
    • Samedi 3 octobre 1981
    • Mardi 6 octobre 1981
    • Jeudi 29 octobre 1981
    • Novembre 1981
    • Dimanche 22 novembre 1981
  • 1982
    • 1982
    • Janvier 1982
    • Samedi 16 janvier 1982
    • Mercredi 17 février 1982
    • Mercredi 24 mars 1982
    • Jeudi 22 avril 1982
    • Samedi 8 mai 1982
    • Samedi 29 mai 1982
    • Dimanche 6 juin 1982
    • Jeudi 24 juin 1982
    • Dimanche 11 juillet 1982
    • Samedi 24 juillet 1982
    • Mardi 14 septembre 1982
    • Octobre 1982
    • Vendredi 1er octobre 1982
  • 1983
    • 1983
    • Jeudi 27 janvier 1983
    • Mardi 1er février 1983
    • Vendredi 18 février 1983
    • Mars 1983
    • Mercredi 2 mars 1983
    • Jeudi 3 mars 1983
    • Samedi 7 mai 1983
    • Jeudi 19 mai 1983
    • Dimanche 5 juin 1983
    • Jeudi 14 juillet 1983
    • Dimanche 24 juillet 1983
    • Mardi 6 septembre 1983
    • Mercredi 28 septembre 1983
    • Samedi 10 décembre 1983
    • Jeudi 29 décembre 1983
  • 1984
    • 1984
    • Mercredi 4 janvier 1984
    • Dimanche 11 mars 1984
    • Mercredi 11 avril 1984
    • Dimanche 24 juin 1984
    • Mercredi 27 juin 1984
    • Dimanche 1er juillet 1984
    • Dimanche 12 août 1984
    • Mardi 16 octobre 1984
    • Dimanche 4 novembre 1984
    • Mardi 6 novembre 1984
    • Lundi 3 décembre 1984
    • Lundi 31 décembre 1984
  • 1985
    • 1985
    • Janvier 1985
    • Mercredi 20 février 1985
    • Mercredi 29 mai 1985
    • Vendredi 14 juin 1985
    • Dimanche 7 juillet 1985
    • Mardi 23 juillet 1985
    • Lundi 9 septembre 1985
    • Mardi 17 septembre 1985
    • Dimanche 22 septembre 1985
    • Mercredi 2 octobre 1985
    • Dimanche 6 octobre 1985
    • Vendredi 25 octobre 1985
    • Mercredi 13 novembre 1985
    • Samedi 21 décembre 1985
  • 1986
    • 1986
    • Janvier 1986
    • Mardi 14 janvier 1986
    • Dimanche 26 janvier 1986
    • Samedi 8 mars 1986
    • Jeudi 20 mars 1986
    • Samedi 26 avril 1986
    • Jeudi 19 juin 1986
    • Dimanche 27 juillet 1986
    • Lundi 8 septembre 1986
    • Mercredi 10 septembre 1986
    • Mercredi 17 septembre 1986
    • Samedi 20 septembre 1986
    • Jeudi 13 novembre 1986
  • 1987
    • 1987
    • Dimanche 22 février 1987
    • Mercredi 4 mars 1987
    • Vendredi 3 avril 1987
    • Jeudi 16 avril 1987
    • Dimanche 3 mai 1987
    • Dimanche 17 mai 1987
    • Vendredi 29 mai 1987
    • Samedi 27 juin 1987
    • Dimanche 30 août 1987
    • Mercredi 2 septembre 1987
    • Dimanche 20 septembre 1987
    • Vendredi 27 novembre 1987
  • 1988
    • 1988
    • Jeudi 14 avril 1988
    • Jeudi 5 mai 1988
    • Lundi 23 mai 1988
    • Septembre 1988
    • Mardi 27 septembre 1988
    • Octobre 1988
    • Novembre 1988
    • Mardi 8 novembre 1988
    • Mardi 15 novembre 1988
    • Mercredi 16 novembre 1988
    • Lundi 12 décembre 1988
  • 1989
    • 1989
    • Janvier 1989
    • Mardi 14 février 1989
    • Mercredi 22 mars 1989
    • Samedi 15 avril 1989
    • Dimanche 4 juin 1989
    • Samedi 10 juin 1989
    • Vendredi 14 juillet 1989
    • Septembre 1989
    • Dimanche 22 octobre 1989
    • Mercredi 8 novembre 1989
    • Vendredi 10 novembre 1989
    • Vendredi 29 décembre 1989
  • 1990
    • 1990
    • Dimanche 11 février 1990
    • Jeudi 10 mai 1990
    • Dimanche 8 juillet 1990
    • Vendredi 27 juillet 1990
    • Août 1990
    • Jeudi 2 août 1990
    • Mercredi 3 octobre 1990
    • Dimanche 18 novembre 1990
    • Jeudi 29 novembre 1990
    • Samedi 1er décembre 1990
  • 1991
    • 1991
    • Lundi 28 janvier 1991
    • Jeudi 7 février 1991
    • Jeudi 28 février 1991
    • Mercredi 6 mars 1991
    • Jeudi 25 avril 1991
    • Jeudi 16 mai 1991
    • Samedi 15 juin 1991
    • Septembre 1991
    • Jeudi 21 novembre 1991
    • Dimanche 1er décembre 1991
    • Mardi 24 décembre 1991
  • 1992
    • 1992
    • Vendredi 7 février 1992
    • Dimanche 23 février 1992
    • Dimanche 12 avril 1992
    • Dimanche 19 avril 1992
    • Jeudi 30 avril 1992
    • Mardi 5 mai 1992
    • Samedi 23 mai 1992
    • Mercredi 1er juillet 1992
    • Lundi 3 août 1992
    • Septembre 1992
    • Dimanche 1er novembre 1992
    • Mardi 3 novembre 1992
  • 1993
    • 1993
    • Janvier 1993
    • Vendredi 26 février 1993
    • Lundi 19 avril 1993
    • Vendredi 23 avril 1993
    • Samedi 1er mai 1993
    • Mercredi 26 mai 1993
    • Lundi 13 septembre 1993
    • Dimanche 26 septembre 1993
    • Lundi 27 septembre 1993
    • Lundi 4 octobre 1993
    • Mercredi 1er décembre 1993
  • 1994
    • 1994
    • Janvier 1994
    • Jeudi 31 mars 1994
    • Dimanche 1er mai 1994
    • Mardi 10 mai 1994
    • Vendredi 1er juillet 1994
    • Mardi 5 juillet 1994
    • Mardi 16 août 1994
    • Mercredi 5 octobre 1994
    • Vendredi 28 octobre 1994
    • Dimanche 13 novembre 1994
    • Mercredi 14 décembre 1994
    • Vendredi 23 décembre 1994
    • Lundi 26 décembre 1994
  • 1995
    • 1995
    • Janvier 1995
    • Mardi 17 janvier 1995
    • Jeudi 9 février 1995
    • Lundi 20 mars 1995
    • Jeudi 30 mars 1995
    • Mercredi 19 avril 1995
    • Samedi 24 juin 1995
    • Mardi 25 juillet 1995
    • Dimanche 1er octobre 1995
    • Mardi 3 octobre 1995
    • Lundi 6 novembre 1995
    • Dimanche 17 décembre 1995
  • 1996
    • 1996
    • Jeudi 11 janvier 1996
    • Jeudi 21 mars 1996
    • Samedi 17 août 1996
    • Vendredi 27 septembre 1996
    • Jeudi 10 octobre 1996
  • 1997
    • Dimanche 13 avril 1997
    • Lundi 2 juin 1997
    • Septembre 1997
    • Lundi 29 décembre 1997

1978

  • Dimanche 22 octobre 1978
  • Décembre 1978
1978
Les Bronzés au cinéma
Jouée pendant deux ans sur la scène du Splendid, la pièce Amour, coquillages et crustacés est devenue un film intitulé Les Bronzés. Réalisé en Côte d’Ivoire par Patrice Leconte, il parodie les clubs de vacances. Ses auteurs et interprètes – Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Michel Blanc, Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier et Martin Lamotte – sont tous des copains d’enfance. Ils se sont connus sur les bancs du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine et ont, à l’époque, fait partie de troupes d’amateurs. Ils nous font aujourd’hui hurler de rire dans les rôles de Bernard, cadre commercial, Nathalie, sa femme, Gigi, une jeune secrétaire et Jérôme, un médecin toujours prêt à conquérir le cœur d’une jolie femme.
Superman : le film
Le superhéros devient le héros d’un superfilm ! Quarante ans après sa création sous forme de comics, Superman débarque sur grand écran. Les producteurs n’ont pas lésiné sur les moyens et Richard Donner, le réalisateur, a disposé d’un superbudget et de 1 000 techniciens répartis en 11 équipes. Le rôle de Clark Kent est interprété par Christopher Reeve, inconnu jusqu’ici du grand public. En revanche, son père est joué par Marlon Brando qui, pour son apparition dans une scène de dix minutes, a exigé et obtenu quatre millions de dollars. Un supercachet !
Le jeu du Docteur Maboul
« Le patient du Docteur Maboul a une nouvelle maladie. Après l'avoir diagnostiquée, opère-le sans trembler, et d’une main sûre, sinon il criera et son nez s’allumera. » Ce jeu d’adresse, dont la sonnerie fait grincer les dents de bien des parents, a été créé par un spécialiste du genre, Marvin Glass. Il a imaginé un plateau représentant le corps d’un malade et une pince avec laquelle les joueurs tentent d’extraire des objets qui leur rapporteront beaucoup d’argent. Le vainqueur est proclamé « meilleur chirurgien ». De quoi susciter bien des vocations…
Du bon Cacolac
Le Cacolac est la boisson à la mode chez les jeunes. Désormais disponible dans les grandes surfaces, cette boisson à base de chocolat au lait, créée en 1954, se boit froide ou chaude.
Le 1er magnétoscope
Le magnétoscope désormais présent dans les foyers • Le VHS, présenté par JVC, est promis à un immense succès. Son prix est encore jugé relativement élevé, mais les professionnels assurent qu’il va baisser et sera, dans les dix ans à venir, à la portée de toutes les bourses.
Janvier 1978
AVANT-PROPOS
Quand votre route croise celle d’une fillette se prénommant Dorothée, vous pouvez parier, à coup sûr, que le choix de son prénom se trouve lié aux souvenirs d’enfance de ses parents. Une génération a en effet été marquée par Récré A2, le Club Dorothée, et ce qu’on n’appelait pas encore les « produits dérivés », c’est-à-dire des disques et des concerts où on chantait et dansait sur scène mais aussi dans la salle.
Dorothée représente un cas unique dans l’histoire de la télévision et de la chanson. Animatrice d’émissions pour enfants qui ont révolutionné le petit écran, directrice d’une « unité jeunesse » qui lui a donné le pouvoir de programmer des dessins animés devenus cultes, elle a également été une tête d’affiche du Top 50 avant de battre des records d’affluence sur des scènes géantes, parmi lesquelles le Palais omnisports de Bercy. Elle a aussi proposé des shows de télévision aux décors et aux costumes aussi somptueux que l’affiche. Ces « soirées cadeaux » lui ont permis d’accueillir les plus grands, à commencer par Chuck Berry, avec qui elle a eu le privilège d’un duo sur un plateau.
Pendant deux décennies, Dorothée a travaillé dix-huit heures par jour, dimanche compris, sans manifester le moindre signe de fatigue ou de mauvaise humeur. Se définissant comme un « petit soldat », elle ne s’est jamais plainte de quoi que ce soit, même dans les instants les plus difficiles, et n’a pas affiché le moindre symptôme avant-coureur de ce que les observateurs des stars appellent « la grosse tête ». Sur ce plan-là, elle est aussi un être à part.
Celles et ceux qui la connaissent réellement au-delà de la scène et du petit écran admirent cette énergie qui n’a d’égal que son courage et sa simplicité. Ces privilégiés l’ont vue passer des journées, casque sur les oreilles, à apprendre des dizaines de chansons, superviser avec une précision diabolique le détail le plus infime d’un concert, quelques instants seulement avant l’ouverture du rideau. Ils l’ont observée en train d’offrir une inoubliable minute d’émotion à des enfants venus dans sa loge pour solliciter une photo dédicacée. Malgré la fatigue que l’on est en droit de ressentir après deux heures de scène, elle a toujours pris le temps de dire un petit mot à chacun d’eux, de les embrasser. Elle n’a pas pour autant oublié les plus grands. Lors des dîners organisés à la fin d’une série de concerts, elle n’a jamais mis les pieds sous la table en poussant un soupir de soulagement. Elle a passé l’essentiel de la soirée à courir d’un convive à l’autre, un sourire authentique ou un trait d’humour aux lèvres, afin de vérifier qu’il ne leur manquait rien.
Quelques-uns savent enfin que l’une de ses caractéristiques est de systématiquement dire « non » lorsqu’on lui propose un projet, que ce soit un disque, une émission de télévision. Il faut mettre ce refus provisoire sur le compte d’une modestie, d’une timidité qui sont des traits essentiels de sa personnalité. Au fond d’elle-même, elle demeure une enfant. C’est sans doute pour cela que tant d’autres l’ont aimée et continuent à la chérir…
Jacques PESSIS
Les émissions pour la jeunesse n’ont pas été, pendant des décennies, la préoccupation essentielle des directeurs de la télévision française. Au temps du noir et blanc et avant l’ORTF, le roi incontestable et incontesté de cette forme de programmes a été Jean Nohain, dit Jaboune. Nous sommes au début des années 60. Le jeudi est encore le jour de congé des enfants et, pour eux, il propose des dessins animés, signés Walt Disney en particulier, des jeux, des marionnettes comme « Martin et Martine » et les aventures de Zorro ou de Rusty et de son chien, Rintintin… La formule, intitulée Le Train de la gaieté, cosignée par Gabrielle Sainderichin et André Leclerc, est présentée avec la complicité de Martine Havet et Bernard Haller.
Petit à petit, d’autres programmes arrivent et connaissent leur heure de gloire, à commencer par Bonne nuit les petits, de Claude Laydu, Le Manège enchanté et surtout L’Île aux enfants, avec Casimir. Les responsables des programmes comprennent qu’ils ont devant eux une autoroute dans laquelle il suffit de s’engouffrer pour toucher un jeune public particulièrement attentif. Jacqueline Joubert, pionnière du petit écran, qui a été speakerine et animatrice d’émissions de variétés, se retrouve alors à la direction des programmes jeunesse. Soucieuse de renouveler le genre, elle pense à Dorothée. Elle va l’engager pour animer les premiers Mercredis de la jeunesse et Dorothée et Blablatus. Ensuite, Dorothée va présenter pendant une saison Réponse à tout, d’Henri Kubnick, puis Les Visiteurs du mercredi avant de devenir speakerine. En 1973, elle n’est pas une inconnue pour Jacqueline Joubert. Le hasard, ou peut-être le destin, a voulu qu’elle l’ait vu jouer la comédie sous un préau de collège, au temps des « années lycée », dans l’adaptation moderne d’un Caprice de Musset. Elle lui propose de faire un essai, dans les émissions jeunesse, le temps d’un été. Et c’est ainsi que naît Récré A2. Les premières semaines, tout se fait très artisanalement. On trouve un studio, bien sûr, pour les tournages. En revanche, aucun budget n’a été prévu pour les décors. Qu’importe. Dorothée et son équipe s’emparent de quelques vieilles caisses, récupèrent des malles usagées qui s’apprêtaient à être jetées dans une benne à ordures, les retapent, ajoutent des cartons de déménagement et des toiles d’araignée. C’est ainsi que naît, à peu de frais, Le Grenier de Récré A2. Le succès est immédiat et se prolonge bien au-delà des vacances. Des millions d’enfants ne manquent plus Récré A2. La bande de Dorothée s’enrichit de quelques copains et Jacques Samyn commence à réaliser ce rendez-vous hebdomadaire en direct.
[Comment sont nées « LES ANNÉES DOROTHÉE »]
Parmi les téléspectateurs attentifs se trouve un adulte à l’âme d’enfant. Il s’appelle Jean-Luc Azoulay. Il a interrompu ses études de médecine pour devenir secrétaire puis manager de Sylvie Vartan. Il vient de fonder une maison de disques avec un jeune homme d’affaires, Claude Berda, que lui a présenté Carlos, un ami commun. Les deux associés ont choisi, comme enseigne, d’associer leurs initiales : A et B. C’est ainsi que naît AB Productions.
Azoulay comprend aussitôt que Dorothée possède une personnalité hors du commun. Il lui propose d’enregistrer un disque… Attention, au départ, il n’est pas question pour elle de pousser la moindre note. Il s’agit de dire un texte dont l’accompagnement sera musicalement assuré par des mélodies originales. Jean-Luc Azoulay et Dorothée songent d’abord à une version moderne de Pierre et le Loup. Ils pensent ensuite à des contes, dont l’écriture est confiée à Bernard Dimey. Auteur de chansons à succès comme Syracuse et Mon truc en plumes, celui que l’on appelle « le poète de la Butte » – parce qu’il vit à Montmartre – est séduit par l’idée et promet de s’atteler à la tâche. Hélas, usé par des nuits blanches où l'alcool et le tabac ont remplacé le sommeil, ce génie de la plume disparaît au lendemain de ses 50 ans, sans être parvenu à terminer ces textes.
Jean-Luc Azoulay repart de zéro et, avec la complicité de quelques copains parmi lesquels Gérard Salesses et Michel Jourdan, il écrit une comédie musicale originale qu’il intitule Dorothée au pays des chansons. Il propose alors à la jeune et souriante animatrice de pousser la note. La réponse est immédiate et négative. Dorothée ne se sent pas capable de chanter. Elle est pourtant douée pour la musique. À 11 ans, elle a obtenu le troisième prix du concours Nérini, un trophée destiné aux débutants, en jouant une sonate de Mozart au piano. Azoulay insiste et « Do » finit par accepter de faire quelques essais en studio. Elle ne promet rien, toutefois, pour la suite…
Le résultat se révèle particulièrement probant. Les ingénieurs du son sont surpris par le timbre de voix de la chanteuse, sa fraîcheur, son sens du rythme. Et le 33 tours commence à prendre forme. Il va connaîre un succès d’estime.
Les résultats sont suffisamment encourageants pour inciter Jean-Luc à proposer à Dorothée de monter sur scène. Encore une fois, elle hésite. Chanter et danser accompagnée par des musiciens, cela lui fait peur. Elle se laisse pourtant faire et c’est le début d’une grande aventure, unique en son genre.
Récré A2 va se poursuivre jusqu’en 1987. Le Club Dorothée va durer dix ans. Pendant ces deux décennies, l’animatrice-comédienne-chanteuse va devenir la « grande sœur » de millions d’enfants qui vont la chérir, l’affectionner. Elle va beaucoup les aimer en retour et tout leur donner. Entre les émissions en direct, les shows pour le petit écran, les disques, les concerts, les tournées, parfois jusqu’en Chine, Dorothée va travailler sans interruption de 7 heures du matin à minuit, souvent sept jours sur sept… Elle va ainsi devenir une « idole des jeunes », mais aussi le symbole d’une génération marquée par l’évolution d’une société, d’un petit écran et d’une technologie qui ont fait évoluer, voire bouleversé, le monde. La dernière révolution, peut-être, du xxe siècle…
Samedi 11 mars 1978
Claude François est mort
Paris
C’est en début d’après-midi, par la radio et la télévision, que la France a appris la mort brutale de Claude François. À 39 ans, Cloclo a été électrocuté alors qu’il sortait de sa baignoire afin de remettre une ampoule en place. Les pompiers ont tenté en vain de le ranimer. Michel Drucker, qui l’attendait sur le plateau des Rendez-vous du dimanche, a été l’un des premiers à arriver au domicile du chanteur. Après avoir traversé une foule de fans en larmes, où les évanouissements se comptaient par centaines, il est monté au 6e étage pour embrasser Kathleen, la compagne de Claude, et toute son équipe. Voici quelques jours à peine, Cloclo avait enregistré une chanson, Alexandrie, Alexandra. Il avait aussi annoncé à ses proches son intention de renoncer à des spectacles épuisants pour entamer une carrière discographique européenne et se lancer, très sérieusement, dans la production de télévision. Persuadé que le petit écran était le média du futur, il avait décidé d’innover en produisant et en réalisant de petits films où les chansons seraient scénarisées et interprétées dans un décor adapté au récit. Une formule qui, à ses yeux, avait de l’avenir.
Vendredi 31 mars 1978
Brèves
Mars 1978
Brest
Un pétrolier géant, l’Amoco Cadiz, échoué sur des rochers, a perdu 80 000 tonnes de pétrole, qui ont envahi les côtes de Bretagne. Une « marée noire » considérée comme une catastrophe écologique sans précédent.
Dimanche 25 juin 1978
L’Argentine championne du monde
Buenos Aires
La France qui pleure et l’Argentine qui rit. Les Bleus ont été éliminés dès le premier tour du Mondial, par une équipe d’Argentine particulièrement déchaînée, mais surtout chanceuse. Le « onze », organisateur de l’événement et encouragé par son public, a remporté le match par 2 à 1, à la suite d’un penalty totalement injustifié. Ainsi encouragés, les Argentins ont poursuivi sur leur lancée jusqu’à la finale remportée ce soir contre les Pays-Bas par 3 à 1. Deux d’entre eux ont été marqués par Mario Kempes, sacré meilleur buteur de la compétition.
Samedi 1er juillet 1978
La première de Récré A2
1er juillet 1978
Antenne 2 lance aujourd’hui une nouvelle formule destinée à permettre aux enfants de « s’instruire...