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Les Destructeurs de Vie

De
152 pages

Je ne veux pas revenir...
Cette fiction raconte les aventures d’une petite fille de huit ans, massacrée par ses « copains » dans un marais boueux, dans la région des Landes. Suite à cette affaire insolite, son esprit doit, sur ordre des autorités célestes, revenir à l’endroit exact de son assassinat, à la même heure. N’ayant pas le choix, des sensations de révolte, d’angoisse et de vengeance vont habiter son jeune esprit.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-81519-4

 

© Edilivre, 2014

Citation

 

 

Rien n’est simple, tout est vrai dans l’infiniment grand.

Prologue

Elle pense que tout lui est acquis dans ses rêves, elle a toujours vu la réalité se dessiner sur des messages postés dans le tunnel de sa conscience. Elle possède depuis sa naissance le don de percevoir, ainsi que des intuitions, mais rien de plus. Bien que son roman soit une fiction réfléchie, il s’enrichit de personnages symboliques et imaginaires ; paralysée face aux catastrophes de notre monde, elle s’est inspirée d’authentiques faits existants et diaboliques se produisant autour d’elle. Ses hypothèses au niveau de la réincarnation l’ont toujours rattrapée, en ayant bien conscience de la toucher du bout des doigts, mais est-ce la réalité ? Elle traverse ses idéaux par crainte de se tromper de route. Elle pense que la peur de la mort accroît les guerres de Religion sur notre planète déjà bien secouée par des séismes et conflits de toutes sortes. Elle aime parler des différences de croyances qui sont d’ailleurs intouchables sur notre terre d’accueil et m’avoue n’être devenue qu’une courbure de matière vivante et fatiguée, qui avance malgré tout dans cette vie ahurissante que Dieu lui a accordée.

Ce récit se passe dans les grandes terres boisées des Landes, où vous trouverez l’étonnante odyssée d’une jeune âme perdue dans l’océan de notre espace sidéral. Les personnages sont rustiques et l’action se passe dans les Garrigues où les végétaux recouvrent en grande partie les terrains arides et humides de cette contrée… On distingue, par-delà les vallons, des terres parfois infertiles où, malgré tout, des bruyères violettes et des genêts ocre doré dominent fièrement cette vallée sauvage. Mais pourquoi parler de cette région ? L’auteur me répond, tristement, ne pas le savoir ; des réminiscences de son passé sans doute ou de ces êtres qu’elle a engendrés dans son esprit… Vous découvrirez, dans son récit, la mort, la résurrection et le satanisme dans tous ses états !

Décédée d’une façon atroce dans sa jeunesse, une essence de vie revient de nouveau sur terre malgré ses protestations devant l’Éternel !

Une fièvre destructrice propulsera les héros de l’auteur au-dessus du miroir de l’espace, où se refléteront les images effrayantes de leurs passés. Passions et haines vont se mêler dans des alternatives ravageuses d’amour et de crimes qui relèveront d’une malédiction ancestrale.

Elle a, en écrivant cette intrigue, cru inlassablement à l’amour incommensurable de Dieu pour cette famille maudite par un destin rocambolesque.

C’est précisément à l’endroit et à la même heure de sa persécution, que cette âme va réapparaître avec le devoir de terminer une destinée qui lui avait été volée…

Cela se passe à l’aube, dans une calanque où l’humidité stagnait près d’un étang, des nymphéas parés de teintes vertes et blanches faisaient leurs rondes dans cette eau ombrée par la nuit en se suivant sur un filet de rivière ; c’était un endroit sinistre où la faune observait la présence d’un être de lumière qui survolait gracieusement ce courant d’eau, pour remonter délicatement en pleine voltige dans l’air, en éclairant furtivement l’eau de ses magnifiques migrations de couleurs pour, finalement, descendre aux fins fonds du courant, et ressurgir étincelants, avec délice ! Ses semblables étaient dans un monde invisible à ses sens actuellement, car elle n’était qu’une lueur intelligente, une âme nomade dans son espace parallèle qu’elle apprivoisait avec bonheur. Son souhait était de continuer beaucoup plus haut son ascension afin de connaître son identité ; la profondeur de son désarroi attirait à elle des angelots qui la bénissaient sur leurs passages, lui envoyant des flèches d’amour… elle ressentait en elle un exode silencieux, la peur de revenir et de savoir… Malgré toute sa persévérance pour lutter contre ses contraires négatifs, une lutte acharnée entre le bien et le mal va la conduire là où personne ne pourrait l’imaginer ! Un combat insensé et intense va se produire contre les ombres qui aimaient valser dans sa vie…

Biographie

Avant de se mettre à l’écriture, l’auteur enchaînait les expositions de peinture ; c’est une artiste qui aime s’isoler pour consacrer la plupart de son temps à ses passions. Elle peint de la même façon qu’elle écrit. Le graphisme la passionne. Elle est d’accord avec Oscar Niemeyer, qui croit au pouvoir de l’imaginaire et son livre le prouve.

Cette artiste s’attache à l’odeur de liberté qu’elle retrouve dans sa fiction, ses poésies, et ses créations en peinture. Son palmarès est d’ailleurs convaincant, car elle a enchaîné des expositions de toutes sortes, littérature, peintures, gravures, essais et sculptures, avec des récompenses internationales. Elle réussit au cours de sa longue vie à se faire admettre dans des salons de renom. Son besoin de création est omniprésent. Prise par la passion du graphisme, elle a fait une pause de sept ans au niveau de son art pictural pour s’adonner à l’écriture.

Chaque dénouement a pour elle une représentation unique pour ses héros qui se sont présentés à elle un à un. Elle s’est montrée sévère avant de les accepter dans son roman policier. Elle a sa place parmi tous ces écrivains qui se bousculent pour se faire entendre. Venant de très loin, elle m’a dit avoir voyagé dans l’infiniment grand, là où les étoiles se réunissaient entre elles, dans son univers intérieur, qu’elle désigne comme le macrocosme. C’est en faisant ce grand circuit qu’elle trouve son inspiration pour écrire sa fiction. Newton considérait la notion de l’espace comme une scène indéformable sur laquelle se joue le spectacle du monde. Ce spectacle se joue en elle continuellement. Effectivement, elle est chaque jour sur une scène qui se trouve être le théâtre de sa vie.

Lisez sa fiction hors de l’ordinaire…

Première partie

Une musique dans le silence où une âme juvénile posa délicatement sa lueur sur la rosée perlée du matin…

Une vaste plaine s’étend à perte de vue sous d’épais nuages noirs et bleutés, teintés d’ombre au carmin ahurissant. Le ciel est bruyant, les grondements d’un orage imminent se font entendre dans le lointain, donnant des notes effrayantes sur l’annonce d’une apocalypse sur le point de se produire. Les cris d’oiseaux se perdent dans l’air chaud et humide de ce climat lourd à l’odeur de soufre, le vent s’irrite violemment sur cette nature meurtrie par les trombes d’eau qui se déversent sur elle en décimant sur son passage de jeunes pins. L’air est étouffant sur cette terre des Landes. On entend dans le lointain les brames incessants de cerfs affolés par ce qu’ils apercevaient au-dessus d’eux ; non pas la peur des chasseurs, mais seulement leurs regards fixés sur une âme égarée longeant le firmament d’une forme gracile, dotée d’une longue queue de lumière bleutée en polychrome.

D’une grâce indécise, elle se dirige avec élan dans les éléments de ce ciel tourmenté ; une pirouette sur elle-même la rend pensive, perplexe et surprise. Elle ignore encore pourquoi elle vole comme les oiseaux ! Elle fait un clin d’œil aux biches au-dessous d’elle en leur envoyant sa lumière. Elle s’élance à tous les vents dans les éclairs éblouissants qu’elle aime défier avec insolence. Ses acrobaties attirent à elle d’énormes tourbillons d’ondée qui, irritée, déverse avec cruauté, sur la nature et les résineux, d’énormes courants d’eau grisâtre. Cela ressemble à la fin du monde… Les arbres, poltrons, redressent leurs branchages comme de gigantesques bras, avec puissance et robustesse, vers les cieux frappant leurs troncs orgueilleux. Leurs feuillages, d’un vert sombre et jaunâtre, striés de rainures déchirées par le temps qui passe, sont arrachés à chaque rafale cinglante de ce vent puissant. Ils tentent de déraciner leurs troncs avec orgueil pour plaire au maître de la nature, mais leurs efforts sont vains… L’esprit perçoit le soupir de découragement des pinastres qui s’élèvent sourdement de toute part vers Dame Pluie, qui déverse sur eux des gouttes perlées d’une eau miraculeuse et bienfaisante, tout en se posant délicatement sur leurs feuillages avec compassion ; les branchettes se courbent ravies avec déférence, mais certaines se cassent avec douleur sous la force de l’ouragan.

Qui es-tu l’étrangère ?

– Tu es une éminence de l’infini lui dit une voix d’outre-tombe ? Et que viens-tu faire dans notre vallée ?

Amusée par cette voix, elle se met à tourner autour de cette question pour savoir qui la lui a posée.

– Tu te présentes, s’il te plaît, si tu veux savoir d’où je viens ! Ses teintes s’éclairaient de toutes parts d’agacement et de curiosité.

– La nature entière est vivante, petite essence de vie, c’est d’elle que tu m’entends, lui répondit une voix caverneuse venue des profondeurs de la terre.

– Moi aussi je suis un élément de la nature, dit-elle provocante, je veux savoir pourquoi je ne te vois pas, tu me réponds, non ? lui dit-elle, vexée.

La terre eut un soubresaut d’indignation et sa réponse fut un bruit sourd et grave venant des grandes terres. Elle se sentait chiffonnée par cette réponse caverneuse.

– C’est peut-être le fantôme de la nature qui me parle, se dit-elle perplexe…

Elle observait prudemment autour d’elle cet univers violent et magnifique dans tous ses états. Sa lumière enveloppait tout l’espace qui l’entourait, en se multipliant sur tous les horizons, rien ne lui échappait dans sa vision cosmique ! Elle faisait donc un avec tout ce qui l’environnait. Elle se sentait propriétaire de cette grande forêt boisée à l’odeur d’humus qu’elle humait avec ravissement. Elle avait toutes les sensations d’un corps physique, matérialisées, à la différence qu’elle était incorporelle ; elle pouvait s’observer de l’intérieur comme de l’extérieur et se trouvait belle avec ses couleurs chatoyantes qu’elle portait comme une belle robe faite de diamants de lumière. Elle vénérait ses nuances de cristal coloré, car se regarder dans cette atmosphère enchantée la remplissait de joie. Son regard embrasait l’univers et son dessein était de jouer avec toutes les lignes cosmiques enchevêtrées dans un ciel d’une grande splendeur ; les bruits du tonnerre lui parvenaient en la séduisant au plus haut point. Cette conscience, venue d’un point de l’espace intemporel ne concevait pas de vivre sans un corps, car elle distinguait les hommes du haut du ciel !

– Qu’est-ce que je fais ici ? se dit-elle en s’élevant dans les airs. J’ai le vertige, geignait-elle, histoire de se parler à elle-même pour converser avec quelqu’un… sa présence à cet endroit l’angoissait, elle ne se posait pas encore de devinette sur cela, elle continua donc à voltiger.

– Je me sens supérieure à toi, dit-elle en toisant un oiseau scandalisé par cet orgueil. Les ailes déployées, il fonça sur elle, vexé, et fut surpris de passer à travers elle. Je suis immatérielle, tu ne m’as pas, eu oiseau de malheur !

Perchée sur le sommet d’un pin, elle prit la forme d’une étoile pour regarder l’horizon, en tournant sur elle-même comme une roue bariolée.

– Je suis seule et isolée de tous par ici ? dit-elle à un écureuil qui se régalait de graines de pignes, qui s’envolaient en battant de leurs petites ailes pour se disséminer dans les airs. Il se tortillait en battant le bois de sa queue, troublé par cette présence incongrue. Elle était amusée par tout ce qu’elle rencontrait dans ses déplacements aériens. Se sentant plus vivante que jamais, elle s’entendait parler aux quatre points cardinaux en soufflant sur la vapeur de cette forêt humide. Étonnée, elle vit, par endroits, le sable envahir l’intérieur des terres… le vent balayait sa longue queue de lumière…

Elle a deviné qu’elle n’était aujourd’hui qu’en vadrouille dans l’inconnu et que, plus tard, un endroit pour naître à la vie se présentera devant sa conscience, mais elle détestait cette éventualité qui l’effrayait, sans savoir encore pourquoi ! Elle aimait l’air et les éléments en se trouvant libre de voler comme elle en avait envie, tout à sa guise. Joyeusement, sa lucidité opta pour l’éventualité d’une aventure poussée par le souffle de son destin… Elle se percevait en transparence comme éthérée, et se sentait légère, légère ! Son rire cristallin, perçu par les génies de la forêt, résonnait vers l’énergie des astres qui l’écoutaient ; elle se sentait si bien à présent. Des souvenirs imprécis lui donneront certaines révélations sur elle dans un avenir très proche. Des rappels de son passé sur terre s’accumuleront en elle avec félonie faite de sensation étrange ; elle aimerait fuir cet endroit où elle a permuté, mais c’est irréalisable à ses sens. Tout est réalité ici, qu’elle admet forcément puisqu’elle s’y trouve… Elle veut voler dans l’atmosphère comme les feuilles de chêne de ces vieux arbres grincheux et jaloux, et survoler les jeunes sapins, car son esprit vagabond se sentait inquiet et tourmenté par l’inattendu… Une chance de découvrir un endroit pour se poser et réfléchir sur elle-même est difficile à trouver parmi toute cette faune qui la guettait dans les taillis. Elle se sentait rebelle et têtue comme une vieille mule et, ne sachant pas le motif de sa présence en ce lieu, sa nature cosmique et récalcitrante dérivait avec imprudence vers toutes les perceptions de l’environnement qui l’encerclait ; si elle avait possédé un cerveau terrestre, elle aurait déjà perdu la tête, mais elle n’en avait pas et aurait probablement eu du mal pour se diriger… Sa spiritualité va se révéler par une force puissante qui la poussera malgré elle dans une aventure de sel et de sang… Son corps de lumière s’accrochait comme un élastique translucide sur les feuillages éclairés par les reflets de lune. Elle protestait sur sa situation très étrange en vibrant de ses lumières incandescentes, avec le désir de repartir vers d’autres continents pour aller en direction d’une autre planète, mais sa volonté n’était pas assez forte. On la retenait à cet endroit, et pourquoi ?

– Je veux partir, dit cette petite âme déboussolée et craquante. Tous ces événements ne lui présageaient rien de bon du tout ! Elle devenait de plus en plus maussade et se mit à crier, mais qui pouvait l’entendre, à part les consciences invisibles qui l’entouraient de toute part, ou ses semblables cherchant un lieu pour revivre sur terre ? Si, elle était entendue ; des forces la cernaient en permanence pour la rassurer, mais elle, ne les captait pas.

Elle se sentait révoltée et sanctionnée, car une force supérieure la ramenait toujours avec autorité au même endroit, quand elle se dirigeait à l’opposé de cette vallée qu’elle aimerait fuir. Ce qui la fait rechigner est qu’elle n’a aucune motivation pour rester à cet emplacement, rien qui ne puisse l’attirer, car, pour elle, la différence entre le ciel et la terre n’était pas flagrante ; elle se mit à cogiter sur sa situation, qui ne se confirmait pas si infime que cela.

La révolte de l’âme.

– Qui je suis ? hurla-t-elle en se lamentant tellement, qu’elle fit craquer tout autour d’elle ses énergies déboussolées, au point que les insectes à proximité grillaient sur place ! Sa colère était une bombe de lumière qui explosait, ce qui mit en fuite son environnement à toute vitesse ; même les buissons se transformaient en feu ardent, ils brûlaient de toutes parts en crépitant comme un immense feu de forêt. Le cri strident d’une chouette se fit entendre, et son long hululement fit décamper la faune nocturne cachée dans les haies. Une partie de la forêt était brûlée, et des sanglots se firent entendre dans les haies… L’âme se concentrait en se recroquevillant sur elle-même en boule comme un soleil de feu. Elle ressemblait à un fœtus ; elle ressentit au même instant un effleurement, comme un voile de tendresse se poser sur elle, et des fragments de scènes, fulgurants et inconnus, surgirent de toute part… Elle ne comprenait pas ces bribes de voix qu’elle saisissait ou des visions rapides de flashs agressifs aveuglaient sa lumière. Était-ce le moment qu’elle redoutait tant ?

Au même instant…

Elle distinguait des lueurs qui se projetaient dans les nuées de ce ciel agité et combatif, où de vastes étendues de champs et de bois s’éloignaient à perte de vue, évaporés dans une brume lourde, dispersée et tenace, teintée de rouge sang, et dissout dans un bleu magnifique taché de brun et d’orangé violent. De brutales explosions d’éclairs blancs lui donnaient une vision hallucinante de tornades et de projections de blocs de pierres précieuses, lesquels se soulevaient du sol à son approche, ce qui la fit reculer jusqu’aux confins des bois. Une fascination intense et inattendue, la saisissant un bref instant, lui donna une sensation de déjà-vu, en paralysant ses jolies couleurs. Les souvenirs diffus de son âme lui échappaient en ricanant. Ce qu’elle ignorait, c’est que sa présence dans ces lieux était programmée par ses gardiens célestes qui, derrière leurs grandes technologies divines, suivraient l’évolution de sa nouvelle existence sur cette terre inconnue pour elle ; un écran sophistiqué dans le regard du divin l’accompagnerait dans l’odyssée de sa renaissance…

Jésus ne s’est-il pas réincarné après sa mort pour réapparaître devant ses Apôtres ? Il y a longtemps, si longtemps, que l’ange gardien de cette âme vagabonde la suivait et le fil de son destin angoissant allait lui être imposé, car elle devait impérativement revenir et renaître, là où son aventure terrestre s’était terminée…

Pourquoi moi ?

Elle est comme une enfant qui a tout à apprendre. Se trouver dans un endroit inconnu, et voir tous ces cataclysmes, est pour elle une expérience surprenante et très drôle, mais elle ne veut rien savoir d’autre sur son futur ! Les étendues célestes que cette petite lumière a déjà franchies sont impressionnantes, mais rien ne l’arrêtera dans ses balades célestes ; rien n’est moins sûr pour elle…

Elle ne pouvait pas s’imaginer la terrible épreuve qui allait la happer dans un avenir proche…

Elle veut faire des connaissances, tout voir, tout comprendre et s’amuser surtout. Ses rêvasseries, réfléchies avec minuties, la réjouissaient, car elle venait de s’apercevoir qu’en étant une intelligence, elle pouvait vraiment concrétiser ses pensées à la demande ; à chaque désir, comme par magie, survenait un événement inattendu. Elle adorait cela et s’en amusait comme une enfant. Elle virevoltait effrontément, très fière d’elle, et espérait rencontrer un compagnon de balade pour jouer avec les astres, un prétendant translucide comme elle, pourquoi pas ?

– Hou hou ! Il y a quelqu’un dans la voie lactée ou sur la terre ? Vous m’entendez ou pas ? Je cherche un compagnon pour jouer et passer le temps !

L’alchimie se mettait doucement en mouvement pour finalement se réaliser ; devant sa lumière divine surgit un petit être qu’elle avait déjà rencontré dans ses aventures nocturnes au-delà de l’espace terrestre. Il était présent et sa demande avait été exaucée.

– Je suis le plus fantastique de la vallée, lui dit-il, ravi.

– Il a un corps de chair très laid, grinçait-elle avec déception ; elle éprouvait une sensation désagréable en l’apercevant, il n’avait pas d’intérêt pour elle, mais la contrariété d’être isolée était plus forte que son dégoût et elle décida de l’accepter comme tel.

Son apparence n’était pas comme la sienne, faite du fluide de la lumière spatiale, mais lui était doté d’un physique hideux, ce qui la fit réfléchir avec circonspection…

Il devait avoir les mêmes couleurs que moi avant, cette petite chose, le pauvre, maintenant il est amidonné dans un corps tout vert, en plus il est tout raide, dit-elle perplexe. Elle venait de prendre la décision de jouer avec lui.

– Je veux bien te connaître pour être moins seule vocifère-t-elle en grognant, alors...