Les Fleurs du Dom***
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Les Fleurs du Dom***

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Description

Vous la verrez partout ! partout !
A Bouxières, dans le mois d’août ;
A la Pépinière, en automne ;
En Mars, sur le Cours monotone ;
Au Terminus tous les hivers ;

Et, près de votre lit, quand elle sera morte.

Voyez... de mon recueil j’entrebaille la porte,
Aussitôt elle glisse en tête de mes vers.

Son œil bleu d’acier est perçant comme une vrille ;
Une flamme méchante en son orbite brille
Quand elle entend parler de bonheur conjugal.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Date de parution 11 avril 2016
Nombre de lectures 1
EAN13 9782346062140
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Léo d' Arkaï

Les Fleurs du Dom***

POUR LA POSTÉRITÉ ! ! !

(NOTE EXPLICATIVE)

LE DOM ?

C’est un rang de maisons, vieilles, sombres et laides,
Promenoir de cocos, cocottes et tendrons,
De jeunes filles (bien) grandes, grosses ou raides
Que sanglent des corsets rembourrés, plats ou ronds.

 

LE DOM ?

C’est un rendez-vous de famille,
Madame y va montrer sa fille.
Monsieur y chercher ses amours
Entre cinq et sept tous les jours.

LE PREMIER AUDITEUR.

A

 

TRÈS NOBLE, TRÈS SPIRITUELLE DAME

 

 

GYP

 

 

HOMMAGE PROVINCIAL

 

DE

 

SON FÉAL ADMIRATEUR

 

 

LÉO

A MADAME...

 

 

 

POUR SERVIR DE PRÉFACE

 

 

 

Vous en souvenez-vous Ne répondez pas « non ! »
Le hasard des billets nous mit l’un près de l’autre,
Un soir d’hiver, à la première de Manon.
Vous en souvenez-vous ? Mon pied frôla le vôtre.

 

 

« Francine, avez-vous-dit, c’est Francine qu’on joue

Ce soir, au Théâtre-Français. »

J’écoutais — malgré moi Madame — et je pensais

(En tournant l’œil vers votre joue)

 

 

Que si vous connaissez la pièce de Dumas

Vous êtes fort spirituelle :

Que — sans vous en douter — vous êtes fort cruelle

Si vous ne la connaissez pas.

 

 

[Francine a pour époux un Monsieur qui la force

(On ne dit pas par quel moyen)

A détacher entre eux le conjugal lien.

Mais elle a horreur du divorce

 

 

Et puis, le volage est aussi beau que jaloux.

Comme il faut se venger en somme

Elle se laisse aimer par un petit jeune homme

Très-épris, très-maigre et très-doux.]

 

 

En quelques mots voilà l’histoire de Francine

Et Francine ce n’est pas vous.

Mais vous connaissez bien le fou parmi les fous

Qu’une seule œillade fascine

 

 

Quand vous le rencontrez par hasard sur le Cours.