Les Incroyables Nouvelles

Les Incroyables Nouvelles

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Livres
66 pages

Description

Les trois nouvelles foisonnent de trouvailles narratives dans la mise en scène d'univers variés allant de la science-fiction à l'imaginaire celtique, en passant par l'histoire ancienne. En 3321, les progrès techniques permettent enfin d'effectuer des voyages dans le temps. Un homme a été choisi pour effectuer une mission d'observation des moyens de transport en usage au vingtième siècle. Il n'est pas au bout de ses surprises... La civilisation précolombienne oubliée des Olmèques regorge de rites de passage et de traditions séculaires. Nous suivons le parcours initiatique d'un jeune homme dont le destin est lié à celui du mythe des vampires. Le recueil s'achève sur la légende d'un animal fabuleux découvert par un explorateur au dix-huitième siècle qui va susciter bien des convoitises.


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Ajouté le 25 janvier 2018
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EAN13 9782414176267
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-17624-3
© Edilivre, 2018
« Un grand merci à Florence Renout, Marcel Mouchel ainsi qu’à Thierry et Sylvia Hély, pour les corrections orthographiques apportées à cet ouvrage. »
Tous les faits cités dans cette œuvre sont purement imaginaires.
N’hésitez pas à consulter et à compléter les critiques de ce livre sur la pages Facebook : Critiques et avis des Incroyables Nouvelles.
Les Incroyables Nouvelles
« Tous les mythes… ont un fond de vérité »
Peter de PARIS
Notre monde transformé
L’homme et sa soif de savoir… Il ne s’arrêtera que quand il sera trop tard.
Introduction :
On se réfère souvent à l’histoire, on tente de tirer des leçons des expériences passées pour, comme le disent les historiens, éviter de reproduire les mêmes erreurs. Bien sûr, les livres nous enseignent beaucoup de choses, mais une phrase très célèbre nous rappelle que « Les vainqueurs écrivent l’histoire ». Pouvons-nous donc être sûrs que ce que nous apprenons à l’école ne nous éloigne pas de la réalité des choses ? Le voyage dans le temps pourrait, bien entendu, régler ce problème. Cela fait des décennies que l’homme rêve de cela. Je vais vous faire vivre le premier voyage de ce type qui, comme vous le constaterez, n’est pas sans danger pour l’avenir de l’humanité. Chaque action, commise lors d’un de ces voyages, peut avoir de terribles conséquences sur le monde que nous connaissions et le retour peut s’avérer très diérent du départ et n’avoir en commun que… la date.
Histoire :
Premier janvier 3321 à Portland, capitale politique des États confédérés de l’hémisphère nord. La guerre qui sévissait entre le Nord et le Sud avait pris fin il y avait quarante-sept ans. La paix était en marche, les communications avec la colonie martienne avaient été rétablies depuis ce temps. Cette guerre, qui avait éclaté en 3254, était la première depuis la demande d’indépendance des états du Sud en 2148 ; elle avait duré vingt-deux ans, pour arriver à une paix durable entre les deux hémisphères malgré de grandes inégalités. Mais en 3254, la montée du dictateur Maro de Montevideo (capitale du Sud) avait donné naissance à un conflit qui prit fin à la mort de celui-ci, en novembre 3274, après son empoisonnement à l’âge de cent quatre-vingt-six ans. Les états du Nord, après une occupation du territoire de vingt ans pour former les services de sécurité et d’état, en avaient profité pour créer les réseaux indépendants de communication, car s’il y eut une révolution, c’est parce que le Nord se servait du Sud comme d’une réserve de nourriture et de matières premières ; très peu d’évolution avait eu lieu depuis l’inondation de l’Australie en 2079. Malgré un retard énorme entre les deux parties du globe, le Sud avançait à grands pas. Frederick Laurent était un homme de cinquante-six ans, il venait de terminer ses études en histoire préhémisphérique (histoire avant la création des États hémisphères) ; son mètre quatre-vingt-quinze et ses quatre-vingt-douze kilos en faisaient un homme imposant mais tout son charisme venait de son regard noir et ses cheveux de la même couleur. Il participait au projet « Voyage dans le temps ». Les travaux lancés il y avait 5 siècles arrivaient enfin à terme et il avait été sélectionné pour ses compétences physiques et ses connaissances des e mœurs et coutumes du XX siècle. Bien qu’il fût le meilleur dans ce domaine de connaissance, il ne savait en réalité que peu de choses, car il ne restait de cette époque que quelques bribes d’informations. Il ne fallait rien oublier : Le traducteur universel, la pilule retour ainsi que la documentation sur sa tablette tactile. Le but de ce premier voyage était de savoir e si la vision du XX siècle qui était clairement la période pivot de l’histoire leur était bien parvenue. Si ce n’était pas le cas, de quels faits s’agissait-il ? Pourquoi avaient-ils été occultés ? Réponse qu’ils auraient dû obtenir lors de voyages dans des périodes plus récentes. L’heure H arrivait à grand pas et l’excitation des mois précédents s’était transformée en stress insoutenable, dans deux heures, il serait en 1974. Frederick était devant le laboratoire des sciences de l’hémisphère nord, il hésitait à entrer. Qu’allait-il lui arriver ? Il savait que tous les tests possibles avaient été menés. Une peur sans nom lui dévorait l’estomac, même s’il savait qu’il ne pouvait plus reculer, dans deux heures il ne serait plus en
face du laboratoire des sciences de l’hémisphère nord mais devant le « Reed collège » de Portland, États-Unis d’Amérique. Frederick marchait dans le couloir, toutes ses pensées étaient tournées vers ses cours de dernière année afin d’être sûr qu’aucun point ne lui échapperait lorsqu’il serait propulsé au e XX siècle. Les gens passaient près de lui sans qu’il les reconnaisse, lorsqu’une voix lui titilla les tympans. « Frederick ! Tu es là. » Cette tonalité ne lui était pas étrangère. C’était le doyen de l’établissement, Roger Tablore, dont les cellules régénératrices commençaient à ne plus avoir d’eet, à Deux cent cinquante-sept ans, nous sentions que la fin était proche. Ce personnage, à première vue insignifiant, mesurant tout juste son mètre soixante avec des rides éparpillées dans tous les sens, donnant sur une calvitie qui semblait presque entretenue, avait connu les hommes à l’origine du projet « Voyage dans le temps ». Il était un modèle pour tous malgré les dicultés qu’il avait pour se déplacer. « Bonjour Monsieur le doyen. Je suis ravi de vous voir. Malgré le stress, je suis vraiment heureux de ma situation. – Tu sais, des hommes tueraient pour être à ta place, dit alors le doyen en pouant de rire, tellement l’ironie de cette phrase était poussée à son extrême. Plus sérieusement, tu es un homme courageux et, quel que soit le résultat de cette expérience, tu resteras à jamais gravé dans l’histoire. – Du moment que ça n’est pas dans l’histoire que j’ai étudiée à l’université, ça me va » répondit alors Frederick en clôturant cette discussion par un sourire et une poignée de main. Une fois rentré dans le vestiaire, ce grand gaillard prit les vêtements qui lui avaient été fournis pour passer inaperçu lors de sa mission. Un pantalon bleu d’un tissu bizarre que l’on appelait « jeans » autrefois, avec un petit rectangle marron à l’arrière où il était inscrit « Levis Strauss & co ». Une chemise à carreaux, une veste et des chaussures en peau de vache. Une fois changé, il rejoignit le chef du projet, le colonel Bizon, qui le reçut avec tous les honneurs. « Monsieur Laurent ! Je ne vous demande pas si ça va, dit alors cet homme déjà rongé par les années. – Non mon colonel… – Vous n’êtes pas militaire ! Appelez-moi « Monsieur Bizon », je ne cesse de vous le répéter. – Très bien, « MONSIEUR Bizon », répondit alors Frederick, vexé par cet homme qu’il n’avait jamais vraiment aimé, mais pour qui il avait tout de même un certain respect. – Voici la pilule aller, la pilule retour ; ces papiers vous seront utiles : il y a ici un permis de conduire ainsi qu’un passeport et, dans cette valise, ce qu’à l’époque on appelait des dollars américains, pour mener à bien votre mission ; il y en a deux cent mille, si vous en avez besoin de plus, votre tablette peut en imprimer à volonté. Voici le traducteur universel à placer dans l’oreille et surtout à ne pas perdre à moins que vous ne parliez l’anglais. – Oui, il serait dicile de parler une langue morte depuis plus de mille ans, rétorqua alors Frederick d’un ton agacé. – Je vous sens stressé, c’est normal. Je vous laisse, il est 10h15, le départ est prévu à onze heures précises. Je vous déconseille de manger quelque chose. » Onze heures arrivèrent bien entendu très vite. Dans la pièce qui était prévue à cet eet, il absorba alors sa pilule. De terribles douleurs lui brûlèrent alors le ventre comme si une capsule d’acide sulfurique se déversait dans son estomac. Par pure fierté, il tenta de rester debout, mais la douleur était trop forte et il s’écroula sur le sol en se tenant le ventre. Puis, soudain tout alla mieux ! Il eut l’impression de voir l’histoire passer à reculons devant lui en vitesse accélérée. Tous les grands noms passaient sous ses yeux : Matzing, le premier homme né sur Mars (2700), Roderti Malero, l’inventeur de l’onde radio allant plus vite que la
lumière (2402), Marty Volied, le chef des réfugiés australiens (2107), la mort d’Oussama Ben Laden (2011), les attentats du 11 septembre 2001, la chute du mur de Berlin (1989), avant d’avoir face à lui un mur violet, puis plus aucune vision. Il ouvrit alors les yeux. Il se trouvait au milieu d’une pièce, visiblement une remise...