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Les schizophrènes ressentent des mots pour les actrices - Tome 2

De
96 pages

L'auteur propose, dans ce tome 2, dans un récit fragmenté, un retour à son actrice fétiche, Lily-Rose Depp. Il ignore sa véritable identité, mais la présente comme un modèle. De plus, il cherche à travers la jeunesse de la comédienne, à retrouver des sens tangibles, un élan pour son inspiration, Lily-Rose Depp étant considérée comme sa muse. Ce petit ouvrage est un complément du premier livre publié sous le titre Les schizophrènes prennent les actrices pour des mots.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-10329-4
© Edilivre, 2017
Le vide. Ces moments imperceptibles. Comme je les lapide.
Anthony
Lily-Rose Melody Depp
Introduction
Je tiens de mes ancêtres vikings l’allure brute, le pas lourd, l’œil méchant, le rire gras, la sauvagerie et la faiblesse de l’intelligence. S’ajoute un sang impur, le physique ingrat et les neurones schizophréniques. Un bâtard détraqué que la bonne société a pris en charge pour raison de santé bancale. Ma difformité et mon infirmité me pose la question à savoir : suis-je bon ou mauvais ? Je déplore mes origines barbares scandinaves, quand on devine l’indélicatesse de leurs modes de vie. Ces pillards assoiffés d’argent envahissaient les villages des peuples pacifiques pour commettre leurs méfaits. Mon sang mêlé de milliers de ces nomades m’a donné une cervelle avec des cases manquantes, les pieds plats, la grossièreté et le ventre rond. Un héritage lourd de conséquences pour moi car ces défauts de fabrication n’ont fait que de déteindre sur mes mœurs déplacés. La folie d’un homme aux circonstances atténuantes. Le déséquilibre occasionné me fait l’objet d’une certaine indulgence de la part des bien-pensants et de la société, car il m’est attribué que mes gênes défectueux peuvent me faire perdre le contrôle de moi-même dans des situations non repérées, notamment d’entretiens imprévus. Ainsi, mes dérapages moraux à l’égard des femmes sont perçus comme une excuse de provocation. Ma forme d’hérésie est quand même sévèrement punie, sans doute par la conséquence de ma mauvaise influence et du rejet de la morale positiviste française du mouvement artistique et littéraire dont j’appartiens. Ainsi, pour ne pas être triste, il est évident de connaître la vie autrement, au point de vue de l’homme. Cela a de l’importance pour lui, mais aussi, ça n’a pas d’importance en réalité. Je parle de l’état d’âme, du retrait extrême, qui a été provoqué, car c’est justice pour tous, que la victime en supporte mieux la tristesse de la société moderne, d’ignorer à perte. Je trouve cela tellement triste. Au lieu de se prélasser à lire, de faire le chemin difficile de l’introspection, l’inventaire de la conscience si vite troublée par cet appétit insatiable, eh bien non. Telle Melody serait désirable et l’inspiration virerait-elle à la folie meurtrière ? Des schémas existent et sans nul pouvoir sur eux. C’est l’asymétrie du comportement anormal entre l’homme et la femme qui peut être fatale pour le plus faible. Les psychologues disent que l’on peut tuer sous le coup de la colère, mais je ne perds jamais mon sang-froid, alors ce n’est pas vrai. Un homme comme moi ne peut pas accepter ce genre de remarque. Tu me rends triste auquel cas tu me fais plaisir.
Et si semblable à un auteur français, méconnu mais signalant son genre par des consonances humaines, sa consommation d’alcool répond à la fascination psychotique. Et s’il abandonnait l’écriture, et deviendrait mélomane dans sa mégalomanie, il mourrait probablement à 59 ans d’un cancer du poumon. Et pourquoi il se réclame de l’influence des belles néophytes « lily-roséennes ». Nominatif d’un père douanier, natif de Fécamp, il fait des études en électronique au Havre, mais préfère le football, mais aussi développe un intérêt pour la poétique. C’est vers cette période qu’il devient schizophrène, largement provoqué par un échec amoureux d’avec Jennifer Douguery, il s’isole de plus en plus et renonce au travail corrompu par les persécutions, interrompt sa carrière universitaire, dans ses errances, il fait la connaissance de Claude Z., guitariste, et de Lara D., une poétesse. Comme beaucoup de schizophrènes, il s’intéresse à l’art et à la philosophie, mais toujours à poétiser tout en se reconnaissant inapte au travail. Il tente néanmoins des petits boulots sans succès. Pourquoi il cherche le délire jeune, même l’influence de ce langage est un peu perceptible sur son écriture. Louant un studio à l’aide d’une allocation, il sombre dans l’alcool, alors introverti, souffrant de troubles de la conscience et de pertes de mémoire, et son besoin d’exister le force à écrire. Son traitement le rend neurasthénique et sa mère lui offre un chat, estimant qu’il ne peut survivre sans affection. C’est alors, après quelques années, il met un terme à son alcoolisme et ses angoisses prennent fin. Après des tracasseries de violences du
voisinage, contraint de déménager, il mène alors jusqu’à aujourd’hui une vie solitaire et se consacre au dessin et aux mathématiques, n’appréciant que le travail en solitaire, car rejeté et posant des problèmes d’intégration. Puisqu’il souffre de douleurs nerveuses et d’une insuffisance cardiaque, il semble penser à la mort, une forme de cancer ou d’une maladie dégénérative. Jamais en couple, il ne laisse pas d’enfants, sauf qu’il apprécie la beauté féminine et fantasme sur les jeunes actrices, Lily-Rose Depp restant la plus symbolique à son idéal. Il montre une figure d’anti-héros et paraît pousser à employer la forme d’une allégorie singulière plutôt que l’intuition dans sa pensée intime, ceci renforçant l’indifférenciation. Ses traits d’esprit présentent essentiellement des contre-sens, de l’incohérence, des transitions décousues et sans logique, sinon affectés par son déclin mental, son thème familier sembla la jeune femme qu’il célèbre mais il dénote chez lui l’impression d’une situation d’attente permanente. Ses rapports au monde sont bien sûr placés dans le contexte familial, social et au point de vue de son indépendance financière. Il peut mener une existence paisible avec son chat, son poisson, sa pipe, sa musique ou sa littérature. Puis s’introduisent des personnages étrangers, sans lien, comme si l’identification à ces derniers lui était bénéfique. Il prend conscience du caractère hypocondriaque de son époque où alors il va dresser la morale. Débute son refus de ces mentalités où il dédaigne leur ressembler. Il dirige ensuite un discours sur l’élément de pourrissement de ce collectif inepte. Il marque son indifférence puis son dégoût. Peut-il rencontrer une miséreuse qui, une fois habillée et retouchée, devient un authentique mannequin ! Pygmalion, il transforme spirituellement en son idéal personnel sa tendre Loulou qui l’offense pourtant. Qu’en est-il de son dédoublement ? Agneau quand il est à jeun, loup quand il a bu. Ses traits malins le poussent à la solution de supprimer ses opposants par l’imagination de plan criminel, mais heureusement sans passage à l’acte. Entre ses proches qui le conduisent vers un psychiatre, puis un prêtre qui lui assène un sermon et des directives catholiques, il s’occupe de sa mère malade, s’en prend intérieurement à ceux qui ne pensent pas comme lui, mais ne touche pas aux jeunes femmes. Il délire dans ses rêves où le mannequin veut en sorte l’aider à combattre ses démons. En dehors de toutes ces contrariétés, il s’inscrit à un concours de poésies pour obtenir un prix, pique-nique à Cabourg, et découvre le sentiment de la nostalgie. Le tableau des solutions pratiques d’un cas de schizophrénie ? Des mathématiques, de la guitare par exemple. La poésie, à la rigueur, peindre une toile pendant quatre ans, devenir maquettiste. Bref, tout pour éviter les épisodes de la vie d’un homme confronté à la tentation du mal, à la morale de son entourage, au sermon d’un catholique, aux mentalités de son époque. Pour ne pas s’isoler sur les toits et fixer les étoiles, pleurer sa chienne morte, haïr ses tortionnaires du lycée, chercher l’avenir, se sentir mélancolique, il trouve un transfert raisonnable vers Lily-Rose Depp, vers la lumière. Ayant pris connaissance de sa volonté d’être espionne, peintre, princesse mais finalement actrice et chanteuse, et aimant le mannequin anglais Ash Stymest, il écrit en rapport à l’esprit d’enfance une nouvelle naïve qu’il dédie donc à Lily-Rose…
Retour de melody vers l’enchanteur
1 À l’intérieur du chapeau
Melody s’amusait comme une enfant, dans sa chambre, elle regardait, de loin, les tours de magie de son bien-aimé. Songeuse à cet instant, elle se demandait comment son soupirant pouvait faire disparaître des objets de toute taille dans un simple chapeau, quand soudain elle leva son regard vers un château au sommet faramineux. Le château lui-même semblait menaçant. De toute évidence, la vérité quant à son bien-aimé, disait dès lors qu’il était enfermé dans la chambre secrète de la sorcière dont le sommeil était préservé par une mystérieuse créature à l’intérieur des galeries. L’accès au château était gardé par des monstres idiots qui ne pensaient qu’à occire. Déjà, de l’autre côté de la clairière, Melody sortait dès lors de la forêt ; devant elle un marais entourait le château. Des ailerons de requins émergeaient à la surface. Melody commença à explorer les environs, et s’aperçut qu’elle pouvait passer. « Tiens, un îlot ! Essayons de l’atteindre. » se dit-elle. Elle s’arc-bouta, puis sauta. Ainsi, elle réussit à franchir les fossés. Elle poussa un soupir de soulagement. Peu après, Melody regarda l’immense donjon qui renfermait la salle obscure de la sorcière. La peur au ventre, elle entra à l’intérieur du parapet. Deux gargouilles vertes obstruaient le passage. Elles juchaient sur un rempart, et faisaient le gros dos de la bête féroce. « La gargouille n’a pas le cerveau très vif, » se dit Melody. « À vrai dire elle est plutôt mal lotie. » Melody fit un bond, puis un second. Ni la première gargouille, ni la seconde ne la blessa. Et en retombant sur ses pieds : « Me voilà bien rassurée, dit-elle. » « Comme l’air est humide et froid. » À mesure qu’elle s’éloignait de l’entrée du château, la pénombre tombait dans les souterrains. Le couloir conduisait à une salle. Cinq points d’appui...