Les Vagabondes

Les Vagabondes

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Français
40 pages

Description

A Monsieur et Madame F. DÉRÉ

Beau diamant qu’on voit dans la prairie,

Humide des baisers de l’astre du matin,
Paquerette d’amour, fleur mignonne et chérie,
N’es-tu pas ici-bas l’image du destin ?

Le vent du soir te fauche dans la plaine,

Effeuille ta couronne et dessèche ton cœur.
— Ainsi, le désespoir glace de son haleine
L’âme du pauvre enfant que brise la douleur.

Souris encor, charmante Paquerette,

Bois les rayons dorés d’un soleil de printemps !

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Informations

Publié par
Date de parution 14 décembre 2016
Nombre de lectures 1
EAN13 9782346133833
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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À propos deCollection XIX
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Louis Collin
Les Vagabondes
Lecteur, ce n’est qu’un souvenir De mon artistique voyage, De ce charmant vagabondage Qui ne devait jamais finir. Mais, en songeant à l’avenir, Je réfléchis, je deviens sage... — Jamais je ne serai volage, La fortune peut revenir. En attendant, rimons toujours !... — La poésie est tous les jours Le champ qu’en souriant je foule ; Indulgence pour mes écrits ! Ils sont, de Bordeaux à Paris, Improvisés devant la foule.
PRÉFACE
LES VAGABONDES
PAQUERETTE
A Monsieur et Madame F. DÉRÉ
Beau diamant qu’on voit dans la prairie, Humide des baisers de l’astre du matin, Paquerette d’amour, fleur mignonne et chérie, N’es-tu pas ici-bas l’image du destin ? Le vent du soir te fauche dans la plaine, Effeuille ta couronne et dessèche ton cœur. — Ainsi, le désespoir glace de son haleine L’âme du pauvre enfant que brise la douleur. Souris encor, charmante Paquerette, Bois les rayons dorés d’un soleil de printemps ! — Plus de soleil, jamais, pour le pauvre poète, Car, hélas ! nul écho ne répond à ses chants !
* * *
LE COEUR ET LES ROSES
TRIOLET
A Juliette.
Dieu créa le cœur et les roses Pour égayer notre chemin. — Pour faire croire au lendemain, Dieu créa le cœur et les roses ; Le cœur, foyer des douces choses, Les roses, perles du jardin. — Dieu créa le cœur et les roses, Pour égayer notre chemin.
* * *
L’OIDIUM
CHANT RUSTIQUE
Airdes Bœufsde Pierre Dupont.
A Pierre Lagaronne.
Alors que nous sourit l’automne, Que devient le jaune raisin, Que nous ne puissions dans la tonne Trouver que peu, bien peu de vin ? Bacchus a-t-il battu sa mère, Que le bon Dieu, pour le punir, Le prive de venir sur terre, Nous égayer, nous rajeunir ? Le trésor de la treille, Cette grappe vermeille, Est atteinte, dit-on, de l’affreux oïdium... — Où donc es-tu, pauvreBonum vinum ?
I