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Les Vraies Histoires de Noël

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Description

Le 24 décembre au soir, c’est la dernière et plus belle fenêtre du calendrier de l’Avent, la crèche et ses santons, le sapin illuminé, la volaille farcie et les marrons, la bûche au chocolat et le Père Noël ! Des origines à nos jours, découvrez dans cet ouvrage un surprenant voyage au royaume de Noël ! Mais, au fait, à quand remonte le premier Noël célébré au tournant des 24 et 25 décembre ? la première crèche vivante ? les premiers sapins décorés ? les boules en verre ? la dinde ou la bûche de Noël ? Autant de questions que l’on ne se pose même plus tant l’habitude est prise. Et que s’est-il donc passé de spécial à cet instant « sacré » de telle ou telle année ?

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 61
EAN13 9782366029840
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

50 histoires vraies de Noël
Éditions ChroniqueAux temps de Noël
Le 24 décembre au soir, c’est la dernière et plus belle fenêtre du calendrier de
l’Avent, la crèche et ses santons, la messe de minuit, le sapin illuminé et joliment paré,
les cadeaux déposés au pied de l’arbre, les pains d’épices, la volaille farcie du
réveillon, les marrons glacés, les papillotes et la bûche au chocolat, les bougies
parfumées, les chants religieux – O douce nuit, Trois anges sont venus ce soir… – et
profanes : Mon beau sapin ou encore Petit Papa Noël, bien sûr. Ah ! ce Père Noël
avec sa barbe blanche, sa grande hotte, ses rênes et son traîneau volant, qui vit au
Pôle Nord, en Laponie ou… en France, selon les traditions. Car des traditions, il n’en
manque pas pour cette nuit unique et magique ! Ni de ces beaux contes de Noël aux
messages généreux que brodent inlassablement les films et les dessins animés des
fêtes. Même quand on n’y croit plus, on y croit encore et on en redemande ! On a tant
besoin de ce Noël qui célèbre la paix de l’étoile de Bethléem, le miracle de l’amour, de
la réconciliation, de la trêve (et pas seulement celles des confiseurs !). De ce Noël qui
a su toucher les chrétiens (Il est né le divin enfant) et les non croyants, les petits et les
grands. Tous rassemblés dans cette espérance éternelle, cette aspiration chaque
année renouvelée au pur émerveillement de l’enfance, à une parenthèse de
bonheur – qu’ils s’expriment par la foi, le cercle de famille ou la surconsommation. La
réalité est pourtant tout autre quand « l’esprit de Noël » n’est pas respecté : en cette
date symbolique, la violence, la cruauté, le crime peuvent s’imposer sans se soucier du
calendrier…
Des origines à nos jours, quel surprenant voyage au royaume de Noël ! Mais, au
fait, à quand remonte le premier Noël célébré au tournant des 24 et 25 décembre ? la
première crèche vivante ? les premiers sapins décorés ? les boules en verre ? la dinde
ou la bûche de Noël ? Autant de questions que l’on ne se pose même plus tant
l’habitude est prise. Et que s’est-il donc passé de spécial à cet instant « sacré » de
telle ou telle année ?336
Date de Jésus dans le calendrier romain
Enfin, c’est écrit en toutes lettres, et même enluminé ! La date de naissance de Jésus est enregistrée par le
calendrier romain du calligraphe Furius Philocalus. Au 25 décembre, on lit Natus Christus in Bethleem Iudeæ :
« Christ est né à Bethléem de Judée ». Ces 5 mots font de ce jour le Dies Natalis : « jour de la Naissance ». Est
ainsi officialisé un usage déjà en vigueur dans la Ville Éternelle tandis qu’en Orient, on célèbre cette naissance le
6 janvier avec l’Épiphanie. Noël entre dans l’Histoire en 336, et la fête de Noël le 25 décembre 354 grâce au
pape Liberius. Quant à l’Annonciation – l’Annonce faite à Marie – elle trouve sa place le 25 mars : 9 mois jour
pour jour avant la Nativité, tout naturellement.

L’empereur romain Constantin et le Pape Sylvestre, un geste qui signe la domination de l’Église de Rome sur
l’Occident.
Des temps nouveaux
En cette année où apparaît la date de Noël, les premières pierres de la basilique Saint-Pierre du Vatican
sont posées. Beau symbole. D’autant que l’édifice s’élève sur le Cirque de Caligula, là où l’apôtre Pierre fut
crucifié la tête en bas… Le temps des persécutions est révolu. Dans un an, Constantin le Grand se fera baptiser
sur son lit de mort, après avoir fait du christianisme la religion officielle de l’Empire romain.1223
Première crèche vivante
À trois ans de la fin de son aventure terrestre, François d’Assise, le « petit pauvre »
qui parle aux animaux, a un souhait pour ce Noël : « Célébrons à Greccio la prochaine
fête du Seigneur… Je veux le voir de mes yeux de chair, tel qu’il était, couché dans
une mangeoire et dormant sur le foin entre un bœuf et un âne. » Il ne cherche pas à
faire du spectacle, bien au contraire. Il aspire simplement à reconstituer l’humble
contexte dans lequel Jésus vit le jour. La grotte de ce hameau niché dans les
montagnes du cœur de l’Italie s’y prête à merveille. Un vrai bébé est donc déposé
dans une mangeoire, entouré par un bœuf et un âne. Des villageois jouent les rôles de
Marie, de Joseph, des bergers et aussi de ceux qui étaient venus de très loin voir
l’Enfant, les rois mages. Il y a foule pour écouter la messe de minuit et la colline
étincelle de petites lumières, vibre de ferveur. Avec l’autorisation du pape Honoré III,
cette première crèche vivante donne une émouvante réalité au mystère de la Nativité.
La tradition est née.
Près de 800 ans plus tard
À Provins, nichée dans le superbe chœur de la Collégiale Saint-Quiriace (achevé
en 1181 soit l’année de naissance de François d’Assise) une crèche vivante a été
recréée dans l’esprit du message du saint et en son hommage. Le bœuf et l’âne, bien
sûr, les moutons, les bergers et leur chien, les trois Rois mages et leurs chameaux,
tous sont au rendez-vous ! Alentour, la ville plongée à l’heure médiévale est en fête et
fleure bon le vin chaud.1243
Légende du trésor des Cathares
Sinistre Noël en perspective pour les derniers Cathares retranchés dans leur
forteresse imprenable de Montségur… Imprenable ? Depuis le printemps, les assiégés
subissent sans relâche les assauts de l’armée chrétienne lancée contre eux par le
pape, résolu à éradiquer l’hérésie cathare. La lutte est inégale, sans espoir, les
conditions de (sur)vie misérables pour les résistants héroïques, mais affamés.
L’ennemi vient de réussir à escalader la falaise – une prouesse – pour s’emparer
d’une tour d’où ils vont bombarder la citadelle. Difficile de prier pour un miracle de
Noël, les Cathares ne croient pas à la Nativité, ni au Sauveur. Pourtant, le
24 décembre, deux d’entre eux – Matheus et Pierre Bonnet – parviennent à
s’échapper de Montségur avec le mystérieux trésor des Cathares. Sa légende
commence.
Forteresse fière et sauvage, perchée à 1 200 m d’altitude, siège d’une âpre et
douloureuse résistance cathare.
Les dragons de noël
En Norvège, les fidèles chantent la messe de minuit dans d’étonnantes « églises en
bois debout » (stavkirke). Au-dessus de leur tête, sur le toit, d’effrayantes créatures en
bois sculpté, tout droit venues de la proue des drakkars vikings, veillent à éloigner les
mauvais esprits. Rassurante alliance du païen et du chrétien.