Annie et Gabriel

Annie et Gabriel

-

Français
436 pages

Description

Une semaine, trois filles à la plage, trois histoires d’amour qui ne laisseront personne indifférent…
Annie accompagne ses deux meilleures amies pour une semaine de vacances à Cuba afin de célébrer leur complicité des 10 dernières années. Pendant ce voyage, elle aimerait faire le point sur sa carrière en arts qui tarde à décoller comme elle en rêve. Si elle avait le choix, elle passerait tout son temps dans son atelier à peindre les tableaux qu’elle imagine. Elle ne s’attend pas à des retrouvailles avec son premier amour, son seul amour, dans ce paradis tropical.
Gabriel n’était pas prévu dans son tout inclus. Se laissera-t-elle séduire par toute la chimie encore explosive entre elle et lui? Osera-t-elle s’abandonner à ses belles promesses? Dans une danse d’attraction qui leur est propre, ces vacances raviveront-elles cet amour impossible à oublier, ou aurait-il été préférable de laisser le passé derrière? Auront-ils droit à cette deuxième chance? Pourra-t-elle ouvrir son coeur, qui n’a jamais cessé de ne battre que pour
lui?
Aime-moi encore est l’histoire d’Annie et Gabriel, la deuxième d’une trilogie de romance érotique qui se passe pendant cette même semaine de vacances. Ses deux complices, Justine et Ève, que vous découvrirez dans ce roman, vivront elles aussi leur romance à la plage dans le premier et le dernier de cette série.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 juillet 2018
Nombre de lectures 2
EAN13 9782897865634
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Copyright © 2018 Angel Trudel Copyright © 2018 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Émilie Leroux Conception de la couverture : Catherine Bélisle Photo de la couverture : © Getty images Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89786-561-0 ISBN PDF numérique 978-2-89786-562-7 ISBN ePub 978-2-89786-563-4 Première impression : 2018 Dépôt légal : 2018 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives nationales du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
Diffusion Canada : France :
Suisse : Belgique :
Éditions AdA Inc. D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Transat — 23.42.77.40 D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion
SODEC.
Sans l’amour, ce roman n’existerait pas… Je t’aime.
JOUR 1
Chapitre 1
e suis enfin dans l’avion qui m’emmène loin de toutes mes préoccupations. Bien sûr, à Jle contraire. Je rêve à ce moment depuis des mois déjà. Il n’a pas été simple de mettre de me regarder, on peut penser que je prends la vie à la légère, et je ne laisse jamais paraître côté tout le budget nécessaire, mais j’y suis parvenue. Puisque je travaille à mon compte, je ne sais jamais ce que les prochains mois me réserve nt, mais je ne vais pas commencer à m’inquiéter maintenant. Je suis en vacances ! J’ai toujours réussi à y arriver malgré la témérité de mon art. Je me débrouille depuis cinq ans même si je ne peux pas encore vivre pleinement de ma passion. Il n’y a pas une semaine qui passe sans que je me dise que je voudrais bien ne plus dépendre de mes services de graphisme pour boucler les fins de mois. J’ai l’impression de trahir qui je suis vraiment quand je passe des heures à travailler sur les projets des autres. Moi qui avais tant de rêves, pourquoi faut-il que je sois freinée par le mercantilisme de la vie ? Je sais que mes amies y arrivent à peine un peu mieux que moi, mais elles n’ont pas à jongler avec leurs dépenses autant que moi. Je voudrais être libre de créer. Bien sûr ne s’improvise pas artiste qui veut. Malgré mon baccalauréat en beaux-arts, je dois persévérer pour réussir à faire connaître mon art et encore plus afin de mériter le privilège d’en vivre. Mais il y a de l’espoir depuis quelques mois : j’ai enfin réussi à vendre quelques toiles qui commençaient à accumuler de la poussière dans une galerie du Vieux-Montréal. Les propriétaires avaient été bien sympathiques à ma cause et m’avaient donné la chance de faire mon tout premier vernissage en invitant une belle clientèle branchée, il y a un peu plus d’un an. La soirée avait attiré un beau lot de curieux et j’avais vendu quelques toiles le soir même, mais ce n’est que dans les dernières semaines que mes toiles ont commencé à se vendre. Je n’ai que cette première collection officielle pour le moment, même si je peins régulièrement. Dès que j’étais arrivée à Montréal, j’avais développé une fascination pour l’architecture des bâtiments : les escaliers, les portes, les petits jardins urbains. Il est vrai que c’est un sujet très coloré sans être trop unique, mais je crois que j’ai bien réussi à capter toute l’histoire de chacune de mes muses. J’ai adoré faire ces toiles, et je m’amuse encore à en dessiner, mais j’ai fait le tour de ce sujet. J’ai en tête une nouvelle collection sur laquelle j ’aimerais faire le point pendant la semaine. J’ai apporté mon carnet de croquis et mes crayons. Je veux aussi décrocher et profiter pleinement de ces vacances avec mes deux complices, Justine et Ève, qui dorment dans les sièges à côté du mien. Elles sont comme des sœurs pour moi. Nous avons eu la chance de nous rencontrer quand nous sommes devenues des colocataires, il y a maintenant 10 ans. Nous volons toutes les trois de nos propres ailes depuis quelques années, chacune dans nos appartements, bien qu’Ève soit réaménagée chez moi depuis près de deux mois. Elle traverse une intense peine d’amour. Je la comprends. Son histoire m’a replongée la tête la première dans mon premier grand amour. J’avais à peine 16 ans quand je pensais avoir trouvé mon prince charmant. J’étais au secondaire. C’était à l’âge où je découvrais que j’avais une attirance bien certaine pour le sexe opposé. Avant ce moment, je n’avais qu’un corp s maladroit et beaucoup trop de cheveux frisés, ROUX en plus ! L’horreur. Je devais me battre à tous les matins avec ma crinière, qui n’avait tout simplement pas envie de coopérer avec ma brosse. C’était mes
cheveux contre toute ma volonté de les faire entrer dans le moule de la fille modèle de quatrième secondaire. C’était peine perdue jusqu’au jour où le premier regard masculin s’était posé sur moi. Mon professeur d’arts avait réuni quelques œuvres d’élèves qui avaient un certain potentiel pour faire une exposition pendant l’heure du déjeun er dans l’agora, où tout le monde mangeait. Je me tenais debout devant ma toile, mais j’étais gênée. Je trouvais que mon professeur était injuste de me soumettre à cette to rture. Je n’avais aucune envie de parler de mon art ; peindre était ma façon de m’exprimer, voire de me cacher. C’était à ce moment qu’un beau grand fringuant, aux cheveux dorés et aux yeux aussi verts que les miens, était resté devant ma toile assez longtemps pour que je devienne mal à l’aise. J’avais juste eu envie de m’enfuir. Il m’avait regardée avec son plus beau sourire. — C’est toi qui as peint cette toile ? Je n’avais même pas été capable de le regarder dans les yeux et je crois que je m’étais mise à trembler. — Oui. C’était le seul mot que j’avais réussi à prononcer. Lorsqu’il s’était approché de moi, j’avais ressenti une chaleur m’envahir. — J’aime beaucoup. J’avais osé le regarder un bref instant. J’avais vu une sincérité dans ses yeux ; il ne se moquait pas de moi. J’aurais voulu lui dire merci, mais il était reparti avant que je puisse prononcer le moindre mot. J’avais passé le reste de la journée à m’imaginer ce que j’aurais dû lui répondre. J’aurais aimé qu’il me dise ce qu’il avait aimé. Une artiste, c’est un être sensible qui a besoin d’être rassuré ; je ne l’étais tellement pas à cette époque. Bien sûr, je croyais en moi, mon entourage aussi. Je rêvais d’étudier en arts, mais jamais un garçon n’avait osé un mot gentil, encore moins un regard comme celui que j’avais reçu. Je ne le connaissais pas. Je savais juste qu’il était en cinquième secondaire et qu’il pratiquait t ous les sports. Je passais mes moments libres dans le local d’arts où j’embêtais sans cesse mon professeur. Avec le recul, je suis convaincue que ce dernier était heureux de partager ses connaissances avec moi. Je me souviendrai toujours de cette journée, c’était un vendredi. Le soir, je travaillais au dépanneur du coin. Je venais de terminer et j’étais en train de verrouiller la porte quand il était arrivé dans sa voiture. Bien sûr qu’un gars cool comme lui en avait une. — Tu ne fermes pas déjà ? Je ne pouvais pas croire ma malchance de le croiser à cette heure. — Il est 22 h. — Il est encore tôt, nous venons de terminer le match. Nous avons gagné ! Il me parlait comme si je m’intéressais aux dernières nouvelles de l’équipe de basket. — Félicitations ! Il s’était approché. Pourquoi fallait-il qu’il s’approche encore pour me parler ? — Tu devrais me récompenser en ouvrant, j’ai vraiment envie d’un sac de croustilles pour fêter. Il me fixait d’un regard perçant. — Ma caisse est fermée. — Allez, Annie, il doit bien y avoir quelque chose que je puisse faire pour que tu rouvres la porte ? Comment connaissait-il mon nom ? Ah oui, ma toile. Mon cœur s’était mis à battre tellement vite. J’avais juste envie d’ouvrir la porte pour qu’il prenne tout ce qu’il souhaitait. — Je n’ouvre pas à des inconnus. Il s’était empressé de se présenter avec son plus beau sourire. — Je m’appelle Gabriel, mais ne va pas penser que je suis un ange ! Trop tard, je le pense déjà, tu ressembles au parad is… — D’accord, je te donne le sac de ton choix, mais t u me raccompagnes à la maison, je n’ai pas envie de marcher. Je ne sais toujours pas d’où était sortie cette dem ande si spontanée. C’était vrai qu’il commençait à faire froid, l’automne se faisait de plus en plus sentir. — Ça me ferait plaisir de te raccompagner.
Je ne savais pas si c’était de la folie, mais c’était la première fois que je ne comprenais pas ce qui se passait en moi, et je n’avais pas envie que cette fébrilité s’arrête. Je n’ai pas pensé depuis longtemps à cette journée qui allait changer ma vie, ma vie amoureuse du moins. Comme j’y avais cru, à cet amou r de jeunesse ! Je retrouverais volontiers toute la naïveté de mon adolescence. Je préfère de loin ces fausses illusions de grandeur à ma réalité bien limitante de cette fin de vingtaine. Je ne suis pourtant pas cynique. Au fond de moi, je rêve encore de capturer la légèreté de mes années pubères. Un homme réussira bien à me faire revenir dans le temps, où je pourrai sentir à nouveau que tout est possible, que l’amour est plus fort que tout. Il ne suffirait que d’un seul baiser pour que je le sache. Comme j’en ai embrassé, des garçons, depuis que ce rêve m’a éclaté en plein visage ! Je demeure convaincue que je saurai que j’ai trouvé le bon gars dès qu’il déposera ses lèvres sur les miennes. Gabriel n’avait pas su demeurer dans ma vie, mais je souhaite retrouver tout ce que j’avais ressenti dans ses bras. Je refuse de croire qu’il était le seul au monde avec qui une telle sensation était possible. J’espère avoir raison, parce que je tente de me le prouver depuis déjà près de 10 ans.

Avertissement

En entrant sur cette page, vous certifiez :

  • 1. avoir atteint l'âge légal de majorité de votre pays de résidence.
  • 2. avoir pris connaissance du caractère érotique de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 5. consulter ce document à titre purement personnel en n'impliquant aucune société ou organisme d'État.
  • 6. vous engager à mettre en oeuvre tous les moyens existants à ce jour pour empêcher n'importe quel mineur d'accéder à ce document.
  • 7. déclarer n'être choqué(e) par aucun type de sexualité.

Nous nous dégageons de toute responsabilité en cas de non-respect des points précédemment énumérés.