Baby Boom (érotique gay)

Baby Boom (érotique gay)

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Baby Boom

Chronique des Forests, volume n°2

Jacques Delaville
Pulp de 513 000 caractères.
Mon environnement familial m'imposa une éducation dont la virilité fut absente. N'étant pas un garçon difficile, il fut facile aux femmes me côtoyant de m'inculquer des qualités dont on disait à l'époque qu'elles étaient innées aux filles. Je ne voyais pas pourquoi les poupées auraient eu pour seule destinée les jeux de mes sœurs.
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Date de parution 07 janvier 2013
Nombre de lectures 75
EAN13 9782363075178
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Chronique des Forests, volume 2

 

 

Baby-Boom

 

 

Jacques Delaville : Marcel

Michel H. : Charles

 

 

 

 

 

Partie 1 – Marcel – L'enfance et ce qui s'ensuit…

 

 

Après que je suis né, il est encore venu deux filles, puis la famille en est restée là. La natalité des années 45-50 a été telle qu'on la surnomma « baby-boom ». Avec mes deux sœurs aînées, je me suis trouvé coincé dans un monde de nattes et de jupes. Mon père n'apparaissait qu'à l'heure des repas, le soir, ses premiers mots étaient pour demander ce qu'on mangeait. Pour lui pas de week-end, car ces jours-là son absence se prolongeait. Les bistrots restaient ouverts et les copains disponibles les samedis et les dimanches.

Mon environnement familial m'imposa une éducation dont la virilité fut absente. N'étant pas un garçon difficile, il fut facile aux femmes me côtoyant de m'inculquer des qualités dont on disait à l'époque qu'elles étaient innées aux filles. Je ne voyais pas pourquoi les poupées auraient eu pour seule destinée les jeux de mes sœurs. On peut toujours, rétrospectivement, tenter d'expliquer l'homosexualité de l'un ou l'autre. Pour certains spécialistes les premières années sont capitales dans le choix de la sexualité comme si, un jour on pouvait décider du genre de nos amours. Me reste néanmoins un fait qui s'impose, mon état ne dépend pas d'un choix, mais s'est établi sur un fait non discutable comme mes yeux sont bleus et mes cheveux bruns.

Mes plus anciens souvenirs de petite enfance ce sont mes sœurs jouant à la poupée avec moi, m'habillant, me déshabillant de vêtements fort peu adaptés à mon sexe, par exemple de robes sorties de leurs armoires. Quand leur venait à l'esprit de jouer au baigneur vivant je me retrouvais nu, me faisant garnir les fesses de couches de nourrissons.

Je ne voudrais pas vous induire en erreur sur le type de ma personnalité, bien que fort loin des machos, je me sens bien dans ma peau masculine notez aussi que les affriolants dessous de mes aînées eurent le privilège de me vêtir aux heures de mes plus jolis phantasmes lorsque je fus plus grand. Le problème de ces emprunts restait dans la difficulté à ressuyer mes premiers émois dont le poisseux mâchurait les dentelles.

Maman consacrait fort peu de temps à mon éducation, son travail à l'usine occupait ses journées, quand elle rentrait, restait encore à préparer le dîner. Enfin, cela c'était quand j'étais vraiment petit, car plus tard, ma sœur aînée a pourvu à toutes les tâches affectées d'ordinaire à la maîtresse de maison.

Encore jeune, alors que mes sœurs s'amusaient avec moi, j'eus ma première émotion sexuelle, à un moment mon zizi se mit au garde-à-vous. Vu sa petite taille, je dois avouer que mes manipulatrices ne s'aperçurent pas du changement d'état de ma petite virgule tendant à imiter ce bêcheur de point d'exclamation.

À l'école primaire mes coreligionnaires n'étaient, époques anciennes, que masculins. Charmants bambins toujours prêts à se transformer en voyous bagarreurs à la récréation, cirque fermé subissant la loi des plus forts. Je me mêlais souvent à ces empoignades, pas directement, mais d'un peu loin, suffisamment proche quand même pour pouvoir distribuer quelques coups de savate aux ennemis éternels. Cette éternité, attribuée seulement à deux ou trois élèves, les plus gros, les plus forts, les plus bêtes… Les autres ne formaient que la cour des premiers cités, pas vraiment méchants, mais ceux-là ont un immense besoin d'être, sinon aimés, du moins acceptés par leurs suzerains.

Il ne faut pas imaginer, et c'est toujours d'actualité, qu'être bon élève assurait un statut enviable. Bien au contraire, la jalousie induite par cette position produit de nombreux tourments. D'abord les mauvais méprisent les prix d'excellence et les prix d'excellences qui n'aiment pas le foot, on peut imaginer ! Une classe d'école génère trois à quatre groupes ayant chacun leurs meneurs. Ceux-ci sont toujours les plus costauds. Chefs des meutes dont chacun des éléments est défendu par l'ensemble du groupe. À côté de ces ensembles traînent les repoussés, ils cherchent avant tout à franchir la barrière invisible qui les empêche de se mêler au groupe dont il voudrait devenir membre.

Avoir un frère plus âgé, un cousin, un ami, un voisin proche, permet un laissez-passer à l'entrée des Saint des Saints. Les repoussés sont un avenir pour le clan, ils peuvent s'intégrer un jour où on aura besoin d'eux pour faire nombre. Ce jour peut être lointain, mais il existe, alors, l'espoir demeure.

En bordure des ensembles et des repoussés se trouvent les exclus. Pour ceux-ci peu d'espoir de se retrouver dans le premier cercle. Les raisons, souvent confuses, qui les ont placés là sont ignorées par tous… On ne les aime pas tout simplement. Bons ou mauvais élèves, pauvres ou riches, propres sur soi ou crados comme un peigne, binoclards, rouquins, il aura suffit qu'un jour un chef ait décidé la mise à l'index, presque toujours irrationnelle, fait d'un prince au pouvoir divin.

Les exclus sont suffisamment nombreux pour former un groupe, mais la plus grande partie d'eux, solitaire obligé d'utiliser sa cervelle, ne désire pas vraiment se mêler à des condisciples qu'ils haïssent en secret. Ils se satisfont de cet état de fait, car chacun d'entre eux représente une entité. Ils n'ont pas la force physique pour lutter, mais leur aptitude à survivre les place d'entrée comme gagnant dans la lutte au sein de la société. Passant leur jeunesse à ruser ils seront armés dès leurs adolescences pour participer au grand bal de la vie.

Au milieu de ces exclus : moi… qui me satisferais d'un camarade un peu chochotte, blond, brun ou gras du bide, son amour des poupées me délivrerait d'une extraordinaire sensation d'extra-terrestre.

Abandonnée par le père, notre famille s'en est éloignée, il n'apparaissait que pour fournir une maigre quote-part aux dépenses du ménage. À part cet argent nous n'attendions rien de cet homme et nous l'ignorions, habitude qu'il adoptait à notre égard. Nous n'étions pour lui que des parasites dont la disparition lui aurait fourni un grand soulagement.

Nous habitions une commune campagnarde dont, sitôt franchies les dernières maisons, apparaissaient les pâturages dans les prés côtoyant la rivière et les cultures sur les plaines dominant la vallée. Les eaux de la Vélonne, de première catégorie, recélait des quantités de poissons : vairons, brochets, truites farios aux ventres tachetés de points orangés. Ma patience, mon habileté, m'ont permis, à l'âge de 13 ans, de posséder le meilleur total de prises pour la durée d'une saison. Cela aux dépens de pêcheurs plus âgés, dont quelques spécimens particulièrement chevronnés.

L'absence de direction familiale m'octroya une indépendance alors que j'étais encore jeune et, timoré, je n'ai jamais profité véritablement de cette liberté. Mélancolique je traînais presque toujours seul et la pêche est de ces occupations convenant parfaitement aux caractères de mon genre. De ce temps m'est venu aussi l'exploration des plaisirs solitaires dont j'avais découvert les bienfaits à la suite de conversations entendues à l'école. La masturbation a beaucoup compté pour le plaisir qu'elle m'a procuré, mais, surtout, elle m'a permis de constater que moi aussi j'étais capable, comme les plus grands, de juter de belles façons.

Les caïds sa vantaient tous d'éclabousser les murs des chiottes de l'école quand ils se branlaient. J'avais eu des éjaculations nocturnes, ma puberté, violente et sauvage, m'apportait des érections non sollicitées de nuit comme de jour. Mes rêves et mes désirs alimentaient l'irrésistible mécanisme.

Ce printemps-là j'étais sur les berges de la rivière, un vigoureux ver de terre gigotait à l'hameçon de ma ligne et je surveillais la bulle avec attention. C'était un frais après-midi d'avril et à un moment surgit un ennemi… Robert, chef des chefs, connard entre les connards. En plus de son ascendance psychologique sur nous, il mesurait un bon mètre soixante-quinze malgré ses quatorze ans et ses biceps nous terrorisaient. Sa gueule des mauvais jours me décrocha une parole :

— Ya vraiment rien à espérer aujourd'hui, ça mord pas.

Courageux j'aurai répondu que c'était un tocard de première partout et qu'à la pêche il restait le même. Mais je n'étais pas courageux, alors, lâchement, j'ai simplement murmuré :

— Oui, peut-être, j'en ai eu que trois depuis ce matin… Et toi... ? Rien… ?

— La pêche c'est vraiment un truc de ramolli pour les mecs dans ton genre… verre de terre et compagnie. Vivement que j'ai l'âge de chasser.

Il s'est posé à côté de moi, me poussant presque et a commencé à lancer, il pêchait à la cuillère, un coup à droite, un coup à gauche. Au bout de quelques minutes non seulement mon bas de ligne s'est trouvé emmêlé aux herbes, mais cette sinistre buse m'avait tout rabouillé la rivière…

Quand il m'a eu bien fait chier et que je m'apprêtais à remballer ma canne, il a eu comme un étrange sourire :

— Ça me donne envie de pisser toute cette flotte, surveille mon matériel.

— OK !

Il s'est mis à peine à l'écart et a sorti son engin en commençant à arroser les buissons environnants. En se retournant, il s'est secoué la queue :

— Et un zob comme ça t'en a déjà vu ?

Je n'ai rien répondu tout de suite, car c'était une découverte un gros truc comme ça. Il a ajouté :

Et t'as remarqué je suis au repos… Au fait tu sais te branler ? En même temps qu'il articulait ces paroles, il a commencé à s'agiter le tuyau.

— Ben oui, comme tout le monde, ça m'arrive.

— Alors, sors-la et on va voir qui c'est qui va juter en premier.

— J'ai pas envie.

— Ouais ! J'parie qu't'as pas de poil et que t'as jamais craché ton venin. C'est ça… hein… !

— Non, je sais bien me branler mais j'ai pas envie maintenant.

— C'est ça oui… T'es bien qu'une grosse lavette comme disent les zautres. À mon avis t'as pas de poil. Je me demande même si t'as des couilles.

— J'ai c'qui faut et c'que j'ai je fais ce que je veux avec.

— Ben alors sort là, y a pas de honte à montrer son zob.

— Après tu vas raconter ça à tout le monde.

— J'le dirais pas. Écoute, j'ai vu celle de Pierre et Jacques et j'ai jamais rien dis à personne !

— T'as raison… et aujourd'hui, « personne », c'est moi… !

Là ça l'a dépassé, il n'a pas compris l'ironie de ma réponse. En attendant, il avait commencé à se branler et je dois dire que son membre m'impressionnait. Maintenant j'étais certain de ne pas sortir ma nouille devant une pareille démesure. Je me suis levé, suis allé vers Robert, ma main s'est approchée de son sexe et a repoussé la sienne, j'ai continué sa masturbation. Ce simple contact m'a fait jouir dans mon froc discrètement sans que mon partenaire ne s'en doute un seul instant. Quand j'ai été moins excité, je l'ai laissé se finir… Au moment de jouir, il a poussé un cri terrible « Aaaaah ! »… Ça m'a fait marrer. Il a giclé vachement loin et après il semblait tout bête :

— Si tu racontes ça, j'te démolis la gueule…

Je n'ai pas répondu. À qui j'aurai pu raconter un truc aussi particulier, je n'avais pas de véritable ami et déballer ça le soir au milieu du repas familial… ? Le lendemain à l'école Robert me dévisagea d'une drôle de façon, mais on ne s'est pas parlé. Mon esprit a d'ailleurs été vite occupé, car deux semaines plus tard c'était le décès de papa. Aujourd'hui encore je ne sais pas ce qui s'est véritablement passé. Toujours est-il qu'on l'a retrouvé dans un fossé, la Mobylette à ses côtés, moteur encore chaud. Il avait la gueule fracassée et les gendarmes ont trouvé cela bizarre, mais pas au point d'effectuer une enquête sérieuse. Un alcoolo ne mérite pas qu'on s'intéresse de trop près à ses problèmes de cyclomotoriste. Et puis il se trouvait suffisamment de bonnes âmes pour trouver qu'il ne récoltait que ce qu'il avait semé, que tant va la cruche à l'eau elle se casse… qu'il ne faut pas vendre la peau de Perrette avant que son pot soit cassé, c'était aussi mon point de vue. Je ne l'ai pas pleuré et personne de la famille ne s'est tari les glandes lacrymales. Ma mère s'est mise en noir pendant une paire de semaine et la radio est restée fermée deux ou trois jours au jour des obsèques. Passé ce court deuil, on a réécouté la Famille Duraton et on n'en a plus jamais parlé. Oublié complètement le père de famille, balayé des mémoires, effacé des souvenirs, sur les photos où il apparaissait j'ai dessiné des moustaches à l'encre de Chine pour qu'on ne le reconnaisse plus. Quand les patrons de bistrots ont passé le message que le mort laissait des ardoises, maman les a envoyés se faire voir. On n'en a jamais plus entendu parler. Même la Mobylette est partie à la ferraille, elle m'intéressait mais j'étais encore trop jeune pour la chevaucher.

Un jour que je traînais à la campagne sur mon vélo, j'ai rencontré Robert… Il roulait sur un Solex tout neuf, personnellement je trouvais que cette sorte de cyclomoteur se traînait lamentablement, d'ailleurs en vélo j'arrivais sans problème à les doubler, mais bon tout engin motorisé était bon à prendre quand on passait les quatorze ans, surtout un truc tout neuf… ! Il m'a accompagné un bout de chemin et, tout à trac m'a demandé :

— Ça te dirait de t'amuser avec moi ?

— M'amuser ? À quoi… ?

— Ben on pourrait se branler, comme l'aut' fois…

— Tu veux dire te branler... toi ? Moi j'ai rien fait.

— Tu m'as touché quand même.

— C'était comme ça… Pour voir… Mais ça ne m'intéressait pas.

— T'as eu pourtant l'air de bien aimer.

— Que tu crois ! Je suis trop jeune pour faire ça avec toi. Tu m'intéresses pas… En plus jamais tu me parles à l'école.

— T'es vraiment une grosse lavette !

— Pis toi une grosse tapette !

— Fais bien attention à c'que tu dis, moi j'suis pas pédé. J'm'amuse, simplement… Comme tout le monde. Et si t'étais comme tout le monde, tu ferais comme tout le monde.

— Ben t'as le reste du monde pour t'amuser alors à moi tout seul j'peux pas te manquer. Allez, Salut !

J'ai accéléré et je l'ai largué. Puis comme je ne voulais pas qu'il me rattrape, je me suis bien essoufflé jusqu'à la maison.

Il est revenu s'exhiber devant moi, le long des berges de Vélonne, mais j'ai évité de le tripoter comme la première fois. J'en avais pourtant une forte envie et son engin m'attirait, pourtant je devinais le côté malsain de la démarche de Robert. Il ne m'aimait pas, c'était une certitude, avait-il deviné, pressenti… ? Mon attirance latente pour les garçons. Était-il dans le même état d'esprit, je ne le savais pas. Ce dont j'avais la certitude c'est que si je cédais à ses invitations, si je me dévoilais, il me mépriserait plus fort et ne tarderait pas à profiter de son ascendance sur moi, car, me connaissant bien, je savais que je deviendrais son esclave qu'il mènerait par le bout de mon sexe.

J'ai donc tiré un trait, ou plutôt j'ai tracé le trait au crayon gras, sur Robert, sur son corps d'adulte, sur sa queue dont j'avais fait la connaissance et qui m'attirait tant. Il est resté le même jusqu'à la fin de l'année scolaire. Là il a quitté l'école et a commencé un apprentissage de boucher dans un village voisin. Je ne l'ai presque jamais plus rencontré, sauf sur son Solex lors de ses livraisons de viande, et je dois vous avouer qu'il m'a presque manqué pour des raisons inavouables, à moi-même en premier lieu.

Les enfants du baby-boom ont été élevés à coup de films américains, westerns et guerriers racontant la Seconde Guerre mondiale qui venait de finir il y avait moins de dix ans. Nous préférions ces deux genres à toutes les comédies qu'elles soient américaines ou françaises. Les enfants de cette époque avaient, parlant de la guerre un bien curieux comportement à cet égard, car bien que nous baignions dans son souvenir, bien que nos parents, nos proches l'aient connue et en aient soufferts, bien que nos maîtres nous en aient rebattu les oreilles, bien que nous connaissions un voisin qui l'avait faite, qu'il avait été prisonnier ou STO, pire qu'il fut à cette occasion un collabo de première, pour moi cet épisode de l'histoire de France me semblait aussi lointaine dans le temps que nos ancêtres les Gaulois ou, plus proche dans le temps, l'Empire napoléonien… J'avais les pieds dans son souvenir, mais je la dédaignais

C'était aussi le début du rock qui vint nous délivrer des chansons lénifiantes, réalistes, d'avant-guerre. Nous étions dans ces années 50 entourés d'Américains. Des bases de l'Otan, occupées par l'armée US occupaient des milliers de militaires et leurs familles, ils vivaient souvent hors casernes dans des citées, construites à cet effet aux abords de nos villages. Cette promiscuité créait toutes sortes de trafic, contrebande de cigarettes, d'alcool et engendrait, côté français le cortège de parasites vivant de ces trafics avec, en prime, la prostitution établie dans les bars que fréquentait toute cette jeunesse aux cheveux coiffés en brosse.

 

 

Partie 1 – Charles – Mon Enfance

 

 

Mon premier souvenir marquant remonte à une injustice. Après le repas dominical, parents, grands-parents et quelques vieux cousins se reposaient au jardin. "Au parc" m'avait dit Marcel lorsqu’il y a quelques années, à la mort de mon père, j'avais pu enfin lui faire visiter la propriété familiale de Rueil-Malmaison. Je ne m'en rendais pas compte, ma famille vivait comme des princes dans une belle demeure proche du château de Malmaison. Plus que proche, la propriété dont le terrain à l'origine faisait partie du domaine du château jouxtait le parc lui-même et ne comportait pas moins d'un demi-hectare de jardin. La rivière qui alimentait les terres de Joséphine traversait d'abord les nôtres passant devant une gloriette que l'impératrice avait fait édifier et un petit étang.

La marraine de mon petit frère Étienne, Amandine, une de mes grandes tantes, veuve du général comte de Monttarvon avait offert à mon cadet (de 4 ans), un bel ours en peluche. Ma sœur Madeleine (la petite dernière de 2 ans alors) avait reçu une poupée et moi, sans doute déjà le vilain petit canard, la marraine m'avait déclarée avec sa voix grave qui ressemblait à celle de Marie Marquet :

— Toi, tu es grand, plus besoin de jouet ! Avec ton air sérieux et toujours propre comme un sou neuf, tu devrais songer à la prêtrise !

La vieille peau ne m'avait même pas offert un livre ! Je l'aurais bien poussée dans l'étang ! Un bain forcé avec les cygnes et les grenouilles lui aurait fait le plus grand bien !

La vieille salope me détesta sans raison jusqu'à sa mort et le montra à chaque occasion.

Je me suis tout de même vengé. Pendant que la vieille peau faisait le tour du parc au bras de papa, je suis rentré discrètement dans le hall. J'ai cherché le sac de la tante, un sac de grand luxe. Je l'ai pris et je l'ai jeté dans une immense jarre de presque 3 mètres de haut, en porcelaine de Sèvres qui ornait le hall. Elle ne l'a jamais retrouvé…

J'avais alors presque 7 ans, je travaillais bien à l'école et j'avais horreur de me salir. Je passais donc le plus clair de mon temps dans ma chambre à dévorer les livres que mon père où ma mère me choisissait dans la grande bibliothèque. J'avais appris à lire sans effort notable dès la petite classe, la maternelle, comme on ne le disait pas encore. Mes parents m'avaient donc fait aborder la 11e dès l'âge de cinq ans. Un avantage, certes, mais que mon père n'avait pas mesuré. J'avais bien les capacités, mais pas la maturité.

De ma chambre, je voyais celle de Joséphine et je passais aussi des heures à rêvasser à la fenêtre.

Une question me troublait, la confession. Au collège Saint-Paul, on nous conduisait d'office tous les vendredis après-midi à l'Église Saint-Pierre-Saint-Paul. Les confessionnaux n'étaient pas loin des tombes de l'impératrice et de sa fille, la Reine Hortense. À mon tour, je m'agenouillais dans le confessionnal dont le bois grinçait sous mes genoux. J'attendais impatient l'ouverture de la glissière de bois. J'entendais les chuchotements du prêtre et du confessé sans pouvoir distinguer les voix. Le claquement de l'autre trappe m'annonçait l'ouverture proche de la mienne.

Le vieil abbé qui sentait le tabac et qui me connaissait bien me disait rituellement :

— Bonjour mon enfant ! Qu'attends-tu de ta confession ?

Et je devais répondre :

— La rémission de mes péchés Monsieur l'Abbé !

Le problème c'est que je n'avais pas grand-chose à me reprocher. Il fallait absolument trouver un péché ! J'étais, je crois gentil avec mon entourage, respectueux de mes parents et grands-parents. Je m'accusais donc de gourmandise… Je n'ai jamais avoué avoir caché le sac de ma tante ! Le brave abbé connaissait trop mes parents.

Mais mon trouble naquit au début de la Semaine-Sainte alors que l'abbé Coudert me demanda en confession :

— Et de mauvaises pensées ? En as-tu ?

Sur le moment, je n'ai d'abord pas compris et je n'ai pas osé poser de question.

L'idée m'est ensuite venue de me confesser d'avoir imaginé pousser la comtesse dans l'étang. J'ai tout raconté au prêtre, mais je l'ai vu sourire à travers les croisillons de bois.

C'est bien plus tard, vers mes treize ans que j'ai commencé à comprendre.

Au contact de mes camarades de classe, j'ai vite compris que les filles ne m'intéressaient pas comme pour eux.

Les salles de sport, les douches collectives et surtout la plage à Ronce-les-Bains où la famille séjournait tous les mois de juillet dans la maison de villégiature de grand-mère de Sceaux, m'ont ouvert les yeux, je préférais regarder les garçons. Je "matais" le corps des garçons, les braguettes, les fesses…

J'ai découvert mon corps cet été-là devant le miroir de ma chambre à Ronce. Une première "pollution" nocturne (un mot ridicule et hypocrite) m'a prouvé que j'étais un garçon comme les autres. J'ai surpris d'ailleurs à ce sujet une conversation de mes parents. Je rejoignais le salon lorsque j'ai entendu mes parents discuter à voix basse. Je ne me suis pas montré, m'ai j'ai tendu l'oreille derrière la porte entrouverte. Ma mère disait à mon père :

— Une carte de France ! Vous devriez lui parler Henri !

Mon père a bougonné, mais pas plus que ma mère ne m'a parlé de sexe et pas plus de sentiment.

Mes parents étaient très distants, même entre eux. Ils se vouvoyaient et nous devions faire de même. Mon père était industriel et propriétaire majoritaire de son entreprise. L'entreprise, bien connue et toujours florissante, produisait des conserves alimentaires, interdites de séjour à la cuisine de la maison ! Papa gérait l'entreprise presque de son bureau à la maison et l'usine située à Nanterre. Maman ne faisait rien, sauf ses gammes au piano des heures par jour. Elle était peu maternelle. Mon frère cadet, ma sœur et moi avons eu des nurses. La seule femme qui me témoignait un amour presque maternel était notre bonne et nounou qui assura son service de ma naissance jusqu'à mes 14 ans. Fortunée ayant atteint l'âge de la retraite, une retraite bien méritée retourna habiter dans sa Bretagne natale. Régulièrement, dès mes 18 ans, je me suis rendu plus d'une fois par an à Roscoff pour la visiter. Malheureusement, en 1969, elle décéda d'un cancer. Je fus le seul de la famille à assister avec douleur à ses obsèques. Mon père était trop occupé et ma mère ne pouvait manquer et perdre sa place à l'Opéra de Paris pour une représentation soi-disant exceptionnelle.

 

 

Partie 2 – Marcel – La communale

 

 

Philippe avait mon âge, à l'école il dédaignait les jeux, évitait les bandes, semblait mépriser l'ensemble de ses congénères et cette distance vis-à-vis des autres bâtissait un mur que personne, même les plus entreprenants n'osait franchir. Peu bavard il s'asseyait à côté de moi depuis des années pendant la classe et cette proximité avait créé une légère connivence entre nous. Nous échangions nos résultats de devoirs, copiions nos dictées, nous nous soufflions les leçons, mais jamais aucune véritable complicité n'est parvenue à rompre son mutisme. Nous ne savions pas grand-chose de lui, de ses envies et de ses passions ou de ses peurs, mais je le devinais à ses regards étonnamment attentifs, je devais être le seul à le remarquer d'ailleurs, qu'il enregistrait tout de ses camarades d'école, connaissait leurs défauts et leurs qualités, leurs faiblesses, leurs fragilités. Il avait une tendance diplomatique à lécher les puissants, garants de sa tranquillité bien que son physique le mette à l'abri d'attaques sournoises, mais ne semblait éprouver nulle haine à l'égard des membres des castes inférieures. Mêlé aux autres il m'observait également comme moi-même je le tenais à l'œil. Souvent nos regards se croisaient mais ni l'un ni l'autre n'osions soutenir cet échange, devinant sans doute que si nous y plongions, surviendrait un danger pour notre intégrité. Il ne se mêlait pas aux guerres claniques et en voisin de pupitre genre bon élève appliqué je l'admirais beaucoup, mais restais jaloux de son caractère tellement détaché du reste du monde, alors qu'à son inverse j'aurais voulu être apprécié de tous les garçons, but impossible à atteindre, et lui plaire, ce qui m'apparaissait improbable. Il passait ses grandes vacances chez des parents, au bord de la mer en Normandie, et il en revenait tout bronzé, les cheveux gominés toujours dressés sur la tête, décolorés par le soleil et le sel marin. Je le questionnais à chaque rentrée, mais le récit de ces semaines se résumait à quelques mots : « C'était vachement bath… » Je le croyais sur parole, car moi, à Saint-Jean-sur-Vélonne je m'étais bien fait chier…

J'avais également remarqué, qu'aux jours de congés il pouvait copiner avec certains de nos grands ennemis comme avec quelques-uns des plus lamentables cancres. C'était selon les hasards de son humeur ou ses nécessités sociales, moi j'étais parfait en voisin de cours. Je le rencontrais au cours de mes errements et, impassible, il passait comme s'il ne me remettait pas. Ce garçon vivait en parfait opportuniste et de sa nature biologique j'aurais parié la survie en cas d'explosion atomique.

* * *

Quand j'étais tout gamin, nous nous étions rendus chez une tante de ma mère qui fêtait l'ouverture de la chasse à laquelle, chaque année, elle nous conviait. C'était une espèce de sorcière toujours insatisfaite et que les enfants enquiquinaient. Ce jour-là un ami de son fils avait été invité. C'était un grand jeune homme habillé de vêtement de chasse dont les cheveux noirs débordaient de son chapeau de toile. Après le déjeuner il s'approcha de moi et me proposa de taper dans un vieux ballon de cuir qui traînait près de la niche du chien. Depuis le matin je lorgnais le jouet, mais la présence du molosse, particulièrement énervé, car lui ne participait pas à la chasse, m'avait interdit de m'en approcher. Le garçon, achetant la neutralité du chien en lui tapotant la tête s'empara du trésor que je convoitais et nous échangeâmes quelques passes. J'étais nul au foot à l'époque, et je le suis resté, mais me voir courir dans tous les sens sembla l'amuser. Qu'il s'occupe de moi me le fit regarder d'un œil nouveau, il devenait beau à mes yeux et ce que je ressentais à son égard m'étonnait, je me retrouvais alors dans une sorte d'excitation inconnue qui bouleversa mon corps.

Quand la chasse fut prête à repartir on l'appela, il me prit la main pour rejoindre la troupe. Ce contact avec sa peau douce d'adolescent m'émotionna et je me surpris à éprouver de la chaleur dans mon cerveau, cette haute température descendit jusqu'aux parties basses de mon corps. Une sensation tellement nouvelle qu'elle me gêna et je le quittais brusquement pour rejoindre le chien qui assistait au préparatif du départ. Dans ses vertes années, il était de ceux qui allaient et venaient dans les labours à débusquer le lièvre ou la perdrix. Vieux maintenant, rhumatisant, il tirait sur sa chaîne en geignant. Je caressais le poil poussiéreux et il s'allongea sur le dos en montrant son ventre. Une érection se produisit et il lâcha quelques gouttes de foutre. Je crus qu'il se mettait à me pisser dessus, de colère je lui décochais un violent coup de pied dans les côtes, il se rencogna alors dans sa niche avec un regard triste.

Repensant au jeune homme je tombais amoureux, non pas de lui-même, mais de son prénom : Lucien… Je le trouvais merveilleux et j'aurais bien voulu me l'approprier… Aujourd'hui je ne me souviens plus de son visage, mais je revois une silhouette me renvoyant la balle et sur cette silhouette se superpose le mot Lucien… Ainsi sont mes souvenirs, des émotions, des images dont un chien malheureux que je maltraite et des garçons aux prénoms tellement surannés qu'ils s’adaptent parfaitement les enfants des nouvelles générations…

* * *

Après le certificat d'études, Philippe retourna chez ses cousins normands. Nous étions reçus à l'examen et je devais entrer en apprentissage d'imprimeur au mois d'octobre. Maman avait trouvé cette place qui avait un inconvénient prélude à de profonds dépaysements, elle se trouvait à cent kilomètres de chez nous, à Levallois-Perret, tout à côté de l'appartement de sa mère, ma grand-mère Lucienne, qui travaillait dans cette imprimerie. Mémé portait en auréole une réputation sulfureuse. Elle avait quitté grand-père au temps jadis de sa jeunesse parce qu'il avait, disait-elle, pris la fâcheuse habitude de dormir avec son caleçon. Naïve de son époque, elle s'en était plainte auprès des femmes proches qui ne revendiquaient pas encore leur droit au plaisir féminin. Son besoin d'orgasme, mal accepté par l'entourage, la relégua à la place de traînée de la famille… Celle dont on peut dire du mal entre soi au cours de discussions entrecoupées de silence où poignent des demi-sourires empreints de sous-entendus malveillants.

Après grand-père elle eut une multitude de maris qu'elle congédiait systématiquement après qu'elle en avait desséché la verdeur sexuelle. Pour mon entrée dans le monde professionnel, je logerais chez elle avec promesse à ma mère de son entrée dans le monde célibataire, dû moins en ce qui concernait la surface de l'appartement. Elle avait tenu à ce que j’occupe sa chambre, elle coucherait dans la salle à manger disant qu’elle ne « fréquentait » personne. La sexagénaire ne tint pas cette promesse de none et je dormis souvent dans le cliquetis des ressorts rouillés du méchant matelas dont était équipée la banquette hors d'âge qu'elle dépliait pour dormir et accessoirement faire l'amour. Somnolant dans ce bruit je souriais en songeant que c'était peut-être bien les os usés de la vieille amante que j'entendais grincer.

* * *

Début septembre Philippe rentra, ses cheveux encore remplis des rayons du soleil d'été. Il devait faire sa rentrée dans un lycée technique de la région. Son rêve était de rentrer à l'École de mousse de Toulon. Il lui fallait attendre ses seize ans, deux ans d'école supplémentaire. Je le rencontrais sur les rives de la Vélonne et contrairement au passé il se dirigea sur moi en me disant bonjour. Je lui répondis brièvement et lui demandais s'il avait passé de bonnes vacances. Sa réponse commença comme les autres fois :

— C'était vachement bath.

Mots usés tant il m'en avait rebattu les oreilles.

— T'as fait quoi au juste.

— Ben on s'est amusé à la plage avec mes potes, on a traîné en ville. On a dragué des Parisiennes et on les amenées fumer ensemble en picolant de la bière le soir au clair de lune.

— T'as baisé ?

— Malheureusement non… C'est pas des putes. On s'est embrassé.

— Non… ? Avec la langue ?

— Oui. C'était vachement bath…

Je ne sais pas ce qui m'a pris, peut-être de le voir là dans son short trop étroit, sa chemisette ouverte sur son ventre bronzé et sa gueule de blond parsemés des taches de rousseur ou l'envie de caresser ses cuisses dorées, je me suis mis en tête de le séduire.

— Et avec tes copains j'parie qu'tu t'es branlé… !

Il n'a pas répondu et après un silence m'a demandé :

— Toi qui dois bien plaire aux filles. T'as déjà embrassé ?

J'ai décidé de mentir :

— Naturellement. J'ai même déjà baisé.

— Super, comment t'as trouvé sa chatte.

— Je l'ai trouvé dans sa culotte.

— Eh ducon… ! Te fous pas de ma gueule ! Je veux dire c'était bon ?

— C'était doux et tout mouillé, pis en plus elle m'a sucé la bitte…

— Ah… La salope… !

J'ai inventé une histoire. J'avais connu cette fille à Levallois, là où j'allais habiter en octobre quand je commencerai à bosser. C'est là qu'il m'a tout raconté sur son entrée en quatrième technique, sur ses rêves de marin. Jamais il n'avait été si volubile. Quand il s'est calmé, j'ai reposé ma question :

— Tu t'es branlé avec tes copains ?

— Naturellement, comme tout le monde.

— Tu les as touchés ? T'as aimé le faire ?

— Oui bien sûr… – il semblait gêné – Même que…

— Même que quoi… ?

— Oh tu comprendrais pas toi t'as déjà baisé des filles, t'es au-dessus de ça.

— N'en rajoute pas, j'ai dit une nana, pas plusieurs… Pis au-dessus de quoi je suis ?

— Bon, après tout, j'peux bien t'le dire. Avec les potes on s'encule dans les dunes. Les plus vieux disent que c'est presque aussi bon que de fourrer une nana.

Là j'étais bluffé. Je savais bien que des mecs faisaient ça ensemble, mais jamais je n'en avais connu un qui veuille bien le raconter comme ça… Simplement. Quant à la branlette en commun depuis Robert je connaissais. Je regardais Philippe, même pas rougissant… à l'aise.

— Vous étiez beaucoup ?

— Quatre ou cinq, ça dépendait des soirs.

— Qui c'est qu'a commencé ?

— J'sais plus trop. C'est venu petit à petit. Tout ça c'est à cause des gonzesses. Tu vois si elles se laissaient faire un peu on serait pas obligé de se baiser entre nous. Tu crois pas ?

— Si naturellement… C'est de leurs fautes…

— Là ta copine tu la revois quand ?

— J'sais pas trop, c'était les vacances je ne sais même pas où elle habite. En plus, c'est pas vraiment ma copine.

— Tu sais si tu veux on peut le faire aussi. Bon je sais bien que toi t'as dépassé ça maintenant que t'es plus puceau. Mais bon je te promets que c'est bon aussi.

J'ai dit qu'on pouvait essayer, l'air de dire que c'était surtout pour lui rendre service à lui, en vrai je bouillais. On s'est éloigné des rives et rejoint des fourrés bien opaques, s'y glissant en rampant. J'étais vraiment anxieux et mon cœur battait la chamade. Bien planqué Philippe a descendu son short et son slip. Il bandait déjà. Il m'a dit :

— Quesse t'attends ?

J'ai fait de même sauf qu'en plus j'ai accroché mon maillot à des ronces. Je me suis retrouvé à poil. Philippe m'a retourné :

— Si tu veux je commence. Si t'as mal tu le dis je me retire.

Il m'a courbé le dos et j'ai senti ses doigts qui amenaient de la salive sur mon trou. Il a posé son nœud et m'a pénétré doucement. C'était douloureux, mais des scrupules m'empêchaient de l'avouer. En fait, je craignais que le jeu s'interrompît si je murmurais la moindre parole. J'avais une trique tellement intense que des gouttes s'échappaient de mon bout en s'étirant vers le sol en fils visqueux. Philippe me labourait les fesses et à un moment il est sorti de mon cul en me disant :

— J'ai fini. T'as pas eu mal.

J'ai répondu que non bien que mes sphincters souffrissent le martyre. Il a ajouté :

— C'est à ton tour maintenant… Dommage qu'on n'ait...

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