Clementine chérie

Clementine chérie

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Français
436 pages

Description

Clementine Avery a vingt ans et ça ne l’ennuie pas de se faire traiter de salope, et elle se renferme. C’est sécuritaire et après avoir été blessée par son amour du secondaire et traquée par un professeur lors de sa première année d’université, la sécurité semble la meilleure chose qui soit.
Sa règle numéro un pour survivre? Pas de relations amoureuses. C’est ainsi jusqu’à ce qu’elle suive le cours d’écriture de romans d’amour par erreur et qu’elle ait besoin de matériel pour son devoir. Gavin Murphy, le
surveillant sexy, est plus qu’heureux de jouer le rôle du copain dans le livre pour aider Clementine à trouver de l’inspiration, même s’ils doivent se rouler des pelles… au nom de la recherche, bien sûr.
Au fur et à mesure que Gavin et Clem se rapprochent, ils se retrouvent empêtrés dans le mystère entourant la disparition d’une étudiante de l’université de Boston et Clem devient involontairement une cible possible. Gavin essaie de montrer à Clem qu’elle peut être amoureuse à nouveau, mais elle sait qu’elle doit être prudente parce que son coeur est en jeu… et peut-être même sa vie.

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Informations

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Date de parution 20 juillet 2018
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EAN13 9782897865825
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Copyright © 2014 Lex Martin Titre original anglais : Dearest Clementine Copyright © 2018 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Traduction : Julie Therrien (CPRL) Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Émilie Leroux Mise en pages : Catherine Bélisle Montage de la couverture : Félix Bellerose Photos de la couverture : © Shutterstock
ISBN livre : 978-2-89786-580-1 ISBN PDF : 978-2-89786-581-8 ISBN ePub : 978-2-89786-582-5 Première impression : 2018 Dépôt légal : 2018 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
Diffusion Canada : France :
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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Martin, Lex [Dearest Clementine. Français] Clementine chérie / Lex Martin ; traduction, Sophie Beaume. (Chérie ; tome 1) Traduction de : Dearest Clementine. ISBN 978-2-89786-580-1 I. Beaume, Sophie, 1968-, traducteur. II. Titre. III. Titre : Dearest Clementine. Français.
« Il n’est jamais trop tard pour devenir ce Pue nou s aurions pu être. »
— George Eliot
CHAPITRE 1
on crayon trace distraitement des cercles dans la m arge de mon journal M pendant que je regarde par la fenêtre poussiéreuse de la salle commune. « C’est ce dont j’avais besoin pour trouver mon équ ilibre », me dis-je alors que je combats la nervosité qui s’installe dans mon estomac. Dans le couloir, le son des roues qui grincent est ponctué de grognements et du bruit sourd de bagages qui touchent le sol. — Attendez, que va-t-il se passer s’il y a un incen die ? Nous sommes au dix-huitième étage, remarque une fille de son accent po li qui allonge les voyelles. Une sudiste. Une voix grave masculine la rassure. — Je sais que c’est long par les escaliers, mais n’ utilisez pas les ascenseurs. C’est la dernière chose que vous voulez , rester coincée entre deux étages. Je vérifierai toutes les pièces pour m’assu rer que tout le monde a été évacué. Je ne peux comprendre le reste de la conversation j usqu’à ce que deux filles entrent dans le salon en traînant les pieds. Une des deux, qui porte une robe bain de soleil et traîne un sac tellement plein qu’il semble sur le point d’éclater, s’exclam e : — Merde. Notre surveillant est sexy ! Je me demande s’il a une petite amie. — C’est un étudiant en dernière année, ou bien il e st diplômé, abrutie. Il ne s’intéressera pas àtoient., lui répond son amie, ses mots adoucis par son acc Faire de l’oeil au surveillant, un étudiant plus vi eux et payé pour surveiller les plus jeunes dans les résidences, n’a jamais été mon truc. Quand j’étais en première année, le surveillant s’appelait Tao, mesu rait 1,50 m et aimait prier Jésus. Pas mon genre. Je ne vois pas comment on peut avoir envie d’être s urveillant. Tao courait toujours à l’hôpital avec de pauvres types qui s’ét aient cassé quelque chose. Je n’oublierai jamais son regard quand il a trouvé mon amie Sarah évanouie — parce qu’elle était ivre morte — avec un e cheville fracturée. Comment elle a réussi à vomir sur les quatre murs d e la pièce avant de perdre conscience me dépasse. Jouant avec mon crayon, je me renverse sur mon sièg e. J’ai passé les trois derniers mois à essayer de me mettre dans la « zone », de maîtriser mes idées, mais j’ai fini avec un journal plein de dessins bizarres. « Il faut que ça marche. » J’inspire profondément, et l’odeur des Cheetos rass is agresse mon nez. « Si je peux entrer dans une routine d’écriture enc ore une fois, je peux le faire. Je l’ai déjà fait. » Je me répète les mêmes conneries dans l’espoir que quelque chose se
déclenche. J’ai essayé d’être positive tout l’été, et croyezmoi, ce n’est pas facile. Mon genou commence à tressauter, et au moment où je m’apprête à passer en mode crise existentielle, une voix me fait sursa uter. Toie., chérie, tu n’as pas l’air d’être en première anné Je me tourne un peu et je le vois dans ma vision pé riphérique, penché dans l’embrasure de la porte. Le surveillant. — C’est parce que je ne le suis pas, lui dis-je sim plement. — Alors, que fais-tu aux Warren Towers ? Je veux di re, pourquoi tu perdrais ton temps à traîner ici ? Je suis payé pour être ic i. C’est quoi ton excuse ? Il plaisante. Je comprends. Mais je ne suis pas d’h umeur. — Je suis à la recherche de bruit blanc, dis-je, re tournant à mon journal. Je sens ses yeux sur moi et je commence à rougir. — Écoute, je ne suis pas une fille louche, si c’est ce que tu insinues. J’ai juste besoin d’un peu d’inspiration. Je griffonne des mots au hasard dans l’espoir que q uelque chose m’aide à sortir de mon coma d’écriture : valises, surveillan ts craquants, préservatifs, Coke diète, beignets. Tentant d’ignorer l’intensité de son regard, je reg arde par les immenses fenêtres qui s’étendent du plancher jusqu’au plafon d. J’ai toujours aimé cette vue. Boston est vivante, a vec sa riche couleur terra cota qui vient de ces pierres brunes qui cuisent so us le soleil d’août. Les murs de lierre qui ondulent sous la brise de la Charles River me donnent envie d’aller courir. La nostalgie m’envahit quand je pense à tout ce qui s’est passé ici depuis ma première année. J’ai eu l’idée pour mon livre da ns ce même siège, il y a trois ans. Et j’espère pouvoir le faire à nouveau. Un rapide coup d’oeil à l’horloge, et on dirait que je viens de recevoir un coup de poing. À ce rythme, je ne commencerai jamais mon prochain livre si je ne m’y mets pas. Et jedoison, et lam’y mettre. Personne ne va payer mes factures, sin Boston University n’a aucune indulgence pour les pa uvres petites filles riches. Parce que sur papier, j’ai un petit-derrière-en-or- defille-riche, la fille de deux abrutis parmi les plus riches du monde. Malheureuse ment, mes parents n’ont jamais reçu la note de service qui mentionne qu’ils sont censés donner de l’importance à ma vie. Qui sait ce que j’ai fait pour les énerver ? C’est sans importance à ce stade. En un mot, j’ai besoin d’argent. « Et vite. » J’ai une chose pour moi. Dans une bonne journée, si les étoiles sont bien alignées et que le destin le veut bien, je peux écr ire de toute mon âme. Ce qui m’a aidée à la fin de ma première année, quand j’ai reçu la lettre du Bureau des services comptables étudiants, qui m’annonçait que je leur devais 20 000 dollars. C’est ironique que mon roman, qui met en évidence u n des moments les plus humiliants de ma vie, ait aidé à payer cette facture. Je n’ai pas réussi à écrire quelque chose du même n iveau queDites-moi que ce n’est pas vrai, mon seul et unique livre, le billet chanceux qui m’a libérée de ma dette. Mais je pense que je n’avais pas à le fai re. Ce qui a commencé comme des divagations de pleurnicharde dans mon jou rnal et que j’ai façonné en récit a atteint des records de vente et est deve nu le livre à succès d’une petite maison d’édition.
Le surveillant se racle la gorge, ce qui me tire de mes pensées. — Et tu as pensé que tu trouverais l’inspiration ic i, dans une résidence d’étudiants de première année ? Je n’ai pas besoin de le regarder pour savoir qu’il sourit. « Comment fais-tu pour entendre quelqu’un sourire ? » raille ma voix intérieure. Il rit. — Tu as de la chance ? Pour ce qui est de trouver l’inspiration ? Enfin, je lève les yeux, et mon estomac s’emballe i nstantanément. Il est grand, avec des cheveux foncés et hirsutes qui reto mbent dans son visage. D’intenses yeux verts qui me fixent. Les filles ava ient raison : il est très beau. Il affiche un sourire éblouissant de plusieurs mégawat ts, et ma poitrine se serre à la pensée qu’il a probablement des abdos qu’on aime rait lécher. « Oh, pour l’amour de Dieu, Clem, reprends-toi. » Je me mords la lèvre jusqu’à ce qu’elle pique et je retourne fixer mon journal. — Non, dis-je, regrettant de ne pas avoir plus de t emps pour écrire. Pas de chance avec l’inspiration. Je serre la mâchoire, et mon crayon recommence à fa ire des cercles. Ignorant le martèlement de mon coeur qui, je l’espè re, concerne uniquement ma facture de frais de scolarité — et non le clone de Henry Cavill —, je feuillette les pages de mon journal. Je cherche désespérément quel que chose qui va m’aider à me ressaisir. Il bouge dans l’embrasure de la porte. — Je m’appelle Gavin, au fait. — Ravie de te rencontrer, dis-je mollement. Mon corps, en mode pilote automatique, commence à r amasser mes affaires même si j’ai encore du temps. Merde. Merde de merde ! « Tu ne peux pas partir. Tu n’as rien trouvé encore ! » — Et… tu… es… ? — Sur le point de partir. Ma petite voix intérieure me souffle : « Toujours u ne belle salope, Clem. » — Ouais, ce n’est pas ce que je voulais dire, dit-il, l’air amusé. Je balance mon sac sur mon épaule. — Je sais ce que tu voulais dire, dis-je en jetant un regard vers le haut, car il m’empêche de sortir. « Il est plus grand que je le pensais… et bien bâti … » Le fait que mon coeur bat encore plus vite la secon de où je respire son eau de Cologne aux effluves d’agrumes me fait enrager. Je suis fière de moi d’être une fille moderne qui n’a pas besoin d’un homme, su rtout un qui me brisera le coeur. Alors, l’idée que cet homme et son petit sou rire me donnent des papillons dans l’estomac me trouble réellement. Je pousse un soupir exaspéré et j’attends qu’il se pousse de mon chemin, mais mes yeux s’attardent sur le gonflement de ses biceps, tendus sous son t-shirt. « Arrêter. De. Le. Détailler. » Je secoue la tête, le contourne et me dirige vers l ’ascenseur. J’appuie sur le bouton et j’attends bien trois secondes avant de ta per dessus. — Tu sais, tu es au dix-huitième étage. Ça pourrait être long, dit-il derrière
moi. Je crois que tu as largement le temps de me di re ton nom. Il rit encore, n’étant visiblement pas découragé pa r mon air peu amène. « Ça ne veut rien dire. Même si tu n’as pas eu d’id ée aujourd’hui, ça ne veut rien dire. » Les nerfs me tordent l’estomac, et au moment où j’a i presque décidé de prendre l’escalier, les portes de l’ascenseur s’ouv rent et le soulagement inonde ma poitrine. Je ne sais pas pourquoi je dois partir à l’instant, mais il le faut. J’entre dans l’ascenseur et me retourne. Le surveil lant odieusement sexy est appuyé contre le mur, les bras croisés sur sa large poitrine, et il me regarde. Nos regards se croisent, et il hausse les sourcils. Alors que les portes se ferment, je ressens un pinc ement de culpabilité. « Bon. Très bien. » — Clem. Je m’appelle Clementine. Les portes se ferment, mais pas avant que je puisse le voir esquisser un sourire.
L’odeur de moisi de notre immeuble me saute au visa ge quand je monte péniblement l’escalier. Tout le monde est debout au tour de la roue de chariot qui sert de table à café, et Jenna, les mains sur les h anches, protège instinctivement sa trouvaille, qu’elle a rapportée d’une de vente de bric-à-brac. Ses cheveux blonds mi-longs sont attachés en queue de cheval, et elle a une tache de boue sur la joue. — Clem, aide-moi, dit-elle de sa plus douce voix tr aînante de la Caroline du Sud. Tu penses qu’elle est affreuse ? Parce que moi , non. Je pense qu’elle a de la personnalité. Harper, debout à côté de Jenna, me supplie silencie usement d’être de son côté. Elle ôte ses lunettes pour se frotter l’arête du nez et repousse une mèche de cheveux auburn foncé qui pend dans son visage. J ’ai la chance de l’avoir comme psy à domicile. Son père est un psychiatre de renommée mondiale, et un jour, ce sera son tour. Harper et moi sommes colocataires depuis le deuxièm e semestre de notre première année, alors que ni l’une ni l’autre ne po uvait endurer sa colocataire respective aux Warren Towers. C’est à ce moment que nous nous sommes retrouvées avec Jenna, qui fait une majeure en créa tion littéraire, comme moi. Par un heureux hasard, en deuxième année, notre pet it trio s’est trouvé réuni dans un appartement convoité sur Bay State Road, fa ntastique avec ses extraordinaires pierres de grès rouge. Nous vivons ensemble depuis. Hormis Harper et Jenna, les gens ici ne me connaiss ent pas — enfin, pas la vraie moi. Ils ne savent pas que je vais hériter d’ une méchante tonne d’argent. Avec le fonds en fiducie et les avoirs de mon grand -père, le montant est stupéfiant. Mais je n’aime pas la manière dont les gens me regardent quand ils pensent que je détiens des fonds de placement. En outre, l’argent n’est pas à moi, donc je n’en ve ux pas. Surtout si cela signifie ramper devant ma mère. Parce que ça n’arri vera foutrement jamais. Harper se racle la gorge pour attirer mon attention , et je me souviens que je suis censée lui donner mon approbation. — Jenna, nous n’avons pas beaucoup de place dans no tre nouvel appartement, lui dis-je, espérant ne pas lui faire de peine. Notre espace

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