Courbet

Courbet

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Français
256 pages

Description

Gustave Courbet
(Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, Suisse, 1877)
Ornans, sa ville natale, se situe près la ravissante vallée du Doubs, et c'est là que jeune garçon, et plus tard en tant qu'homme, il acquit l'amour du paysage. Il était par nature révolutionnaire, un homme né pour s'opposer à l'ordre
existant et affirmer son indépendance ; il possédait la rage et la brutalité qui font le poids d'un révolutionnaire en art comme en politique. Et son esprit de révolte se manifesta dans ces deux directions.
Il s'installa à Paris pour étudier l'art. Toutefois, il ne se fixa pas à l'atelier d'un maître influent en particulier. Dans sa province natale déjà, il n'avait pas cherché à se former à la peinture, et préférait maintenant étudier les chefsd'oeuvre exposés au Louvre. Au début, ses oeuvres n'étaient pas assez caractéristiques pour susciter une quelconque opposition, et elles furent admises au Salon. Puis il produisit L'Enterrement à Ornans, qui fut violemment pris d'assaut par les ritiques : «Une mascarade de funérailles, six mètres de long, dans lesquels il y a plus motif à rire qu'à pleurer ». En réalité, la véritable offense des tableaux de Courbet était de représenter la chair et le sang vivants ; des hommes et des femmes tels qu'ils sont vraiment, et faisant vraiment ce qu'ils sont occupés à faire – non pas des hommes et des femmes dépourvus de personnalité et idéalisés, peints dans des positions destinées à décorer la toile. Il se défendit en disant qu'il peignait les choses telles qu'elles sont, et professa que la vérité vraie devait être le but de l'artiste. C'est ainsi que lors de l'Exposition universelle de 1855, il retira ses tableaux du site officiel et les exposa dans une cabane en bois, juste à côté de l'entrée, arborant l'intitulé en majuscules : «Courbet – Réaliste ».
Comme tout révolutionnaire, c'était un extrémiste. Il ignorait délibérément le fait que chaque artiste possède sa propre vision et sa propre expérience de la vérité de la nature ; et il choisit d'affirmer que l'art n'était qu'un moyen de représenter objectivement la nature, dénué d'intentions, et non une affaire de choix ou d'arrangement. Dans son mépris pour la beauté, il choisit souvent des sujets que l'on peut sans mal qualifier de laids. Il possédait néanmoins un sens de la beauté doublé d'une aptitude aux profondes émotions, qui transparaît tout particulièrement dans ses marines. Il se révéla être un peintre puissant, au geste ample et libre, utilisant des couleurs sombres en couche épaisse, et dessinant ses contours avec une fermeté qui rendait toutes ses représentations très réelles et mouvementées.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2011
Nombre de lectures 0
EAN13 9781780421254
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Courbet
Auteur : Georges RIAT
Page 4 : Les Casseurs de pierre,vers 1850 Huile sur toile, 160 x 238 cm Anciennement Gemäldegalerie, Dresde (détruit)
Mise en page : Baseline Co Ltd 127-129 A Nguyen Hue e Fiditourist, 3 étage District 1, Hô Chi Minh Ville Vietnam
© Parkstone Press International, New York, USA © Confidential Concepts, worldwide, USA
Tous droits réservés
Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN : 978-1-78042-125-4
2
Avant-propos
« J’ai étudié, en dehors de tout système et sans parti pris, l’art des anciens et l’art des modernes et puisé dans l’entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité. »
Gustave Courbet
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1819
1831
1837
1839
1841
1844
1847
1849
Biographie
Naissance à Ornans (Doubs) de Gustave Courbet, fils d’Eléonor-Régis-Jean-Joseph-Stanislas Courbet, fermier et propriétaire terrien.
Courbet est élève au petit séminaire d’Ornans, ses dons artistiques se développent et deviennent évidents.
Courbet est envoyé au Collège Royal de Besançon par son père, dans l’espoir qu’il y réussisse une classe préparatoire de droit. Il suit parallèlement un enseignement artistique à l’école des Beaux-Arts.
Courbet s’installe à Paris, où il rencontre le peintre réaliste François Bonvin. Il découvre les grands maîtres, notamment Velázquez et Zurbarán, qui l’influenceront beaucoup au début de sa carrière artistique.
Soi-disant à Paris pour poursuivre des études de droit, Courbet voue la majorité de son temps à peindre et à copier les œuvres de grands maîtres.
SonCourbet au chien noirest accepté au Salon.
Les œuvres qu’il propose au Salon sont refusées.
Quelques-uns des ses travaux antérieurs sont exposés et rencontrent un vif succès. Alors qu’il rend visite à sa famille, il peintLes Casseurs de pierre,sans doute l’une de ses plus belles œuvres.
5
6
1850
1853
1855
1856
1863
1866
1871
1877
Courbet présenteL’Enterrement à Ornansau Salon, qui provoque un scandale.
Les Baigneuses, tableau exposé au Salon, cause une vive polémique et offusque le public bourgeois. Il rencontre Jacques-Louis-Alfred Bruyas, qui lui commande un portrait.
Onze de ses œuvres sont présentées à l’Exposition Universelle. En guise de protestation au rejet de l’une de ses toiles, Courbet ouvre son propre pavillon, qui se révèlera être un échec.
Courbet voyage en Allemagne, où il est accueilli chaleureusement par la communauté artistique.
Le Retour de la Conférenceoutrage à la moraleest refusé par le Salon, pour « religieuse ».
Courbet peintL’Origine du mondepour le diplomate turc Khalil Bey. Le tableau ne sera découvert par le public qu’en 1995, lors de son entrée au musée d’Orsay.
Courbet est emprisonné pour son engagement politique pendant les événements de
la Commune de Paris.
Courbet décède le 31 décembre à la Tour-de-Peilz où il s’était établi. Sa dépouille sera transférée à Ornans en 1919.
7
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Enfance et jeunesse à Ornans et à Besançon
e peintre Jean-Désiré-Gustave Courbet L est né à Ornans, le 10 juin 1819. Son père, Régis Courbet, était un propriétaire foncier d’importance. Tout autre était la mère de Courbet, Sylvie Oudot. Très brave au travail, occupée sans cesse à réparer les consé-quences des fausses manœuvres et des lubies de son mari, ce fut elle qui, en fait, dirigea l’exploitation rurale. Gustave fut le premier-né. Ensuite, vinrent trois filles, que l’artiste a représentées bien souvent dans ses tableaux, notamment dans lesDemoiselles de village(p.63).
Portrait d’une jeune fille d’Ornans
1842 Huile sur toile, 71 x 87 cm Musée départemental Gustave Courbet, Ornans
10
C’étaient Zélie, de tempérament maladif, qui étudia la guitare ; Zoé, sentimentale à l’excès, d’imagination ardente ; Juliette enfin, active et pieuse, qui se passionna de bonne heure pour le piano. Tel fut, avec le grand-père et la grand-mère Oudot, le milieu familial où Courbet grandit, milieu bour-geois, plus que paysan, pas assez bourgeois pour que le jeune homme fût privé du spectacle de la nature, trop peu paysan pour qu’on ait songé à faire de lui autre chose qu’un adepte des carrières libérales.
Portrait de l’artiste, ditLe Désespéré
vers 18431845 Huile sur toile, 45 x 54 cm Collection privée

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