Des Maîtres

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206 pages
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Description

Nouvellement embauchée dans une maison d’éditions parisienne, Carole Clark tombe sous la coupe de ses deux dirigeants. Ces deux dominateurs vont l’initier à la soumission et repousser toujours plus loin les limites.


Lors d’une soirée, elle rencontre un homme d’affaires sud-africain adepte du BDSM, Paul Van Hoover.


Bien décidé à faire d’elle sa chose, il la fait enlever par ses hommes de main et l’emmène chez lui au Cap.


D’abord réticente, Carole découvre la face cachée de cet homme dur et impitoyable. Lui qui n’était jamais tombé amoureux se surprend à éprouver des sentiments pour la jeune femme. Au point de ne plus supporter de la partager.

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EAN13 9791034805778
Langue Français

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Des Maîtres
Sylvie Roca-Geris Des Maîtres (Seconde édition) Couverture :Maïka Publié dans laCollection Indécente Dirigée parEva Adams
©Evidence Editions2018
Mot de l’éditeur Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont dispo nibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio. Tout notre professionnalisme est mis en œuvre pour que votre lecture soit des plus confortables. En tant que lecteur, vous découvrirez dans nos di%érentes collections de la littérature jeunesse, de la littérature générale, des témoignages, des livres historiques, des livres sur la santé et le bien-être, du policier, du thriller, de la littérature de l’imaginaire, de la romance sous toutes ses formes et de la littérature érotique. Nous proposons également des ouvrages de la vie pratique tels que : agendas, cahiers de dédicaces, Bullet journal, DIY (Do It Yourself). Pour prolonger le plaisir de votre lecture, dans notre boutique vous trouverez des goodies à collectionner ainsi que des boxes livresques disponibles toute l’année. Ouvrir un livre Evidence, c’est aller à la rencontre d’émotions exceptionnelles. Vous désirez être informés de nos publications. Pour cela, il vous su3t de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante : Email :contact@evidence-editions.com Site internet :www.evidence-boutique.com
Avertissement
Texte réservé à un public majeur et averti
Chapitre 1 Encore un refus. C’était la dixième lettre négative qu’elle recevait. Elle avait terminé ses études de lettres en juin et avait renoncé à enseigner. Elle s’était renseignée auprès de ses professeurs. Enseigner à des jeunes qui ne s’intéressaient qu’aux Manga et aux BD, très peu pour elle. Elle avait donc décidé de tenter sa chance auprès des maisons d’éditions. Elle avait postulé en envoyant une quinzaine de let tres de candidature. Neuf réponses lui étaient déjà parvenues. Toutes avec le même laïus : « Nos e*ectifs sont au complet, mais en cas de départ d’un des membres de notre personnel, nous ne manquerons pas de vous contacter, blablabla… » Heureusement pour elle, un oncle dont elle n’avait jamais entendu parler lui avait lég ué une petite fortune. Cette manne /nancière tombée du ciel lui permettait de vivre sans avoir à enchaîner les petit s boulots. Elle se coucha le vendredi soir avec un bon roman e t se prit à rêver qu’elle pourrait être celle qui corrigerait le futur prix Goncourt. Elle sourit à cette pensée puérile. Pour le moment, elle devait se contenter de lire. Elle se réveilla tard le samedi matin. C’était le dernier d’octobre et le soleil brillait dans le ciel parisien. Elle s’étira voluptueusement et jeta un coup d’œil au livre tombé sur le sol. Elle s’était endormie sans connaître le nom de l’assassin. Elle poussa un long soupir et descendit du lit pour passer dans la salle de bains contig üe. Elle se doucha, en/la un pantalon de yoga à même la peau, un débardeur et une veste de survêtement. Elle g lissa ses pieds dans des ballerines et décida de descendre chercher du pain à la boulangerie au coin de sa rue. Le facteur était passé lorsqu’elle revint. Elle feuilleta les enveloppes, facture EDF, prospectus et… une enveloppe d’une maison d’éditions. Elle jeta un coup d’œil à l’en-tête. Les éditions Patrick Nielsen & Bertrand de Villers. Ouais, probablement encore un refus. Elle haussa les épaules, elle l’ouvrirait après avoir pris son petit-déjeuner. Après tout, rien ne pressait. Elle remonta au quatrième étage, sans ascenseur, et jeta le courrier sur la table de la salle à manger. Elle passa dans la cuisine, une pièce tout en long ueur. Mais entièrement équipée. Elle prépara son café, se /t griller plusieurs tartines qu’elle beurra et recouvrit de con/ture. Par chance, elle pouvait manger tout ce qu’elle voulait sans jamais prendre un gramme. Il faut dire qu’elle s’astreignait à nager trois fois par semaine, courait tous les dimanches matin et allait un soir par semaine faire de lazumbaavec sa meilleure amie Barbara. Elle rangea son assiette dans le lave-vaisselle, nettoya le plan de travail et passa dans le séjour. Son regard se posa sur son courrier. La lettre des éditions Nielsen & De V illers dépassait de la pile. Elle s’en saisit, la décacheta soigneusement et déplia le feuillet dactylographié. Son cœur bondit dans sa poitrine en lisant le document. « Chère mademoiselle Clark, Votre candidature a retenu toute notre attention. Nous souhaiterions vous rencontrer lundi 31 octobre à
dix heures trente…, suivaient la formule de politesse et les signatures des deux associés dirigeant la maison d’éditions. Elle éclata de rire et saisit son portable sur la table. Elle composa le numéro de son amie ne doutant pas un seul instant qu’elle fut réveillée. — Barbie ! Ça y est, j’ai une touche, s’exclama-t-elle. — Carole, quelle heure est-il ? fit la voix ensommeillée de son interlocutrice. — Quoi, je te réveille ? Il est presque onze heures ! — Je suis sortie hier soir, moi… je ne fais pas ma marmotte ! Tu aurais dû venir à cette soirée, tu aurais rencontré des mecs sympas ! Barbara Léger était une jeune femme à l’esprit libre et au corps encore plus. Elle posait pour des magazines de mode, des publicités en attendant que sa carrière de mannequin ne démarre vraiment. Grande blonde aux yeux verts, elle faisait tourner toutes les têtes masculines dès qu’elle mettait les pieds quelque part. — Oh, désolée, Barbie… mais je voulais t’annoncer la nouvelle sans tarder. — Arrête de m’appeler Barbie, j’ai horreur de ce su rnom,scarole,en écorchant maugréa-t-elle volontairement le prénom de son amie. — OK, OK… je vois que tu es grognon, ce matin… à plus. Carole coupa la communication et sourit au plafond. Un rendez-vous chez Nielsen & De V illers n’était pas une offre d’embauche mais c’était la première réponse positive qu’elle recevait. Elle se lança dans le ménage, histoire de ne pas trop laisser son esprit vagabonder. Lorsqu’elle avait fait une liste des éditeurs, elle s’était intéressée aux patrons des maisons d’éditions. Pour autant qu’elle s’en souvienne, Patrick Nielsen avait un physique agréable. Des cheveux bruns et courts, des yeux bleus ou gris cachés derrière des lunettes qui lui donnaient un air sévère. Il lui tardait de le rencontrer. Son associé par contre, elle ignorait à quoi il ressemblait. Elle n’avait trouvé aucune photo de lui sur Google. — Bah, il sera certainement présent lundi matin, fit-elle à haute voix. Elle se rendit au Louvre, voir une expo de peinture. L’art l’avait toujours attirée. Mais ses talents de peintre étaient plus que médiocres. Lorsqu’elle dessinait, on aurait dit les croquis d’une enfant de cinq ans. Elle passa l’après-midi à déambuler de salle en salle, s’acheta des plats chinois en rentrant et dîna devant la télévision. Elle aurait pu aller danser avec Barbara mais les sorties en boîte de nuit ne l’intéressaient guère. À ving t-quatre ans, elle se dit qu’elle avait l’air d’une vieille ! Sa vie privée était un désastre. Elle n’avait pas couché avec un homme depuis des mois. Depuis son voyage à Barcelone pour les vacances de Pâques, en fait. Contrairement à Barbara qui ne refusait jamais de s’envoyer en l’air, comme elle disait ; Carole rêvait de rencontrer un homme dominateur, qui l’obligerait à lui obéir, qui la dresserait. Elle se demanda d’où pouvait bien venir un tel fantasme. Elle zappa d’une chaîne à une autre, ne trouvant rien qui puisse la satisfaire. Elle passa sur une chaîne du câble, déroula la liste de /lms plus ou moins érotiques et leva un sourcil en visionnant un extrait particulièrement explicite. L’histoire se déroulait dans une petite ville de province. Une jeune /lle était tombée sous la coupe d’un riche propriétaire terrien qui la destinait à devenir son esclave sexuelle. Après quelques minutes, Carole sentit son corps réag ir aux images crues. Son sexe s’humidi/a et elle passa les mains sur sa poitrine. Sa main droite se fau/la sous l’élastique de son pantalon de yoga et trouva son clitoris qu’elle commença à titiller. La jeune /lle à l’écran était en train de subir une punition. Elle était agenouillée devant un canapé, les jambes largement écartées, le front posé sur l’assise, les mains sur la nuque. Son Maître levait un fouet et l’abattait sur ses fesses rougies.
Carole accéléra les mouvements de ses doig ts et se cambra au moment où elle atteignait l’orgasme. Elle resta de longues minutes sans bouger puis elle se précipita sous la douche. Lundi matin, elle se doucha long uement, se maquilla avec soin et se planta devant son dressing . Elle voulait faire bonne impression. Elle choisit une robe portefeuille qui lui arrivait juste au-dessus des genoux, en/la des bas auto/xants, une culotte en dentelle noire et son soutien-gorge assorti. Elle g lissa les pieds dans des escarpins à talons aig uilles et jeta un coup d’œil à son reÔet. Elle en/la un perfecto en cuir rouge et arrangea son décolleté. Oui, comme ça, elle était parfaite. Sexy sans trop en faire. Elle regarda sa poitrine. La dentelle noire apparaissait dans l’échancrure de la robe. De toute façon, il était trop tard pour se changer. Elle de vait attraper un métro et se rendre à son rendez-vous. Elle descendit trois pâtés de maisons avant l’adres se des éditions Nielsen & De V illers. Parvenue à hauteur de l’immeuble, elle resta quelques minutes de l’autre côté de la rue à admirer la façade. L’édi/ce en pierre comportait six étages. De hautes fenêtres aux vitres éclatantes sous le soleil, une porte à tam bour surmontée d’une verrière donnait à l’ensemble un air rétro teinté de modernisme, agréable au regard. Elle traversa en/n et poussa la lourde porte pour se retrouver dans un hall d’accueil spacieux. Au centre de la pièce, un comptoir circulaire derrière lequel deux jeunes femmes en tailleur marine et chemisier blanc accueillaient les visiteurs. Carole se dirigea vers elles, repérant du coin de l’œil un homme en costume gris, un téléphone gre*é à l’oreille. Elle le détailla avec attention. Grand, svelte, des cheveux blonds ondulés, dont les pointes caressaient le col de sa chemise blanche. Il lui tournait le dos, mais on le sentait plein d’aisance à la façon dont il remuait les épaules. Elle stoppa devant le comptoir, attendit patiemment qu’une des hôtesses ait /ni de répondre au téléphone pour s’adresser à elle. — Bonjour, j’ai rendez-vous avec monsieur Nielsen. — Bonjour, vous êtes ? — Carole Clark. L’hôtesse, dont le badge indiquait qu’elle s’appelait Nelly, consulta son ordinateur avant de hocher la tête. — Oui, monsieur Nielsen vous attend. Vous prenez l’ascenseur derrière moi et c’est au sixième étage. À cet instant, l’homme au téléphone se retourna et Carole croisa son regard d’un bleu extraordinaire. Il la /xa un long moment, puis son regard descendit sur son corps. Elle soutint l’examen sans sourciller et le toisa carrément lorsque leurs yeux se croisèrent à nouveau. Elle refusa de baisser les siens, consciente de la dureté du regard bleu. — Euh … mademoiselle Clark, veuillez m’excuser, mais monsieur Nielsen est très à cheval sur la ponctualité. Carole se tourna brusquement vers elle, plus pour échapper au contact avec le blond que pour écouter l’hôtesse. Elle hocha la tête, contourna l’homme et se dirigea d’un pas qu’elle voulait assuré vers le s ascenseurs. Elle sentait les yeux de l’inconnu braqués dans son dos et se força à ne pas se retourner. Les portes coulissèrent devant elle, elle s’engouffra dans la cabine et ne leva le regard que lorsqu’elles se refermèrent. Elle poussa un soupir de soulagement et enfonça la touche six. La cabine se mit à monter et elle lutta pour calmer les battements de son cœur. L’échange muet l’avait mise dans tous ses états. Elle inspira bruyamment et soua en entendant la cloche de l’ascenseur. Il s’ouvrit sur un couloir aux murs tapissés de couvertures de
romans. Elle sortit de la cabine, avisa un comptoir d’accueil et avança dans le couloir. Elle se présenta à la femme qui officiait, assise devant un standard téléphonique. — Veuillez patienter quelques minutes, monsieur Nielsen est en communication. Carole la remercia d’un sourire et s’assit sur un canapé en cuir blanc dans ce qui ressemblait à un coin salon. Un catalog ue des livres édités par la maison était posé sur une table basse. Elle le feuilleta distraitement, l’esprit encore troublé par sa rencontre avec l’inconnu blond. P… Tu rêves, ma lle… un homme aussi beau ne peut sincèrement pas s’intéresser à toi. Arrête avec tes rêves de midinette… Une porte s’ouvrit la faisant sursauter. Un homme brun de grande taille s’approcha d’elle. D’après les photos vues sur Goog le, elle reconnut sans peine Patrick Nielsen. Il était beaucoup plus impressionnant en vrai. Il tendit une main large à la jeune femme. — Mademoiselle Clark ? Désolé de vous avoir fait at tendre, dit-il d’une voix grave. Un coup de /l important. Veuillez me suivre. Il la conduisit à son bureau, s’e*aça pour la laisser entrer mais pas suRsamment pour qu’elle ne le frôle pas. Elle huma son parfum au passage, mélange de no tes boisées et épicées. Elle pénétra dans une pièce magni/que. Le haut plafond était orné d’une rosace ; un lustre à pampilles vraisemblablement en cristal y pendait. Un bureau en merisier occupait l’ang le gauche de la pièce. Deux chaises en cuir noir faisaient face à la table de travail. Derrière le bureau, une bibliothèque emplie de livres reliés en cuir. Dans l’ang le droit, un salon meublé d’un canapé en L, de deux fauteuils club et d’une table de salon rectangulaire. Nielsen prit place dans son fauteuil à haut dossier et l’invita à s’asseoir face à lui. Elle croisa les jambes avec toute la grâce dont elle était capable. Le directeur de la maison d’éditions lui sourit avant de s’éclaircir la gorge. — Je suis heureux de vous recevoir, mademoiselle Clark, commença-t-il d’une voix basse et grave. J’ai étudié soigneusement votre candidature. Pourquoi avoir renoncé à enseigner ? — Tout simplement parce que je ne suis pas certaine d’être faite pour ça… j’aime la littérature et devoir essayer d’inculquer le goût de la lecture à des enfants qui ne jurent que par les consoles de jeux…, répondit-elle en plissant le nez. Nielsen éclata de rire. — Vous avez sans doute raison, rétorqua-t-il. Ou des jeunes qui ne lisent queTwilight… Carole lui sourit. Il avait l’air sympathique et avenant. Ils discutèrent un long moment de ses préférences littéraires, de son attirance pour la peinture et se trouvèrent beaucoup de goûts en commun. Cependant elle ne put s’empêcher de remarquer la façon dont il détaillait son corps. Elle avait surpris à plusieurs reprises son regard se poser sur sa poitrine, descendre le long de ses jambes ou s’arrêter au niveau de son bas-ventre. Une vag ue de chaleur était en train de la gagner. D es frémissements parcouraient son ventre, son sexe s’était mis à palpiter. Merde, ce n’était vraiment pas le moment. Il dut sentir son trouble car il la /xa droit dans les yeux. De chaleureux, son regard devint froid et dur. Elle /nit par baisser les yeux, sentant le rouge lui monter au visage. Elle n’était pas particulièrement timide pourtant. Nielsen continua de la fixer avant de dire : — Quand pourriez-vous commencer ? Je vous propose un essai de trois mois, nous avons besoin d’une correctrice qui soit aussi capable de faire de la mise en page pour nos e-books, cela vous convient-il ? Carole dut s’éclaircir la gorge avant de pouvoir répondre.

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