Exquise punition

Exquise punition

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Livres
30 pages

Description

Montez à bord de l’Orient-Express pour un voyage tout en sensualité et en surprises !

Alors que la célèbre cantatrice Colette Lefébure se languit d’une présence masculine pour la réchauffer dans sa somptueuse couchette de l’Orient-Express, voilà qu’un jeune homme débarque dans sa cabine. Il s’appelle Antoine, il est pickpocket et la supplie de l’aider : les policiers sont à ses trousses. Les hommes qui la supplient, Colette a bien du mal à leur résister, d’autant qu’Antoine est un très beau garçon dont la simple vue éveille tous ses sens. Et si elle profitait de cette occasion pour tirer avantage de la présence de ce charmant jeune homme ? Oui, Antoine peut rester. Mais pour cela, il devra lui obéir au doigt et à l’œil…
 
A propos de l’auteur
Dans la vie mouvementée de Gilles Milo-Vacéri, ponctuée d’aventures, de voyages et de rencontres singulières, l’écriture fait figure de fil rouge. C’est dans les mots que Gilles trouve son équilibre, et ce depuis toujours : ayant commencé à écrire très tôt, il a exploré tous les genres – des poèmes aux romans, en passant par le fantastique et l’érotisme – et il ne se plaît jamais tant que lorsqu’il peut partager sa passion pour l’écriture avec le plus grand nombre.

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Ajouté le 30 octobre 2015
Nombre de lectures 22
EAN13 9782280340939
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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15 mars 1931, gare de l’Est, à bord de l’Orient-Express

Ce jour-là, Roger de Fersac accueillait ses passagers en gare de l’Est, comme d’habitude. Un cri d’indignation s’éleva soudain dans la foule qui se pressait sur le quai :

– C’est incroyable ! Nous ne sommes plus en sécurité nulle part !

C’était une femme qui avait parlé. Elle avançait en lisant, marchant vers lui sans le voir, le regard entièrement dissimulé par Le Petit Parisien. Roger avait eu l’occasion d’en apercevoir les gros titres un peu plus tôt dans la gare : l’un d’eux annonçait un vol important, place Vendôme. Un grand bijoutier avait été dévalisé et la police n’avait aucune piste. Un collier de plus de cent millions de francs avait disparu.

Elle faillit le télescoper et, abaissant soudain son journal, se trouva désappointée en le trouvant face à elle.

– Oh, pardonnez-moi, monsieur ! Je suis tellement sotte ! J’avais peur que le train ne démarre sans moi, et en lisant le journal, j’ai failli vous bousculer !

Roger la contempla. Assez petite, très bien faite de sa personne, le visage angélique… Cette jolie brune lui rappelait quelqu’un sans qu’il parvienne à lui donner un nom. Si elle avait attendu comme les autres, avec sa réservation, il aurait rapidement su d’où il la connaissait.

– C’est moi qui suis désolé, mademoiselle. Roger de Fersac, pour vous servir.

Elle lui fit un sourire éblouissant et des plus charmeurs. Une réelle beauté, songea-t-il. Elle le salua d’une petite courbette.

– Enchantée, monsieur. Colette Lefébure, se présenta-t-elle à son tour d’une voix cristalline.

La lumière jaillit alors dans l’esprit de Roger. Colette Lefébure était la célèbre cantatrice du moment. À vingt-cinq ans à peine, elle avait conquis toute l’Europe et s’était produite dans les plus belles capitales du monde. Véritable prodige, cette chanteuse d’opéra couvrait trois octaves au lieu de deux et sa typologie vocale, fort éloignée des voix de salon, rivalisait avec celle des plus grands ténors en s’inscrivant dans le registre dramatique, selon ses pairs. La perle de l’opéra français était à bord de sa voiture !

– Comme je suis fier de vous accueillir, mademoiselle ! s’écria-t-il avec un plaisir sincère.

Il l’avait entendue dans une représentation de La Traviata de Verdi. Elle y était prima donna et avait bouleversé l’Opéra Garnier, en tenant haut la main le rôle de Violetta.

– Merci ! dit-elle de sa voix de gorge si caractéristique.

Il l’accompagna à sa cabine et discuta avec elle chemin faisant.

– Vous évoquiez le vol chez Cartier, tout à l’heure ?

– Oui, vous vous rendez compte ? Même dans ces grandes maisons, nous ne sommes pas en sécurité et nous pouvons y rencontrer des voleurs ! Mon Dieu, dans quel monde vivons-nous !

Il hocha la tête, tout en déposant ses bagages.

– Je repasserai vous voir plus tard, mademoiselle. Je dois installer les autres passagers. À tout à l’heure.

L’Orient-Express, fidèle à sa réputation, quitta la gare de l’Est, sans une seule minute de retard.

***

– J’aimerais dîner au champagne, annonça Colette Lefébure, tandis que Roger la conduisait à la voiture-restaurant, où elle avait manifesté le désir de dîner.

Il avait demandé à suivre sa célèbre cliente, y compris pour le service des repas.

– Avec plaisir, mademoiselle.

Tout le monde parlait du vol qui avait eu lieu en plein jour, devant des dizaines de témoins, alors que nul n’avait pu donner une description du voleur. Les discussions allaient bon train et chacun avançait son hypothèse.

Lorsque Colette Lefébure eut fini son repas, Roger lui proposa de la raccompagner à sa cabine, mais à peine eurent-ils franchi la porte de la voiture-restaurant qu’un hurlement les figea tous les deux.

– Au voleur !

4eme couverture

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