Flash de soumise tome 1
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Description

Les Flashs de soumise sont des moments marquants de la vie d’une femme qui ne jouit que pour et par son Maître.


Elle rencontrera ce dernier par le biais d’internet.


Entrez dans la peau de la soumise, depuis son premier contact par ordinateur interposé, sans savoir qui est son Maître ni à quoi il ressemble, jusqu’à l’inévitable rencontre... Sa vie en dehors de son Maître n’a que peu d’importance, aussi cela n’a rien à faire dans ce récit.


Présenté de manière chronologique, marquant sa progression vers ce qu’elle doit être... souhaite être, sans le dire, sans le savoir, depuis le début ; les aventures de la soumise vous attendent !


Elle est ce que beaucoup de femmes souhaiteraient être, sans doute, assurément, avidement ?



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 15
EAN13 9782377805525
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Flash de soumise
1 – Point de départ

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Artham Kwisatch
 
 
Flash de soumise
1 – Point de départ
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Libertine Editions 2020

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 
 
 
 
Avertissement

 
Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
Avant-propos

 
 
 
Les flashs de soumise sont des moments marquants de la vie de la soumise, dont l’identité a bien entendu été préservée. Elle peut être une personne réelle, ou bien simplement sortie de l’imaginaire de l’auteur. Sa vie en dehors de son Maître n’a que peu d’importance, aussi, elle n’a rien à faire dans ces récits. Ces derniers sont présentés de manière chronologique, marquant sa progression vers ce qu’elle doit être… souhaite être sans le dire, depuis le début.
 
 
 
 
Le Maître

 
 
 
Le Maître roulait, il était au volant et, devant lui, le paysage s’ouvrait. Au loin, le lever du soleil, brume écarlate, qui laissait poindre un jour nouveau ; le ciel parsemé de nuages moutonnant comme dans un tableau d’Eugène Boudin. Des teintes allant de l’indigo à l’orange vif se dévoilaient progressivement devant lui. Il quittait l’obscurité pour se diriger vers la lumière.
Il revoyait les mots de sa soumise incrustés sur son écran alors que, pour la première fois, ils avaient échangé une intimité toute particulière. Il repensait à cette heure et demie. Tout comme le soleil allait se lever à l’horizon, lui aussi entrevoyait le début de ce qui s’annonçait être un beau début, une belle histoire peut-être. Et même si, durant cette première session, peu de choses s’étaient réellement passées, c’était plutôt la satisfaction qui dominait dans son esprit.
Son travail l’obligeait à se lever vraiment tôt. Mais pour donner et prendre du plaisir, il était prêt à rogner, voire sacrifier sa nuit, toujours courte. Il n’avait pas pour vocation ou unique but dans la vie d’être Maître, non. Cela lui était venu soudainement, il l’avait plutôt subi, comme un coup de poignard. Une secousse dans sa vie de famille tranquille et posée. De loin en loin, la blessure saignait et la douleur initiale se ravivait. Mais cela lui permettait d’endosser ce costume de Maître. Un rôle de composition, mais qui correspondait à une partie de lui-même qu’il ignorait et qui se faisait jour petit à petit.
Oh, certes, il avait, quelques années auparavant, écrit des petits textes dans le cadre de ses jeux où, là aussi, il incarnait un personnage, noble imbu de lui-même, et terriblement séduisant et séducteur. Ce personnage avait eu quelques succès et conquêtes, lesquels s’étaient volontiers prêtés au jeu de décrire des actes sexuels virtuels. Il s’y était découvert un certain talent pour la narration alors que ce n’était pas, a priori, son domaine de prédilection. À présent qu’un barrage avait cédé, il allait pouvoir donner libre cours à ses fantasmes, d’autant plus qu’il l’avait trouvée, elle.
Assumer n’était pas son fort, disons que cela se faisait surtout intérieurement. Il se savait incompétent, faible, en proie au doute permanent. Son rôle de Maître s’y prêtait mal, mais il avait l’avantage de le forcer un peu à être plus sûr de lui, plus autoritaire et, dans son imaginaire, plus attirant et attractif.
Cela avait visiblement marché. Même s’il n’en comprenait pas toutes les raisons, il avait décidé de ne pas s’y attarder pour le moment. Après tout, une attirance était le fruit de la rencontre de deux désirs. De cela, il pouvait être certain.
De retour à la réalité, il fit une embardée au bord de la route, il était sans aucun doute particulièrement fatigué, plus qu’il ne l’aurait pensé. La journée serait longue, mais elle était à lui, et il se sentait le roi du monde à ce moment particulier, euphorisant. Une sensation qu’il connaissait et dont il n’ignorait pas les effets, hélas ! trop brefs. Par essence, ce qui a monté doit redescendre selon les lois de l’attraction terrestre.
Mais l’instant était encore parfait, il ne servait à rien d’en anticiper la fin. Il imaginait déjà ce qu’il demanderait à sa soumise la prochaine fois, quelles astuces il trouverait pour la faire entrer dans cet état d’esprit qui lui ouvrirait les portes du paradis. Le paradis étant bien entendu le fait qu’elle obéisse et atteigne le 7 e  ciel. Ce qui, par ricochet, lui donnerait, à lui, tout ce qu’il fallait pour être en capacité d’y accéder également. Cette simple pensée lui titillait les sens, lui donnant un coup de fouet afin d’arriver à bon port sans encombre. Il savait que son téléphone serait son meilleur ami toute la journée, qu’il lui demanderait de raconter encore et encore chaque petit détail. Elle le ferait, bon gré mal gré, n’étant pas dans l’analyse permanente. Et il s’en servirait pour mieux la dominer, avec son assentiment, la véritable domination n’étant que la révélation, à la soumise, de son état.
La prise de conscience d’être prête à tout pour un orgasme, d’être au service du plaisir procuré par l’autre, parfois contre sa volonté : voilà le but ultime du Maître. Faire que sa soumise soit l’esclave du plaisir que seul son Maître peut lui procurer.
 
 
 
 
La soumise

 
 
 
Elle venait de connaître son premier orgasme… Et c’était seule, dans sa chambre, en s’adonnant à des attouchements, aidée de son vibromasseur spécial point G, qu’elle avait pu le faire. Elle se sentait tellement apaisée… Toutes les fois où elle avait tenté précédemment d’y parvenir, elle n’arrivait finalement qu’à augmenter sa frustration, plafonnant à un certain degré de plaisir.
Il fallait dire que cette fois-ci son imagination avait été particulièrement stimulée. Des mots et quelques photos plus que suggestives l’avaient poussée au-delà du point de non-retour.
Car, si elle n’avait effectivement personne avec elle à l’intérieur de sa chambre, elle avait communiqué avec son Maître tout au long de l’ascension des sensations. C’est sa présence virtuelle qui avait permis, voire déclenché, tout cela. Mais si tout en elle ressentait cette plénitude, une pointe d’inquiétude perçait.
Son Maître serait-il là demain pour elle ? Son Maître accepterait-il ses défauts, son physique, ses blocages ? Comment son Maître allait-il la juger ? Comment allait-elle faire pour ne pas tout lui céder ?
Son Maître comprendrait-il qu’elle n’était pas du tout prête à le rencontrer et à pratiquer tout ce qu’il avait évoqué, et ce qu’il évoquerait sans aucun doute ?
Serait-elle seulement capable de le toucher s’ils se voyaient ? Se voir était de toute manière hors de question. Enfin, pour le moment du moins. Pas avant… longtemps, ou jamais ou, en tout cas, assez longtemps pour que… Pour que quoi, déjà ?
Seule, sous la couette, elle entendait les bruits de la maison et savait qu’elle ne pourrait rester indéfiniment dans ses réflexions, dont elle n’était d’ailleurs pas particulièrement friande. L’introspection la conduisait par trop à une forme de renfermement sur elle-même.
 
Elle passa ses mains sur son corps en souvenir de ce qu’elle avait ressenti, de la montée progressive vers le plaisir en lisant les pensées du Maître et les descriptions de ce qu’il lui ferait s’il avait été dans la même pièce qu’elle. Cela l’avait mise dans un état second qu’elle n’avait jamais connu, mais qu’elle avait espéré depuis qu’elle avait commencé à avoir des envies. C’était venu tardivement dans sa vie. Si tard que, finalement, elle avait un peu de difficulté à se reconnecter avec les hommes, sur le plan sexuel en tout cas. Car un certain nombre gravitait autour d’elle, elle avait, qui plus est, cette forme particulière de franchise qui faisait que, si on lui posait des questions sur cet aspect de sa vie, elle répondait aussi clairement que possible.
C’est d’ailleurs cela qui avait permis la connexion avec son Maître… Elle était patiente, mais elle devait s’avouer que ce n’était pas trop tôt. Elle avait d’ailleurs été surprise que le plaisir soit venu dès leur premier échange véritablement chaud. Elle qui s’était persuadée, du moins dans son discours, qu’elle n’y arriverait jamais. Cela lui ouvrait tout un tas de perspectives qu’elle préférerait ne pas envisager pour le moment, mais une partie d’elle-même y pensait.
Le Maître semblait ne pas avoir de limites et seule la pudeur la retenait d’exprimer tout qui lui ferait plaisir. Elle préférait laisser le Maître exposer ses propres fantasmes, cela semblait déjà assez vaste pour qu’elle puisse y trouver largement de quoi atteindre le 7 e  ciel. Puis, par petites touches, lorsqu’elle en sentirait le courage, elle proposerait ses rêves à elle. Il fallait aussi dire que le Maître avait tellement de propositions et de variété que cela nourrissait sa libido.
En revanche, le Maître avait bien compris que, lorsqu’elle était excitée, elle non plus n’avait plus trop de limites, notamment en ce qui concernait les mots que le Maître était autorisé à dire pour la qualifier et qu’il lui faisait réécrire, la rabaissant, l’obligeant à se traiter de… différents termes qu’elle avait pourtant refusé d’emblée lors d’une de leurs premières conversations. Cet aspect-là, elle n’était pas certaine de l’apprécier, tout en ne le détestant pas. Disons que pour éviter de devenir sa chose, il faudrait qu’elle soit particulièrement tranchante et déterminée à le repousser ou le calmer. Ça aussi, elle savait faire, repousser, elle l’avait fait pendant une bonne partie de son adolescence.
Restait à savoir si elle aurait la force de le faire…
 
 
 
 
Chapitre commande

 
 
 
La soumise était prête, enfin seule, dans sa chambre. Certes, il était tard, mais elle avait des obligations qui l’empêchaient de faire ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Sa situation ne lui permettait pas d’avoir un domicile rien qu’à elle.
Internet aidant, la distance, le fait que le Maître ait une vie de famille, rendait les choses à la fois claires, compliquées, tentantes, impossibles et, de ce fait, évidentes. Les risques, pour elle, étaient quasiment nuls, et pour lui absolument effrayants. Le parfait équilibre pour qu’elle soit rassurée sur la confidentialité de tout ce qui s’était déjà passé et de tout ce qui se passerait… peut-être.
Avec lui, elle pouvait enfin se confier sur toutes ces choses personnelles et extrêmement privées qu’elle vivait ou au contraire ne vivait pas. De ce fait, les blocages qui la contraignaient jusque dans sa vie de tous les jours s’en trouvaient atténués, même s’ils ressurgissaient toujours aux mauvais moments.
Le Maître, comme il avait voulu qu’elle l’appelle, posait beaucoup de questions et cela lui facilitait la tâche. Cependant, nombre d’entre elles étaient des plus gênantes, vraiment très personnelles, intimes en somme. Car, généralement, elles touchaient toutes au sexe. Le Maître s’intéressait peu à d’autres sujets.
Il faut dire qu’il l’avait rencontrée pour d’autres motifs et que, de fil en aiguille, il avait déjà nombre d’informations sur la vie de la soumise. Mais, lorsque, pour une raison inconnue, le sujet de ses expériences sexuelles était venu sur la table, elle avait immédiatement saisi la balle au bond, tout comme le Maître d’ailleurs. Et si, au tout début, il avait été extrêmement prudent, utilisant des mots choisis et distingués, rapidement leurs rapports avaient changé de nature.
Aussi, le Maître profitait de cette porte qu’elle avait laissée volontairement ouverte, pour s’introduire un peu partout en elle. Et les questions avaient fusé.
Quelles expériences elle avait eues, homme ou femme ?
Se touchait-elle ? Si oui, souvent ? Depuis quand ? Combien de doigts et où ? Si elle voulait plus ? Que s’introduisait-elle ? Qu’avait-elle essayé ? Le faisait-elle souvent ? Où le faisait-elle ? Quand le faisait-elle ? Faisait-elle des photos ? Des vidéos ? Par Internet ? Par téléphone ? Est-ce que parler avec le Maître l’excitait et lui plaisait ?
Le Maître était un peu bête, avait-elle pensé au début, si elle ne voulait pas plus, pourquoi communiquerait-elle avec lui ainsi ? Puis, elle avait réalisé que le Maître lui faisait avouer toutes ces informations pour qu’elle les extériorise, les accepte, les assimile, les réclame et, finalement, le supplie pour faire des choses… La plupart du temps, cela l’excitait. Mais parfois, cela la bloquait, lorsque le Maître demandait trop d’éléments précis, ou qu’elle devait lui communiquer verbalement les réponses. Cependant, un modus vivendi était rapidement apparu, et le Maître, malgré quelques faux pas, lui convenait parfaitement. Il trouvait les mots qui déclenchaient son plaisir et son désir.
Seule dans son lit, protégée par sa couette et ses couvertures, elle se faisait une sorte de maison en taille réduite ; elle était là, impatiente, elle savait que son jouet était à portée de main et qu’elle s’en servirait si le besoin s’en faisait sentir. Elle était prête à toute éventualité. Fébrile, elle espérait que son Maître la pousse suffisamment pour qu’elle utilise tout ce qu’elle avait préparé.
Parfois, elle n’était pas du tout d’humeur, mais il savait trouver les mots pour lui faire retrouver l’envie. Il s’insinuait dans ses failles, profitant de ses faiblesses, pourtant, elle aimait qu’il agisse ainsi. Et, le savoir la faisait espérer qu’à chacun de leur contact cela se produise, voire se reproduise. Souvent, elle résistait, elle donnait l’impression de lutter vaillamment, comme un château de sable face à la marée montante. Mais elle contrefaisait cette résistance, apparaissant calme, froide et distante, mais, à l’intérieur, c’était tout le contraire. C’est pour cette raison qu’elle refusait d’avoir le Maître oralement dans ces moments-là, de peur qu’il ne perçoive son état réel dans les trémolos de sa voix, cette voix qu’elle haïssait et qui la trahissait très souvent, se dérobant parfois tout simplement, la laissant comme mutique et, dans de rares cas, aphone.
Quoi qu’il en soit, tout ceci l’avait plus qu’émoustillée, son esprit passait de son jouet à son Maître et elle commençait à perdre patience.
Heureusement, elle avait cette capacité à fractionner ses pensées. Et, en cet instant précis, elle tuait le temps sur des jeux Internet qu’elle aimait bien, se changeant les idées.
Il y avait aussi son roman coquin, voire plus que coquin, mais elle préférait ne pas y toucher pour le moment. Elle avait de nombreuses lectures du même type à son actif. Internet aidant, elle en possédait un nombre certain, sans que cela encombre sa chambre, ou que quelqu’un de sa famille s’interroge sur ces lectures, celles-ci étant dématérialisées. Cependant, elle les dévorait si vite, quand elle en avait, qu’elle les distillait aussi doucement que possible. Il faut dire que ces romans lui faisaient beaucoup d’effet, après, elle faisait souvent des rêves… humides dont sa conscience ne gardait pas de souvenir la plupart du temps, contrairement aux draps.
 
Le Maître se faisait désirer, mais il avait lui aussi des obligations et elle préférait d’ailleurs ne pas s’y attarder, de peur que sa conscience ne la tracasse et ne vienne du même coup calmer ses ardeurs.
Autant que possible, elle avait tenté de préserver sur elle quelques détails vraiment gênants, mais le Maître les avait pointés du doigt, ces petits riens qui faisaient tout. Il en était friand et elle avait dû avouer ces précisions embarrassantes.
En particulier, la façon dont elle s’était procuré son assistant de plaisir, comme elle l’appelait. Elle se souvenait encore de leur conversation d’alors.
— Soumise, comment as-tu eu ton jouet ?
— Je l’ai acheté si tu veux tout savoir, Maître.
— Certes, mais où quand comment et… avec qui ?
— J’étais seule, Maître.
— Et c’était quand ?
— Il n’y a pas si longtemps…
— Je vois, c’est clair, soumise, mais tu verras qu’il ne sert à rien d’éluder mes questions, alors cinq ans, un an, un mois ?
— La réponse 2, Maître, est la plus proche de la réalité.
— Bien, et où était-ce, soumise ?
— Là où j’étais à ce moment-là, Maître.
— Fort bien, soumise, il va donc falloir que je t’ordonne d’aller faire une pénitence.
La pénitence était une forme de punition lorsque la soumise n’était pas très obéissante. Il s’agissait d’aller dans les toilettes, de se mettre à quatre pattes, avec parfois l’obligation de faire toucher aux tétons le sol. Puis, culotte baissée, de s’enfoncer un, deux, puis trois doigts dans l’anus, les enfonçant le plus loin possible et, d’un coup, les ressortir rapidement. Le nombre de ces pénitences était variable. Elle aimait tout en détestant, s’étant une fois complètement défoncé l’anus pour complaire à son Maître, et, même si elle refusait de le lui dire, parce qu’elle avait adoré cela, forçant au maximum.
— Non, Maître, s’il vous plaît, je l’ai acheté en magasin spécialisé.
— Bien, soumise, tu vois quand tu veux. Par Internet donc ?
— Non, Maître.
— Je vois, tu es coquine, ma soumise. Cela t’a excitée d’y aller, alors ?
— Oui, Maître.
Elle préférait ne plus donner de détails, car le Maître s’en servait contre elle. Enfin, contre elle… sur elle plutôt. Non pas que ce fût désagréable, mais le Maître prenait trop de pouvoir. Par conséquent, les limites qu’elle avait édictées s’en trouveraient dépassées si son plaisir commençait à dépendre de lui.
 
Un signal sur son logiciel de communication l’informa soudain d’une connexion. Ha ! C’était lui, enfin !!!
Mais, hors de question qu’il puisse percevoir son impatience, il fallait qu’elle se contienne.
Surtout que c’était lui qui semblait marquer des signes d’urgence. Il lui avait parlé à plusieurs reprises de cette fameuse commande de jouets, par petites touches, les contours de différents besoins s’étaient dessinés.
— Bonsoir, soumise.
— Bonsoir, Maître.
— Alors, ça y est, tu t’es décidée ?
— Oui, Maître, mais j’hésite encore, je n’ai pas votre expérience, Maître, dit-elle, un peu moqueuse, mais commençant d’ores et déjà à s’exciter à l’idée d’avouer ce à quoi elle aspirait.
— Ce n’est rien, je suis là pour ça, soumise, alors, faisons un petit tour d’horizon et pour cela, il te faudra répondre le plus sincèrement à mes questions. Y es-tu prête, soumise ???
— Oui, Maître, répondit-elle, gênée et de plus en plus excitée.
— Bien, dis-moi quels trous ont besoin d’être sollicités, soumise ?
Elle ne répondit rien, mais envoya une émoticône « gênée ».
— Je vois, il va falloir que je pose des questions auxquelles tu répondras par oui ou non, c’est cela, soumise ?
« Hum hum » serait sa seule réponse. Elle en usait, voire en abusait, lorsque son blocage se faisait sentir, mais qu’elle tenait à ce que le Maître comprenne que c’est le oui qu’elle signifiait sans avoir à l’écrire.
— En as-tu besoin pour remplir ta chatte, soumise ?
… Pas de réponse. La soumise était bloquée.
— Soumise, est-ce que tu as besoin de jouets pour devant ?
— Hum hum.
— Pour stimuler ou remplir ?
— Les deux, Maître, réussit-elle à dire.
— Entendu, donc tu sais ce que cela signifie. Qu’il te faut un bon gode.
— Hum hum.
— Bien et tu as besoin aussi de quelque chose pour derrière, soumise ?
— Hum hum.
— Comme pour devant pour remplir et stimuler, soumise ?
— Hum hum.
— Parfait, ma soumise. J’imagine que tu as donc besoin de deux ustensiles comme j’avais initialement proposé. As-tu fait ton choix parmi les propositions que je t’avais suggérées, soumise ?
Pas de réponse de la soumise, mais le Maître reçut un lien Internet qui menait l’image d’un article sur un site de vente d’accessoires sexuels. Il s’agissait d’un mini plug anal rose.
Rapidement, un deuxième lien fut envoyé et donc reçu par le Maître. Et cette fois, il menait à un godemichet noir d’une assez belle taille, équipé d’une ventouse. Il était plutôt réaliste et possédait même une paire de testicules.
— Eh bien, ma soumise, je vois que tu es plutôt gourmande. Est-ce tout, soumise ?
— Non, Maître. J’ai… aussi pensé à ce que vous m’aviez dit pour, vous savez le dernier « petit détail ».
— Ha, tu veux parler des boules anales vibrantes. Le modèle idéal est un peu cher, soumise.
Pas de réponse, mais à nouveau un lien. C’était un ensemble de boules métalliques reliées ensemble par une forte tige avec, au bout, un manche muni d’un mécanisme. Le descriptif indiquait qu’il y avait trois vitesses de vibration. L’article était en outre visiblement soldé, une promotion qui tombait à pic dans l’esprit de la soumise, comme si le hasard lui faisait un clin d’œil.
— Je vois, ma soumise, on dirait que le destin te pressentait pour cet objet. Est-ce tout, soumise ?
— Non, Maître.
— Tiens donc et qu’as-tu commandé d’autre, soumise ?
— Pour le moment, rien, Maître.
— Comment cela, rien, soumise ?
— Je n’ai encore rien commandé, Maître, fit-elle, espiègle.
— Pourquoi n’as-tu pas commandé, soumise ?
— J’attendais votre ordre, Maître.
— Eh bien, je te donne l’ordre de commander.
— Certes, Maître, tu es sûr de ce que tu me demandes de faire ? interrogea-t-elle, en repassant une nouvelle fois au tutoiement.
— Heu, laisse-moi réfléchir, soumise. Ha si, tu m’as parlé d’autres articles, lesquels sont-ils ?
— Des dessous, Maître.
— Ho, ho des dessous, parfait, tu veux plaire à ton Maître, soumise. Montre-moi ces articles !
— Non, Maître, pas ceux-là.
— Allons, soumise, puisque ton Maître le demande, tu dois t’exécuter. Tu me montres ce qui doit entrer, mais pas ce qui recouvre là où cela doit entrer. Avoue que c’est un peu étrange, soumise.
— Entendu, Maître, mais aucun commentaire, je te prie, finit-elle par lâcher au bout de longues minutes de silence.
Après quelque temps, le Maître reçut deux autres liens de dessous coquins. Ils étaient affriolants, l’un bleu clair et l’autre rouge éclatant, bien moins sage que le premier, il était largement plus garni de zones masquant à peine ce qu’il était censé contenir.
Une fois qu’il les eut admirés, le Maître reprit la conversation.
— J’espère avoir des photos de ces dessous avec toi dedans, ma belle soumise.
— Tu peux toujours rêver, Maître.
— L’espoir fait vivre, soumise. Et puis, qui sait, un peu plus tard, tu aimeras peut-être tout simplement me les montrer pour le plaisir que tu en ressentiras.
— Non, Maître, je n’aime pas me montrer.
— Pourtant, soumise, tu prends des dessous sexy, si ce n’est pas pour les faire voir, c’est pour que tu les regardes, toi, alors ?
— Non plus, Maître, je n’aime pas me regarder dans la glace. J’aime simplement porter de beaux dessous.
— Combien en as-tu, soumise ?
— Un certain nombre, Maître.
— 4, 5, 10, 20 ? Dis-le-moi, soumise.
— Je pense que c’est 6, Maître, avec les nouveaux.
— Tu pourrais donc en porter tous les jours si tu le pouvais ?
— Si j’en avais les moyens, oui, Maître.
— Bon, soumise, à présent, nous avons donc toutes les informations pour cette commande. Nous allons pouvoir procéder, je pense.
— Je ne sais pas, Maître, en êtes-vous sûr ?
— Soumise ! Passe commande !
— Bien, Maître, puisque vous en connaissez plus que moi sur le sujet.
— Parfait, alors en avant, et reviens vers moi lorsque cela sera fait. Il se peut que je t’autorise à me réclamer une session.
Les minutes passèrent, s’écoulèrent lentement pour le Maître, de son côté, la soumise s’occupait de faire au mieux, elle finalisait les éléments du paiement de ses achats.
Puis, la soumise rompit le long silence.
— Maître, j’ai un problème. Vous savez, le jouet que vous préfériez, il n’est plus disponible.
— C’est embêtant, soumise. Il va falloir y renoncer, alors.
— Justement, Maître, j’ai… fouillé un peu et j’en ai trouvé un qui y ressemble.
— Je vois, soumise, tu tiens à ce que ton anus soit traité comme il faut.
De fait, la soumise s’excitait à regarder les différents objets. Et il devenait vraiment inenvisageable de ne pas avoir ce qu’elle voulait.
Le Maître le savait et en profitait pour la faire parler plus qu’elle ne l’aurait dû.
Elle poursuivit donc en tâchant de lui donner ce qu’il voulait aussi, car cela lui plaisait de l’exciter, lui, en retour.
— Oui, Maître.
— Alors, feu vert, si c’est le modèle avec lequel nous avions hésité précédemment, soumise.
— Entendu, Maître, je procède aux derniers détails.
— Tu es parfaite, ma soumise, nous sommes mardi, ce qui nous ferait une livraison jeudi ou vendredi. Es-tu certaine de pouvoir intercepter le colis avant que d’autres n’en trouvent le contenu ?
— Normalement oui, Maître, mais vu que j’ai déjà commandé à ce magasin les autres « tenues », cela ne devrait pas attirer l’attention, si, toutefois, un imprévu venait à me faire manquer l’arrivée du facteur.
— Génial, soumise. Tu me prendras donc des photos de chacun des objets commandés, y compris les dessous, c’est compris, soumise ?
— Peut-être, Maître, en tout cas, la commande est bel et bien passée, Maître.
— Parfait, soumise, pour t’en remercier, nous allons donc en profiter pour faire une petite session.
— Non, Maître, je n’ai pas la possibilité de le faire ce soir. Et je préfère attendre la réception de mes emplettes pour entamer quoi que ce soit.
— Arf, j’imagine que je n’ai pas le choix. Enfin, je suppose que c’est nécessaire pour progresser dans ton éducation de soumise. Pourrais-je tout de même te contacter en attendant la livraison, soumise ?
— Je suis à votre service, Maître, ajouta-t-elle, espiègle, voulant ainsi faire peser son petit pouvoir à elle.
— À mon service, soumise, vraiment, dans ce cas, retire ta culotte.
— Je ne peux pas, Maître.
— Comment cela, soumise ?
— Je ne peux pas retirer ce que je n’ai pas, Maître.
— Décidément, je te trouve bien taquine. De ce fait, tu vas devoir effectivement patienter pour quoi que ce soit jusqu’à l’arrivée de tes jouets. Et je comptabiliserai tes pénitences, que tu me feras d’un seul coup ce jour-là. Je te laisse pour ce soir, soumise, sois sage !
— Bonsoir, Maître, répondit-elle, un peu déçue, mais en même temps impatiente et excitée à l’idée de ce qu’elle venait de faire, jamais elle n’aurait osé se lancer avant, avant lui. Enfin, bientôt, elle aurait tout le matériel qui lui faisait défaut, cette pensée l’aida à digérer la fin de la soirée. Elle aurait préféré que cela en soit autrement, mais, après tout, elle avait déployé tout son art pour le décourager. Elle s’y connaissait dans ce domaine l’ayant déjà pratiqué à quelques reprises, pour se protéger.
Vivement le passage du facteur.
 
 
 
 
Réception de colis

 
 
 
La soumise attend impatiente. Déjà 11 heures, mais que fait ce sacré facteur ! Avant-hier, rien, hier rien… Ça ne peut être qu’aujourd’hui, ce vendredi. Elle est seule à la maison, mais on ne sait jamais quand un invité-surprise peut pointer le bout de son nez. Au loin, la camionnette jaune passe dans l’allée qui mène au portail. Ne voulant pas se faire voir, la soumise reste à la fenêtre du salon, de plus en plus fébrile. Son ventre se contracte. La camionnette s’arrête, le facteur descend… dans ses mains seulement quelques lettres… la déception s’empare d’elle. Le facteur remonte.
Elle baisse les yeux, pestant contre les délais de livraison, se dirigeant vers le tableau de clés pour aller tout de même ouvrir la boîte aux lettres afin de relever ce satané courrier et ses factures habituelles. Elle passe ses vieilles claquettes aux pieds pour sortir, claque la porte de la maison derrière elle, et prend le chemin bitumé en descente. Du coin de l’œil, elle perçoit à nouveau la silhouette du préposé au courrier qui semble avoir finalement ouvert avec sa clé passe-partout le grand réceptacle. Son cœur se met à battre la chamade alors que le véhicule jaunâtre repart aussi sec. Elle presse le pas. Sous son t-shirt, elle sent les pointes de ses seins se dresser sous le frottement du tissu. La douce brise de cette fin de matinée s’insinue sous son haut, renforçant encore la sensation agréable. Elle semble de plus en plus certaine que le colis est arrivé. Elle n’est finalement plus si pressée et veut profiter de ce dernier moment d’incertitude et d’« innocence ».
La voici devant la grille, la boîte aux lettres est sur la gauche, insérée dans le mur d’enceinte de la propriété familiale.
Tremblante, elle a du mal à glisser la clé dans la serrure. Elle se reprend, tentant de calmer son souffle. Concentrée, elle y parvient finalement. La clé tourne dans la serrure, elle fait pivoter la porte qui s’ouvre. Et là, au centre de la boîte aux lettres, le colis !!! Comme un trésor. Ses yeux pétillent de satisfaction, elle le saisit de la main droite, la gauche s’occupant des lettres classiques et referme alors rapidement la boîte aux lettres. Puis, remontant l’allée, elle le serre contre ses seins, comme pour le protéger, avide, mais craintive.
Une fois à l’intérieur, elle jette sur la table du salon les lettres, sans importance à ses yeux, et s’empresse de se diriger vers sa chambre, ne touchant plus le sol quasiment.
Elle referme la porte derrière elle, dépose le paquet sur son grand lit, fait le tour de celui-ci et vient s’asseoir en tailleur devant l’objet tant attendu.
Elle le fixe longuement, hésitant une fois encore à franchir ce cap. Elle...

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