//img.uscri.be/pth/25ca02229b9105d62ecacdaccbe528045f581178
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF - MOBI - EPUB

sans DRM

Hasards et passions d’un instant T

De
212 pages

Les rencontres libertines de ces jouisseurs de tous âges se déroulent en tous lieux, aussi bien à l’hôtel, au sauna, en Allemagne, dans une voiture qu’à l’hôpital et même devant un public bien caché... Libérés des tabous, ils sont bien décidés à rivaliser d’imagination pour accéder au septième ciel.
Dans ces 21 nouvelles pleines d’humour, l’auteur livre une réjouissante thématique libertine. Bob, Elisa, Jean, Louise... sont surpris par l’intensité de leurs désirs et s’adonnent, sans retenue, à toutes sortes de plaisirs.
Jubilatoire !


Voir plus Voir moins

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-21272-4

 

© Edilivre, 2016

Dédicace

 

 

A Joëlle et Jacques sans lesquels je n’aurais pu écrire ce recueil

Exergue

 

 

Hâtons-nous aujourd’hui de jouir de la vie ; – Qui sait si nous serons demain ?

Jean Racin

Bob

On l’appelait Bob mais en réalité il se prénommait Robert. Ses parents l’avaient baptisé ainsi en souvenir de son grand-père paternel… La belle affaire !

Bob exerçait le métier d’infirmier avant d’être heurté violemment par une voiture qui lui avait laissé de nombreuses séquelles physiques. C’est pourquoi, depuis deux ans, il s’était reconverti dans l’informatique. Ses nouvelles fonctions sollicitaient de l’imagination, de l’astuce, de l’inventivité qu’il avait à revendre et une certaine liberté qu’il appréciait hautement.

Il avait, dans ses mouvements et son attitude, quelque chose de mal ordonné. Peut-être était-ce le fait d’une légère claudication qui s’accentuait lorsqu’il était fatigué ; Ou son accoutrement qui le faisait ressembler à un échassier ? En revanche, son sourire, lorsqu’il daignait l’accorder, permettait d’oublier ses cheveux clairsemés, ses joues creuses, ses rides profondes, ses paupières lourdes et son long nez tombant.

Bob était divorcé mais vivait encore avec son ex épouse. Elle lui avait accordé un espace suffisant pour s’isoler et lui donner l’impression d’un petit chez lui. Cette situation ne devait être que provisoire le temps que son fils, auquel il avait laissé son appartement, déménage. Malencontreusement le fiston, carriériste du moindre effort, vivait dans le pêché avec une rébarbative du travail et n’avait nullement l’intention de vider les lieux !

Bob se contentait bon gré, mal gré de sa condition. Cela créait bien souvent des tensions, très orageuses, entre ce vieux couple qui n’avait plus rien en commun. Heureusement, il fréquentait quelques copains et amis qui lui permettaient d’oublier sa situation pas vraiment enviable. L’un deux était son meilleur pote. Avec lui, il pouvait sans gêne montrer sa véritable personnalité qui n’avait rien de comparable avec son personnage habituel. En effet, tous les deux s’entendaient comme larron en foire et Bob pouvait délirer à sa guise… Enfin ! Oh, rien de vraiment philosophique dans leurs discussions ! Ils parlaient de leurs prouesses sexuelles passées et leur sujet de prédilection tournait invariablement sous la ceinture. Il arrivait d’entonner ensemble quelques chansons paillardes et de rêver de filles faciles, bien dotées par la nature et surtout très cochonnes. Bien évidemment, ils tiraient des plans sur la comète (à défaut de tirer les nanas !) en levant le coude. Il était fréquent que l’un et l’autre soient suffisamment enivrés pour croire à leurs fantasmes délirants.

L’histoire de Bob se situe lors d’une soirée abondamment arrosée.

Il était tard, et il devait se hâter de rentrer chez lui s’il ne voulait pas supporter, encore une fois, le courroux de sa mégère. Malgré les conseils avisés et insistants de son acolyte qui lui offrait un divan pour terminer la nuit et cuver tranquillement, Bob prit le volant. Ah il n’était pas frais le zig malgré la dose de caféine qu’il avait absorbée avant de partir. Le chewing-gum qu’il mâchouillait sans conviction l’écœurait à vomir. D’ailleurs, il stoppa sa petite voiture pour alimenter la terre de ses excès. Il jura, fermement comme à chaque fois, qu’il ne boirait plus ou plus autant… Le café et l’alcool prenaient un malin plaisir à se fusionner. Le mélange lui occasionnait des hauts le cœur à lui arracher les tripes. Cependant, un peu soulagé mais encore très nauséeux, il redémarra doucement, en s’efforçant de se concentrer au maximum sur la route. Il avait encore à peu près cinq kilomètres à parcourir. Ce n’était pas la mer à boire et il comptait les franchir sans complication.

Malgré son esprit embrumé, il aperçut un véhicule garé le long de la route. Une femme, la tête tournée vers le moteur, semblait dubitative et paraissait ne comprendre goutte devant tout ce souk. Arrivé à sa hauteur, il ralentit et l’interpella. Les explications de cette dernière étaient évasives : la voiture s’était arrêtée et ne voulait plus redémarrer. « C’est bien une gonzesse » pensa-t-il ! Bob s’arrêta sur le bas côté et la rejoignit d’un pas fatigué. Il dirigea un œil morne vers le moteur. Il allait devoir se salir les doigts s’il voulait examiner plus avant le problème. Sans un regard vers la femme, il trifouilla quelques fils conducteurs au hasard. Rien ne semblait anormal. Il se tourna enfin vers la conductrice et lui demanda ses clés qu’elle avait remises spontanément dans son sac. Bien évidemment, il fallut qu’elle renversât entièrement ce dernier où se trouvaient pêle-mêle un fatras d’accessoires de maquillage. Venaient s’y rajouter : miroir, agenda, téléphone, cigarettes, briquets, diverses cartes de crédit… et enfin la clé accrochée à un petit nounours usé – « un vrai sac de bonne femme » pensa-t-il. Après plusieurs essais, Bob constata que la batterie était à plat. Il fallait pousser. C’était bien sa veine ! Mais pourquoi s’était-il arrêté ? Une pluie fine et drue se mit à tomber. Putain, quelle nuit !

La nana se mit au volant et Bob poussa. Si l’instant d’avant ce crachin le glaçait jusqu’aux roubignolles, maintenant il était gagné par une suée digne d’un passage au sauna. La voiture cala une énième fois. Bordel… Malgré l’explication de Bob, la péronnelle ne comprenait toujours pas qu’il fallait passer la seconde !

Après des efforts herculéens et d’huile de coude prodigués sans compter, l’auto démarra. Il était temps. Bob, bien que presque dessoûlé, était au bord de la syncope. La conductrice l’invita à prendre un verre chez elle, histoire de le remercier de sa coopération – bah voyons ! – Il observa l’heure : deux heures sept ! La soufflante qu’il allait prendre en rentrant ! Pour la première fois, il examina la femme d’un œil expert. Elle semblait plutôt sympathique, les yeux rieurs, les lèvres charnues et le corps, petit et mince, montrait des courbes parfaites. Quelques secondes lui suffirent pour pulvériser son hésitation. « D’accord » s’entendit-il dire se surprenant lui-même !

Il la suivit un petit quart d’heure et se gara à l’emplacement qu’elle lui indiqua. L’immeuble comportait huit étages, elle stoppa l’ascenseur au septième. En temps normal il aurait immédiatement pensé, goguenard, « Le septième ciel m’attend ! ». En temps normal il aura lu l’écriteau avec attention collé sur la porte de la cabine « Attention à la marche ! » ; mais, ce matin il était vraiment trop las pour cogiter sur quoi que ce soit. Et puis, il avait beau se tourner en tous sens, aucune marche à l’horizon ! La porte de l’ascenseur s’ouvrit et Bob, le cerveau encore imbibé des vapeurs de scotch, trébucha sur cette dernière en question ; il fit un saut carpé, suivit d’un double axel et atterrit la tête la première dans le mur. Décidément, le hasard mettait bien mal en scène cette aube qui n’en finissait pas de se lever !

La fille retint de justesse un fou rire et l’aida à se relever puis fourragea dans son sac pour saisir ses clés. Bob pria pour ne pas qu’elle renversât encore une fois son contenu sur le pallier. Elle sortit, victorieuse, un gros trousseau comparable à celui d’un geôlier et ouvrit avec dextérité sa porte. Il la suivit comme un zombie. Dans son état léthargique pas question de remarquer quoi que ce soit. Il se laissa guider vers le salon où il s’affala, sans y être invité, sur le sofa. Sur la table basse étaient alignés différents alcools et immédiatement son estomac fut révulsé à la vue des spiritueux couleur pourpre ou ambrée. Elle lui proposa de se sécher en lui indiquant la salle de bain, le temps de préparer le café. Il acquiesça machinalement et s’y rendit en trainant la patte plus que jamais. Le mélange de parfums bon marché à l’odeur d’humidité ambiante, rendait l’endroit peu amène. Néanmoins, Il se décida de mettre à sécher sa veste et à s’essuyer en évitant de regarder son reflet dans le miroir. Il sortit enfin de ce réduit et trouva la donzelle assise tranquillement dans le canapé vêtue d’une mini jupe et d’un polo échancré qui ne laissaient subsister aucun doute sur son objectif.

Bob fit mine d’ignorer les charmes déployés et, tout en prenant sa tasse fumante, alla s’asseoir sur le fauteuil face à elle. Tout ce qu’il pouvait sauter à cette minute, c’était un repas. Un silence gêné s’installa. Pour détendre l’atmosphère, elle lui avoua qu’elle était étudiante à la faculté de l’hôpital où il travaillait avant cet accident condamnant partiellement sa moelle épinière puis, le questionna sans ambages, sur son handicap qu’elle avait constaté. Il lui raconta en détail les troubles endurés et les différentes interventions qu’il avait déjà subies.

Depuis, il souffrait de dysfonctionnements sexuels et, comme elle s’était spécialisée dans l’andrologie, elle lui proposa spontanément de l’examiner. Bob se laissa dévêtir docilement. Jouer au docteur lui semblait une excellente idée à condition qu’il puisse enclencher son « levier de vitesse » qui, apparemment, présentait des symptômes récalcitrants ; le lâche ! « Aller Bob, assure… tu ne devrais pas la besogner bien longtemps celle-là ! » se répétait-il. Il pensait à son ami qui aurait « sauté » sur l’occasion depuis longtemps… lui ! A ce moment précis, son sexe ressemblait plus à un lombric grabataire qu’à un jeune boa agressif. Néanmoins, ses hormones s’agitaient tel un raz de marée dans son cerveau ; obsessionnelles, telle une âme perdue. Il allait se la faire cette petite débauchée à condition qu’elle y mette du sien. Elle ne se fit pas prier et empoigna sa verge molle en la branlant d’une main experte afin de redonner à cette petite chose affligée une apparence de phallus.

Sous les caresses chevronnées de la drôlesse, Bob éjacula presque instantanément en éclaboussant copieusement la petite poitrine pommelée et ferme de sa partenaire. Elle se lécha les doigts les uns après les autres tout en le fixant effrontément dans les yeux pendant que Bob glissait sa main entre ses cuisses fines et musclées. Elle était cul nu l’impudique ! Sa chatte, totalement épilée ressemblait à celui d’une fille pré pubère. Les grandes lèvres quasi inexistantes arboraient un clitoris démesuré au dessus d’une entrée vaginale dégoulinante.

Ils se retrouvèrent rapidement tête bêche et les sensations que Bob éprouvaient étaient inénarrables. Tous ses sens surexcités, exprimaient une envie de baiser qui frôlaient la folie. Pendant qu’elle suçait sa flute enchantée, il procéda au nettoyage de printemps de son antre, dans les règles de l’art. Ses fesses rebondies et laiteuses à souhait renfermaient la délicate couronne brune de son anus qui ne semblait pas avoir encore été honorée. Il lécha la petite pastille humide et essaya de glisser un doigt dans le petit œil du cyclone qui se rétractait obstinément dès que son marteau à boules s’en approchait. Alors Bob délaissa l’issue de secours pour pénétrer par la grande porte de son intimité, comme un sauvage.

Les positions s’alternèrent. Elle n’était pas feignante au labeur et Bob loin de manquer d’imagination, la fit monter au septième ciel plusieurs fois. Elle cria grâce après deux heures de luttes acharnée. Le volcan s’éteignit peu à peu. Le combat était terminé. Maintenant, il fallait penser à rentrer. Elle s’endormit d’un coup, le laissant seul avec son grand chauve qui, bien que sec comme un coup de trique, se tenait toujours droit comme un porte-drapeau au garde à vous.

Il ramassa ses vêtements, embrassa délicatement sa comparse et s’en alla dans les brumes du petit matin.

L’air frais l’arracha de sa torpeur. Il arrangea son col et ferma sa veste. C’est à cet instant qu’il constata que ces vêtements étaient imprégnés d’une odeur douteuse. Il empestait le parfum de petite facture. Bob devait absolument s’en débarrasser ; mais comment ? Son imagination ressemblait à un avion à réaction au moment du décollage. Il fallait trouver une issue et vite ! Plus il réfléchissait, plus il s’épouvantait à l’idée de retrouver son dragon suspicieux qui ne manquerait pas de flairer, en un quart de seconde, les effluves de cette odeur tenace. Il s’assit sur le siège de la voiture, l’esprit exclusivement préoccupé à trouver une solution. Finalement, il n’avait qu’une alternative : changer de tenue, ou faire disparaitre cette odeur répugnante en la couvrant d’une autre plus prégnante, mais laquelle ? En démarrant, le pot d’échappement diffusa des gaz pestilentiels. La voilà son idée… Simuler une panne de voiture !

C’est ainsi que l’on pouvait apercevoir, à six heures du matin, un hurluberlu vaporisant toutes ses nippes au gazole l’air hagard et les mains pleines de cambouis.

Elisa

« Pour rencontrer le hasard, il faut s’y préparer » Elle s’y préparait activement !

Cela faisait des semaines qu’elle conversait sans relâche avec des inconnus, sans relâche qu’elle essayait, par le biais de sites de rencontres, de trouver un ami et plus si affinité pour combler le vide de sa vie. Au début, elle était enthousiaste et visait innocemment le gratin de la gente masculine. Cependant, très vite, elle constata qu’il était plus facile d’acheter une paire de chaussures rouges à « la Redoute » ou les « Trois Suisses », que de compulser la masse de propositions plus ou moins réalistes et bien souvent trompeuses de ces sites. Quant à elle, pas question de se considérer comme une marchandise de supermarché ; un produit avec une date limite de fraicheur que l’on évalue, achète, teste, jette ou échange quand on n’en veut plus ! Parmi les extravagants recherchant « la femme de leur vie », « la maîtresse d’un soir » sans compter les lubriques… Aucun ne s’était distingué à ses yeux. Pourtant, elle consacrait à ces investigations plus de temps qu’il en aurait fallu pour apprendre à jouer du violon ou traverser la Manche en pédalo.

Malgré la cinquantaine révolue, Elisa était encore désirable. Ses cheveux auburn, coupés à la garçonne ses grands yeux miel soulignés de khôl, son regard pétillant cherchant perpétuellement des occasions pour croquer la vie à pleines dents, son corps potelé à souhait mais souple, retenaient encore l’attention de ces messieurs.

Elle cessa de tapoter sur son clavier pour se rappeler les hommes déjà rencontrés. Aucun ne correspondait vraiment au profil décrit sur le site. Certains promenaient un durillon de comptoir, d’autres avaient abusé des soins esthétiques de photo shop pour gommer quelques années non négligeables. En un mot, tous ces hommes s’étaient largement surestimés ! Maintenant, elle les voyait avec les lunettes de la lucidité et c’était affligeant !

Combien de fois elle avait lu : Homme bien de sa personne, bonne situation, sportif, romantique, célibataire, aimant les voyages et la nature ; Mais il fallait traduire : Mec cinquante-cinq ans et plus, fonctionnaire à la poste, regardant le foot à la télé, lectures préférées « Union » ou « Play boys », vivant chez sa mère en grande banlieue ou venant d’être largué par sa dernière petite copine, cherche… : ce qu’il pourra trouver !

Elle se souvint d’un gus bien sous tout rapport… Ah, elle ne risquait pas de l’oublier celui-là ! Les émotions sont tellement différentes, subjectives, aléatoires en fonction des personnages. Ce fut un échec monumental. Elle n’eut même pas le temps d’enlever son slip que l’excité avait joui avant le début des hostilités. Battu par KO avant le premier round !

Lasse, elle s’était pourtant laissée convaincre de rencontrer un humanoïde qui, finalement ne lui plaisait absolument pas. D’abord, elle le vit de dos et se douta immédiatement qu’il la cherchait. Elle alla se placer devant lui et se présenta. C’est à ce moment que Cupidon tira. Elisa resta tétanisée par la flèche plantée en pleine poitrine. Son cœur explosa comme une bombe à fission, ses jambes subirent un tremblement de terre force sept, ses mains trépidèrent comme un ivrogne en manque. Un tsunami qui renversa tout sur son passage ; un choc paroxysmique la terrifia. Il fallut toute sa volonté pour retrouver un semblant de contenance et le regarder à nouveau. De corpulence moyenne, l’œil bleu et pénétrant, le cheveu poivre et sel coupé en brosse, le regard mordant et aguerrit, le sourire de circonstance… En un mot rien de transcendant et pourtant… Après une balade dans les rues de Paris en devisant sur tout et rien, ils convinrent d’une autre rencontre. Il lui proposa un après-midi au club naturiste. Elle allait devoir montrer ses fesses ; perspective qui lui déplaisait au plus haut point. Cependant, elle avait accepté plus par bravade que par envie. Et puis, après Cupidon, Eros était entré dans le jeu. Mais de quoi se mêlaient-ils ? Que venaient-ils faire, tous les deux, dans sa vie si pénarde, si organisée, si conventionnelle ; trop peut-être ?

Ses pensées convergeaient constamment vers cet inconnu et pas que des pensées pures… Elle voulait se le farcir au moins une fois ! Ah la crispation de ses mâchoires, l’éclat de ses yeux, et ses mains… Ah quelles mains, fortes, délicates et douces à la fois. Peu importait, c’était ses mains et elles étaient exceptionnelles. Elle ne pouvait pas reluquer ces mains sans penser qu’elles se posaient sur son corps… Elisa frissonna. Il y avait aussi ses bras ; Ah, mon Dieu, quels bras ! Si forts, si beaux, faits pour étreindre, pour embrasser, pour protéger, pour réconforter. Et cette bouche ! Si sensuelle, si cruelle et si passionnée. Elle la désirait tant cette bouche ! Eros n’avait vraiment pas chipoté et tant mieux. Enfin un homme qui la faisait fantasmer !

Allongée sur son lit, la chaleur l’enveloppa. Elle pensait encore à lui. Elisa se remémorait les lignes de son visage. Elle imaginait ses mains parcourant les courbes de son corps. Le désir la consumait comme une brûlure, une envie qui ne s’estomperait pas tant qu’elle ne se laisserait pas aller à se caresser. Elle ne résisterait plus longtemps. Le ciment de sa pudeur s’effritait. Elle frôla ses seins, ses mains descendirent plus bas sur son ventre, puis elles glissèrent sous son string. Très excitée, Elisa massa son clitoris délicatement pour faire monter le plaisir. Elle était toute trempée et cela lui plaisait. Elle se cambra et prit un malin plaisir à presser plus fort sur sa vulve. Des spasmes parcoururent son corps. Soudain une explosion de jouissance l’envahit… Elle était apaisée !

Avec un tel état d’esprit, elle était prête à toutes les compromissions – ou presque – pour le revoir.

Elisa fit la moue. Montrer un bout de sein, la rendait littéralement malade. Néanmoins, comme elle ne voulait pas mourir idiote, elle exposerait son corps juste pour être près de lui. Elle n’en mourrait pas pour autant, « un moment de honte est si vite passé » disait sa grand-mère ! Facile à dire, beaucoup moins à faire… Plus le jour « J » approchait, plus elle paniquait. Elle en était certaine maintenant, ça n’allait pas être du gâteau !

Jamais une seconde n’avait ressemblé autant à une minute. Le temps semblait dilaté, déformé comme de la pâte à modeler que l’on étirait mollement. Elle ressentait ce vertige propre au franchissement d’un point de non retour ; ou lorsque, comme elle, on comprend que l’on est pris au piège. C’était l’heure, il l’attendait, il fallait entrer.

Elle aurait du s’en douter… Pas de cabine de déshabillage, elle devait se découvrir au milieu des vestiaires face aux regards faussement indifférents. Quelle horreur ! Comment échapper aux attentions concupiscentes ? Une subite et intense activité cérébrale lui donna cette impression de ralenti. Elle eut soudain une idée de génie : les toilettes. Elisa en sortit drapée d’une petite serviette qui ne pouvait cacher qu’une partie de son anatomie. Soit elle protégeait ses fesses, soit ses seins. Affublée de cette mini étole, elle se rendit tant bien que mal jusqu’aux douches accolées les unes aux autres. Un grand rideau en plastic protégeait des regards indiscrets ceux qui y entraient. Quand Elisa constata qu’il n’y avait plus personne à l’intérieur, elle s’y engouffra précipitamment et n’était pas prête d’en sortir ! Inopinément, elle entendit un importun fredonner doucement près d’elle. Elisa ne l’avait pas vu arriver. Elle fut frappée de cette stupeur qui nous gifle lorsque l’on claque sa porte avec les clés à l’intérieur, lorsque l’on brise ce qui ne pourra pas être réparé. Elle se para hâtivement de sa petite serviette et détala à la vitesse du son. Elle tomba nez à nez devant son boy friend qui l’attendait patiemment nu comme un ver. Ah, comme il devait rire in petto celui-là. Comme elle s’en voulait d’avoir accepté !

Toujours enveloppée de son semblant cache sexe, l’homme l’entraîna au hammam puis au sauna. Jusqu’à présent, Elisa s’en était plutôt bien sortie et se félicita de sa maîtrise, mais elle n’avait pas bu le vin jusqu’à la lie… Il restait l’épreuve de la piscine. Comment nager avec une serviette aussi courte soit-elle, sans se ridiculiser ? Elle se résigna et s’en départit, s’immergea immédiatement et nagea. On devait lui voir jusqu’au troufignon et cette idée la terrifia. Après quelques gesticulations dans une eau douçâtre et épouvantablement javellisée, elle décida que le grand jeu était terminé. Il était temps pour elle d’abandonner l’ère préhistorique pour revenir dans un monde civilisé.

Sur le chemin du retour, il lui proposa gentiment de l’inviter à diner soit au restaurant, soit chez lui. Elisa n’hésita pas une seconde : c’était chez lui. Même si sa libido ces temps-ci ressemblait plus à celle d’un mollusque qu’à une chatte en chaleur, elle était émoustillée à l’idée que la soirée se terminerait, peut-être en apothéose. Elle se retrouva dans sa petite garçonnière, un verre à la main, observant son environnement. L’antre de la bête n’avait rien de particulier. Quelques tableaux d’un vieil oncle gisaient sur des murs blancs. Une toile cirée recouvrait une table ronde et quatre chaises, deux meubles et un canapé sur lequel ils étaient assis. Il parlait en conquérant, elle l’écoutait l’air niais. L’hallali sonnait enfin pour elle !

Après un diner aux chandelles – mais oui ! – elle s’allongea près de lui prenant soin de garder ses sous-vêtements afin qu’il la trouve plus séduisante...

Avertissement

Ce thème est destiné à un public légalement majeur et averti. Il contient des textes et certaines images à caractère érotique ou sexuel.

En entrant sur cette page, vous certifiez :

  • 1. avoir atteint l'âge légal de majorité de votre pays de résidence.
  • 2. avoir pris connaissance du caractère érotique de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 4. vous engager à ne pas diffuser le contenu de ce document.
  • 5. consulter ce document à titre purement personnel en n'impliquant aucune société ou organisme d'État.
  • 6. vous engager à mettre en oeuvre tous les moyens existants à ce jour pour empêcher n'importe quel mineur d'accéder à ce document.
  • 7. déclarer n'être choqué(e) par aucun type de sexualité.

Nous nous dégageons de toute responsabilité en cas de non-respect des points précédemment énumérés.