Il était une première fois (érotique gay)
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Il était une première fois

Jean-Marc Brières
Pulp de 320 000 caractères
Au fil des jours, un fils de métayer m'enseigne ce que tous jeunes damoiseaux se doit de connaître quant aux turpitudes causées par le sexe et surtout la façon de remédier à leurs inconvénients tout en retirant le plus de joies possible. Il précise que cela n'est point faire offense à Dieu que de s'adonner à ces plaisirs puisque Dieu nous a bellement outillé afin que nous les prissions, ces plaisirs-là.
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EAN13 9782363077707
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Il était une première fois
Jean-Marc Brières
Chapitre 1 - Histoire du ci-devant Baron Robert
Dernière fille d'une lignée célèbre, comptant nombre de cardinaux, d'évêques, d'éminents diplomates et autres valeureux va-t-en-guerre (même un maréchal !), mère épouse un hobereau campagnard aux cassettes, goussets et coffres divers emplis d'espèces sonnantes et trébuchantes. Faute de ce faire, la lignée s'éteignait dans une grande misère : plus un maravédis. À telle enseigne qu'une vente éventuelle du château, hypothéqué bien au-delà de sa valeur foncière, tout comme le parc, les métairies, les terres et forêts, n'eût fait qu'aggraver la situation.
Père, le susdit hobereau, homme charitable, mais surtout épris de la belle malgré ses quelque 15 années de plus que lui, ébloui par le nom et le renom, met sa fortune à la disposition de l'illustre famille. Il règle les dettes, pourvoit au rétablissement d'un train de vie digne d'une maison princière. La glorieuse lignée, tout au moins ce qu'il en reste, s'empresse de paraître et de festoyer comme il en allait jadis durant les temps bénis.
Père s'échine au travail, mère et les siens dépensent. Sans cesse on harcèle le pauvre homme afin qu'il finance telle opération de tel cousin ou tel mariage de telle cousine, qu'il pourvoit aux frais de bouche comme à ceux d'amusements et autres peccadilles inhérentes à la vie d'aristocrates respectueux de leur rang. Travaillant d'arrache pied de matines à 21 heures, on le tient à l'écart de la vie de château, se contentant de le savoir gousset ouvert afin de régler ce que l'on appelle avec commisération les menus plaisirs de la vie.
Deux années s'écoulent en vie fastueuse. Mère ignore presque qu'elle a un mari.
Par un beau matin de printemps, alors qu'elle fulmine pour quelque raison anodine, reprochant à son époux de n'être pas à la hauteur de son épousée et du rang qu'elle occupe, père, exaspéré, la remet à sa place. Prenant ce qu'il surnomme un « ton mondain », bouche en cul de poule, il rétorque :
— Fi donc, ma mie ! Nous sommes deux, s'agissant des devoirs dus à l'illustre nom de vos ancêtres. Le premier devoir d'une épouse, dans vos lignages, n'est-il point de procréer, d'assurer la perpétuation du sang ? Las ! Je n'ai pas entendu dire que vous fussiez grosse, ni l'espérance de l'être. Fors si quelque mâle de passage dans vos soirées dispendieuses eût à vous trousser. J'ai, quant à moi, le regret de vous rappeler vos rebuffades lorsque j'ose vouloir vous approcher comme tout bon mari se doit de pratiquer avec son épouse légitime.
L'algarade, lancée devant une tablée familiale, remue les sensibilités de sang bleu, chagrinée par ce qu'ils jugent inconvenant. Aussi, prient-ils mère de faire son devoir, et ce promptement. Père retrouve donc le lit de sa femme durant trois mois, chaque soir, comme il sied.
Enfin la nouvelle illumine chacun et chacune : mère annonce un heureux événement. De ce jour, père reprend son chemin de croix en solitaire. Mère s'alite. Commencent les gémissements. Concevoir un enfant semble horriblement fastidieux pour elle, plus douloureux que pour toute autre, difficile à supporter étant donnée sa position sociale. Que de cris, de
pâmoisons, de vapeurs et autres nausées, dont la plupart s'avèrent pure comédie afin d'attirer l'attention sur elle ! Mère se veut continuellement le centre de son petit monde. Les nausées passent, mais les jérémiades continuent. Pour ne plus les entendre, père s'en va quérir un peu de paix ailleurs, dans quelque lupanar tarifé. Autant mère se contorsionne dans ses souffrances en partie imaginaires, autant père passe de temps en ce lieu dit de perdition, plus connu sous le nom de bourdeau, en compagnie de filles folieuses.
Un soir, père plus fatigué qu'à l'ordinaire par sa vie maritale, court quérir quelque distraction au logis de ces dames. Il n'en reviendra pas.
Heureux homme, parti pour une vie d'amoureux avec une gourgandine, ancienne fille de joie, qui lui promet de lui apporter sa vie durant affection, amour et passion. Père abandonne, cœur léger, femme insupportable, château et annexes diverses au coût surfait compte tenu des satisfactions que tout cela lui apporte. Il s'acharne à dilapider fortune en échange de joyeuse vie.
La famille au glorieux lignage comprend que le malappris vient de filer à l'anglaise, emportant ses écus en totalité. Nul ne prend au sérieux ce départ, éreintant le vilain, le manant, le maraud, qui se défile alors que sa douce épouse enfante dans d'atroces douleurs. Mère passe sous silence les médications de l'apothicaire herboriste qui lui permettent de mettre au monde plus aisément, sans grande douleur, celui qui sauvera la lignée faramineuse : moi Robert-André-Marcel-Auguste-Jean-Yves, baronnet de F… de V…
Je nais donc en ce jour où le beau pays de France s'entend à secouer le joug royal en démolissant la forteresse de la Bastille, ledit fameux quatorze juillet de l'an de grâce mil Sept Cent Quatre-Vingt-Neuf.
Tandis qu'à Paris l'on danse la carmagnole en fustigeant le noble, dans nos campagnes on fête l'arrivée d'un baronnet avec faste. Mon baptême, quelques jours plus tard, cause de grandes réjouissances auxquelles participent les nobliaux et autres notables de la région, tous nos métayers, leurs familles, sans omettre nos paysans et autres palefreniers. Afin de mieux marquer l'esprit du peuple, on pardonne même aux braconniers qui posent des collets sur les terres domaniales ! Presque du républicain soupirent les mauvaises langues.
Deux jours plus tard, les flonflons cessent. Le peuple regagne son gîte. Les créanciers, eux, se présentent aux portails, factures en mains : les événements politiques ne portent pas à la bienveillance pas plus qu'à la confiance. Une devise court dans le domaine : prenons les écus tant que le noble conserve son trône. Mère, la mine outragée de ce qu'on lui réclame monnaie, prie ce monde de quémandeurs de bien vouloir patienter : son époux, retenu pour quelque affaire délicate, ne tardera pas à revenir. Séant, elle envoie un messager avec demande urgente de secours.
Effectivement, père revient, soucieux de protéger sa progéniture des affres guerrières dont les boutiquiers semblent vouloir abreuver sa parenté. Il règle les fournisseurs ayant œuvré pour ma naissance et mon baptême. Rien pour les folies vestimentaires, bijoux, chapeaux de mère et de sa famille à elle, arguant que c'est à elle de payer ses inconséquences. Pour le coup, mère devra revendre quelques arpents de terre. Père engage une nourrice, commande un trousseau pour son fils et m'attribue un petit palais refait de neuf qui, jadis, servait de relais de chasse. En un mot comme en cent, il m'octroie une maison, personnel compris. Jadis, on eût appelé cela un Hôtel.
Très craintive quant à son avenir, mère se prosterne en remerciements, se déclare contrite d'avoir tant négligé son époux. Celui-ci met fin aux simagrées, lui signifie qu'il s'occupera personnellement de son fils, mais que sa femme peut aller se faire pendre ailleurs, il n'a cure de pareille pécore ! Le qualificatif outrage mère qui en tombe malade durant une journée.
Ainsi, à côté d'un château au glorieux passé, mais au présent en totale déconfiture, se dresse un castelet au passé quelconque, mais au présent étincelant. Le château de mes ancêtres maternels connaît la décadence. Mère vend, au fur et à mesure de ses énormes besoins, terres, fermes, chasses et autres fonciers, jusqu'à enfin se débarrasser de la totalité des biens. Jamais elle ne comprendra le sens de l'expression « équilibre financier ».
Moi, je vis dans une charmante demeure avec gouvernante, nurse, valets, etc. Chaque jour, père me visite, veillant à me conserver un héritage conséquent. Mère vient me voir également, mais à des horaires différents. Une fois par semaine, père m'offre un souper en famille avec mère, grand-père et deux petits cousins dont je ne conserve plus guère de souvenir, ce jour d'hui.
*
* *
Vient le temps des études. Je suis sans ami de mon âge : mère ne veut que du noble dans mon entourage. Père me choie. Je souris à grand-père, mais reste indifférent envers mère qui me le rend bien. J'apprendrai, beaucoup plus tard, par une mauvaise langue qui ne rapporte que des vérités, qu'elle me supporte uniquement parce que, malgré tout, grâce à moi elle bénéficie de petits avantages pécuniaires, outre sa pension alimentaire d'un montant a minima. Pension alimentaire qu'elle n'oublie certes pas d'exiger, renâclant chaque seconde que c'est justesse de la rémunérer pour ses bons offices maternels.
De temps à autre, père me prend chez lui où je passe deux ou trois jours. Je connais la gentille Lucette : plus brave fille que belle fille. Je comprends que père gagne au change. Mère, une femme splendide, n'a de cœur que pour elle-même. Lucette possède un cœur pour son homme. Elle me plaît immédiatement. Je crois en la réciprocité. Elle me baptise : le ci-devant baronnet.
Peu avant mon quatorzième anniversaire, père décède d'un fâcheux accident : un nid de poule, sur sa route, cause un renversement du cabriolet, envoyant mon géniteur choir sur des rochers en contre bas. Le cheval et le cabriolet restent sains et saufs. Presque une épitaphe !
Tout juste la dépouille de feu son mari enfouie sous une sorte de mausolée de famille, que j'estime prétentieux, mère bataille afin de s'accaparer quelques portions de la fortune laissée à mon nom et à celui de Lucette. Mère perd tous ses combats judiciaires en même temps que le domaine au nom prestigieux. Ces gueux de créanciers ne lui donnent aucun répit, dit-elle, arguant qu'une personne de sa qualité ne devrait en aucun cas subir les tracasseries des mercantiles. Mais voilà, après les juges républicains, viennent des juges pro impériaux soucieux d'en découdre avec la noblesse de jadis à défaut de pouvoir l'imiter en tout. Mère se morigène longtemps d'avoir exigé un contrat de mariage avec séparation des biens acquits
avant, pendant et après le mariage.
Lucette conserve un coquet pécule versé sous forme de rentead vitam. Elle mène une vie faite de contrition à la mémoire de feu son amant et bienfaiteur.
Mère garde sa pension alimentaire plus une peccadille pour s'occuper de moi. Le reste, à mon nom, géré par un cabinet notarial dont le grand patron siège en fieffé coquin, ami de père, pire ennemi de la longue lignée de mère. La ci-devant baronne à beau faire plaider, on la déboute dans toutes ses demandes. De guerre lasse, elle consent à rester vivre sous mon toit, accompagnée de son père, mon grand-père Ulysse. Commencent les reproches : je suis cause de la déconfiture de cette famille, selon ma génitrice. Grand-père, excédé par les inconséquences de sa fille, vient à mon secours de façon définitive :
— Laissez cet enfant en paix, Ludivine. C'était votre devoir d'assurer la lignée ! Vous y avez consenti en maugréant fort. À supposer, d'ailleurs, que cela fût votre mari, le père ! Vous n'eûtes d'autres préoccupations que de jouir des biens de celui qui nous sauvât en vous épousant. Jamais un mot aimable, jamais un geste affectueux envers lui. Vous le considérâtes comme votre gousset à deniers dans lequel vous puisâtes à satiété, infatigable dépensière que vous fûtes et restez. Cet homme voulut que son fils fût en sécurité en lui léguant ses biens. Il vous savait futile, prodigue, aimant parader. Raison pour laquelle, il nommât un administrateur, évitant de vous confier de telles responsabilités. Sachez qu'il vous surnommait « le vide gousset ». Le petit n'a rien à voir avec vos frasques, vos humeurs fantasques. . . .
Il l'apostrophe un long moment, ajoutant maints reproches pour son attitude envers nous tous. Il termine :
— … Pour finir, je vous rappelle que vos lubies nous valurent l'honneur d'être ruinés une première fois. En conséquence, il vous revenait de nous en sortir.
Mère s'en fut d'une semaine.
Grand-père Ulysse meurt le sourire aux lèvres, laissant à sa fille quelques menues dettes à payer (fournisseurs au quotidien) à moi sa magnifique collection d'armes anciennes accompagnée du titre de baron.
Le jour de mes quatorze ans, mère me signifie qu'elle me quitte pour une vie meilleure. J'apprends, dès le lendemain, qu'elle retourne vivre au château : le nouveau propriétaire, vieux barbon frisant les sept décennies, la trouve fort à son goût, parle même d'épousailles.
Las, l'idylle se rompt, car le délabré parle également contrat de mariage.
Mère demande à revenir s'occuper de son fils qui, clabaude-t-elle, ne saurait se passer de sa présence. Je refuse net. Je ne la reverrai plus, mortifiée de n'avoir pas su conserver ses privilèges.
Sans grande expérience, je dois m'en remettre à mon précepteur, un homme de 26 ans au charme indéniable, amusant enseignant, ainsi qu'au cabinet notarial en ce qui concerne la gestion de mon patrimoine.
*
* *
Ce jour anniversaire ayant abusé de sucreries et pâtisseries diverses et variées, arrosées de vin vieux auquel je ne suis pas habitué, je me sens barbouillé au point de me rendre au fond du parc afin d'y soulager mes entrailles. Je ne m'attarde point à regarder les humeurs peccantes expulsées, une fois la régurgitation achevée. Un spectacle bien différent attire mon attention. Après avoir effectué quelques pas derrière la haie longeant la propriété, je suis intrigué par des soupirs, certains gémissements. Le tout me paraît incongru. Jamais pareils sons ne m'étaient parvenus aux oreilles. En tapinois, j'approche, me gardant du moindre bruit. Je vois, entre les branchages d'arbustes, deux corps se mouvoir étrangement. Un homme couché sur le dos, soufflant, remuant, suant, fixe une dame à califourchon sur lui qui se lève et se baisse sans cesse, jupe et tout son falbala relevés sur ses genoux. Elle aussi gémit de petits cris tels oisillons demandant becquée. Lui grogne plus fort. Elle couine au suraigu. Tous deux s'agitent frénétiquement. S'avachissent quelque peu. Puis, brusquement, la dame se lève, baisse robe, jupons, court en direction d'une voix qui l'interpelle. Je reste subjugué par l'aspect de son compagnon abandonné. Débraillé, un visage rubicond, haletant, il paraît au bord de la pâmoison. Un énorme pic luisant se dresse, hors des culottes de cet homme pantelant. Tandis que je l'observe, il s'assied sur son derrière, récupère sa perruque qu'il repose sur son chef. Il arrache une bonne poignée d'herbe, la porte à son vit qu'il essuie délicatement avant de le remiser. Il se relève, face à moi. Je remarque cette bosse éminemment imposante sous son entrejambe qu'il masse ostensiblement, comme s'il procédait à quelque remise en ordre. Enfin, il se baisse, ramasse sa redingote qu'il revêt avant de quitter les lieux.
Jusques alors, j'ignore tout des rapprochements corporels entre deux êtres, me contentant d'une glissée de doigts sur ma verge, suivie d'une secouée de jonc avec éruption crémeuse. Intéressé par le spectacle que j'apprécie fort, je reviens, dans ce que j'appelle « mon coin », à chaque occasion, à savoir quasi journellement en cette belle saison. Les couples fréquentent ce lieu, certains d'être à l'abri afin de s'ébattre, ce que je comprends en écoutant les commérages des personnes venues me visiter ou des métayers lors de mes intrusions dans les fermes environnantes dont je suis le propriétaire. Chacun de ricaner sur les débordements de la damoiselle que le père désire présenter à l'élection de rosière de l'année ! J'apprends ainsi qu'elle apprécie le déduit, se laissant forcer par le mâle afin de satisfaire ses grands appétits de chairs virils.
Lors d'une de mes séances de guet, un fils de métayer s'approche qui contemple, en ma compagnie, les ébats. Au fil des jours, il m'enseigne ce que tous jeunes damoiseaux se doit de connaître quant aux turpitudes causées par le sexe et surtout la façon de remédier à leurs inconvénients tout en retirant le plus de joies possible. Il précise que cela n'est point faire offense à Dieu que de s'adonner à ces plaisirs puisque Dieu nous a bellement outillé afin que nous les prissions, ces plaisirs-là.
La damoiselle ne change pas. Damoiseaux, hommes faits voire certains barbons, eux, varient à raison d'un chaque après-midi ou presque. Nous savons le spectacle permanent les beaux jours durant. D'elle, nous ne contemplons que très partiellement son visage, caché sous un grand foulard, ou une voilette, ou le col d'une houppelande. Le reste de son corps
étant couvert de tous ces longs habits féminins, bouffants à paniers. Encore heureux que les vertugadins ne soient plus au goût du jour ! Les messieurs nous apparaissent dans toute leur splendeur ou leur décrépitude, selon. Peu se déshabillent, ne condescendant qu'à ouvrir leur braguette afin de sortir leur vit. Nous admirons leurs pratiques. Qui embroche la belle à quatre pattes, qui la pilonne couchée sur le dos les jambes en l'air, qui la monte alors qu'elle reste vautrée sur le ventre, qui la pénètre tout debout, qui la trousse allongé derrière elle, sans omettre certaines positions que j'estime fort inconfortables pour ne pas dire épuisantes. Germain, l'œil pétillant de malice et d'envie, espère pouvoir réaliser ces prouesses un jour prochain. De toutes ces gueuseries, je ne retiens qu'une chose : la plus visible pour moi à savoir le vit de ces messieurs. Il en semble de même pour Germain. Tous deux, chacun à part soi, aguichons nos bientôt gourdins respectifs, non sans jeter un œil envieux sur celui de l'autre puis s'ébaubir des coulées riches et nombreuses après activation énergique desdits vits.
Chaque jour, Germain me rejoint. Nos visages rosissent sous l'effet de certains gestes osés, voire scabreux. Ce pendant, ce jour d'hui, sans plus de façon, mon nouvel ami quitte sa chemise, baisse ses culottes d'où surgit un membre des plus admirables selon moi. Roide, le bout rougeoyant, veiné, les bourses lourdes et duveteuses, il secoue le tout à maintes reprises avant de ne se préoccuper que du vit qu'il branle doucettement sans cesser de fixer la belle en posture de prière gobant le mandrin du barbon qui tremblote d'émotion. Le spectacle ne nous convainc guère : l'homme possède une minuscule chose pendouillant que la damoiselle ne parvient pas à redresser malgré maints efforts non négligeables. Peu enclin à paraître moins gaillard que mon ami, je décide de me dévêtir à l'identique. Germain, heureux de constater mon changement, ne s'intéresse plus qu'à ma personne, scrutant mon corps, pour le moins ce qu'il en voit. S'attardant sur mon vit il constate, le verbe très bas :
— Considère, ci-devant baron Robert, que tes appâts aguichent mieux mes regards que le délabrement du ci-devant décati.
Notre attention se voit détournée par l'arrivée d'une tierce personne : jeune homme de 25 ans tout au plus, la mine fière, l'allure martiale. Précipitamment, le couple reprend une tenue décente, le vieux quitte les lieux sans coup férir. L'arrivant manifeste son courroux :
— Voyons, Adeline, je vous cherche depuis une heure ! Que complotiez-vous avec mon père ?
— Petit curieux ! Vous n'en saurez goutte ! Je puis vous dire, ce pendant, que nos conciliabules vous concernent également.
— Je vois ! Encore vos palabres infernaux concernant notre mariage. Quelles folies envisagez-vous encore, ma mie ?
Les derniers mots, prononcés d'une voix tendre, émue, font qu'Adeline se laisse glisser dans les bras de son fiancé. Icelui, au bord de l'explosion tant sa face devient rubiconde, relève robe, jupons et autres fanfreluches de femmes, baisse la culotte, enfonce une de ses mains qu'il agite, provoquant maints soubresauts chez la donzelle. De sa main libre, le fiancé déboutonne sa braguette, baisse ses pantalons desquels surgit un magnifique bâton de chair que Germain et moi ne cessons d'admirer. Les deux corps se rapprochent, debout. La copulation commence, selon les commentaires que fait mon ami, sa bouche collée à mon oreille.
Obnubilés par les prouesses des deux coquins, Germain et moi en arrivons rapidement à certains automatismes étranges autant qu'insoupçonnés de nous : à savoir nos mains qui s'en vont tâter du vit de l'autre. La douceur de ses doigts, la fermeté de sa prise sur mon bâton, m'obligent à céder plus rapidement qu'à l'accoutumée quand j'effectue seul la même opération. J'expulse mon trop-plein des bourses, crème qui humecte le feuillage environnant. Je dois, malgré tout, pincer mes lèvres afin de ne point rugir mon plaisir. Je vois le regard suppliant de Germain. Regard qui se transforme alors que j'attrape son mandrin afin de lui infliger un supplice identique. Je suis surpris par l'ampleur des giclées qu'il projette tout comme par leur abondance. À telle enseigne que j'en reçois sur le visage. Gracieux, souriant, Germain pose un bref baiser sur ma joue qu'il lèche consciencieusement, demandant :
— Tu n'as jamais goûté ce nectar de ton corps, ci-devant baron Robert ?
— Nenni, mon tout bon, nenni.
Il tend un doigt encore imprégné de ma liqueur. Je lèche à mon tour, trouvant la saveur peu agréable.
Nous retournons au couple qui termine ses assauts. Lui grogne fort. Elle couine comme une souris. Ils se secouent de bien étrange façon avant de se revêtir.
Je conclus que la dame ne reviendra plus courir le guilledou avec tant de Messieurs puisque, dans quelques jours, elle prendra officiellement époux. Germain me dissuade de cette idée, arguant que la gueuse ne saurait rester sans passer à la broche mâle, à toutes sortes de broches mâles.
Dès le lendemain, effectivement, une autre tête (si j'ose m'exprimer ainsi parlant de sexe) vient s'introduire dans le con de la belle Adeline qui, par avance, offre de magnifiques cornes à son futur promis. Germain et moi reprenons nos jeux de mains sur nos vits en totale effervescence.
Ces gestes d'une pureté tout anodine nous mènent à certains actes bien plus enrichissants, s'agissant de l'assouvissement de nos jeunes chairs en ébullition. Toutefois, nous ne quittons jamais le domaine des jeux entre jeunes puceaux.
Puis Germain me délaisse subitement. Il connaît le déduit avec une donzelle du village, vieille de 36 ans qui apprécie fort la chair fraîche.
*
* *
Mes attentions se tournent vers mon précepteur. Je transpose son image sur le portrait du jeune fiancé d'Adeline, souhaitant que le premier soit aussi bien doté par Dame nature que le second. J'imagine la barre de chair, levier secouant mes entrailles sans même me demander par quel orifice elle pénètrerait. Messire Bertrand remarque ma distraction, s'enquiert des raisons. Je n'ose lui dire la vérité, à savoir que mes caleçons se gonflent sous la pression de
mon jeune braquemart qui prend des proportions inquiétantes alors que je rêvasse à d'agréables jeux coquins, me souvenant des séances avec mon ami Germain. Séances que j'espère reconduire en la compagnie de lui, Bertrand. Finalement, alors qu'il insiste, expliquant que me taire ne portera nullement remède à mon affliction, je soupire :
— J'aimerais que l'on me déniaisât !
Il sourit, compréhensif, explique :
— Vous êtes en âge de déniaisement, monsieur le Baron. Votre corps s'émeut au passage des belles damoiselles. Rien de plus naturel. N'avez-vous point quelque jeune beauté parmi vos fermes ? Beauté qui n'attend que de vous faire perdre votre gourme ?
— Peu m'en chaut des donzelles ! Je prise le gourdin, messire. Je brigue les rondeurs fessières musclées et viriles, mon bon. Seules ces chairs-là m'émeuvent. Vous me semblez bien apte à satisfaire mes besoins. Bel homme, de l'expérience probablement, de l'entregent. Après tout, n'êtes-vous pas mon précepteur dont le devoir est de m'enseigner les choses de la vie ?
— Monsieur le baron se trompe : je ne déniaise que les donzelles, non les jouvenceaux. De plus, je ne possède aucune expérience en matière de bougrerie, n'ayant jamais pratiqué de tels actes ignominieux.
— Ces actes, messire, seraient-ils réprouvés par la loi ? Je ne l'ai jamais entendu dire.
— Sachez que la sodomie fit l'objet de nouveaux textes en l'an 1791. L'Assemblée nationale dépénalisa l'acte sodomite. Toutefois notre empereur, Napoléon le Premier, apporta quelques modifications lors de l'établissement du Code Civil. Il fixa la maturité sexuelle à 15 ans pour les personnes satisfaisant les actes recommandés par notre sainte Bible, et à 18 ans pour ceux auxquels vous faites allusion. Ce pendant, il reste que ces dits actes se doivent d'être commis en un lieu privé donc caché, entre personnes consentantes, sous peine de condamnation par la maréchaussée chargée de veiller au respect de ces règles. De sévères condamnations furent déjà infligées à des sodomites qui s'ébaubissaient quasi publiquement. Voilà les seuls enseignements que je puis vous livrer, monsieur le baron. Pour le reste, il vous revient d'aller quérir aventure en des endroits fréquentés par une telle population. On susurre que des parcs, certains estaminets, pulluleraient d'une faune interlope, dont les sodomites.
Et de me planter là, sans plus un mot, sans même un adieu. Le lendemain, je croise messire Bertrand. Il me semble ne plus penser à notre conversation de la veille. Raison pour laquelle je me sens le droit d'examiner plus amplement ses appâts. Ses pantalons portent à merveille un paquet aux alentours fort appétissants et ce, au-devant comme au derrière. J'imagine une fois de plus un corps à corps au cours duquel le sien pénètrerait le mien.
Ne connaissant toujours pas comment pourrait s'effectuer cette pénétration, je décide d'en appeler au savoir de Germain. Ce dernier, contrit de m'avoir quelque peu délaissé, accepte volontiers de répondre à ma demande d'entretien.
Sous prétexte de conversation professionnelle, je bifurque vers la chose axée sur la gaudriole scabreuse des chairs en folie, je lui tire l'enseignement indispensable à mon instruction, dont la précision suivante :
— … L'inconvénient, quand on chiffonne un con de femelle avec son mandrin, c'est le risque d'engrosser la gueuse. Moi, je n'aime guère sauter en marche ou sortir mon engin lorsqu'il est sur le point de lâcher sa bordée de crème afin qu'il arrosât les extérieurs et non les intérieurs de la belle. Je veux finir là où j'ai commencé, à savoir dedans et non au-dehors. Je procède donc façon bougre.
— Qu'est-ce à dire ?
— Vous voilà bien ignorant des choses de la vie, ci-devant baron ! Par-derrière, que diable !
— Vous l'embrochez par-derrière ?
— Oui da ! J'utilise le trou de Satan, moins dangereux que l'autre trop procréateur.
Et de détailler, force gestes aidant, la procédure, ses effets, ses conséquences. Ce beau langage grivois mène mes pantalons en effervescence. Germain guigne vers l'endroit qui gonfle, y porte sa main, ses doigts tâtant de mon gourdin, comme par le passé. Je comprends qu'un goût de revenez-y lui titille les culottes. Toutefois, dans ses yeux je vois qu'il ne compte pas se satisfaire d'une emballée digitale. Je devine qu'il me fera connaître les affres du sodomisé. Sans aucune appréhension, je lui fais comprendre mon accord. Nous prenons date pour le lendemain, à la nuitée, juste après le souper.
Comment décrire Germain ? Un garçon des plus affables que les humeurs ouvrières des siens, en constante révolution contre l'aristocratie, n'atteignent pas. Simple, honnête homme, râblais, muscles puissants, maintien altier, taille fort bien prise. Toujours vêtu proprement bien que pauvrement. Il ne rechigne jamais à me servir, sachant que je le ménage en lui parlant comme à un égal. Une certaine amitié s'établit entre nous, mêlée d'intimité charnelle. Je prise ses yeux verts eau, ses longs cils. J'admire son visage au teint parfait, son menton carré avec cette fente qui le fait ressembler à un arrière-train miniature des plus polissons. Que dire des fossettes aguicheuses ? Germain respire l'homme dans toute sa virilité, aimant les plaisirs, tous les plaisirs.
Avant de nous séparer, il m'appâte encore plus, me confiant :
— Je fourre cons et culs demandeurs, sans distinction ni préférence. Je ne néglige point me disperser en des ruelles dans lesquelles se fourvoient plusieurs personnes, de plusieurs genres, aux appétits charnels débridés, leur nombre pouvant dépasser la paire ou le trio. Sois rassuré, Messire ci-devant baron Robert, tu auras droit au plus merveilleux déniaisement qu'il soit.
Sur cette promesse, il s'en va retrouver les siens non sans avoir, au préalable, déposer ses lèvres sur les miennes. Cet effleurement labial provoque un frisson qui sillonne tout mon corps. Je crois m'épancher dans mon caleçon. Dès que Germain n'est plus en vue, j'empoigne vigoureusement mon mandrin enfin libéré de sa gangue de toile et lui inflige une série de secousses qui le forcent à évacuer son trop-plein et à calmer mes attentes.
*

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