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Jamais… je ne céderai

De
352 pages

Richissime femme d’affaires de 30 ans vivant à Monaco, Elena Thomson rencontre, lors d’un banal rendez-vous de travail à Cannes, Nathan Maxwell, jeune homme de 28 ans.

Sa vie bat au rythme de son travail et de ses relations sans lendemain. Elle n’éprouve pas le besoin ni le temps de s’investir dans une relation durable. Cette femme, au caractère froid, ne sait pas aimer. Pourtant elle sera obligée de se radoucir pour arriver à ses fins. Nathan l’envoûte.

La jovialité et les attentions de Nathan vont l’emmener dans des chemins émotionnels qu’elle a du mal à gérer, bien plus profond qu’une simple relation sexuelle. Dénouée d’état d’âme, elle essaye de comprendre ses besoins, mais si elle s’abandonne, elle sait qu’elle se perdra.

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-73303-0

 

© Edilivre, 2014

1

Je regardais, depuis mon bureau, l’impérialisme de cette ville, qui me ressemblait en tout point.

J’étais une femme qui avait réussi dans bien des domaines, pourtant un vide emplissait mon âme, que ni le travail ni ma fortune n’arrivaient à combler. J’attendais… Quoi ? Je ne savais pas moi-même, mais j’étais prête à toute éventualité pour pimenter mon « moi intérieur ». Je ne voulais pas être comme tout le monde, vivre une routine et, de ce fait, j’étais toujours partante pour de nouvelles expériences.

Le téléphone sonna, m’arrachant à ma mélancolie temporaire et je décrochai avec hâte, toujours prête à conquérir.

– Elena Thomson. Très bien, je pars immédiatement.

Je possédais déjà beaucoup de biens immobiliers à Monaco et partout dans le monde, mais ma vanité et ma soif de pouvoir m’empêchaient d’être raisonnable, il m’en fallait toujours plus. Il m’était agréable d’aller sur le terrain, car, même si mon entreprise était le reflet luxueux, en bien des détails, de ma fortune, j’aimais sortir pour changer mon quotidien.

Je pris l’ascenseur avec hâte, en n’oubliant pas de laisser mes consignes à Georges, mon secrétaire, avant de sortir. Je ne pouvais me permettre de laisser les choses au hasard, j’étais dans l’obligation de tout contrôler et j’adorais ça !

Mon chauffeur à mon arrivée se hâta de m’ouvrir la portière, il savait que je ne supportais pas la moindre attente.

– Héliport de Fontvieille, Philippe.

Je ne pris pas la peine de le saluer en entrant dans le véhicule. Je n’avais pas à être amicale avec le personnel, même si Philippe travaillait pour moi depuis près de dix ans.

J’observais les passants qui se retournaient au passage de ma Mercedes MayBach, sûrement pensaient-ils qu’une célébrité ou un chef d’État se trouvait à l’intérieur. Cela me décrocha un sourire de satisfaction, car, du haut de mes trente ans, j’avais acquis ma réussite par ma détermination et mon instinct, et surtout j’étais une femme. C’était sûrement pour ça aussi que tous mes employés étaient des hommes, car j’aimais le fait d’être supérieure à eux, même si les mœurs ont bien changé, les hommes prédominaient dans le milieu des affaires.

Enfin, à bord de l’hélicoptère de ma société Thomson Corporate, je me demandai toutefois si un jour quelque chose pourrait encore me surprendre, moi qui possédais tout.

– À Cannes, monsieur Fell.

Je restai silencieuse pendant le vol, il faut dire que je n’avais pas l’habitude de parler pour ne rien dire, sauf de temps en temps lorsque mon amie Emmanuelle venait me rendre visite ou m’appelait.

Elle vivait à Paris et même si j’aimais sa compagnie distrayante, j’aurais eu du mal à être présente au quotidien si elle avait habité près de moi. Il faut dire que j’aimais la solitude et finalement cette distance m’était profitable. À y réfléchir, il n’y avait qu’avec elle que je n’étais pas sur mes gardes, c’était une amie sincère et enjouée, qui s’émerveillait de tout, en fait tout mon contraire. Si je ne l’avais pas connue pendant mon adolescence, je pense que je n’aurais jamais pris le temps de lui parler, car au fil des années mon insensibilité était telle que j’étais devenue glaciale, asociale, sauf pour les affaires. Je n’avais aucun état d’âme et souvent les journaux à scandale me décrivaient comme une personne inhumaine. D’ailleurs, avais-je encore un cœur ?

– Nous arrivons dans cinq minutes, mademoiselle Thomson. J’espère que ce court trajet vous a été agréable même s’il y eut quelques turbulences dues au vent !

Il me regarda, attendant ma réaction avec crainte.

– Merci, monsieur Fell, de votre sollicitude, ce ne sont pas quelques trémolos qui vont me faire du souci ! m’exclamai-je en souriant à cet homme d’une cinquantaine d’années environ, qui avait pu penser que j’étais une faible femme ! Même si, je l’avoue, j’avais le vertige et je n’appréciais guère l’hélicoptère ou d’autres transports aériens, je ne pouvais me permettre de montrer mes failles, d’autant plus que c’était le moyen de locomotion le plus rapide dans la région.

Arrivée à Cannes, j’avais trente minutes d’avance sur mon rendez-vous, car j’aimais cette ville. Bien que petite, elle avait optimisé son espace en condensant stratégiquement ses hôtels de luxe avec des boutiques de grands créateurs, pour le plaisir de nombreuses personnes ayant la fortune pour pouvoir assouvir leurs moindres envies, et pour les autres c’était un vrai plaisir des yeux. Je décidai de prendre un café à la terrasse du Carlton, pour profiter un peu du soleil en cette période de printemps où les pluies étaient, depuis un certain temps, incessantes. J’affectionnais cet hôtel qui m’offrait une vue imprenable sur la Croisette, la mer Méditerranée et, en fond, les îles de Lérins. J’aimais aussi la discrétion et le service irréprochable des employés. Dès que je devais me rendre à Cannes pour mes affaires, je m’octroyais toujours un peu de temps pour me relaxer et admirer la vue.

À mon entrée, un serveur se précipita vers moi, sachant que je n’étais pas du genre à être patiente. Toutefois, je n’ai jamais été impolie avec le personnel, car, même si je ne trouvais aucun attrait psychologique aux gens, je respectais la bienséance.

– Bonjour mademoiselle Thomson, cette table vous convient-elle ?

Je le regardai, étonnée. Ne savait-il pas qu’il était préférable de me laisser choisir où j’avais envie de m’installer ?

– Je préfère cette table-ci ! Un cappuccino, s’il vous plaît, dis-je en tournant la tête, satisfaite de montrer ma domination.

Je regardais les passants et constatais que beaucoup d’hommes espéraient, soit par un sourire, un clin d’œil ou un regard insistant, que je les remarque. Cela m’agaçait toujours autant. Je savais quel pouvoir et quelle emprise je pouvais avoir, juste grâce à mon physique qui, je l’admets, m’avait aidée dans le passé. Je me remémorais les paroles de mon père : « Ma fille… une femme peut tout réussir si elle a le physique et surtout l’intelligence pour s’en servir ! » Je ne me trouvais pas exceptionnellement belle. J’étais grande, brune, les yeux presque noirs, la peau diaphane, de belles mensurations je l’admets, mais je pense que c’est surtout ma prestance qui encensait le tout, car je donnais l’impression d’être inaccessible pour le commun des mortels, et c’est ce que je souhaitais, n’ayant jamais éprouvé de sentiments ni l’envie, comme la plupart des femmes, d’avoir quelqu’un dans ma vie ni de fonder une famille.

En fait, je détestais la normalité, je ne croyais pas en l’amour, pour avoir été témoin de nombreuses fois de cuisants échecs affectifs de certaines personnes qui étaient persuadées d’avoir trouvé leur âme sœur. L’amour n’était pas éternel, c’était une utopie à mes yeux, même si Emmanuelle était persuadée du contraire et qu’elle était convaincue qu’elle avait trouvé sa moitié et que nous étions tous prédestinés à quelqu’un. Je n’osais pas lui dire ce que j’en pensais, car c’était la seule à qui je ne voulais pas faire de peine. Je ne voulais pas briser ses rêves… D’ailleurs, lors d’une soirée caritative, je fis la connaissance d’un psychiatre, docteur Austin me semble-t-il, j’avais parlé avec lui un bon moment lors du repas, j’avais fait des efforts surhumains pour me montrer le plus agréable possible, et avant de prendre congé je vis qu’il était subjugué par ma personnalité. Il m’avait dit qu’il n’avait jamais rencontré une femme qui avait tout d’un homme. J’aurais pu me vexer, mais au contraire j’étais flattée de la comparaison, car il est vrai que, dans bien des domaines, je me comportais plus comme un homme, surtout d’un point de vue émotionnel…

J’avais vu, dans son regard, son attrait vis-à-vis de mon caractère des plus complexes, mais si lui aurait aimé approfondir sa théorie, moi je n’en éprouvais aucun besoin ! Jamais je ne me suis remise en question et j’avais une haute estime de moi-même… Je regardai soudain ma montre, et déposai un billet sur la table. Il était temps d’aller à mon rendez-vous, car le temps c’est de l’argent et j’aimais la ponctualité.

Je me rendis devant un immeuble en construction qui se trouvait face au Palais des festivals et je fus satisfaite qu’un petit comité m’attende, apparemment avec impatience, pour négocier le prix de mon nouvel investissement immobilier. Même si je possédais de nombreux biens, j’avais toujours besoin d’agrandir mon empire. M. Maxwell me tendait la main et je m’empressai de la lui serrer, car j’aimais les personnes courageuses et déterminées, pourtant ce ne fut pas lui qui attira mon regard, mais un jeune homme qui se tenait derrière lui et qui me toisait.

– Bonjour monsieur Maxwell, je n’ai qu’une heure à vous accorder, donc allons à l’essentiel, je vous prie. Combien d’appartements cet immeuble aura-t-il et surtout combien va-t-il me coûter ?

Je vis les gens qui l’entouraient me regarder avec étonnement et admiration, toutefois le seul qui n’avait pas l’air d’être subjugué par ma détermination était ce jeune homme !

– Mademoiselle Thomson, si vous le permettez, je vous emmène dans nos bureaux pour en parler.

Il nous précéda, et je le suivais tout en observant ce jeune homme, qui était physiquement mon opposé. Il était blond, avec de magnifiques yeux couleur de l’océan, un peu angélique ; pour ma part toutefois la façon dont il m’avait toisée me prouvait qu’il pouvait avoir une certaine virilité en lui. À y réfléchir, aucun homme auparavant ne m’avait autant intriguée. Nous entrâmes dans les bureaux de M. Maxwell et je m’installai sur un fauteuil pour commencer les négociations.

Une heure plus tard, j’avais obtenu ce que je souhaitais, à l’exception de l’attention de ce jeune homme qui n’avait cessé d’occuper mes pensées. Je me levai et serrai la main de M. Maxwell, avant de prendre congé.

– Monsieur Maxwell, ce fut un plaisir de faire affaire avec vous. Préparez tous les documents et appelez mon secrétaire afin de convenir d’un rendez-vous pour finaliser cette transaction.

– Avec plaisir, mademoiselle Thomson ! Si vous le permettez, je viendrai accompagné de mon fils Nathan, pour continuer à lui apprendre les ficelles du métier, car bientôt il devra me succéder, me dit-il en me désignant le fameux Nathan qui n’était autre que le jeune homme qui m’avait troublée.

– Mais si cela vous ennuie, ce que je peux comprendre, je viendrai seul.

J’eus, en cet instant, beaucoup d’estime pour ce monsieur d’une soixantaine d’années, qui avait beaucoup de discernement à mon égard, me laissant volontairement les cartes en main ! Je pris mon temps pour réfléchir à cette demande alors qu’au fond de moi j’avais l’envie pressante de lui répondre, mais, comme à mon habitude, je gardai le contrôle de mes émotions, et lui répondis enfin :

– Si cela vous est utile, je ne vois rien à y redire, monsieur Maxwell.

 Puis je me tournai pour clore cette conversation et m’en aller.

Pourtant je restais troublée par ce Nathan, cela ne m’était pas arrivé depuis fort longtemps. Je ne me l’expliquais pas encore et avais besoin de partir pour y réfléchir.

Un sentiment d’allégresse m’envahit, car je savais que j’allais le revoir bientôt et que, cette fois, il serait face à moi. J’aurais ainsi tout le loisir d’arriver à mes fins, même si, à cet instant, je ne savais pas ce que j’attendais de lui. J’aimais les défis, mais sûrement pas que l’on me défie, et ce n’est pas ce bellâtre qui pourrait me résister, surtout qu’en fait je ne savais même pas s’il était un minimum intéressant intellectuellement. Mais, est-ce que je m’en souciais, finalement ? J’étais tout simplement contrariée par son regard dédaigneux et son indifférence ! Peut-être n’étais-je pas à son goût après tout ? Mais quand même, pour qui se prenait-il pour m’affronter de la sorte !

Je sortis de l’agence tête haute et je glissais un regard furtif quand je constatai que Nathan me regardait avec intérêt. Lui avais-je fait peur, ou n’était-il intéressé que par l’envers du décor ? Pire, il n’aimait peut-être pas les femmes…

Le retour à Monaco se fit à nouveau en silence et M. Fell n’osa pas m’aborder, voyant peut-être que j’étais préoccupée… Je regardais au loin, songeuse, le regard vide, ne comprenant toujours pas ma réaction face à cet inconnu. Le crépuscule commençait à tomber, et je vis au loin les lumières de mon rocher qui me signalaient notre arrivée imminente. Finalement, à bien y songer, je n’étais pas mécontente de ma journée, enfin un peu de piment dans ma vie autre que mon travail !

Quand je franchis le seuil de mon appartement, comme à mon habitude, André, mon chef cuisinier, m’avait préparé des mets délicieux. Avant de me mettre à table, je pris une douche revigorante, j’enfilai mon peignoir de soie noir et je me servis un verre de blanc Grand Régnard, un chablis, mon vin préféré.

Mon appartement était lui aussi à mon image, froid, dépourvu d’objets encombrants, dans les tons noir, blanc et gris, diverses œuvres d’art aux murs, de style abstrait, que j’affectionnais particulièrement. De larges baies vitrées encadraient le tout pour surplomber la ville et la mer, car même si je n’aimais pas la hauteur, j’aimais m’élever au-dessus des autres. Cette vue me donnait une sensation de liberté et de puissance. Beaucoup de personnes pourraient trouver ma vie bien triste, car j’étais riche mais finalement seule pour en profiter, mais moi cela me convenait très bien. Après avoir picoré mon repas, je regardai un moment la télévision pour suivre les actualités dans le monde, puis allai dans mon bureau pour travailler un peu, jusqu’au moment où le sommeil me gagna. Je me couchais vers 2 heures du matin, car je souffrais, depuis mon enfance, d’insomnie, héritage maternel. Je ne dormais que quatre à cinq heures par nuit, mais heureusement cela ne gênait en rien mon quotidien, au contraire j’étais encore plus réactive.

La semaine avait été plutôt calme et, en fin d’après-midi, je décidai d’appeler Emmanuelle, sachant que le vendredi elle ne travaillait pas. Il m’était difficile de consacrer mon temps à de telles banalités amicales, mais parfois je faisais cet effort pour ne pas rompre le lien particulier que j’avais avec elle.

– Salut, c’est Elena, je ne te dérange pas ?

Elle était en train de faire des courses, et je souris, contente, en mon for intérieur, de ne pas avoir ce genre de tâche sordide à faire.

– Tout se passe bien dans ton travail ? lâchai-je.

– Oh ! ma chérie ! Je suis contente que tu appelles, moi je n’ose jamais, car je te dérange toujours, puisque tu travailles toujours ! Tout va bien au travail, je vais avoir des congés dans deux semaines et tu ne sais pas quoi ?

– Non, je ne sais pas, mais je sens que je vais bientôt le savoir ! dis-je en levant les yeux au ciel.

– Je vais venir te voir pendant une semaine et tu as intérêt de faire le vide dans ton planning pour m’octroyer un maximum de temps, sinon je me fâche.

Si quelqu’un d’autre m’avait parlé ainsi, je n’aurais pas pu me contrôler, mais avec elle je ne pouvais pas, elle était innocente et pleine d’amour à mon égard.

– C’est une bonne nouvelle, mais je ne peux prédire ce que je pourrai faire au niveau de mon planning, ça dépendra des affaires en cours. Envoie un mail quand tu auras les dates de ton arrivée et j’enverrai Philippe te chercher à l’aéroport de Nice. Alors à très bientôt.

J’aurais pu lui envoyer un avion privé, mais je sais qu’elle aurait refusé, car elle n’appréciait guère les privilèges de ma réussite et tenait à me montrer qu’elle pouvait se débrouiller toute seule.

– Comme d’habitude, je vois que tu es occupée. Bref, j’espère te voir plus de cinq minutes quand je serai là. Bisous, ma chérie !

Je raccrochai en m’abandonnant sur le canapé de mon bureau, les bras pendants, en essayant de relativiser sa venue prochaine. Je pouvais lui accorder un peu de mon temps quand même ! Mais je savais d’avance que ce ne serait pas facile pour moi de devoir changer mes habitudes, de faire des concessions. Il faut dire que je connaissais Emmanuelle depuis l’âge de quatorze ans, à cette époque je n’étais pas aussi déterminée, je savais que j’étais capable de beaucoup de choses et que j’étais dotée d’aptitudes, mais rien de concret. Nous étions si jeunes, nous nous étions rencontrées dans mon quartier du troisième arrondissement de Paris, à côté de la place de la République, elle était déjà maladroite et elle m’était rentrée dedans. Je n’avais guère apprécié cette bousculade, mais elle me fit rire aux éclats quand elle voulut s’excuser et me proposa un café. J’avais accepté par curiosité, et j’avais été étonnée finalement de trouver ce moment très agréable. Elle parlait beaucoup et sa simplicité m’avait touchée, moi qui étais d’une complexité accablante. Sa légèreté m’avait finalement détendue. J’appréciais également la franchise de ses dires et l’énergie qu’elle mettait à débattre de ses convictions. Tout mon opposé ! Je pense que sa gentillesse naïve m’émut et ça ne m’était pas arrivé depuis la mort de ma mère. J’avais décidé de me laisser un peu aller en sympathie et depuis elle ne m’avait plus quittée. Aussi loin que je m’en souvienne, j’étais une solitaire, mais j’étais étonnée que, finalement, avoir une amie sincère pût être agréable, même si la plupart du temps je trouvais cela un peu contraignant.

18 heures, il était temps que je m’en aille pour aller faire un peu de sport, il était vital pour mon équilibre nerveux que je puisse vider mon trop-plein d’énergie et je m’arrangeais toujours pour y aller au moins trois fois par semaine. De plus, j’étais une femme perfectionniste, qui faisait très attention à son apparence. Je m’habillais tous les jours avec des vêtements et des chaussures à talons de grands créateurs, et ne pouvais me permettre de me laisser aller physiquement avec mes tenues près du corps, qui me donnaient un air précieux, classique et sexy à la fois. J’avoue que j’adore que l’on me regarde, signe de ma beauté évidente.

Philippe me conduisit à ma salle de sport qui se trouvait à l’hôtel Hermitage. J’affectionnais beaucoup les hôtels de Monaco où luxe et raffinement étaient de mise. J’enfilai ma tenue de sport dans le vestiaire, un caleçon noir agrémenté d’un haut bandeau gris, qui mettait en valeur mes formes musclées tout en finesse et fermes. Je décidai de faire quelques exercices de fitness sur divers appareils. Je me défoulai suffisamment pour évacuer les tensions de ma semaine.

Après une heure trente d’efforts, je rentrai chez moi pour enfin décompresser, car c’était mon refuge, le seul endroit où je pouvais être moi-même sans devoir faire attention à ce qui m’entoure.

À mon âge, les gens aimaient sortir, soit au restaurant avec des amis, soit en discothèque ou autres endroits permettant de s’amuser, mais moi, c’était tout l’inverse, la foule m’oppressait, les gens m’ennuyaient et je ne trouvais la plénitude que chez moi ou au travail. Je n’avais pratiquement plus de famille, hormis ma tante Laura et sa fille Emmy qui avait deux ans de plus que moi. Je ne les voyais que très rarement et n’éprouvais pas le besoin d’avoir de liens avec elles, même si elles étaient la seule famille qui me restait. Je ne les côtoyais pas pendant mon enfance et je ne voyais pas pourquoi ce serait différent maintenant.

Après un week-end bénéfique, j’étais en pleine forme pour attaquer ma nouvelle semaine de travail.

À mon arrivée, Georges, qui arrivait trente minutes avant moi, m’informa de l’appel de M. Maxwell. Un frisson d’excitation me parcourut le corps, car je me remémorais, subitement, le regard dédaigneux de son fils, Nathan, à mon égard.

Je rentrai dans mon bureau et pris le temps de réfléchir à la suite que j’espérais dudit Nathan. J’avais eu des relations dans le passé, plusieurs, mais je m’ennuyais très rapidement et rompais assez vite. Le plus longtemps que j’avais pu tolérer d’être avec quelqu’un était un mois. Je pensais toujours que je n’étais pas faite pour une relation à deux, mais ça ne m’empêchait pas de vouloir de temps en temps m’amuser. Surtout je me délectais psychologiquement à faire de la peine lorsque l’homme avec qui je flirtais était tombé amoureux, ce qui arrivait à chaque fois, remarquai-je subitement. C’était savoureux de voir leur espoir partir en fumée et je prenais vraiment du plaisir à les torturer mentalement. Je n’ai pas peur de l’engagement, je n’ai pas de sentiments durables, juste des envies ou des besoins !

Je pris le téléphone et me décidai à rappeler M. Maxwell pour lui fixer un rendez-vous, d’une part pour finaliser cette transaction et d’autre part pour avoir le plaisir de revoir Nathan et surtout de m’amuser un peu avec lui, sorte de vengeance parce qu’il m’avait affrontée.

– Bonjour monsieur Maxwell, Elena Thomson, je pourrai vous recevoir demain à 11 heures pour signer les documents et je vous inviterai à déjeuner à l’Hôtel de Paris pour conclure notre transaction, dis-je en jubilant d’avance de cette future rencontre.

– Demain, hum… D’accord, avec plaisir, je vous remercie de m’accorder un peu de votre temps. Excellente journée, madame Thomson, à demain.

– Mademoiselle, je vous prie ! Bonne journée, monsieur Maxwell.

Je raccrochai sans attendre ses excuses pour cette erreur, trop satisfaite de lui imposer mon horaire qui avait dû chambouler son emploi du temps, pensai-je.

Je me dépêchai d’aller à une réunion que j’avais mise en place tous les lundis avec les directeurs des différents secteurs de mon entreprise, pour faire une mise au point. J’employais de nombreuses personnes et j’étais obligée de déléguer pour pouvoir un peu souffler, même si ce n’était pas facile de faire confiance, mais j’avais réussi à m’entourer, au fil des années, de personnes compétentes.

La journée se passa comme d’habitude, un peu plus difficile pour moi, car je n’avais pas la tête au travail, j’étais excitée par mon rendez-vous de demain et à l’idée, peut-être, de ma future proie.

Je décidai pour l’occasion d’aller au spa de l’hôtel Hermitage, pour ne négliger aucun détail de mon apparence, même si j’y allais toutes les semaines, mais le samedi généralement. J’aimais beaucoup m’y rendre, car cet hôtel était un joyau de la Belle Époque, au charme discret, et possédait une vue imprenable sur le port de Monaco, avec un accès direct aux Thermes Marins, le hall d’entrée était illuminé par une voûte de verre ronde avec un lustre imposant, les couleurs se déclinaient dans des tons neutres et doux, tout en gardant un ensemble luxueux, mais délicat. Le spa vous prodiguait un combiné de soins et de douceur qui n’ont qu’un seul but, vous libérer de vos tensions, de plus il utilisait les produits La Prairie que j’appréciais.

Je me fis faire un gommage du corps suivi d’un massage relaxant, une manucure et une pédicure, et pris rendez-vous avec le coiffeur, demain matin, pour me faire un brushing. J’avais une grande expérience dans beaucoup de domaines, sauf pour mes cheveux que je coiffais le plus souvent en un chignon sophistiqué. J’avais les cheveux assez longs avec des ondulations naturelles que je trouvais inappropriées pour le travail.

Quand je rentrai chez moi, André fignolait le plat qu’il m’avait concocté. Il était grand, brun, un bouc bien taillé qui lui donnait un air hispanique, gentil mais timide, il est vrai aussi que je n’avais jamais fait le premier pas pour le mettre à l’aise.

– Bonsoir, André, lui dis-je avec un sourire qu’il ne connaissait pas.

– Bonsoir, mademoiselle Thomson, je suis désolé d’être encore là et de vous importuner, mais j’ai voulu vous préparer un nouveau repas qui m’a pris un peu plus de temps. J’ai fini dans cinq minutes, mademoiselle.

Je voyais qu’il était gêné et m’en amusais, mais décidai d’être clémente et d’abréger sa torture.

– Ce n’est pas grave, André, et je vous remercie de votre sollicitude afin que mon palais découvre de nouvelles saveurs !

Il me regarda cette fois avec étonnement et se risqua à me sourire, puis prit congé en me saluant de la tête au passage.

Je posai mon sac à main dans le vestibule et me dirigeai vers ma cuisine américaine, qui n’avait rien à envier aux grands restaurants mais que je n’avais jamais utilisée. J’adorais manger, mais je ne trouvais en rien agréable de devoir faire la cuisine. Je trouvais que c’était vraiment une perte de temps et ne comprenais pas les femmes qui aimaient ça. Cela avait été une de mes priorités de me trouver un cuisinier, lorsque j’avais commencé à bâtir mon entreprise à l’âge de dix-neuf ans !

Je me servis un verre de vin, un de mes péchés je l’avoue, et me mis au bar pour déguster mon repas. Je n’utilisais jamais ma salle à manger, qui pouvait accueillir dix-huit convives, car à part Emmanuelle je n’avais jamais invité quelqu’un chez moi. Même mes « aventures » n’avaient jamais eu le privilège d’y venir, car c’était mon intimité et ils n’en faisaient pas partie même si eux le croyaient, la plupart du temps je préférais les voir dans différents hôtels. J’aimais imposer dès le départ des barrières pour leur faire comprendre qu’ils ne devaient rien espérer, mais je me rendais compte que cela produisait l’effet inverse… Je jetai un coup d’œil à travers la baie vitrée et fus forcée de constater qu’une fois de plus le ciel était voilé. Moi qui avais choisi le Sud pour pouvoir profiter de la chaleur, j’étais déçue que ces derniers temps nous eussions un temps plus similaire à celui de la Bretagne ! Peut-être irais-je à ma villa de Coral Gables à Miami pour quelques jours, afin de retrouver un peu de couleurs !

Après m’être délectée du homard finement cuisiné par André, j’allai dans mon bureau pour m’informer des diverses affaires en cours en allumant mon ordinateur.

Trois heures après, mon devoir accompli, je décidai qu’il était temps d’aller me coucher. Je traversai le salon pour me rendre dans ma chambre, qui n’avait rien à envier aux photos de décoration que l’on pouvait admirer dans certains magazines spécialisés. Je l’avais voulue immense, avec un très grand lit même si je dormais seule, une grande pièce après l’entrée de celle-ci où se trouvait mon dressing, qui recelait mes nombreux trésors vestimentaires, mes sacs à main, mes chaussures et tout ce qu’une femme pourrait souhaiter pour parfaire son style. Au fond de ma chambre à droite se trouvait ma salle de bain, en marbre noir. J’avais voulu une douche italienne, une baignoire Jacuzzi et deux grandes vasques posées sur le marbre, agrémentées par des tiroirs. Ma coiffeuse, qui me servait à me maquiller, était installée dans mon dressing, où se trouvait également un canapé pour me permettre de me changer avec aise. Je ne me maquillais pas beaucoup, un peu d’ombre à paupières assortie à la couleur de la tenue que je portais, un fin trait d’eyeliner pour accentuer mes yeux en amande, du mascara et surtout du rouge à lèvres rouge vif que j’affectionnais, qui me donnait un air sophistiqué et sûr de moi, ce que j’étais.

Ma chambre possédait aussi une large baie vitrée sans store, car j’aimais m’endormir en voyant les lumières de la ville et me réveiller à l’aube en scrutant la mer, ce qui m’apaisait la plupart du temps.

Je décidai de me faire couler un bain, mis quelques gouttes d’huile essentielle et m’installai dedans avant même que la baignoire soit remplie, la patience n’était vraiment pas une de mes vertus. Lorsque je m’allongeai dans mon bain, je basculai la tête pour la poser sur le petit coussin de la baignoire et fermai les yeux pour me détendre et réfléchir à ce que j’attendais véritablement de ma rencontre avec Nathan. À bien y réfléchir, je l’avais véritablement trouvé beau. Il avait des traits fins comme certaines statues grecques de l’Antiquité, un petit air innocent et une bouche charnue agrémentée d’une petite barbe de trois jours, qui donnait à l’ensemble un contraste mi-ange mi-démon. Ce qui était sûr, c’est qu’il me plaisait physiquement mais pas au point de me troubler, car j’avais l’habitude, lors de nombreuses réceptions où j’étais conviée, de rencontrer des hommes très beaux ; je pense finalement que c’est son regard qui avait eu toute mon attention.

Je le voulais, un point c’est tout.

Je sortis de mon bain, j’enfilai mon peignoir, me séchai les cheveux légèrement avec une serviette, et allai dans mon lit en fixant les lumières de la ville m’aidant à m’endormir.

Mon réveil m’indiqua qu’il était 7 heures, je me levai avec hâte, impatiente de pimenter mon quotidien ; je décidai de mettre pour l’occasion une robe moulante Dior rouge, des dessous en dentelle et soie rouges, mon porte-jarretelles avec des bas chairs et des escarpins Louboutin crème, qui parachevaient mon allure que j’avais décidée sexy pour ma nouvelle rencontre avec Nathan, car je n’avais pas l’intention qu’il m’échappe et je voulais qu’il constate ce que mon apparence pouvait lui laisser envisager sur nos futurs ébats. J’étais prête à lui proposer un contrat qu’aucun homme ne pouvait refuser, j’étais sûre du dénouement de cette journée.

Après avoir pris ma dose de caféine matinale, j’attrapai mon sac et mon smartphone à la sortie et m’engouffrai tout excitée dans mon ascenseur. Les cinquante étages me parurent durer une éternité. Philippe me salua et m’ouvrit la porte de ma Mercedes pour m’emmener à mon rendez-vous de 9 heures chez mon coiffeur.

Il était 10 heures quand j’arrivai au bureau. Georges parut étonné de voir mon allure, il ne m’avait jamais vue avec les cheveux lâchés et lissés, ce qui me donnait un air plus jeune et plus détendu.

Je m’engouffrai dans mon bureau, trépignant à la vue de l’heure qui se rapprochait inexorablement de mon rendez-vous avec M. Maxwell et Nathan. J’aurais préféré que son père eût une affaire importante qui l’aurait retenu, pour me permettre d’assouvir ma nouvelle acquisition et fusion ! Mais je comprenais que celui-ci ne pouvait se permettre de me faire l’affront de ne pas venir en personne pour une transaction si importante. Je réussis quand même à passer de nombreux coups de fil, ce qui me permit de ne pas voir le temps passer. C’est pourquoi je fus surprise quand le téléphone bipa, laissant échapper la voix de Georges m’informant que M. Maxwell était là.

– Merci Georges, vous pouvez les faire entrer, dis‑je en inspirant profondément, surprise d’être un peu anxieuse.

Je me levai de mon fauteuil et m’approchai à leur arrivée.

– Bonjour monsieur Maxwell, et Nathan, si je ne m’abuse… Je le regardais volontairement avec un œil malicieux. Je vous en prie messieurs, installez-vous ! Si vous désirez des rafraîchissements, n’hésitez pas, Georges se fera un plaisir de vous être agréable.

– Non merci, mademoiselle Thomson !

Je souris en constatant qu’il avait retenu la leçon.

– C’est très aimable de votre part, allons à l’essentiel, si vous le permettez. Nous aurons tout le loisir après de prendre un peu de bon temps pendant le déjeuner.

J’admirais son courage et son empressement, j’espérais que son fils avait hérité d’un peu de son caractère admirable.

Je pris les documents qu’il me tendait, appelai Georges pour qu’il les amenât à qui de droit pour les vérifier, n’ayant pas envie pour une fois de m’en charger.

M. Maxwell était silencieux et Nathan m’observait avec toujours autant d’audace. Et cela avait le don de m’agacer, mais de me plaire aussi.

– Alors monsieur Maxwell, quand comptez-vous passer le relais à votre fils qui, pour ma part, manque cruellement, pour l’instant, d’éloquence !

Ils me regardaient tous deux surpris par mes propos un peu déplacés.

– Je voudrais que Nathan prenne les rênes de mon entreprise d’ici trois ans, car j’aimerais profiter d’une retraite anticipée et bien méritée. Et pour le reste…

– Je parle en temps utile ! me lança-t-il, ce qui me permit enfin d’entendre sa voix, qui était suave mais rauque à la fois.

Un frisson me parcourut. Son père resta bouche bée, n’ayant pas anticipé l’action désinvolte de son fils.

– Ah ! Heureuse d’entendre votre voix Nathan, je pensais que vous étiez muet depuis tout ce temps, je suis contente que ce ne soit pas le cas, car il aurait été difficile pour vous de négocier sans elle !

Il parut amusé par mon cynisme et je commençais vraiment à être excitée intérieurement par sa désobéissance. Sa remarque me donna quelques informations sur le caractère de Nathan et j’espérais au fond de moi qu’il n’était pas trop rebelle, car je n’avais guère le temps ni l’envie de lui apprendre à être obéissant.

– Mademoiselle Thomson, mon père m’a appris à ne jamais m’interposer pendant les négociations, toutefois je peux vous assurer que je ne manque jamais de lui dire ma façon de penser lorsque nous sommes seuls.

J’arquai un sourcil, encore une autre information à noter dans mon esprit. M. Maxwell s’était décomposé sur sa chaise, ayant sûrement peur que son fils impétueux et chevaleresque fasse échouer nos affaires. Mais je lui souris pour le rassurer et pour lui montrer que je n’étais pas ce genre de femme à m’offusquer de telles remarques. Il se détendit un peu et regarda Nathan en l’implorant silencieusement du regard pour le faire taire. Ce qu’il fit, ne voulant pas être irrespectueux envers son père. Je trouvais cela touchant et me remémorais moi-même la relation fusionnelle que j’avais eue avec le mien.

Georges réapparut avec les documents en main et me signala que le contrat était juste. Je pris ma plume pour parapher toutes les pages en apposant ma signature à la fin, précédée de la mention « lu et approuvé ». Je remarquai le visage détendu de M. Maxwell pendant que je signais ainsi que celui de Nathan, affectueux et empli de fierté à l’égard de son père. Je remis un des documents à M. Maxwell qui se leva en me serrant la main, heureux d’avoir conclu une de ses plus grandes transactions, je pense. Nathan aussi me tendit la main, je la pris en le toisant fixement, un léger courant électrique me picota les doigts à son contact, j’émis un léger soubresaut, ce qui lui démontra que je n’étais pas de glace, et eus pour réaction un fabuleux sourire de satisfaction. Je me ressaisis et me dirigeai vers le portemanteau pour récupérer mon sac à main.

– Je pense qu’il est temps de fêter ça, monsieur Maxwell… Nathan. Je vous convie à un déjeuner et vous pourrez rentrer à votre guise ensuite.

Je les précédais et avançais avec grâce jusqu’à l’ascenseur, dans l’espoir aussi que Nathan constate ce qu’il pouvait manquer s’il refusait la proposition indécente que j’allais lui faire. Ils me suivaient docilement, et l’on se retrouva tous les trois dans l’ascenseur, dommage, pensai-je, que monsieur son père soit présent, car mille idées me traversaient en cet instant l’esprit, toutes dédiées à Nathan.

À l’extérieur de mon immeuble, Philippe nous attendait pour nous emmener à l’Hôtel de Paris, lieu incontournable de Monaco, face au casino. Je décidai de laisser M. Maxwell s’installer à l’arrière avec son fils, ne voulant pas intentionnellement montrer mon intérêt envers son fils, et pris place à l’avant, ce qui parut troubler Philippe qui ne m’avait jamais vue auparavant à ses côtés.

Le trajet fut de courte durée et à notre arrivée le voiturier s’avança d’un pas rapide pour m’ouvrir la portière, laissant à Philippe la tâche d’ouvrir celle de mes invités. Quelques touristes s’étaient immobilisés à l’arrivée de ma voiture et attendaient, impatients de voir les occupants qui allaient en sortir. J’adorais être au-devant de la scène et les regardai à mon tour pour qu’ils m’admirent. J’avoue que j’étais un peu narcissique et me délectais de voir l’effet que mon apparence faisait aux autres.

Je me retournai vers Nathan pour lui faire comprendre que j’étais une valeur sûre à bien des égards. À une époque, je n’aimais pas pourtant que l’on...

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