La formule du désir

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Réservé à un public majeur et averti. Malgré cela, certaines scènes peuvent choquer.


Jessica, belle journaliste de télé, est victime d'un odieux maître-chanteur qui a kidnappé sa fille. Celui-ci administre à Jessica une drogue révolutionnaire qui va rendre la jeune femme dépendante du... sperme. Dès lors et à sa grande honte, la jolie journaliste très BCBG va devoir se procurer chaque jour sa dose, au mépris de sa morale et de son amour-propre. Ainsi va commencer pour elle une longue descente dans la spirale du vice, lui faisant découvrir des plaisirs qu'elle avait jusque-là ignorés. Une autre face d'elle-même va peu à peu se révéler.


***



Extrait :


Elle fit glisser la robe le long de ses jambes gainées de bas fumés, retenus par un porte-jarretelles noir. Le vêtement tomba à ses pieds, la laissant avec ses seuls dessous de dentelle, offerte aux regards concupiscents des trois hommes qui se mirent à la siffler avec une atroce vulgarité.
— Le soutif ! exigea Hassan d’une voix gutturale.
La jeune femme satisfit la demande implicite et libéra deux globes opulents qui semblaient narguer fièrement les scélérats.
— La culotte ! ordonna à son tour Mamadou dont l’entrejambe s’était déformé d’une bosse conséquente.
Après une courte hésitation, Jessica ôta le dernier rempart de sa nudité, une culotte blanche qu’elle roula le long de ses cuisses avant qu’elle ne tombe à ses chevilles. Aussitôt, elle porta les mains sur son pubis pour masquer ingénument son intimité. Mais ce geste dérisoire déclencha l’hilarité moqueuse de son public.
— Voyons, chère madame Duverger, la réprimanda Lardois en reprenant un vouvoiement qui n’avait plus rien de respectueux. Il vaudrait mieux dès à présent vous habituer à vous montrer nue en notre présence. Si vous faites déjà des manières, vous n’allez pas manquer de trouver la suite fort déplaisante, croyez-moi. Alors je vous engage à enlever vos mains de là et au contraire, à bien desserrer les jambes.

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EAN13 9791034808946
Langue Français

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La formule du désir






















Christophe Malaro

La formule du désir
( H o r s - L i m i t e )

Couverture : Maïka

Publié dans la Collection Indécente
Dirigée par Eva Adams


© Evidence Editions 2018




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Avertissement




Texte réservé à un public majeur et averti.
Contient des scènes pouvant heurter la sensibilité des lecteurs - Pratiques sexuelles
extrêmes.







CHAPITRE I
Interview télévisée



— Bonsoir à tous sur LC10 pour un nouveau numéro en direct de Débat du Soir !
La voix était chaude et sexy, mais très classe. Jessica Duverger, la présentatrice vedette de la nouvelle
chaîne montante de la TNT, eut un grand sourire à l’adresse des téléspectateurs. À seulement 37 ans, elle
avait rapidement gravi les échelons du journalisme pour qu’on lui con, e la présentation de l’un des
talkshows les plus suivis du vendredi soir. Ce succès fulgurant s’expliquait certes par un professionnalisme
rigoureux, mais le charme éblouissant de cette brune sublime aux yeux verts n’y était assurément pas
étranger.
Ce soir-là, elle portait un tailleur noir rehaussé de clous dorés. La jupe courte, s’arrêtant largement
audessus des genoux, était légèrement fendue sur le côté droit, ce qui mettait en valeur la , nesse et le galbe des
jambes gainées de , ne résille noire. La veste assortie, très échancrée, s’ouvrait sur un chemisier blanc en soie
4uide dont la transparence laissait audacieusement deviner deux globes parfaits. Fière de sa généreuse et
ferme poitrine, la jolie journaliste portait rarement de soutien-gorge.

Jessica s’avança vers un homme plutôt bedonnant, en complet gris et nœud papillon, assis dans le petit
canapé destiné aux invités de l’émission. Il était chauve et arborait une barbe grise taillée en bouc.
Au même moment, assise derrière les consoles et le mur d’écrans du studio d’enregistrement, Sarah
Gailloux, la réalisatrice, décida de faire un zoom sur le chauve. La caméra montra celui-ci un instant en gros
plan avant de revenir sur la présentatrice :
— Notre invité, ce soir, est à la fois chimiste et industriel. Après avoir exercé la médecine, il s’est lancé
dans la recherche médicale et se trouve, à 58 ans, à la tête de l’une des start-up les plus dynamiques du
moment. C’est une personnalité très controversée dont la dernière création a beaucoup fait le buzz, ces
derniers jours. Je veux parler de la fameuse formule AD500, que tout le monde appelle désormais la Formule
du Désir…
Jessica marqua un habile temps d’arrêt avant de poursuivre avec son plus séduisant sourire :
— Je vous présente… Maurice Lardois !
Après quoi, elle prit place dans un fauteuil, croisant les jambes avec un crissement de nylon qui alluma une
lueur d’envie dans l’œil de son invité.

Elle est encore plus canon en vrai qu’à la télé, songea ce dernier. J’en ferais bien mon quatre-heures…

Alors commença le débat proprement dit :
— Monsieur Lardois, vous avez donc découvert une drogue qui, mélangée à n’importe quel aliment,
rendrait dépendant de cet aliment. Est-ce bien ainsi que l’on pourrait décrire votre Formule du Désir ?
— Tout d’abord, je n’aime pas beaucoup cette appellation qui s’est mise à 4eurir dans la presse et surinternet. Pour ma part, je l’ai nommée incitatine. Et par ailleurs, je réfute absolument le terme de drogue. En
eEet, ingérée seule, l’incitatine n’a aucun eEet sur l’organisme. Comme son nom oF ciel l’indique, l’AD500
est un additif qui, mélangé à un produit alimentaire, provoque une attirance particulièrement nette pour ce
produit.
— Mais quand vous parlez d’attirance, ne s’agit-il pas plutôt d’addiction, comme pourraient tout aussi
bien le suggérer les lettres AD ?
— N’exagérons pas. Correctement dosé, l’AD500 n’est qu’un adjuvant inoEensif qui crée juste une
appétence pour l’aliment avec lequel il est associé. Nos expérimentations sur divers animaux ont prouvé qu’il
était possible de déclencher une forte prédilection pour n’importe quelle nourriture, quel que soit le régime
alimentaire de l’animal concerné. Un chat carnivore qui aura consommé une banane contenant de l’AD500
deviendra immédiatement accro aux bananes !
Maurice Lardois eut un petit rire satisfait qui s’eEaça instantanément devant le ton glacial de la
présentatrice :
— Je ne saisis vraiment pas ce qu’il y a d’amusant à ceci. Car vous oubliez de préciser que si ce malheureux
chat, pour reprendre votre exemple, cessait de consommer des bananes, il souErirait de nausées, migraines,
vertiges et troubles du sommeil. Autant d’eEets secondaires que vous avez été forcé de reconnaître. Et vous
osez ne pas vouloir parler de drogue ? Avez-vous seulement pensé à l’usage que pourraient faire des personnes
malveillantes de votre… poison ?

La garce ! pensa Lardois en crispant ses doigts dans l’accoudoir du canapé. Elle dépasse les bornes !

Il parvint à contenir sa fureur et répondit à la question d’une voix blanche :
— Je suis chercheur en médecine expérimentale. Et même si mon entreprise commercialise mes
découvertes, je ne suis pas responsable de leurs applications.
— Il est pourtant facile d’imaginer qu’avec l’incitatine, une marque de yaourts, par exemple, pourrait
rendre les consommateurs dépendants de ses produits. Ainsi, en admettant l’eF cacité de cette drogue qui n’a
d’ailleurs pas encore été testée sur l’homme, Dieu merci, votre formule magique mettrait en péril la santé et le
libre arbitre des êtres humains. N’en avez-vous pas conscience ?
— Mais… bafouilla Lardois, quelque peu déstabilisé par la tournure que prenait l’interview, c’est au
contraire un pas en avant vers…
— Vers la transgression de toutes les règles d’éthique ! continua froidement la ravissante journaliste
avant de lancer sa banderille , nale : il n’est pas étonnant que vous ayez été radié de l’Ordre des médecins, il y
a six ans !

Salope ! rumina Maurice Lardois, ses yeux lançant des éclairs. Tu me paieras ça !

***

Simon Cohen, le producteur de Débat du Soir, se pencha sur Jessica pour lui tendre un verre d’eau tandis
que celle-ci rangeait son smartphone dans son sac à main.
— Tu dois avoir soif après cette exécution en règle.
La jeune femme prit le verre sans mot dire et le vida d’un trait. Elle lança un regard arrogant à Maurice
Lardois, encore assis à quelques mètres, qu’une assistante débarrassait de son micro-cravate. Le presquesexagénaire faisait l’effet d’un boxeur groggy, à peine remis de sa défaite par K.O.
— Cette fois, chuchota Simon, tu y es allée un peu fort, non ?
— Comme à chaque fois que son invité n’est pas du style beau gosse, nota Sarah Gailloux en
s’approchant, un sourire ironique aux lèvres.
— Je reconnais que ce type a tout de l’ouakari, lâcha la belle journaliste avec une moue de dégoût.
— De… quoi ?
— Un singe à tête chauve d’Amérique du Sud, précisa Jessica. Le portrait craché de ce Lardois, surtout
quand il devient cramoisi de colère… Parce que les ouakaris ont une figure rouge.
— Je ne te savais pas si versée dans les sciences naturelles, dit Sarah. Ni si calée en matière de singes.
Quoiqu’en y réfléchissant…
Jessica ne releva pas la pique et reprit d’un ton froid, sans se soucier d’être entendue ou non par Lardois :
— Plus sérieusement, je déteste ces apprentis sorciers qui nous prennent pour des cobayes. Ce pourri n’a
eu que ce qu’il méritait.
— Et toi, , t remarquer la réalisatrice, tu as dû te faire un malin plaisir de le descendre en 4ammes devant
tous les téléspectateurs, n’est-ce pas ?
Sarah avait plongé son regard noir dans le vert des prunelles de la journaliste. Cette dernière demeura
imperturbable, se contentant de croiser ses jolies jambes en se renversant légèrement dans son fauteuil.

Quant à toi, estima Jessica en elle-même, tu as dû prendre ton pied à voir un type se faire écraser. Je parie que
cette fois, tes penchants sadiques ont été satisfaits. J’aimerais bien savoir si tu as mouillé ta culotte…

Sarah pouvait-elle imaginer les pensées blessantes de Jessica ? Toujours est-il que la réalisatrice continuait
à arborer son sourire caustique. Elle venait à peine d’atteindre la quarantaine et son charme était indéniable,
bien que ne pouvant rivaliser avec celui de Jessica. Elle avait les cheveux auburn coupés court et un visage
ovale aux traits réguliers, décoré de discrètes taches de rousseur.
Les deux femmes ne s’aimaient pas, ce qui était de notoriété publique. Plus exactement, il y avait entre
elles une rivalité qui les rapprochait. Un silence pesant s’installa tandis qu’elles s’aErontaient toujours du
regard. Simon jugea bon de calmer le jeu :
— En tout cas, l’audience a dû atteindre des sommets, déclara le producteur avec un large sourire. Tu es
une championne, Jessica !
Il lui tapota aEectueusement l’épaule avant de retirer prestement sa main, devant le regard réprobateur de
la journaliste.

Simon Cohen avait 54 ans et ses cheveux grisonnaient fortement. Grand, mince et élégant, il n’avait
pourtant aucun succès avec les femmes en raison d’un visage ingrat aux petits yeux déplaisants. Après avoir
deux ou trois fois tenté sa chance auprès de Jessica, pourtant mariée, celle-ci avait , ni par le remettre
vertement à sa place et de manière catégorique. Depuis, et même s’il continuait à fantasmer sur la splendide
journaliste, Cohen ne s’y risquait plus.
— Bon ! Il se fait tard et je suis crevée, déclara Jessica en se levant de son fauteuil. Je vous souhaite une
bonne nuit.
Elle s’éloigna de quelques pas avant de revenir brusquement en arrière pour proclamer d’une voix
suffisamment haute :
— Et tu sais quoi, Simon ? Cette Formule du Désir…, je parie que ce n’est qu’une escroquerie. Qu’elle n’aaucun effet sur l’homme !
Elle , t volte-face et cette fois, à grandes enjambées scandées par le claquement de ses hauts talons, elle
disparut au fond d’un couloir sans se retourner.

Aucun effet sur l’homme ? s’interrogea Maurice Lardois. Et sur la femme, ma belle ?
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CHAPITRE II
K i d n a p p i n g



Fabrice Duverger, avachi sur le canapé du salon, vit entrer sa femme avec un plaisir manifeste. C’était un
homme à l’apparence quelconque, surtout à côté de sa femme qui l’éclipsait de sa radieuse beauté.
Plus âgé qu’elle d’une dizaine d’années, il avait néanmoins réussi à la séduire par son assurance, un habile
bagou non dénué d’humour et, il faut bien le dire, une avalanche de cadeaux.
Jessica venait à peine d’avoir 18 ans. Elle était issue d’une famille de la bonne bourgeoisie catholique, aisée
sur le plan nancier, mais très coincée sur celui des mœurs. Elle était encore naïve et sans expérience. Elle
étouffait d’ennui et de pruderie.
Lui venait d’un milieu de riches nanciers. Il sut lui faire tourner la tête. Il l’invita dans le grand monde, la
couvrit de robes de grands couturiers et de bijoux somptueux.
En échange, elle lui offrit sa main et sa virginité.

— Je t’ai trouvée très en forme, ce soir, ma chérie. Tu n’as pas laissé une chance à ce pauvre type !
— Ce pauvre type, comme tu dis, est à la tête d’une petite fortune. Et s’il en est arrivé là, c’est en grugeant
des imbéciles qui auront peut-être enfin ouvert les yeux sur ses magouilles en regardant mon émission.
Elle se débarrassa de sa veste qu’elle jeta négligemment sur un fauteuil. Sans soutien-gorge, son chemisier
transparent dévoilait parfaitement deux seins ronds et merveilleusement fermes dont les pointes tendaient le
tissu léger.
Fabrice ne résista pas à cette vision attirante et se leva pour prendre son épouse dans ses bras.
— Tu étais particulièrement sexy, à l’écran, avec tes longues jambes. J’adore quand tu portes des bas
résille. Les téléspectateurs ont dû en avoir plein les yeux ! Je me demande combien de mecs doivent
fantasmer sur ton image.
Il lui prit les seins, un dans chaque main, et se mit à les masser voluptueusement à travers le tissu.
— Dire que j’ai la chance d’avoir la version originale à domicile ! ajouta-t-il en lançant une main sous la
jupe, lui caressant une fesse que son string laissait nue.
— Arrête, je suis fatiguée… rechigna-t-elle en secouant la tête, faisant danser sa longue chevelure qui lui
descendait aux épaules. Comment vont les enfants ?
Elle le repoussa doucement, mais avec fermeté. Fabrice eut un mouvement d’humeur :
— Tu n’en as que pour eux ! Ce ne sont plus des gosses, à présent. Ton ls est majeur et ta lle est en
passe de le devenir. Alors, tu pourrais t’occuper un peu de ton mari, de temps en temps. Ça fait une éternité
que nous n’avons plus fait l’amour.
— Tu ne m’as pas répondu, se borna-t-elle à remarquer calmement.
Fabrice eut un grand soupir avant de parler d’une voix quelque peu désabusée :
— Julien est rentré assez tard d’une soirée avec des amis. Il doit encore jouer avec sa console, car j’ai
entendu du bruit dans sa chambre, il n’y a pas longtemps. Quant à Aurélie, je ne l’ai pas vue de la soirée. Je'
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suppose qu’elle doit dormir, à l’heure qu’il est.
— Elle a toujours été plus raisonnable que son frère.
— J’imagine qu’elle tient de sa mère, fit Fabrice d’un ton narquois.
— Probablement, assuma Jessica sans sourciller. Et je vais d’ailleurs faire comme elle : aller me coucher.
— Tu es sûre de n’avoir pas envie d’une petite partie de jambes en l’air ?
— Bonne nuit, chéri ! se contenta de répondre froidement Jessica.
— Bonne nuit, lança Fabrice sans enthousiasme. Quant à moi, je vais regarder un peu la télé avec un
excellent whisky. Histoire de calmer ma déception.
— C’est ça. Et tu auras l’obligeance de dormir dans la chambre d’amis. J’ai pas envie que tu me réveilles.

Quand Jessica passa dans le couloir devant la chambre de son ls, elle remarqua un rai de lumière tamisée
sous la porte. Elle frappa discrètement, puis plus fort, sans obtenir de réponse.
— Julien ? C’est Maman. Je vais entrer…
Elle ouvrit doucement la porte et n’eut le temps que de faire un pas dans la pièce avant de s’immobiliser,
pétrifiée de stupeur.
Julien, qu’un casque sur les oreilles avait empêché d’entendre sa mère, était assis à son bureau, entièrement
nu, devant un écran qui diBusait un lm pornographique. Le garçon était entièrement absorbé par le
spectacle sous ses yeux : un adolescent qui prenait en levrette une femme beaucoup plus âgée que lui.
Profondément choquée par cette scène inconvenante qui allait à l’encontre de sa morale et de son
éducation religieuse, Jessica ouvrit la bouche pour condamner vertement son ls, mais ses lèvres
s’arrondirent de saisissement sans proférer le moindre mot. Julien ne se contentait pas de mater passivement
le lm porno, mais il se masturbait énergiquement d’une main tandis qu’il reniCait de l’autre une petite
culotte en dentelle noire.
Figée sur place, Jessica frissonna d’un trouble inconnu et ne parvenait pas à quitter des yeux le membre
prodigieusement bandé qui coulissait entre les doigts luisants de son ls. Ce ne fut que lorsqu’elle reconnut
sa propre culotte qu’elle articula un cri de surprise.
Julien tourna brusquement la tête et la regarda avec des yeux extatiques, incapable de contrôler son plaisir.
Au lieu de cesser son manège indécent, il pivota sur son siège, jambes écartées, astiquant sa verge dressée
autour de laquelle il enroula la culotte de sa mère. Sa peau était luisante de sueur et il xait intensément
Jessica, comme suprêmement excité.
Cette dernière réalisa soudain, aBolée, que le chemisier transparent qu’elle portait laissait tout loisir à son
ls de se repaître de la vue de ses seins superbes. Mais il était trop tard. Au moment même où elle esquissa un
mouvement des bras pour se couvrir la poitrine, Julien eut un long râle tandis qu’il éjaculait dans la culotte, la
tête renversée en arrière, les yeux à demi fermés.
Et Jessica Duverger s’enfuit de la chambre de son fils comme si elle avait vu le Diable !

***

Le lendemain était une belle journée ensoleillée qui semblait pleine de promesses. Mais les caprices de la
vie ne s’accordent pas forcément avec la météo.
Jessica eut un réveil di cile, après avoir passé une très mauvaise nuit. Elle ne parvenait pas à chasser de
son esprit l’image de son ls se branlant devant elle jusqu’à jouir de manière aussi obscène. Certes, Julien
n’était plus un enfant, comme le lui avait rappelé Fabrice. Il venait d’avoir 19 ans et passait jusque-là à ses'
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yeux pour un garçon sérieux et obéissant, ne posant aucun problème de comportement, encore moins de
discipline. Mais Jessica le considérait maintenant d’une tout autre manière, presque comme un étranger. De
l’avoir surpris en train de se masturber avec une culotte volée à sa mère, cela l’eBrayait littéralement. Et cela
heurtait de plein fouet sa morale chrétienne.

Elle décida de chasser ces pénibles pensées, se gardant bien de les partager avec son époux dont elle
imaginait sans mal la réaction scandalisée. En ouvrant les volets de sa chambre, elle savoura les chauds rayons
du soleil de juillet qui scintillait sur les toits de Paris. Depuis sa fenêtre, elle avait une vue magni que jusqu’à
la tour Eiffel.
Jessica décida d’en ler une jolie robe d’été verte qui lui descendait jusqu’aux genoux et lui laissait les bras
nus. Serrée à la taille par une mince ceinture de cuir bleu marine, elle mettait en valeur la nesse de sa
silhouette tandis que son sage décolleté ne montrait que la naissance de ses seins, sans parvenir toutefois à
dissimuler leur opulence.
Elle se rendit dans la cuisine avec l’appréhension de croiser son fils. Que pourrait-elle lui dire après la scène
de la veille et comment parvenir à le regarder dans les yeux ? Mais elle ne tomba que sur Aurélie qui venait de
terminer son petit déjeuner.
Elle était resplendissante. À 17 ans, son corps était svelte et harmonieux. Elle avait la peau dorée, des
cheveux mi-longs d’une blondeur très claire, un visage ovale éclairé par des yeux noisette et une bouche
mutine à la Betty Boop. Sa poitrine était déjà superbement formée, son derrière idéalement rebondi, sa taille
était de guêpe et ses jambes fuselées. Bref ! Une petite merveille d’adolescente en fleur.
Elle était vêtue d’une brassière turquoise qui lui moulait parfaitement ses jolis seins et lui laissait le ventre
nu, plat et musclé, avec le nombril orné d’un délicat piercing en jade. Un short moulant et des baskets
complétaient sa panoplie de joggeuse.
— Bonjour, ma belle, lança Jessica en embrassant l’adolescente sur le front. Tu as vu ton frère ?
— Il est parti rejoindre ses copains il y a un bon quart d’heure. Il a dit qu’il ne rentrerait qu’en n de
soirée.
Jessica fronça les sourcils. Elle n’aimait pas beaucoup les longues absences de Julien, mais depuis qu’il était
majeur, il était devenu difficile de lui imposer un horaire strict.
— Je te laisse, Maman, dit Aurélie avec un charmant sourire. Je m’en vais courir.
— Ne rentre pas trop tard pour déjeuner. Nous ne serons que toutes les deux et j’ai prévu d’aller faire
quelques emplettes en début d’après-midi.

***

Ce ne fut qu’à partir de 14 h que Jessica s’inquiéta vraiment. Elle était passée jusque-là par toutes les
phases qui menaient à l’angoisse. D’abord ennuyée de ne pas voir revenir sa lle au moment de se mettre à
table, puis agacée de devoir faire réchauBer le plat, ensuite furieuse de devoir manger seule. Sa colère s’était
muée en anxiété au fur et à mesure que le temps passait. Jamais Aurélie n’avait eu un pareil retard. C’était
anormal.
Un peu désemparée, elle commença par appeler deux ou trois copines de sa lle, sans résultat. Puis elle
tenta de joindre son mari, mais la secrétaire de celui-ci lui apprit qu’il était en rendez-vous et Jessica préféra ne
pas lui laisser de message, de peur de l’inquiéter inutilement. En dé nitive, elle songea à appeler la police et ce
fut à ce moment que le téléphone de l’appartement sonna brusquement.'

— Allo ?… Aurélie ? interrogea craintivement Jessica, redoutant une dramatique nouvelle.
Il n’y eut aucune réponse, mais elle perçut distinctement une respiration feutrée.
— C’est toi, ma chérie ? insista-t-elle. Réponds, s’il te…
— Madame Duverger ? la coupa brutalement une voix masculine, manifestement déformée par un ltre
vocal.
— Oui, c’est moi-même. Que…
— Nous détenons votre fille, madame Duverger.
— Quoi ? s’affola Jessica. Oh ! mon Dieu !… Qui êtes-vous ?
— Si vous voulez la récupérer en bon état, il va falloir suivre exactement nos instructions. Dans le cas
contraire, nous allons jouer un peu avec elle et nous vous la réexpédierons ensuite… en pièces détachées !
— Oh ! non !… Par pitié ! Je ferai tout ce que voudrez, mais ne lui faites pas de mal ! Nous avons de
l’argent. Nous pouvons…
— Vous allez recevoir une adresse sur votre téléphone portable, par SMS. Nous vous demandons juste de
vous y rendre sur-le-champ. Bien entendu, vous êtes tenue de n’avertir personne, ni police, ni mari, ni ami. Si
jamais cette règle n’était pas respectée ou que vous ne veniez pas seule à notre rendez-vous, ce serait votre
adorable fille qui en subirait les conséquences. Me suis-je bien fait comprendre ?
— Oui… oui, mais…
L’interlocuteur anonyme raccrocha abruptement et Jessica, épouvantée, resta toute pantelante, la main
crispée sur le combiné téléphonique. Son cœur battait à tout rompre et le monde autour d’elle semblait
tourner comme une toupie.
Le bip de son portable la fit sursauter.




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CHAPITRE III
Chantage diabolique



Jessica parvint au rendez-vous une vingtaine de minutes avant l’heure xée par les ravisseurs. Elle gara sa
Smart rouge devant un grand bâtiment délabré, dans le quartier de La Villette.
Sur la porte en tôle rouillée, on pouvait encore lire, même à demi e acée, l’inscription LARDOMED qui
n’évoqua rien pour la jeune femme. Comment aurait-elle pu se douter qu’il s’agissait d’un ancien entrepôt, à
présent désaffecté, de l’entreprise de recherche médicale de Maurice Lardois ?
La jolie journaliste appuya avec appréhension sur le bouton d’une sonnette. Au-dessus de celle-ci, une
caméra était braquée sur les visiteurs et elle devina avec un certain malaise qu’elle devait être examinée.
Elle allait sonner de nouveau quand un type à l’aspect plutôt vulgaire lui ouvrit soudainement. De type
maghrébin, il était mal rasé et une balafre rayait sa joue gauche. Il portait un jean déchiré et un tee-shirt
crasseux décoré d’une tête de mort.
— Jessica Duverger en personne ! siffla-t-il, admiratif. Vous êtes en avance…
— J’exige de voir ma fille immédiatement !
— Vous n’êtes pas en mesure d’exiger quoi que ce soit, ricana le balafré en s’e açant pour la laisser entrer.
Vous n’allez pas tarder à vous en rendre compte.
Quand la porte se referma derrière elle en se verrouillant avec un claquement sonore, Jessica se sentit
soudain prise au piège et les battements de son cœur s’accélérèrent.
Elle suivit un long couloir encombré de cartons poussiéreux, monta un escalier, emprunta un autre
couloir et nit par s’arrêter devant une porte vitrée dépolie que le balafré lui ouvrit aussitôt. Derrière elle, il y
avait une vaste salle à la charpente métallique et au milieu se trouvaient deux hommes. L’un se tenait debout,
un grand noir musclé à la coi ure rasta. L’autre, un chauve portant le bouc, était assis sur un siège de bureau
en cuir noir qu’il faisait pivoter de droite à gauche avec un sourire goguenard.
— Vous ?! s’exclama Jessica en reconnaissant Maurice Lardois.
— Moi-même, fit ce dernier en souriant de plus belle.
Il tendit la main vers le noir à ses côtés :
— Je vous présente Mamadou, annonça-t-il avant d’indiquer ensuite le balafré : et voici Hassan. Ce sont
deux amis précieux et surtout mes deux associés dans le rapt de votre charmante fille.
— Ainsi, c’est vous qui êtes derrière cette ignoble machination ! s’indigna Jessica avec écœurement. Je
comprends mieux, à présent. Vous voulez vous venger de moi et vous n’avez rien trouvé de mieux que de
vous en prendre à ma lle. C’est tellement lâche et méprisable ! Vous me faites horreur ! Vous êtes un
monstre ! Une vraie pourriture !
— Allons ! Allons ! lança calmement Lardois. Tant de vilains mots dans la bouche d’une aussi jolie
femme ! Et puis, vous n’y êtes pas du tout. Ce n’est pas votre lle qui m’intéresse. C’est VOUS qui allez
payer pour la manière inquali able dont vous m’avez traité sur LC10. Et je ne parle pas tant de la mauvaise
publicité que vous m’avez faite, mais bien de la façon dont vous m’avez insulté en public. Il est temps pour
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B

vous de me dédommager du tort que j’ai subi par votre faute.
— Alors, finissons-en ! Combien voulez-vous ?
Maurice Lardois éclata d’un rire mauvais avant de reprendre d’un ton venimeux :
— Mais votre fric ne m’intéresse pas, chère madame. Et ce ne serait pas une revanche bien satisfaisante
que de vous soutirer une simple somme d’argent, quel qu’en soit le montant. Non, c’est avec votre corps que
vous allez me payer !
— Mon… mon corps ? interrogea Jessica qui n’osait pas comprendre les implications de ces paroles. Que
voulez-vous dire ?
— Ce que je veux dire… gloussa Lardois en marquant un temps d’arrêt dans sa réponse, c’est que je vais
vous baiser, ma belle dame… et que mes deux complices auront également leur part, bien entendu !

Le sol sembla se dérober sous les pieds de Jessica Duverger et un frisson glacé lui parcourut l’échine.
— Je… Attendez ! balbutia-t-elle, on peut certainement s’arranger. Je suis prête à vous inviter à une
seconde émission et reconnaître que je me suis trompée à votre sujet… Je dirai que…
— Ça su t ! coupa catégoriquement Lardois. De toute façon, le mal est fait. Ma réputation en a pris un
coup, mais je saurai m’en remettre. Il faudra juste du temps pour que les choses se tassent. Et d’ici là, je vais
me faire une joie de vous posséder par tous vos ori ces. Je dois avouer que dès que j’ai mis les pieds sur ce
plateau de télé, je me suis mis à bander au premier regard porté sur votre admirable personne. Il va vous falloir
maintenant éteindre le feu que vous avez allumé.
— Mais… paniquait Jessica. Ce… ce n’est pas possible ! Vous ne pouvez pas me… me forcer à…
— Vous forcer ? reprit Lardois en jouant la surprise. Mais ce n’est pas dans mes manières. Oh ! bien sûr,
nous pourrions vous violer sans le moindre scrupule. Mais je suis persuadé que nous n’aurons pas à en arriver
là et que vous allez vous offrir à nous de plein gré. Comme la belle salope que vous êtes !
— Mais en n ! se scandalisa la jeune femme que l’on n’avait jamais insultée de pareille façon. Je ne vous
permets pas de…
— Oh ! mais au contraire, la coupa Lardois, sarcastique, vous allez tout nous permettre ! Car ai-je besoin
de vous dire que si vous refusez, ce sera votre lle qui en paiera le prix ? Ce serait tellement dommage pour
elle de perdre sa virginité en la sacrifiant au profit de parfaits inconnus !… Alors ? Que décidez-vous ?

Dans la tête de Jessica Duverger tournaient des lambeaux de pensées en désordre, comme un vol de
corbeaux qui la harcelait. Elle éprouvait un mélange insupportable de terreur, de honte et de désarroi.
Jamais elle n’avait connu d’autre homme que son mari. L’idée même de le tromper lui était inconcevable,
tant sa morale chrétienne rejetait l’adultère. Alors, commettre ce péché avec un être aussi abject que Lardois
(sans parler de ses deux acolytes), c’était une chose qu’elle était totalement incapable d’envisager. À la seule
pensée de devoir s’o rir à ce chauve répugnant, elle en tremblait viscéralement et en aurait pleuré de dégoût
si un reste d’amour-propre ne l’eût empêchée de s’humilier plus encore.
D’un autre côté, accepter de livrer sa pure et innocente Aurélie aux appétits lubriques de ces crapules lui
était tout aussi intolérable. Elle se résolut donc à faire son devoir de mère et à payer de sa personne, la mort
dans l’âme. Son corps se révoltait à cette décision, son esprit hurlait de rage, mais sa raison ne lui laissait pas
d’autre choix.
— D’accord, souffla-t-elle d’une voix à peine audible. Je ferai ce qu’il vous plaira.
— Je n’ai pas très bien entendu, t Lardois, désireux de savourer son triomphe. Que ferez-vous
exactement ?

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