La Saga des Princes (pulp gay)
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Description

La Saga des Princes
Jacmès

Pulp de 730 000 caractères.
Un groupe de jeunes amis a l'habitude de se retrouver dans l'appartement de l'un d'eux. Lorsque Pierre leur présente le garçon qui va partager sa vie, ils ne savent pas que dans son sillage un diable, plutôt un diablotin va transformer leur vie. Ce garçon, Callou, passe son bac avec succès et ainsi remplit sa part de contrat qui le lie à ses amis. Il peut maintenant entrer dans la cour des hommes. Mais qui sera l'élu.
Ce n'est là que le début d'une saga de près de trois quart de millions de caractères qui vous est donné ici dans cet ouvrage.


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Informations

Publié par
Nombre de lectures 41
EAN13 9782363074485
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

La saga des Princes Pulp de 743 000 caractères Jacmès À René avec qui j'ai partagé 37 années de ma vie.
Comme des princes
Jérémy hésitait. Il n'avait accepté que du bout des lèvres. Pierre avait tellement insisté et bien qu'il se soit préparé avec soin. Il s'était même parfumé légèrement, piquant au passage quelques gouttes d'Habit-Rouge de Guerlain à son père.
Il hésitait toujours.
Pierre l'avait assuré que cela serait une soirée sympa. Une dizaine d'invités pas plus, que des gars sympas. Tout devait être sympa.
Non, Jérémy ne les connaissait pas, mais ce n'était pas un problème. « Mais tu me connais, moi ! » Bien sûr, et il était aussi ennuyé de contrarier Pierre. Une boule d'angoisse au creux de l'estomac l'envahissait.
Il regarda l'heure à la pendule de la gare Saint-Paul. Il était en avance. Sorti du métro à la station Hôtel-de-Ville, il avait longé la place des Terreaux, pris la rue de Constantine et traversé la Saône au Pont-La-Feuillée avant de se diriger vers la gare Saint-Paul. Il obliqua à gauche vers une rue pavée dont il ne regarda pas le nom.
Il ne connaissait pas tellement le Vieux Lyon, mais il savait les rues parallèles et qu'il n’aurait aucun mal à trouver la rue Saint-Jean s'il se décidait à aller à la soirée de Pierre.
Ne pas y aller l'ennuyait également beaucoup.
Avant d'entrer dans la rue, il s'arrêta devant la vitrine d'une boulangerie aux glaces teintées en rose-doré qui lui renvoyèrent son image.
Jean noir, chemisette tunisienne blanche. Il se regarda et fit la moue. Il ne pouvait passer pour un Apollon. De sa silhouette fine se dégageait le charme de la jeunesse de ses dix-huit ans. Dix-huit ans et demi pour être exact.
Il se trouva bien ordinaire.
Pierre l'avait abordé à La Ruche, un soir de mars. Ils avaient parlé une demi-heure, une heure, il ne savait plus, buvant une bière qu'il lui avait offerte et lorsqu'il avait voulu à son tour remettre une tournée, Pierre, lui entourant les épaules de son bras et l'attirant à lui, la bouche près de son oreille, lui murmura.
— Allons plutôt la boire chez moi.
Il lui baisa doucement les lèvres, un effleurement puis lui inclinant doucement la nuque y posa un second baiser plus appuyé. Une décharge électrique n'aurait pas eu le même effet.
Il sortait depuis peu de temps dans le milieu gay lyonnais et jusqu'à présent aucun garçon n'avait semblé s'intéresser à lui. Sa timidité l'empêchait d'aller vers les autres, de s'imposer
dans un groupe. Le tourbillon des garçons papillonnant sous les lumières crues du bar le rejetait dans l'ombre.
Son expérience se limitait à quelques attouchements fugaces en colonie de vacances, dans les douches de la piscine et dans les W.C. du lycée. Que des branlettes rapides et frustrantes tout juste bonnes à lui salir les doigts. Le soir dans son lit, sa main s'activait pensant à l'un ou à l'autre. Ce qui l'étonnait, c'est que lui, droitier, il se branlait toujours de la main gauche. Bien sûr, avec certains, ils s'échangèrent quelques services.
Je te branle, tu me branles, le premier de nous deux qui jouit sera une tapette. La jolie comptine.
Une seule certitude. La gent féminine lui étant totalement étrangère, il était homo et malgré ses difficultés à aller vers les autres, il comptait bien s'affirmer, mais il ne souhaitait pas brûler les étapes. Et pourtant, en une nuit il les consuma toutes.
Il suivit donc Pierre et connut ainsi sa première nuit d'amour, se laissant guider par sa main et sa bouche experte qui l'amena à tout accepter, à tout faire et se laisser faire.
Il explosa en vol et ne redescendit sur terre que le lendemain matin.
Ce fut aussi la première fois qu'il découcha. À son retour chez ses parents, il fut surpris de ne subir ni reproches, ni questions. Il surprit tout de même sa mère examinant sous toutes coutures la chemise qu'elle avait récupérée dans le panier de linge sale, sans doute cherchait-elle une trace de maquillage qu'elle aurait été bien en peine de trouver. Elle aurait dû être plus attentive au fait qu'il rentrait tout frais rasé.
Il passa l'après-midi dans sa chambre et vers dix-neuf heures se prépara pour sortir.
— Tu ne dînes pas avec nous ?
— Non maman.
— Tu comptes rentrer tard ?
— Pas très, mais dimanche soir.
— Mais nous sommes samedi.
— C'est pour cela que je précise le jour.
Il surprit un sourire amusé sur le visage de son père.
Arrivé dans la rue, il passa la main sur la poche de son jean. Il sentit à l'intérieur une forme carrée et en sortit une petite boite de préservatifs.
Il pensa, merci papa, et sourit. Son père parlait peu, mais il avait le geste juste.
Il prit l'habitude de disparaître le vendredi soir pour ne réapparaître que le dimanche vers
vingt heures. Quelques semaines plus tard, en partant travailler le vendredi matin, il souhaita « Bon week-end » à ses parents et rentra vers minuit.
— André, tu verras, bientôt il ne rentrera plus !
— C'est la vie, Évelyne !
Elle écrasa tout de même une petite larme.
Jérémy se trouvait bien avec Pierre qui lui apprenait la vie, enfin une autre vie, et l'amour, celui qu'on fait, celui qu'on donne et celui qu'on reçoit. Trente-trois ans, vétérinaire, il l'enveloppe dans un cocon vaporeux différent de celui qu'il connaissait avec ses parents, dans lequel il se sent à l'aise et en sécurité. Ne connaissant rien de l'amour, ni de ses effets, il ne saurait dire s'il l'aimait. À quel degré était-il sur l'échelle de Richter ? Il se laissait bercer dans les bras de Pierre dont la douceur des gestes et celle de sa peau le faisaient s'enfouir dans des sensations duveteuses. À cet instant, il ne supporterait pas qu'un autre que lui le touche. Entendre parler par exemple de partouze, même en plaisanterie, le faisait se cabrer. Son cœur et son corps étaient tout neufs, encore sous garantie.
Les amis de Pierre qu'il avait rencontrés le mettaient mal à l'aise. Ils parlaient trop librement, à son goût, de baise, parfois crûment, en des termes qu'il ne peut encore accepter. Parfois aussi ils le frôlent ou posent la main intentionnellement sur son corps. Il ne supporte pas. Il est à Pierre et rien qu'à lui.
C'est pour ces raisons qu'il hésite. Il craint que cette soirée se termine en une baise infernale dont il ne peut accepter l'idée, mais ne pas rejoindre Pierre lui coûte et le rend triste.
Il abandonna les glaces de la boulangerie pour s'engager dans cette rue inégalement pavée qu'éclairent des lanternes en fer forgé à la lumière jaune.
Il n'avait pas fait vingt mètres qu'une main s'abattit sur son épaule et tenta de le saisir rudement. Il sursauta en poussant un cri et, se retournant à demi, ne vit que la silhouette d'un homme vêtu entièrement de noir, la tête couverte d'un chapeau de même couleur qui lui mangeait le visage.
Surpris dans ses réflexions, il tenta de se dégager et bondit en avant pour se mettre à courir, mais en retombant, son pied se tordit. Il poussa un second cri, celui-ci de douleur. Il essaya à nouveau de courir, mais son pied lui fit très mal et l'en empêcha. Il avançait tout de même, mais à vitesse réduite, d'autant que la peur le paralysait aussi. L'homme le suivit. Jérémy, envahi par la peur, inondait ses joues de larmes. Il sentait qu'il ne pourrait lui échapper et lorsqu'il parvint à une porte, il tenta de l'ouvrir pour se mettre à l'abri, mais elle était fermée. Les suivantes aussi, toutes étaient closes. L'homme au chapeau se rapprocha sans hâter son pas. Il semblait sûr de lui. Les épaisses portes de bois du vieux quartier lyonnais ne sont pas accueillantes.
Enfin, l'une céda. Il la poussa et se trouva dans le noir. Il réussit à apercevoir un escalier qui s'enfonçait dans ce qu'il pensa être une cave. Le long de la muraille, une mince rampe en fer l'aida à descendre marche par marche, essayant de ne pas laisser trop longtemps son pied douloureux en appui.
Arrivé en bas, il chercha à tâtons un coin où se terrer, mais la pièce était vide, rien de ce
qui encombre d'habitude les caves, ni meubles, ni caisses, rien. La pièce paraissait immense.
Il crut un moment avoir échappé à l'homme en noir. Mais il n'eut guère le temps de se rassurer, car la porte à nouveau s'ouvrit et les pas de l'homme résonnèrent sur les marches. Il ne se pressait pas.
La panique étreignit Jérémy et le paralysa. Il voulut crier, mais c'est une plainte geignarde qui sortit de sa bouche.
L'homme arrivait maintenant au bas de l'escalier. Il marqua un arrêt, le chercha. L'obscurité était le seul voile qui le dissimulait au regard de l'homme et voilà que ce voile se déchira. L'homme sortit de sa poche un briquet, en fit jaillir une flamme et à sa lueur localisa Jérémy. Il se tenait maintenant à côté de lui, il le releva, car Jérémy s'était laissé glisser le long du mur, ce mur à l'intérieur duquel il aurait voulu disparaître. Les deux mains le prirent sous les bras et le soulevèrent. Les pieds de Jérémy ne touchaient plus le sol. Il fût transporté ainsi jusqu'au seul endroit que la lumière de la rue éclairait faiblement par deux petites ouvertures pratiquées au ras du trottoir.
L'homme le reposa sur le sol. Le contact du pied de Jérémy avec la dalle de pierre lui fit pousser un cri. Il tremblait de tous ses membres, mais il n'osait bouger, essayant plus de crier. Il savait que tout acte de rébellion était inutile.
L'homme releva sa chemisette tunisienne et d'un coup sec l'arracha par la tête, ce qui fit sauter le petit bouton près du col qui roula sur le sol. Il lui passe les mains doucement sur le torse avec beaucoup de douceur, lui caressa le dos, la nuque, se crispant un peu dans les cheveux qu'il ébouriffa puis redescendit sur le torse en lui pinçant les tétons ce qui lui arracha un cri.
— Tu n'es pas bien gros, je ne vais pas avoir beaucoup à manger.
Cette phrase, au lieu de l'effrayer, lui redonna une certaine confiance. Il ne croyait plus aux ogres, mais il était toujours sans défense et ne devinait toujours pas les intentions de l'homme.
La main de l'homme lui prit le bras droit et le plaça au-dessus de sa tête, lui enserrant le poignet dans une chaîne en fer. Un clic de fermeture résonna faiblement. Ce n'était pas un cadenas. Il fit de même avec le bras gauche. Les gestes étaient doux à défaut d'être tendres.
Ainsi enchaîné au mur, Jérémy laissa pendre sa tête sur la poitrine. Ses larmes coulèrent à nouveau sans bruit. L'homme d'un doigt sous le menton la lui releva. Ses lèvres s'appuyèrent sur les siennes cherchant de sa langue à lui ouvrir la bouche. Il y parvint et il se mit à fourrager furieusement à l'intérieur.
Jérémy, impassible, n'eut pas la force de se débattre, mais il ne rendit pas ce baiser. Les mains de L'homme reprirent leur exploration sur le torse de Jérémy. Son bras lui enserra la taille vigoureusement la faisant ployer en l'attirant vers lui et par là, l'obligea à déplacer sa cheville blessée, ce lui fit pousser un cri de douleur.
— Tu as mal, mon poussin !
Jérémy acquiesça dans un soupir.
— Je vais faire attention, mon poussin.
L'homme se baissa, laissant Jérémy toujours attaché au mur. Il le déchaussa en commençant par la cheville endolorie, ne lui laissant que les chaussettes. En se redressant, ses mains caressèrent ses jambes puis ses fesses au travers du jean, puis très lentement il en défit les boutons. Sa main, au passage, furtivement, mais volontairement lui heurta doucement le sexe. Le jean descendit le long de ses jambes. Il le lui ôta avec une lenteur calculée.
Maintenant, il humait le torse de Jérémy avec gourmandise, puis les aisselles où il laissa le bout de sa langue s'attarder, ensuite derrière son oreille où sa bouche s'appesantit.
— Tu sens bon mon poussin.
Sa bouche maintenant passait sous son cou jusqu'à l'autre oreille. Elle fit deux ou trois allers-retours de plus en plus rapides et insistants.
— Habit-Rouge de Guerlain. Tu me gâtes mon poussin !
Son nez sous les aisselles qu'il humait l'une après l'autre, il en aspira à nouveau l'odeur. Jérémy le laissa faire. Son angoisse s'était peu à peu estompée bien qu'il se savait toujours à la merci de l'homme. Il ressentait de plus en plus ses désirs qu'il devinait charnels. Il comprit également qu'il devait rester passif. Il était là pour subir.
L'homme maintenant accroupi lui malaxait le sexe au travers de son slip.
— Il n'est pas bien vaillant ton petit oiseau. Il va falloir que je le réveille. Je vais le faire chanter ton rossignol. Pour commencer, je lui ouvre la cage.
Il fit glisser le slip à ses pieds et le lui ôta. Aussitôt, il enfouit son visage dans ses poils pubiens et y frotta son nez.
— Là tu sens la lavande. Laisse-moi rêver. C'est pour moi que tu t'es parfumé mon poussin.
Il entreprit de le lécher tout autour de son sexe, la langue virevoltant avec agilité et passion.
Le soupir que poussa alors Jérémy est de toute autre nature. Le plaisir montait en lui et il ne résistait plus. Son sexe disparaissant dans la bouche gourmande avait repris vigueur. L'homme s'en aperçut et cela redoubla son ardeur. Il en rugit en l'avalant puis en le recrachant et comme s'il prenait son élan, il l'avala à nouveau pour l'avoir tout en bouche. Alors, il se déchaîna. Les va-et-vient, de plus en plus ardents, de plus en plus rapides, magnifièrent le sexe de Jérémy.
— Ne boude pas ton plaisir, mon poussin.
L'homme le tenait par les hanches, ses jambes ne le soutenant plus guère.
Il abandonna le sexe de Jérémy pour lui mordiller le ventre. De sa langue, il lui vrilla le nombril comme s'il voulait pénétrer dans cette impasse, puis il remonta jusqu'à sa poitrine et
lui mordit violemment les tétons, ce qui lui arracha un cri strident.
— Tu n'aimes pas, mon poussin. Excuse-moi, je me laisse emporter.
Il l'embrassa à l'endroit de la morsure et y colla sa joue, puis avec deux doigts de la main droite, il lui caressa sur les yeux.
— Tu ne pleures plus mon poussin. C'est bien.
Sa bouche redescendit le long de son torse jusqu'à son pubis et ignorant son sexe, se dirigea vers ses testicules qu'il goba d'un coup. La verge de Jérémy qui faisait une génuflexion depuis la morsure se retendit aussitôt.
— Je suis content de toi, mon poussin.
Le sexe de Jérémy se trouva à nouveau englouti. Une bagarre de titan s'engagea avec la langue de l'homme. Il l'avala, la recracha, l'enfourna à nouveau. Il sembla l'abandonner, mais garda uniquement le gland dans la bouche. Avec ses lèvres, il exerça des pressions qui occasionnèrent à Jérémy des frémissements et des gémissements. L'homme reprit son souffle.
— J'aurais bien aimé quelques centimètres de plus pour m'étrangler avec.
L'homme, avec plus de vigueur, reprit cet exercice. Les gémissements de Jérémy se firent de plus en plus bruyants et d'un coup, il se cabra en râlant sans retenue.
L'homme se retira prestement. Le timing était parfait. Jérémy éjacula avec force dans un cri de jouissance.
L'homme reprenant le sexe en main lui fit exprimer son sperme jusqu'à la dernière goutte.
— En d'autres temps, j'aurais gardé ton sexe en bouche et avalé ton sperme, mais j'aime trop les garçons pour prendre de tels risques.
Jérémy ne sentait plus les mains sur lui, mais il savait qu'il n'était pas loin. Il entendait des bruissements de vêtements que l'on ôte. L'homme se déshabillait. L'attente ne fut pas longue.
Jérémy eut une pensée pour Pierre qui devait l'attendre et, sans doute, s'inquiéter, l'heure du rendez-vous étant certainement dépassée. Il ne put aller plus loin dans ses pensées. L'homme posait à nouveau les mains sur lui. Il le caressait sur tout le corps, l'étreignait. Il sentit sa peau contre lui. Elle était soyeuse et il eût une sensation de chaleur qui en émanait. La bouche de l'homme repartit à l'aventure. Jérémy s'abandonna dans ses bras.
— Je t'aurais bien dit de me faire la même chose, mais dans la position où tu es, il t’est impossible de me faire une fellation et j'ai besoin que tu restes comme cela.
L'homme s'arrêta de parler, mais ses mains devinrent très éloquentes. Sa bouche également s'activa sur son sexe qui retrouva très rapidement vigueur et forme. Il lui lécha les tétons sans mordre cette fois et lui reprit sa bouche qui s'entrouvrit de suite.
Maintenant ses mains lui palpaient les fesses et les écartaient puis il appuya son index sur
sa rondelle. Jérémy, instinctivement, lui bloqua l'entrée, mais il comprit ce que l'homme lui réservait. Son doigt se fit plus insistant.
— Tu es vierge de ton petit cul ?
— Non.
— C'est bien, mon poussinet.
— Mais je n'ai pas beaucoup d'expérience non plus.
— J'irai le plus doucement possible, détends-toi.
Il sentit sur son anus une sensation de froid et le doigt s'enhardit un peu plus, insérant à l'intérieur une dose de gel. Jérémy en fut quelque peu soulagé. L'homme avait pensé à tout. Le doigt força un peu plus et cette fois-ci entra doucement en tournant. Jérémy expulsa un peu d'air dans un petit sifflement. L'homme se colla à lui en lui tenant la tête sur son épaule. Il entra entièrement dans son fondement où l'homme lui impulsa un va-et-vient et une demi-rotation puis il le ressortit.
Couvert d'une autre noisette de gel, ce furent maintenant deux doigts qui le pénétrèrent et bientôt trois.
— Tu vas bien, mon poussin !
Il donna plus de vigueur à ces va-et-vient. L'anus de Jérémy se détendit avec bonheur et ses soupirs devinrent plus bruyants.
L'homme les retira et précautionneusement, afin de ne pas réveiller la douleur de la cheville blessée de Jérémy, il remonta ses jambes pour les placer sur ses épaules. Il s'aperçut alors qu'il ne se trouvait pas à bonne hauteur pour le sodomiser.
Il remit Jérémy sur ses jambes et s'éloigna en activant à nouveau son briquet qu'il récupéra dans une poche de son pantalon.
L'éphémère et pâle lueur ne permit à Jérémy que de voir une silhouette nue, élancée et musclée, mais rien de son visage. L'absence de difformité le rassura un peu plus. Il ne serait pas sodomisé par Quasimodo.
L'homme, dans un coin de la pièce, choisit une caisse qui lui parut de la hauteur recherchée. Il la plaça devant Jérémy et monta dessus.
Il reprit une dose de gel et fit coulisser à nouveau ses doigts entre les fesses du garçon.
Jérémy dit :
— J'ai des préservatifs dans la poche de mon jean.
— Je suis déjà équipé. C'est gentil de penser à ma santé.
Il présenta son sexe devant la rosette assouplie de Jérémy et en forçant, en commença
lentement la pénétration faisant étape après chaque progression. Jérémy pensa : « Elle n'est pas plus grosse que celle de Pierre, mais un peu plus longue. »
Il sentit les testicules de l'homme frotter contre lui. L'homme marqua un temps d'arrêt.
— Tout va bien, mon poussin ?
Jérémy dans un souffle acquiesça.
L'homme commença alors à aller et venir, lentement au début puis il accéléra faisant coulisser son sexe de plus en vite, de plus en plus fort dans le fourreau douillet et étroit du plaisir.
La vitesse augmentait toujours. Jérémy exhalait des soupirs de plus en plus bruyamment et bientôt ce furent des cris. La jouissance l'emportait sur la douleur toujours latente. L'homme à son tour se mit à éructer des sons inarticulés. La salle vide résonnait, répercutant en les amplifiant cette musique barbare. Plus rien ne les retenait dans la manifestation de l'intense exaltation de leur jouissance commune. Alternance de cris que l'on aurait dits de douleur, d'autres ressemblant à des rires étranglés.
Bien qu'il essayât de la retarder, l'homme arriva inexorablement à la jouissance qu'il atteignit en la marquant par des coups de boutoir. Le sperme s'échappa, instant qu'il marqua par un long cri que l'on aurait cru être le brame d'un cerf.
Jérémy, excité par l'ambiance de coït animal impulsé par son partenaire, ne se retint plus et joignit ses cris aux siens, qui n'en finissaient plus de le transpercer, et cela, bien après le terme de sa jouissance.
Le calme revint enfin dans la pièce. L'homme toujours enchâssé entre les fesses de Jérémy, la tête penchée en avant, semblait exténué. Avant de se retirer, il lui mordilla légèrement les petits plis que faisait son abdomen dans cette position.
— Merci mon poussin, tu m'as donné ma plus belle jouissance. Je n'en avais jamais connu d'aussi intense.
Il descendit de la caisse qu'il repoussa d'un coup de pied tout en soutenant les jambes de Jérémy qu'il reposa doucement à terre puis il s'éloigna et appuya sur un bouton électrique. Quelques néons s'allumèrent.
Il détacha les poignets de Jérémy qu'il massa pour rétablir la circulation du sang.
L'homme, maintenant en pleine lumière, se tenait devant lui, immobile, scrutant le regard de Jérémy. Brun, les yeux noirs, le visage aux traits virils, mais sans excès, bras et jambes musclés, sa silhouette avait gardé une certaine finesse. Il se tenait immobile, le regard inquiet fixé sur Jérémy. Il s'approcha de lui, le saisit doucement aux épaules et le serrant contre sa poitrine, il laissa ses lèvres vagabonder sur son visage.
— Pas trop déçu !
Jérémy fit non de la tête et sa main se porta au sexe de l'homme qui maintenant se tenait au repos.
— Non, poussin. C'est fini. J'ai pris mon pied. Je t'ai tout donné et j'espère que tu as eu du plaisir.
Du bout des doigts, il parcourait le corps de l'homme, la contexture soyeuse de sa peau dont il avait encore le souvenir en lui. Il arriva au visage et de la paume de sa main lui caressa la joue. Il était incapable de parler.
— Viens, il y a de l'eau, là-bas, on va se nettoyer.
Se souvenant de la cheville douloureuse de Jérémy, il le prit dans ses bras jusqu'à ce qui devait être un coin-cuisine séparé du reste de la pièce par une cloison vitrée à mi-hauteur. Juste une table et un évier. Jérémy passa ses bras au cou de l'homme. Il était passé de la peur la plus intense, au plaisir sans retenue, et maintenant il subissait une tendresse qui le troublait. Il nageait dans l'irréalité et ses sentiments étaient inhibés dans une sorte de flou artistique. Il sentait monter en lui une sorte de joie incontrôlée qu'il ne pouvait réprimer bien qu'il la trouva injustifiée.
L'homme assit Jérémy sur la table et le contact de ses fesses avec le formica le fit frissonner.
— Je vais chercher nos vêtements. Ne touche à rien, c'est moi qui te lave.
À son retour, il allongea Jérémy sur la table, lui fléchit la jambe valide pour accéder à ses fesses. Du placard sous l'évier, il sortit un gant et une serviette propres, enveloppés dans un sac en plastique, fit couler de l'eau dans une petite bassine en plastique. Le gant ainsi mouillé, l'homme le passa sur les fesses de Jérémy qui sursauta en poussa un petit cri de surprise.
— Désolé, mais il n'y a que de l'eau froide ici.
Il en nettoya minutieusement chaque pli. Passant la main sous l'eau, un doigt inquisiteur s'introduisit à l'intérieur de son anus. Puis vint le tour de la verge qui au contact de l'eau froide se racornit instantanément, ce qui les fit sourire.
L'homme se nettoya à son tour face à Jérémy qui ne le quittait pas des yeux, suivant tous ses gestes. Il était intrigué par celui qu'il faut bien appeler son violeur, qui avait basculé de la brutalité à la tendresse avec un naturel stupéfiant.
— On est où ici ?
— Cette cave était un lieu de halte pour les galériens qui descendaient au bagne de Toulon. Les chaînes auxquelles je t'ai attaché sont celles qui servaient à les entraver pour la nuit. Il en reste quelques-unes. Maintenant, elle est louée à des associations pour faire des gueuletons, la bouffe est sacrée pour les Lyonnais. On y fait aussi parfois du théâtre.
— Pourquoi la porte était-elle ouverte ?
— Parce que c'est moi qui ai la clé. Je supervise les sauteries. Je suis une sorte de concierge et de préposé au nettoyage.
L'homme entreprit d'habiller Jérémy. En lui passant son slip, il se saisit de son sexe pour

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