La vipère et ses ânes (pulp gay)
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Description

La vipère et ses ânes

AbiGaël
Pulp de 292 000 caractères.
La vipère
Gaël, cadre d’entreprise industrielle, tombe amoureux de l’un de ses opérateurs, tatoué de bien étrange façon. S’ensuit une relation ambiguë intergénérationnelle et complexe d’amour-fuite qu’il finira par dénouer au cours d’un surprenant coming-out familial.
Gentlem'ânes cabrioleurs
(suite de La vipère)
L’aventure se poursuit avec un jeune beur insolite, après une attaque de car-jacking. N’est-ce pas le compagnon qu’il faudrait à son fils ? Au plus profond du Limousin et des Cévennes, le loto des cœurs à prendre marche à plein, au rythme des pas de l’âne. Qui gagnera qui ?
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Informations

Publié par
Nombre de lectures 19
EAN13 9782363075055
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

La vipère et ses ânes Asinus asinum fricat AbiGaël Ami lecteur, tu le sais, la littérature érotique s’accommode mal du latex… Mais dans la vraie vie, ne fais pas ce qui est décrit ici. Sors couvert !
La vipère
Tatoo
C’est une belle fin d’après-midi d’été. Il fait chaud et j’ai envie de sortir de mon bureau. Un tour d’usine me fera du bien. Cette petite tournée d’inspection est aussi l’occasion d’observer les mille détails de la marche du site, ce que je n’ai pas eu le temps de faire aujourd’hui.
Comme chaque vendredi après midi, à cette heure-là, il n’y a presque plus personne, réduction du temps de travail oblige. Les employés de jour sont tous partis vers 15 h, et il ne reste que les postés qui finissent à 21 h. Occasion de les rencontrer un peu plus librement et d’engager la discussion avec moins de stress qu’en cours de semaine. Ici, quelques soient les relations hiérarchiques, tout le monde se tutoie ça facilite les relations. Occasion de voir ce qui traine, ce qui n’est pas à sa place... Et Dieu sait qu’il y a toujours du grain à moudre sur un site industriel.
J’ai en effet des responsabilités dans une petite usine de province et la présence sur le terrain est importante.
J’arrive vers la zone des bassins quand je le vois, de dos, le visage inondé du soleil couchant, hiératiquement assis sur un bidon en attendant je ne sais quoi.
Lui ? David, un jeune opérateur de fabrication récemment transféré d’un site condamné, et encore intérimaire. Ce beau brun bodybuildé teint ses cheveux en brosse blond platiné, très à la mode. C’est toujours surprenant de voir des sourcils bruns sous une chevelure d’or, mais ça lui donne aussi une gueule d’ange, avec un je ne sais quoi de sévère, mais d’irrésistible. Et j’ai toujours un choc chaque fois que je le vois, me disant in petto : qu’il est beau dans son blanc de travail ; non de dieu je passerais bien un week-end sous son tee-shirt et dans son slip !
Tu rêves, allons Gaël, t’as plus l’âge… Pense à autre chose !
Ce soir en le voyant, le choc est plus grand encore, car il a les épaules nues, manches de travail retroussées ; et il exhibe au soleil un magnifique dragon qui lui court du coude droit jusqu’à l’épaule. Lors de passages rapides dans les vestiaires, en prise ou en fin de poste, j’avais déjà vu qu’il était tatoué, mais sans oser insister du regard ; ce n’est donc pas vraiment une surprise.
— Salut ! t’attends quoi ?
— Je neutralise, j’attends que ça se mélange.
Normal… même si ce n’est pas la plus astreignante de leurs obligations, les eaux de l’usine doivent être traitées par les opérateurs avant l’envoi en station d’épuration. C’est une opération, hélas, encore manuelle, qui dure un certain temps.
J’en profite pour admirer librement le dragon très coloré qui cache ses flammes sous l’épaule de sa veste et lui fait compliment du travail, histoire d’engager la conversation.
— Joli boulot, ça doit prendre du temps pour arriver à un tel résultat.
— Oui, mais ça se fait pas d’un coup, ça fait trop mal. C’est vrai, ça dure des heures…
— Et t’en as d’autres ?
— Ouaip, un peu partout, dit-il en retroussant le bas de son blanc de travail immaculé jusqu’aux cuisses.
De fait, sur ses mollets comme sur ses avant-bras courent bracelets et symboles, graphismes celtes ou asiates que je n’identifie pas vraiment ; mystère du monde tatoo, qui m’est totalement étranger. L’épaule gauche exhibe une fière licorne, qui revient lui percer le sein. Cherchant la provoc, je lance :
— Et sur le ventre t’en as aussi ?
— Ouais, j’ai une vipère.
— Une… ? Une vipère ? C’est pas banal…
Et, déboutonnant sa veste de travail, il me montre effectivement le dessin d’un serpent, lové entre ses « plaquettes de chocolat ». La queue nait entre les pectoraux puis, après plusieurs courbes, l’animal disparait sous le pantalon.
— Et la tête elle est où ?
—… Devine !
Pas besoin d’un dessin… Merci Dr Freud. C’est bien connu, le serpent est le symbole phallique par excellence. Ça m’interpelle quand même… La conversation devient scabreuse, mais je fantasme déjà ! C’est bête, mais je me sens obligé de préciser, histoire de dire quelque chose :
— Sur la bite ?...
—… .
Je devine son embarras, mais son sourire d’ange me fusille. Il semble aussi émoustillé que moi, très fier de la surprise qu’il provoque. Je ne trouve rien d’autre à dire qu’un banal :
— Ben ça alors !
Je n’ai pas souvent vu de vipères, rapidement entraperçues au cours de promenades dans les pierriers, mais je sais qu’on les distingue des couleuvres par un V vert qu’elles ont au-dessus de la tête. Alors, histoire de marquer mon intérêt, je lance sans trop y croire :
— Et tu lui as fait aussi un V sur la tête ?
Sans répondre, il se décide, jouissant à l’avance de son effet :
— Tu veux voir ?
Choc !… et comment, je voudrais !… je suis trop perplexe et intrigué !…
Et puis, ce serait l’occasion de voir ce beau gosse dans une position… disons, encore plus excitante !
Mais ce n’est vraiment pas un endroit pour ce genre d’exhibitions. Tout le monde peut nous voir depuis la rue, et d’autres opérateurs pourraient sortir des bâtiments. J’imagine déjà le scandale…
— Pas ici. Viens. Allons au bâtiment Z, on sera tranquille.
C’est une annexe de stockage du magasin technique, rarement utilisée, à l’autre bout du site.
— On se retrouve là bas…
— OK, je finis ma neutralisation et j’arrive.
En musardant, je rejoins le Z. Nous ne sommes pas nombreux à en avoir la clef, et un vendredi, ça ne risque rien. J’ouvre le bâtiment, mais me garde bien d’allumer la lumière. Au sol du premier étage, de nombreux tourillons de câbles, plus ou moins larges, font des sièges idéaux ; je m’assieds sur l’un d’eux en l’attendant.
Mais qu’est-ce que t’espère Gaël ? Tu t’es vu ? T’as deux fois son âge ! T’es en train de jouer au con avec ce gamin… ! Tu veux quoi ?
Pas le temps de trop réfléchir. J’entends la porte qui s’ouvre en bas.
— Monte, David, je suis là-haut.
Ici on ne risque pas d’être surpris. Tu vas pouvoir me montrer tes merveilles !
Déjà son visage s’encadre dans la porte grillagée. Il commence à tomber la veste et paraît torse nu. Mon sang ne fait qu’un tour. Bon dieu, quel athlète ! Contrairement à ce que j’attendais, son corps magnifique n’est pas surchargé de tatouage. Le jeu des biceps et des muscles pectoraux reste lisible.
— Tu fais beaucoup de sport ?
— Ouais, pas mal.
C’est tout ce que j’en saurais.
Une superbe tête de lion que je n’avais pas encore remarquée lui couvre le dos de sa crinière. Mais c’est la vipère qui me fascine, courant sous le nombril se cacher plus bas…
— Alors, tu me la montres, sa tête ?
Il me toise d’un air narquois :
— Fais-la donc sortir toi même !
L’invitation est claire et… tout contexte professionnel oublié. Mais je ne m’attendais tout de même pas à ce que ça soit si direct ! Après un instant d’hésitation, d’une main fébrile, je dégrafe son blanc de travail et le fait glisser à ses pieds, découvrant une paire de cuisses superbement galbée. Parole, il fait de la muscu… !
Son Çalvin taille basse lui va comme un gant, moulant magnifiquement un paquet bien rempli. Il avance son bassin vers moi, dans un geste sans équivoque. Dans mon pantalon, ça commence à durcir sévère...
Avec hésitation et douceur, je tire l’élastique et commence à dégager la suite du serpent vers le bas. Les écailles, depuis le nombril, sont de plus en plus marquées et colorées. Comme prévu, l’animal passe entre deux touffes de poils bruns rasés courts et continue sur la verge. David est circoncis. Un bel engin… pardon une belle tête de serpent, sur laquelle je remarque bien le grand V des vipères. Il a été jusqu’au bout dans la ressemblance. Merde ! Il a du souffrir sous le stylet… bon sang, le gland c’est pas un endroit pour un tatouage et je savais pas qu’on pouvait… Un reste de pudeur me retient d’y toucher.
— Putain ! c’est sacrément ressemblant. Si elle levait la tête, on aurait peur, lui dis-je, plus pour le flatter que par réelle conviction.
— Fais ce qu’il faut pour ça, mec !, me dit-il avec un sourire enjôleur en me regardant droit dans les yeux…
Bon, c’est clair, il veut aller plus loin…
Je commence à palper l’animal, depuis la base du cou, en suivant les méandres qu’il trace sur les pectoraux puis sur son torse qui commence à luire. Il fait très chaud ici, sous les tôles du toit. Mais, est-ce uniquement la chaleur qui nous fait transpirer ? Je rentre aussi dans le jeu et tombe la chemise à mon tour pour être à l’aise. Sous la lueur pâle qui tombe de l’unique lucarne, la sueur fait briller sa poitrine et ajoute à sa séduction. Bien, sûr, ce n’est plus la vipère que je caresse, mais le beau mâle dont elle ne cherche pas à cacher les abdos saillants et durs. Le contact de ce corps bronzé, totalement imberbe et particulièrement musclé m’électrise…
Je descends doucement la main vers le bas, suivant le serpent d’une main câline et j’arrive là où il faut… Je prends la bête en main, qui commence déjà à s’agiter.
Quelques passes bien caressantes lui font rapidement prendre une raideur du plus bel effet. Bon, il a même aussi fait deux gros yeux noirs de part et d’autre du méat. C’est stupéfiant !
— Elle a aussi une langue ?
—… Non, bien sûr, mais elle crache !… si tu fais ce qu’il faut.
— Ah, elle crache ?
Un reste de prudence me revient : du VIH ?… c’est ça son venin ?…
Mortel, comme celui de la vipère, tu sais ?
—… du vé hi quoi ?
— Le Sida, tu sais ce que c’est ?
— Ah, oui… mais non !… j’ai fait le test, J’suis safe !
Ça, ça ne vaut rien comme assurance ! Vraiment rien… Mais son sourire « charmeur n° 1 » me désarme complètement. Je ne lui demande même pas depuis quand et je craque. Dans mon slip aussi c’est vraiment raide… Foin des hésitations, je le fais asseoir sur un dévidoir et je m’agenouille devant ses jambes écartées. Il se cambre sur les coudes, le sexe en l’air, dans une position superbement érotique.
Sans attendre, je la prends en bouche, d’un coup, jusqu’à la garde, sa vipère, puis la ressors. Il tressaille. Je suce en remontant doucement jusqu’à la tête de cette drôle de bête, caressant de ma langue ses joues et le dessous de sa tête… pardon, caressant avec délices les rebords et le dessous de ce gland inhabituel. La vipère ne crache pas encore, mais commence à baver, de ce liquide préséminal filant et salé, dont j’aime le goût. J’en veux encore. Je le fais attendre. Je recommence. Je ressors. Surtout ne pas le faire jouir trop vite…
Mes doigts prennent la place, font le tour du gland, insistent sur le pourtour violet de cette peau tendue et tatouée. Mon index et l’annulaire, de part et d’autre, je caresse le dessous de son gland, le majeur frôle le frein… puis le pince entre pouce et index et le titille vers le bas. Il réagit par un feulement. Je sais qu’il aime ça, comme moi, comme tous les hommes… Il se re-cambre en arrière de plaisir. Nos regards se croisent, lubriques… Sucé et masturbé par un autre... Y a-t-il mieux ?
— Vas-y… Plus fort ! Attaque… Aaah, c’est bon… le pied !
Je repars avec la langue, remonte doucement la hampe, reviens, reprends tout ce que je peux en bouche. Je m’en écrase la glotte et réprime un haut-le-cœur, puis ressors. En même temps, je caresse aussi ce qui ne fait pas partie du serpent, mais participe à notre plaisir mutuel… ses couilles ! Elles font maintenant clairement partie du jeu qui s’est engagé ; bien rondes et rasées court également. Ah que c’est doux d’avoir la main bien remplie. Je les palpe et les malaxe doucement en prenant garde de ne pas lui faire mal. Elles se rétractent, la peau en est dure et plissée. Elles disparaissent presque. Je reprends de l’autre main son beau manche colorié qui bave franchement. Quelques passes et son méat suinte de plus belle. Je suce son miel du bout de la langue, puis recule pour mieux voir. Un filet brillant relie ma langue et sa vipère... Un regard plus haut : Ses yeux mi-clos sont enfiévrés ! Son corps vibre sous mes caresses ; il est presque en transes !
Quel pied de sucer un si beau mec. Jamais je n’aurais pu rêver de cette scène torride que je suis en train de vivre. Et avec un de mes gars, en plus ! Celui sur lequel je fantasme depuis
plusieurs semaines… Irréel ? Sous le plaisir, il redresse le torse et me passe les mains dans les cheveux, m’obligeant à ré-avaler tout son engin, massant et caressant mes oreilles. Il tortille bientôt son cul que je palpe doucement. Je sens que la jouissance est proche. Effectivement, il se raidit :
— Elle va cracher, regarde !
Il se retire brusquement, me dardant sa vipère droit dans les yeux, puis, continuant à se caresser le gland d’un doigt, il éjacule quatre ou cinq jets puissants d’un sperme visqueux, qui gicle sur mon nez et ma figure.
Je le reprends rapidement en bouche pour goûter la fin de la salve et le « finir », bien que je n’aime pas trop le goût du sperme. Mais je veux connaître le sien, celui de SA vipère !
— Ouaip ! Pas mal ton venin !
Je m’essuie les lèvres du bout de la langue.
— Bon, maintenant que j’en ai partout, nettoie ! Suce !
Il s’exécute du bout de la langue, commence par le nez, lèche les joues et aussi mes lèvres, puis soudain termine en me roulant un patin d’enfer. Ma surprise est totale. S’ensuit un corps à corps fébrile, couchés en équilibre sur un grand tourillon. Puis nous nous redressons. Mes mains courent partout, sur son dos, ses épaules, ses fesses bien fermes, effleurent son petit trou, reviennent sur ses abdos d’acier et recommencent. Les siennes en font autant, se glissant enfin sous mon pantalon qu’enfin elles font descendre. Dans mon slip, ça mouille un max ! Sa barbe naissante me pique, c’est encore plus excitant !
— Aah, c’était bon, dit-il avec le même sourire canaille. Tu suces divinement.
—… L’expérience, dis-je d’un air faussement assuré.
Il s’en faut de beaucoup, mais ça je ne vais tout de même pas lui dire… Bon, et moi, tu vas me laisser dans cet état là ? Tiens, tâtes, luis dis-je en appliquant sa main sur mon paquet et le slip tendu à craquer.
— Je ne suis pas si beau gosse que toi, mais j’suis mort d’envie, tu sais.
Sans attendre sa réponse, je baisse mon slip et l’oblige à s’agenouiller. Je lui plante sous le nez mon pieu bien raide. Je sens bien qu’il hésite. N’aurait-il pas l’habitude ? Je ne réponds probablement pas aux standards de ses partenaires habituels… et puis j’ai pas de vipère, moi ! Mais je continue mes caresses sur ses cheveux faussement blonds et je frotte mon bâton de désir sur ses lèvres fermées, ses joues, son menton, naissants de barbe et de moustache… Tiens, pas mal, j’avais jamais fait encore ; les gars, sensations garanties, je conseille !
Mais je suis à la limite de l’explosion et faudrait pas que j’insiste trop. Ça partirait trop vite… et ça ne vaut pas une bonne mise en bouche. Il ferme pourtant les yeux, l’affreux, feignant de m’ignorer. Ah le salopard… Mais, je ne vais pas lui laisser le choix ! Je lui pince le nez pour l’obliger à ouvrir la bouche, tout en continuant de promener ma sensualité à vif sur ses lèvres. Après une bonne apnée, il éclate de rire et je comprends qu’il faisait augmenter l’attente, monter le désir... C’est gagné !
Il se décide enfin et s’applique à me rend la pareille doucement. Alors bien sûr ça va vite, trop vite. Il sait y faire également, le bougre. Ah ! La douceur de sa caresse buccale, c’est pas souvent...: Lentement redescendre en serrant les lèvres, comprimer, cracher le gland en soufflant ; puis reprendre et remonter en râpant avec la langue jusqu’au bout, jusqu’à s’écraser les amygdales en m’appuyant sur les fesses. J’ai trop envie, depuis trop longtemps. Point de non-retour… Je dégaine à mon tour plusieurs giclées dans sa belle gueule d’amour en caressant ses mèches de cheveux d’or pointues. Il y a longtemps que je n’ai pas joui avec autant d’intensité. C’est divin.
— Trop cool, finit-il par admettre à moitié suffoquant, après avoir avalé. Lui, le sperme il aime ça !
— Et tu la montres souvent, comme ça, ta vipère ?
—… Bah, non… tu sais, seulement entre nous.
— Qui ça, nous ?
—… les potes que je fréquente…
Pas besoin qu’il m’en dise plus ; et puis au vrai, je ne tiens pas tant que cela à savoir qui il fréquente exactement. Il poursuit :
— Aussi, c’est marrant à la gym… la piscine… la plage… Les regards des gens, tu peux pas te rendre compte ! C’est extra ! Les filles, elles osent pas, mais les mecs, quand ça chahute… Y’m baissent le slip, des fois, pour voir ! Parfois ça va plus loin…
Il se tait, ne sachant plus quoi dire et renfile son pantalon en me regardant d’un air de chien battu. Je ne sais s’il se sent honteux, déçu. Il semble chercher quelque chose, du regard, autour de lui. Puis il se décide, montrant l’espace encombré :
— La prochaine fois, tu peux pas aménager un peu ici, pour qu’on soit mieux ? Faudrait qu’on puisse s’allonger…
Ainsi donc, il envisageait une prochaine fois ! Ouf, j’étais au ciel ; j’allais redescendre sur terre, mais je pourrais peut-être revenir au paradis de temps en temps.
— Bien sûr, on étalera des absorbeurs…
Bon, on s’est absenté longtemps, ses collègues pourraient s’étonner. J’embrasse une dernière fois mon adonis et lui murmure tendrement :
— La prochaine fois, David, on ira plus loin si tu veux…
— OK dit-il langoureusement, avec un sourire entendu…
On remet ça vendredi prochain, même heure ?
— Dac, Ciao Vipère ! bonne soirée.
Ce fut l’une des étreintes les plus torrides de ma vie… mais ce ne fut pas la dernière !
Pas revu David de la semaine…
Vipère en croix
Normal. Il ne mange pas à la cantine et nos horaires ne sont pas du tout les mêmes.
C’est mieux comme cela de toute façon. Nous aurions pu être gêné, l’un ou l’autre, d’une rencontre en présence d’un tiers, quelques soient les circonstances.
Le vendredi après-midi, à l’heure dont nous avions convenu pour nous revoir, j’hésite sérieusement à honorer ce rendez-vous. Malsain… Sentiment de culpabilité… Mais la curiosité et la possibilité de revoir ce beau gosse m’émoustillent. Je prends mon air le plus détaché et j’effectue, comme chaque fin de semaine, ma ronde d’inspection. J’arrive enfin autour du bâtiment Z, lieu de notre RdV, avec des sentiments très mitigés. Est-ce qu’il y sera, lui ? J’ouvre le bâtiment avec la clef dont je dispose et attends quelques minutes. Rien. Personne.
Bon, il s’est foutu de moi… Pas vraiment étonnant !

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