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Le Château des Plaisirs - L'initiation de Georges et Georgette

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Le Château des Plaisirs - L'inititiation de Georges et Georgette


Un couple de boulangers un peu plan-plan mais avide de nouvelles expériences, vient s'inscrire au Château des Plaisirs.





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couverture
Vonnick de Rosmadec

Le Château des Plaisirs

L’initiation de Georges et Georgette

12-21

— Un drôle de couple, vous savez. Elle, elle glousse comme une grosse poule et lui a l’air d’avoir avalé un parapluie. J’ai eu beau me pencher en avant pour lui montrer mon cul, il a gardé les yeux baissés. Un vrai coincé du colibri. Mais je lui ferai chanter son petit oiseau, je le ferai s’envoler, se percher très haut vers son nombril, moi ! Non mais sans blague, je n’aime pas qu’on reste insensible à mon charme et à la partie charnue de mon corps de déesse.

Après sa tirade ponctuée de grimaces, Mimi éclata de rire, imitée aussitôt par sa patronne qui s’apprêtait à recevoir dans son bureau de nouveaux visiteurs, peut-être de futurs adhérents à son club de tous les plaisirs.

Elle retrouva son sérieux, vérifia que sa robe de soie grège, sous laquelle elle était nue comme à son habitude, était suffisamment décolletée pour damner le plus coriace des culs-bénits, chaussa ses lunettes décoratives et non correctives, comme elle disait, et prit un air sévère.

Elle jeta un coup d’œil à sa femme de chambre et constata que, vêtue de son éternel mini-tablier en dentelle qui lui arrivait au ras de la touffe, elle aussi était on ne peut plus indécente et aguichante. Il était curieux d’ailleurs qu’elle n’eût pas ému dans cet accoutrement le bonhomme, en tournant autour de lui dans le salon d’attente.

— Fais entrer nos petits nouveaux et assieds-toi sagement, les cuisses bien ouvertes sur ton joli minou, face à ce monsieur que tu me dis coincé du bigorneau.

Connaissant la nature impulsive et spontanée de la jeune femme, elle la pria cependant de ne pas prendre d'initiative.

— Surtout, n'interviens oralement ou physiquement que lorsque je te ferai notre petit signe. Promis ?

— Juré, Madame la Présidente !

Elle ne put cependant, en guise de révérence, s’empêcher de tourner le dos à sa maîtresse et de se pencher en avant pour lui montrer ses fesses.

— Avec les compliments de l’artiste, Madame la Directrice !

Ghislaine, qui adorait les facéties de sa soubrette, fit un effort pour garder son sérieux.

 

La femme était peut-être un peu trop enveloppée pour répondre aux canons des modèles des magazines, mais elle respirait la joie de vivre.

La Marquise se dit, dès qu’elle la vit et l’entendit parler, qu’elle devait adorer être chatouillée et qu’elle ne manquerait pas alors de pousser des petits cris de bonheur qui réjouiraient l’auditoire le plus difficile. Son mari, en revanche, conservait un visage de marbre malgré les efforts que faisait Mimi pour lui montrer sa chatounette.

Ghislaine les avait fait asseoir dans son bureau et, de cet air hautain qu’elle savait prendre avec les nouvelles recrues, elle s’enquit de leur problème ou de leurs désirs jusqu’alors inavoués.

— Puis-je savoir la raison qui vous attire vers mon Château des Plaisirs ? Mais auparavant, apprenez-moi vos prénoms, nous nous parlerons plus facilement. Moi, c’est Ghislaine et ma secrétaire que vous voyez ici dans une pause inconvenante répond au doux surnom de Mimi.

La femme se tortilla sur sa chaise, tira sa jupe sur ses genoux.

— Moi, c’est Georgette et mon mari se prénomme Georges.

Elle pouffa.

— C’est d’ailleurs grâce à nos prénoms si proches que nous nous sommes tout de suite sentis attirés l’un vers l’autre. Mais pas pour très longtemps à dire vrai. Alors, nous nous sommes dit, ma foi, que pour raviver nos pulsions…

Ghislaine hocha la tête comme si cela allait de soi. À ce moment, elle crut voir une flamme de désir passer dans le regard de l’homme qui fixait désormais sans s’en cacher l’entrejambe de sa secrétaire. Elle prit un air outré et gronda sa complice.

— Je t’en prie, Mimi, montre-toi plus sage, ferme donc tes cuisses, tu vas choquer nos amis…

— Mais pas du tout, pas du tout ! s’exclama contre toute attente ce visiteur prétendument coincé. Les charmes de mademoiselle me vont droit au… cœur, si je puis dire.

Il se mit à rire en secouant les épaules tout en se penchant légèrement pour mieux voir l’exhibition de Mimi.

Sa femme fit semblant d’être choquée.

— Eh bien, Georges te voici bien changé. Tu ne perds pas de temps pour te rincer l’œil. Jamais je n’aurais pensé que toi, d’ordinaire si réservé, si pudique, tu puisses tout à coup devenir…

— … Un homme normal ? demanda Ghislaine avec un sourire entendu.

Georgette en aurait bafouillé de surprise.

— Mais, je ne l’aurais jamais cru capable de tant de folie ! Avec moi, c’est si rare…

Ghislaine prit la balle au bond.

— N’est-ce pas un peu pour cela que vous êtes ici aujourd’hui ?

Georgette tressaillit.

— Oui, enfin, non, enfin si…

Il était évident qu’elle voulait parler de sexe, mais elle se retenait encore. Elle commençait une phrase et s’interrompait aussitôt.

La Marquise lui vint en aide.

— Allons, Georgette, parlez-moi franchement, aucune oreille indiscrète ne vous écoute. Devant Mimi et moi, vous pouvez tout dire, vous m’entendez, tout ! Que venez-vous chercher dans mon Château des Plaisirs ?

Libérée de sa gêne, la jolie petite boulotte se lança en ponctuant ses aveux de roucoulements enamourés. Elle se trémoussait d’une fesse sur l’autre ce qui signifiait, pour Ghislaine, qu’elle était déjà très excitée.

— … Du plaisir, justement. Nous voudrions connaître des amours un peu compliquées qui nous feraient sortir de notre routine de couple.

— Seriez-vous disposés l’un comme l’autre à goûter aux amours collectives, je veux dire à plusieurs ?

Georgette sauta en l’air et se mit à parler à toute vitesse.

— Oui, c’est exactement ça ! On voudrait connaître ces émotions-là. Nous en avons assez de faire l’amour en pensant à d’autres. Lui, à une Mimi, par exemple, et moi, moi…

Elle gloussa, jouant les mijaurées.

— … Moi, je voudrais un homme, un vrai… enfin une belle bête, quoi, qui m’écrase, me force, me prenne avec violence, comprenez-vous ?

— Oh, mais je comprends très bien, c’est d’ailleurs ma fonction de clarifier les besoins de mes nouveaux adhérents ou adhérents potentiels. Je pourrai quand vous le désirerez vous présenter à l’un de mes messieurs qui vous contera fleurette, enfin qui ira faire s’épanouir votre jolie rose pendant que notre Mimi nationale, l’une de ses consœurs ou moi-même si ça lui chante, fera bourgeonner celle de votre mari ?

— Comme c’est bien dit ! Mais oui, j’ai hâte qu’on me conte fleurette, enfin qu’un inconnu puisse me déshabiller sans autre forme de procès m’excite au plus haut point ! Je suis boulangère, il est boulanger, nous tenons une boulangerie…

« Ce qui n’a rien de surprenant ! Si ces deux boulangers donc tenaient une cordonnerie, voilà qui serait plus original ! » se retint de dire Mimi en se demandant pourquoi cette femme voulait faire savoir absolument quelle était la nature de son commerce.

La directrice approuva d’un hochement de tête et, afin d’accrocher sa visiteuse, lui promit une infinité d’amants.

— Après votre premier amant connu entre mes murs, je vous en présenterai d’autres, beaucoup d’autres. Autant qu’il vous plaira, et vous leur avouerez ce que vous attendez d’eux, selon votre inspiration du moment.

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