Le médaillon

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Je m’appelle Lisa et je suis journaliste. Véritable working girl, je sais m’affirmer, mais je cumule les déceptions en matière de relations sentimentales, la dernière en date étant celle avec Ludo, un collègue, qui aura prouvé que les relations éclairs, ça existe !
Aussitôt vu, aussitôt testé, aussitôt quitté ! Mais ma vie a réellement changé, pour ne pas dire bouleversée, avec Mathis. Ma rencontre avec lui m’a même fait connaître un tout nouveau monde, dans lequel, jamais, je n’aurais cru pouvoir mettre les pieds et qui, pourtant, a changé toute ma vie, toute ma vision de cet univers. C’est ainsi que, par une rencontre inopportune, comme il en existe tant, je suis devenue sa soumise. Moi, la femme accomplie, autonome, discrète, mais teigneuse, je venais de me découvrir une nouvelle passion. Tout était parfait, cette relation était intense, complice et me comblait au plus haut point. Toutefois, un soir, alors que je rentrais seule d’un restaurant où j’avais passé un moment particulier avec lui, tout a basculé.
J’étais en train de traverser, l’air était bon et frais, je me sentais si bien que je ne vis pas cette voiture qui me fonçait dessus...Mais le pire dans tout ça, c’est qu’à mon réveil, on me diagnostiqua une amnésie partielle.
Deux ans...deux ans de ma vie partie en fumée en quelques instants à peine, deux ans d’apprentissage dans un monde qui n’était plus le mien désormais. Mes rêves me dictaient une attitude de soumission, mais mon regard d’amnésique n’en comprenait plus le fonctionnement. Je me retrouvais là, sans savoir qui j’étais, à mi-chemin entre deux mondes, entre deux sentiments, entre deux déraisons.
J’avais perdu Mathis alors que je sentais qu’il y avait eu quelque chose de fort entre nous. La seule chose qu’il me restait à l’esprit était ces petits yeux noirs et sournois au volant de la voiture, qui désormais hanteraient mes rêves nocturnes de soumise insoumise...


***



Extrait :


"Retournée, tournoyée, accroupie, allongée, debout, plaquée contre le mur...il m’aura tout fait. Je suis sa chose, son objet de désir, son fantasme réalisé mille fois dans ces tous ces lieux insolites, qui ont tous cette même saveur d’interdit et de secret. À son contact, je deviens autre, je deviens moi, je suis naturelle et je me laisse porter, comme dans un grand huit. Je pose le masque quelques heures, je respire ce grand air de liberté, sans tabou, sans jugement, sans reproche.
Durant ces quelques heures, j’oublie tout de ma vie, tous ses tracas, toutes ses tristesses, tous ces moments de solitude que je farde à outrance comme pour oublier leur présence. Je change de nom, d’identité, d’apparence, je suis ce caméléon opportuniste et je me contente de cette bouche, de ces yeux, de ce sexe gourmand, de ces bras vaillants, de ces mots crus et de ces si rares moments de complicité dont, jamais, je n’aurais soupçonné l’existence. Un peu comme une bouffée d’oxygène, il est devenu mon faire-valoir, moi l’inconnue dénigrée, n’ayant pas un dixième de confiance en moi, la frigide de service qui devient désormais une boule de feu, le corps embrasé, l’âme bouillante et l’esprit affamé."

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EAN13 9791034807307
Langue Français

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Le Médaillon Suite de la novella Soumise Insoumise…
Hannah Stazya Le Médaillon Suite de la novellaSoumise Insoumise… Couverture :Maïka Photographe :Thi Schenkel Publié dans laCollection Indécente, Dirigée parEva Adams
©EvidenceEditions2018
Avertissement
Texte réservé à un public majeur et averti
Vous désirez être informé de nos publications. Pour cela il vous suffit de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante : Email :contact@evidence-editions.com Site internet :www.evidence-boutique.com
LAttachementestcesentimentquimenottelescœurs,ligotelesâmesetbondelesespritspourlibérerlAmour et surtout pour se libérer soi-même… Petite dédicace à vous tous, lecteurs et amis, pour ce tout premier roman qui est bien plus, à mes yeux, qu’un simple récit. Ecrit telle une %ction, il est avant tout une promesse que je m’étais faite, un rêve auquel j’aspirais et la preuve que lorsque l’on veut vraiment quelque chose, il faut y croire encore et encore. J’espère que cette première histoire saura vous porter comme elle m’a portée, vous fera rêver, sourire et frémir. Bonne lecture et n’oubliez pas de vivre vos rêves, et non rêver vos vies… HannaH
Je m’appelle Lisa et je suis journaliste. Véritable working girl, je sais m’armer, mais je cumule les déceptions en matière de relations sentimentales, la dernière en date étant celle avec Ludo, un collègue, qui aura prouvé que les relations éclairs, ça existe ! Aussitôt vu, aussitôt testé, aussitôt quitté ! Mais ma vie a réellement changé, pour ne pas dire bouleversée, avec Mathis. Ma rencontre avec lui m’a même fait connaître un tout nouveau monde, dans lequel, jamais, je n’aurais cru pouvoir mettre les pieds et qui, pourtant, a changé toute ma vie, toute ma vision de cet univers. C’est ainsi que, par une rencontre inopportune, comme il en existe tant, je suis devenue sa soumise. Moi, la femme accomplie, autonome, discrète, mais teigneuse, je venais de me découvrir une nouvelle passion. Tout était parfait, cette relation était intense, complice et me comblait au plus haut point. Toutefois, un soir, alors que je rentrais seule d’un restaurant où j’avais passé un moment particulier avec lui, tout a basculé. J’étais en train de traverser, l’air était bon et frais, je me sentais si bien que je ne vis pas cette voiture qui me fonçait dessus…Mais le pire dans tout ça, c’est qu’à mon réveil, on me diagnostiqua une amnésie partielle. Deux ans…deux ans de ma vie partie en fumée en quelques instants à peine, deux ans d’apprentissage dans un monde qui n’était plus le mien désormais. Mes rêves me dictaient une attitude de soumission, mais mon regard d’amnésique n’en comprenait plus le fonctionnement. Je me retrouvais là, sans savoir qui j’étais, à mi-chemin entre deux mondes, entre deux sentiments, entre deux déraisons. J’avais perdu Mathis alors que je sentais qu’il y avait eu quelque chose de fort entre nous. La seule chose qu’il me restait à l’esprit était ces petits yeux noirs et sournois au volant de la voiture, qui désormais hanteraient mes rêves nocturnes de soumise insoumise…
1 Retournée, tournoyée, accroupie, allongée, debout, plaquée contre le mur…il m’aura tout fait. Je suis sa chose, son objet de désir, son fantasme réalisé mille fois dans tous ces lieux insolites, qui ont tous cette même saveur d’interdit et de secret. À son contact, je deviens autre, je deviens moi, je suis naturelle et je me laisse porter, comme dans un grand huit. Je pose le masque quelques heures, je respire ce grand air de liberté, sans tabou, sans jugement, sans reproche. Durant ces quelques heures, j’oublie tout de ma vie, tous ces tracas, toutes ces tristesses, tous ces moments de solitude que je farde à outrance comme pour oublier leur présence. Je change de nom, d’identité, d’apparence, je suis ce caméléon opportuniste et je me contente de cette bouche, de ces yeux, de ce sexe gourmand, de ces bras vaillants, de ces mots crus et de ces si rares moments de complicité dont, jamais, je n’aurais soupçonné l’existence. Un peu comme une bou&ée d’oxygène, il est devenu mon faire-valoir, moi l’inconnue dénigrée, n’ayant pas un dixième de con)ance en moi, la *igide de service qui devient désormais une boule de feu, le corps embrasé, l’âme bouillante et l’esprit affamé. Ces mots tourbillonnaient sans arrêt dans ma tête, à m’en donner le vertige. Pourquoi n’arrivais-je pas à me souvenir ? Je savais que c’était en moi, je savais que j’avais vécu ces choses, je savais que je les avais aimées et je me sentais plus qu’attachée à cet homme qui, visiblement, m’avait tout appris. Alors, pourquoi avais-je perdu cet état d’esprit ? C’était un peu comme si j’étais à mi-chemin entre deux mondes, celui de sa domination et celui de ma rébellion. Je me sentais prisonnière, piégée dans les méandres de ma mémoire, un peu comme si les ravages de mon accident m’avaient brûlée au plus profond de mon âme. Mais la seule certitude que j’avais est que je l’avais dans la peau et, aussi clairement que cruellement, Mathis me manquait. Que faisait-il actuellement ? Sans doute avait-il trouvé une nouvelle soumise, certainement moins belliqueuse et indubitablement vouée à ses délires. Cette idée me rendait malade. Le savoir auprès d’une autre, à qui il con+erait ses envies les plus profondes et les plus intimes, me mettait dans un état de nerfs tel que je ne tenais plus en place. Je décidai de contacter ce fameux psy dont plusieurs collègues m’avaient parlé. En l’occurrence, mon retour au travail n’avait pas été très discret. Moi qui n’aimais pas attirer l’attention de la foule, c’était raté. Le magazine avait aussitôt mis en première page mon accident, comme si j’étais devenue un phénomène de foire. S’ils pensaient bien faire, c’était un échec cuisant, mais comment leur en vouloir ! Tous a2igés de ma perte de mémoire, qui allait jusqu’à ne plus me rappeler du travail que je faisais, les conseils et remarques allaient bon train.Tu devrais voir un hypnotiseur…Va voir mon acupuncteur, il fait des merveilles…tu as de la chance d’avoir oublié, c’est un peu comme un reset…Un reset, je t’en +cherais moi, des reset. Et puis, il y avait Ludo qui avait, depuis mon retour, un comportement très étrange, un peu comme s’il m’évitait. Cela dit, sa conduite, bien qu’inhabituelle, m’arrangeait presque. Je n’avais clairement pas envie de le voir proférer, comme de coutume, ses sempiternels refrains, un savant mélange entre phrases toutes faites et discours moralisateurs. En même temps, le peu dont je me souvenais de ces deux ans, du moins dans les rêves qui envahissaient mes nuits, semblait vouloir m’alerter à son sujet sans que je ne sache pourquoi. Même Mathis m’avait apparemment dit de l’éviter, il faudrait que je le contacte à ce sujet, cela me donnait même une excellente excuse pour le revoir.Ayant pris mon mal en patience face à toutes les recettes miracles qui m’étaient prodiguées, je décidai de contacter ce fameux E. Croford, à moins qu’il ne s’agisse d’une dame,
toujours est-il qu’il (ou elle) m’avait été recommandé chaudement par di6érentes personnes de mon entourage professionnel.Diable, ils semblaient tous avoir des problèmes psychologiques notoires !Le rendez-vous était pris pour dans deux jours. En attendant, je prenais une grande inspiration, il était temps que je l’appelle… ***** J’avais dû passer au moins cinq minutes rien que pour l’avoir au téléphone. N’aimant pas vraiment être dérangé pendant son travail, il avait dû embaucher l’une de ces secrétaires férocement entraînées à faire barrage. Tel un cerbère protégeant une porte de toute intrusion, Clothilde (tiens, je me souvenais de son prénom en revanche) prenait son métier très à cœur. Quelle que soit la personne en ligne, il était hors de question, pour elle, de gêner son patron avec de sombres questions qu’elle aurait jugées futiles. J’avais donc dû faire preuve de créativité, en me faisant passer pour un membre de sa famille… La musique d’attente qui tournait depuis cinq minutes me berçait. À la limite de l’endormissement, je sursautai quand j’entendis en+n sa voix. — Maman, qu’y a-t-il ? (Oui, je reconnais, me faire passer pour sa mère, ce n’était pas terrible…) — Non… c’est…, bredouillai-je. — Lisa ? (Bon point, il se souvenait encore de ma voix…) — Oui…, dis-je, gênée. Un petit moment de silence envahit ce début de conversation. — Je vois que tu ne recules devant rien pour prendre contact… Je sentais dans sa voix un mélange d’agacement et de sourire. — Aux grands maux les grands remèdes ! (Pourquoi fallait-il toujours que je devienne limite attardée dès que j’étais nerveuse ?!?) — Bien, peux-tu me dire pourquoi cet appel ? — Oui, je suis toujours à la recherche de réponses et dans un de mes rêves… — Hum, tu as encore rêvé ? (Si j’ai encore rêvé ? Je ne faisais que ça en réalité ! Et cette voix…) — Oui, me contentai-je de répondre. — Tu sais quoi, il est presque midi, et si nous déjeunions ensemble ? J’avoue ne pas trop apprécier ce type de discussions par téléphone. Et en plus, j’ai faim ! — Euh… dans un restaurant ? (Mode cruche activé, c’est une certitude) — Oui, au restaurant, répondit-il, amusé. En général, le restaurant est souvent mieux approprié pour ce genre de choses. (Et le voilà qui se moque en plus !) — Bon, d’accord… — Entendons-nous bien, ce n’est pas que je n’apprécie pas ta voix, hein ? Je dirais même que, dans d’autres circonstances, si je ne voulais pas l’entendre, il me suffisait de te bâillonner… Je sentais mes joues s’empourprer à une vitesse phénoménale. Après avoir convenu du lieu de rendez-vous, je raccrochai. Il avait une emprise sur moi, c’était certain, et ce même au téléphone. Je restai là pendant

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