Le venin du serpent

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Charlotte a brisé le cœur de Quasim en quittant l’Enfer plusieurs mois auparavant. Aussi, lorsque Furet retrouve sa trace, il est bien décidé à lui demander quelques explications et décide de la kidnapper. Pourtant, quelle n’est pas sa surprise de découvrir une bien jolie bikeuse, Maddison, en lieu et place de Charlie... Une Maddison énervée et pourtant bien décidée à prouver au jeune homme que sa véritable place est à ses côtés.

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EAN13 9782819102502
Langue Français

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THE SAVAGES OF HELL 2 Le venin du serpent Pierrette Lavallée
Du même auteur aux Editions Sharon Kena Au cœur de la volupté Les cow-boys lovers La malédiction tsigane tome 1 à 5 JAWD Sous le masque des apparences Défis entre amies l’intégrale Un rôle sur mesure Les Warriors tome 1 à 5 Lever de rideau Flics de mon cœur l’intégrale Une doublure imparfaite Représentation théâtrale Saison féérique 1 Blackburn l’intégrale
« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur o u de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 1 22-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, cons tituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2017Les Editions Sharon Kena
www.leseditionssharonkena.com ISBN : 978-2-8191-0250-2
PROLOGUE
Planqué derrière ses jumelles à infrarouge, Salvatore surveillait l’un des containers que les Pythons avaient loués plusieurs semaines plus tôt et qui, selon ses supérieurs, servaient de labo clandestin à la fabrication de drogues. Mais, sans indice ou confirmation visuelle, l’ATF ne pouvait pas faire de descente, car ils prendraient alors le risque d’entrer en guerre avec les bikers formant le gang des Pythons qui n’étaient pas des tendres. C’est donc à cet organisme gouvernemental qu’il a été demandé de recueillir des preuves du délit, et c’était Salvatore qui en était chargé. C’était sa première affaire et agir en solo était d angereux à la fois pour lui mais aussi pour toute la mission, pourtant il fallait bien que quelqu’un s’y colle. Salvatore réprima un soupir. Les Black Men l’avaient sorti de taule, l’avaient convaincu de « trahir » les siens et de revenir ainsi du bon côté de la barrière, celui des gentils. Après plusieurs mois de formation, il avait obtenu un niveau équivalent à celui d’agent spécial et c’était en tant que tel qu’il était là aujourd’hui, même s’il ne devait pas griller sa couverture. Il en était là de ses réflexions lorsque le grondem ent du moteur d’une BMW K1600 GTL Exclusive se fit entendre. D’une couleur blanc « Minéral », l’engin ne passait pas inaperçu et son conducteur risquait de compromettre la suite de s opérations. De là où il se trouvait, Salvatore suivit du regard le nouveau venu… Il avait garé sa moto suffisamment loin pour ne pas être repéré par les Pythons et se faufilait si discrètement qu’il fallut à Salvatore toute sa concentration pour ne pas le perdre de vue. Ce dernier se comport ait comme un véritable Serpent, aussi insaisissable… Il s’enfonça dans les ténèbres et… le contact visuel que Salvatore avait établi fut rompu. Il poussa un juron et reporta son attention sur les hangars lorsqu’il sentit un bras s’enrouler autour de son cou et la pointe d’une arme se poser sur sa jugulaire. Un conseil, ne bouge pas, le menaça son agresseur en appuyant un peu plus fort. Qui es-tu et que fiches-tu ici ? Salvatore réagit au quart de tour et, d’un geste br usque, qu’il devait à ses mois d’entraînement, intervertit leur position et c’est son agresseur qui fut en mauvaise posture. Fais attention avec ça, gronda-t-il. Il est recouvert d’un venin très virulent. Dis-moi d’abord ce que, toi, tu fiches ici ? J’étais venu pour détruire ce labo quand j’ai senti que j’étais surveillé, cracha le motard. Ces putains de pourvoyeurs de mort me donnent la gerbe. Salvatore le dévisagea un moment et réalisa qu’il é tait on ne peut plus sérieux et rempocha aussitôt l’arme. Il savait qu’il était temps pour lui de monter son propre gang afin d’avoir une couverture pour s’infiltrer dans le monde impitoyable des bikers et pour cela, il lui fallait des hommes de confiance. Il fixa son in terlocuteur d’une moue amusée et croisa les bras sur son torse. Je crois que toi et moi devrions avoir une petite discussion !
CHAPITRE 1
Quasim était appuyé contre le mur du couloir, près de la chambre d’hôtel qu’il avait payée pour la nuit. Un pied sur le sol, l’autre sur la tapisserie, les bras croisés sur son torse, il observait nonchalamment les alentours tout en s’efforçant de maintenir ses souvenirs et sa colère à l’écart. Charlie… Dès que Callie avait demandé à Diego d’héb erger la jeune femme, convalescente suite à un accident, Quasim avait été attiré par elle, par sa douceur, sa fragilité, son innocence. Il n’ignorait pas ce qu’e lle avait vécu : les cris, les coups, les insultes, la violence conjugale... la manipulation. Elle avait été blessée aussi bien dans son âme que dans sa chair et il avait fallu de nombreus es semaines à Quasim pour qu’elle l’autorise seulement à lui tenir la main… en tout b ien tout honneur, juste pour qu’elle comprenne qu’elle n’était plus seule. Mais elle les avait trahis, à la fois les Savages o f Hell, mais lui également, alors qu’elle venait juste de lui avouer qu’elle l’aimait. Un mom ent après sa déclaration, elle quittait l’immeuble – surnommé l’Enfer, emportant l’argent et un portable neuf que Diego conservait dans son coffre. Et même si les Savages l’avaient recherchée durant de longues journées, elle semblait avoir tout simplement disparu de la surface de la T erre et aucun d’eux n’avait eu de ses nouvelles… sauf quelques heures plus tôt, lorsque F uret, leur expert geek, avait repéré le signal du téléphone qui avait été activé pour la première fois depuis sa fuite, à partir de la chambre douze de l’hôtel Lavorsel. Un grésillement retentit dans son oreille et il entendit aussitôt la voix de Diego dans son oreillette. Surtout, sois sur tes gardes,lui conseilla le chef des Savages. On ignore si elle est seule et si elle ne représente pas un danger.  Cool, mec, pour l’instant je suis juste en repérag e. J’ai pris une piaule en face de la sienne et je peux t’assurer que rien ne bouge chez elle, et grâce aux lunettes haute technologie de Furet, qui me permettent de déceler les zones de chaleurs, je sais qu’il n’y a personne avec elle. L’as-tu eue en visuel ? Négatif ! Elle est prudente. Le logement qu’elle a choisi ne comporte qu’une entrée et la fenêtre est occultée par des tentures si épaisses qu’on ne peut distinguer aucune silhouette à l’intérieur. Très bien, on reste en contact ! Quasim appuya sa tête contre le mur et baissa à dem i ses paupières. L’occupante du numéro quinze venait de déambuler devant lui pour la quatrième fois depuis qu’il se trouvait dans le corridor, une moue aguicheuse affichée au c oin des lèvres, mais si le jeune biker n’était jamais contre un plan cul, son boulot passait toutefois avant le plaisir. Un léger rire fusa de ses lèvres et attira l’attention de la femme, mais avant qu’elle n’eût pu faire demi-tour, Quasim s’était replié dans ses quartiers. Il se laissa tomber de tout son long sur le lit et tenta de ralentir les battements de son cœur. Charlie… Elle n’était qu’à quelques mètres de lui, seul un couloir les séparait, mais il ne savait plus ce qu’il ressentait pour elle. Oh, il avait encore des sentiments, ça, c’était indéniable, mais il ignorait de quelles sortes… Était-ce de la pitié, de l’empathie, de l’a mour comme il l’avait cru un moment ou tout simplement de la colère ? Il retint un juron et bourra l’oreiller de coups de poing. Il s’était toujours targué d’être bon juge concernant les hommes, mais cette gonzesse l’avait piégé en manipulant ses émotions
et ça, il n’était pas certain de lui pardonner. Il jeta un bref regard à sa montre… Vingt-deux heures… c’était trop tôt pour agir. Il avait reçu comme ordre d’exfiltrer la jolie voleuse et de l’amener devant Diego, mais il ne pourrait le faire que lorsqu’il serait assuré que plus personne ne se promènerait dans le couloir. Il programma une alarme sur son téléphone, retira s on oreillette après avoir signalé à Furet qu’il prenait un peu de repos et ferma les ye ux. Il avait la chance de s’endormir sur commande tout en restant dans un état de semi-consc ience. Petit à petit, sa respiration s’apaisa, mais ses pensées ne lui permirent pas de se détendre, le replongeant dans un passé qui le blessait. Quasim se dirigea vers la chambre d’amis après une mission qui l’avait tenu éloigné de l’Enfer pendant près d’une semaine et il avait hâte de retrouver Charlotte. Il frappa doucement à la porte et pénétra dans la pièce dès q u’elle lui en donna l’autorisation. Elle l’accueillit en souriant et il fut bien heureux de constater qu’elle allait bien mieux. Eh salut, toi ! la taquina-t-il en posant un léger baiser sur sa joue. Tu as l’air en forme. Quasim, tu es rentré ! s’exclama-t-elle en le repoussant, toutefois tout en rougissant. Tiens, je t’ai ramené ça, lui dit-il en extirpant de son sac à dos une fleur en cristal qu’il avait vue dans une boutique et qui l’avait fait penser à elle, à sa douceur, à sa fragilité. Oh, elle est magnifique Quasim, merci, murmura-t-elle en portant la rose à ses lèvres. Elle ne sera jamais aussi jolie que toi, lui assura-t-il en effleurant sa pommette. Elle s’abandonna un moment à son toucher et nicha sa joue au creux de sa paume. Elle leva les yeux vers lui et une larme unique roula jusqu’à son menton. Je veux que tu saches que je t’aime, Quasim, mais je suis trop brisée pour l’instant… Et… Et… j’ai besoin… Il me faut… Elle bondit sur ses pieds et s’échappa de la chambr e en courant, fuyant le regard de Quasim, l’empêchant ainsi de se déclarer à son tour . Il laissa un léger sourire étirer ses lèvres… Elle l’aimait… Le jeune biker se redressa sur son lit et essuya la transpiration qui perlait à son front. Il surveilla de nouveau la pendule et poussa un juron en réalisant qu’une demi-heure seulement s’était écoulée depuis qu’il s’était couché. Il savait ce qui le mettait dans cet état, c’était parce qu’il la reverrait bientôt et qu’il ignorait comment il allait réagir en se retrouvant face à elle. Il s’était senti trahi, mais à présent, il était désabusé et avait peur qu’elle eût joué de ses sentiments pour atteindre les Savages. Il fallait qu’il fasse quelque chose, sinon il allait devenir fou. Il remit son oreillette tout en s’asseyant sur le bord du matelas. Panthère, remplace-moi un moment, il faut que...

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