Love is a F*CKING PROBLEM !
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Love is a F*CKING PROBLEM !

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Description

Après des années sous l’emprise de son dernier compagnon, Lana a enfin réussi à mettre un terme à leur relation toxique. Seulement... ce n’est pas sans conditions. Trahie, manipulée et bien trop souvent sous-estimée, elle en ressort brisée mais déterminée à reprendre sa vie en main. Parmi les étapes à franchir dans sa résilience, elle décide d’écarter les hommes de sa vie, une bonne fois pour toutes.


Sa rencontre avec Logan ne faisait donc pas partie du plan. Ce type mystérieux et détestable n’est rien d’autre qu’un ultime obstacle sur son chemin. Il est tout ce qu’elle condamne, mais leurs corps sont irrémédiablement attirés l’un par l’autre.


Malgré tout ce qu’elle s’était promis, Lana succombera-t-elle à son charme ? Acceptera-t-elle cet homme et ses travers ?


Entre secrets, violence et séduction, la reconstruction de son cœur s’annonce tumultueuse...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 4
EAN13 9782378162368
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Love is a
F*CKING PROBLEM !
 
 
 
Noémie Conte
 
 

www.somethingelseeditions.com
 
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
 
Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteur ou utilisés fictivement, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, des établissements d’affaires, des événements ou des lieux ne serait que pure coïncidence.
 
© 2020, Something Else Editions.
Collection Something Hot, romance érotique.
 
© 2020, Noémie Conte.
Tous droits réservés.
 
ISBN papier : 978-2-37816-235-1
ISBN numérique : 978-2-37816-236-8
 
Corrections : Sophie Eloy
 
 

 

 

 
Prologue
 
Il y a encore quelques semaines de ça, ma vie était plutôt calme. J'irais peut-être même jusqu'à dire qu'elle était affreusement chiante, déprimante, d'une tristesse sans nom, et bien évidemment… super ennuyante. Mais cette époque est révolue, étant donné que je ne suis plus avec Jason depuis maintenant près de trois mois. À vrai dire, ce salopard a préféré tout foutre en l'air pour cinq minutes de plaisir avec l'une de ses collègues de travail. Ouais, cinq ridicules petites minutes, car lui en accorder une de plus serait certainement bien trop valorisant. Enfin bref. Aucune importance au final, puisque cette rupture a probablement été la meilleure chose qui ne me soit jamais arrivée.
Je suis maintenant parfaitement seule dans cette petite maison qui m'appartient, et pour être honnête… je me contrefous de ce nouveau sentiment de solitude. Bien que je rentre chaque soir chez moi, sans personne à qui parler, je me sens tout de même beaucoup trop bien dans ma peau pour supporter les sévices psychologiques d'un nouvel être muni de testostérone. Enfin… je crois que ça, c'était avant. Avant de le rencontrer, lui . Avant que cet homme ne fasse l'exception qui contourne la règle. Avant qu'il ne vienne chambouler toutes mes bonnes convictions.
 
Chapitre 1
 
 
Ce matin est identique aux soixante-dix-huit autres précédents : merdique . Une multitude de ronrons viennent soudainement m'ôter des bras de Morphée, seulement dix minutes avant que ne retentisse la sonnerie de mon réveil . Merde, c’est dingue ! Ce chat a une foutue alarme à croquettes intégrée dans la caboche !
 
— Laisse-moi tranquille, June... grogné-je, tout en tirant exagérément sur la couette pour la laisser m'étouffer.
 
Mais je vais tout de même devoir me lever pour aller travailler, bien que mon unique hâte soit en réalité d'être à ce soir pour retrouver ce petit lit douillet. Fait chier ! Ouais, de toute évidence… mes seules véritables ambitions ces dernières semaines sont : dormir, manger, et me lamenter. Ni plus ni moins .
Une fois décidée à affronter cette journée dans ma sempiternelle mauvaise humeur, je me dirige dans la cuisine d'une démarche nonchalante, afin d’ensuite pouvoir servir son bol de croquettes senteur saumon à June. Et comme absolument tous les matins, je la regarde les renifler un long moment, sans jamais qu’elle ne daigne en prendre ne serait-ce qu’une toute petite miette.
 
— Oh non, commencé-je, tout en posant les mains sur mes hanches. Ne me fais pas les yeux doux, ma grande !
 
Mais comme toujours, l'autorité que devrait pourtant avoir le son de ma voix n'est pas au rendez-vous, alors… après seulement quelques miaulements suppliants, je cède, et finis par sortir une petite boîte de thon du placard malgré tout. Je suis beaucoup trop faible. Quoique, je dois dire qu’il est presque impossible de résister à une aussi jolie boule de poils. Sa fourrure crème est si soyeuse que je pourrais la caresser pendant des heures, et ses iris d'un vert émeraude si enivrants que je les regarderais probablement une éternité, sans jamais réussir à me lasser. Adorable. Oui, mais à vrai dire… je n'ai pas de temps pour les câlins ce matin. Il est déjà près de huit heures trente, alors je ferais mieux de me dépêcher si je ne veux pas -encore- arriver à la bourre.
C'est pourquoi je m’empresse de préparer une tasse de boisson chaude, avant de m’appuyer contre le plan de travail pour en respirer profondément sa contenance. J’adore cette senteur de cacao. Elle m’apaise toujours de bon matin, et est indéniablement plus confortable pour mes narines que l’amertume d'un café. Mon Dieu, le simple fait de penser à ce mot me donne la nausée. Vraiment. Merde, comment font-ils ? Comment font tous ces gens pour apprécier cette chose pourtant parfaitement répugnante ?!
 
Une fois mon « petit-déjeuner » englouti, je m'empresse de sauter sous la douche, tout en espérant que l'eau bouillante puisse venir effacer mes cernes affreusement creusés. Je coiffe ensuite ma longue chevelure dorée, maquille légèrement mes yeux noisette, et enfile une tenue plus ou moins décontractée, pour pouvoir me rendre au travail à pied. Le trajet qui sépare ma maison de la boutique est tellement court, que j'ai à peine le temps d'explorer les quelques fleurs présentes sur mon passage. En revanche, le jeune couple se bécotant comme chaque matin dans l'angle de ma rue me vaut un petit coup d’œil indiscret. Merde, il y a des hôtels pour ce genre de truc ! Vous êtes au courant ?! Évidemment, je garde cette pensée bien au chaud dans ma bouche. Je ne suis déjà pas très sociable en temps normal, alors si je commence à m'en prendre gratuitement à mes voisins qui ne font rien de plus que de se lécher les amygdales aux yeux de tous… Ouais, heureusement que la chaleur du soleil est là pour me redonner un peu le sourire. C’est d’ailleurs après seulement deux petites minutes à le remercier d'exister, que j’arrive enfin face à cette large porte vitrée.
 
— Encore une panne de réveil, je me trompe ? me demande Josie d’un air faussement compatissant.
 
Mon sourire disparaît aussitôt, puisque comme d’habitude… je suis en retard. C’est sans doute pour cette raison que ma patronne ne se prive pas de me faire partager son mécontentement pour -au moins- la millième fois depuis que je bosse ici. Pour être honnête… je doute que mon manque de ponctualité dérange vraiment la clientèle. Disons qu'ils sont tous complètement morts, donc…
J'interromps instantanément cette pensée macabre de mon esprit pour lui répondre :
 
— Désolée, Jo’.
 
Mais elle se contente de me rendre son expression la plus exaspérée qui soit en retour. Je dois admettre que tous les jours -sans exception- c'est exactement le même scénario, alors… je ne peux pas vraiment lui en vouloir d'être en colère pour ça. Moi-même j’aimerais pouvoir me secouer tant je suis d'une lenteur sans nom au lever du jour !
 
— La famille de monsieur John sera là dans moins de dix minutes, reprend-elle, plus sympathiquement pour cette fois. Je compte sur toi, Lana.
 
Pour toute réponse, je m'empresse de la rejoindre derrière le comptoir de marbre afin d’être prête à tenir mon poste. La famille de monsieur John… merde. Je déteste ce moment, car malgré mes trois années d'activité dans cette entreprise, je reste toujours incapable de réduire la boule présente dans mon œsophage avant l'arrivée d'un client endeuillé. Cet instant est indéniablement le plus redoutable à mes yeux. Devoir vendre une foutue pierre tombale à une pauvre femme anéantie par la perte de son unique être cher… rien que le fait d'y penser suffit à me coller des frissons. Sérieusement, qu'est-ce qui a bien pu me pousser à faire un travail comme celui-ci ? Je suis sans doute la dernière personne capable de réconforter qui que ce soit sur cette planète !
Mais malheureusement… la voilà déjà. Je l’observe pousser la lourde porte vitrée, et tente de lui gratifier de mon plus beau sourire lorsque son regard empli de tristesse croise enfin le mien. Évidemment, je comprends qu'elle n'ait pas trop envie de me rendre la pareille, alors… je m’avance, fin prête à subir la tristesse indéniable qui nous attend toutes les deux. Respire, Lana… tu l'as déjà fait un nombre incalculable de fois. Tout ira bien… aide simplement cette femme à faire son deuil.
 
 
◇◇◇
 
L'heure de la pause-déjeuner a enfin sonné, alors je pars rapidement rejoindre mon amie April au petit restaurant italien qui fait l’angle. On y sert les meilleures pâtes bolognaises de toute la ville, et mes papilles en salivent d'avance lorsque l'odeur de sauce fraîchement cuisinée envahit mes narines.
April, je peux toujours compter sur elle. Surtout lorsque je suis en phase de reconstruction comme en ce moment même. Elle trouve constamment les bons mots, et sait pertinemment comment me remonter le moral, peu importe la situation. C'est un peu comme ma seconde moitié, et j'ai toujours eu l'étrange impression qu'elle comblait parfaitement bien un certain manque. Celui d'avoir une sœur, une vraie .
 
Lorsque j'approche doucement de la table où mon amie est déjà confortablement installée, je peux voir le sourire radieux qu’elle offre au serveur qui se charge de prendre la commande de nos boissons. Sans grande surprise, elle reste toujours aimable. Ou du moins… presque .
 
— Tu te fous de ma gueule, j’espère ? m’assaille-t-elle directement, sans jamais lever le nez de son téléphone. Quinze minutes de retard, Lana !
— Pour ma défense, commencé-je en posant ma veste sur le dossier de la chaise, il y avait encore du monde à la boutique !
 
Sa petite frange noire soulignée de ses grands yeux verts se redresse doucement pour percuter mes iris, et je suis absolument certaine que s'il pouvait y avoir des lames de rasoir à l'intérieur, j'aurais déjà le visage mutilé. À vrai dire, elle a parfaitement raison de ne pas être convaincue par cette excuse plus que bidon. Je suis une piètre menteuse, et mon amie me connaît beaucoup trop bien pour ne pas l’avoir remarqué. Non, en vérité… j’ai simplement pris le temps de faire un tour sur Instagram avant d’arriver.
 
— Oh, vraiment, grimace-t-elle, faussement interrogée. Merde, j'ai bien cru que tu étais carrément partie creuser la tombe d'un de tes clients !
 
Pour toute réponse, je prends place en lui gratifiant de mon sourire le plus hypocrite. Deux jours sans avoir à supporter cette tête de nœud… c'était beaucoup trop long.
 
— Bref, reprend-elle plus sérieusement. Comment tu te sens aujourd'hui ?
 
Je prends quelques secondes pour réfléchir à ma réponse, puis décide finalement de lui donner sans filtre :
— Comme une jeune femme frustrée qui prend sa pause-déjeuner entre deux cadavres, et… probablement aussi comme quelqu'un qui n'a pas connu les plaisirs d'une baise torride depuis plus de trois mois.
— Lana ! chuchote-t-elle bruyamment, un peu honteuse.
 
J'admets ne pas avoir été très discrète sur ce coup-là. Les personnes présentes partout autour de nous ne peuvent s'empêcher de poser leurs yeux sur moi, mais pour être honnête… je m'en moque complètement.
 
— Tu as pensé à tout pour l'anniversaire surprise de Leïa ?
 
Je lui pose cette question comme si de rien n'était -comme si la réflexion précédente n’avait jamais franchi mes lèvres-, tout en appuyant fortement sur le mot « surprise  » . Oui, car parmi les multiples qualités d'April se trouve tout de même un très gros défaut : la maladresse. Sérieusement, cette femme est probablement la personne la plus étourdie que j'aie jamais connue !
 
— Oui, plus que quelques heures à tenir ! s'exclame-t-elle, tout en tapotant dans ses mains à plusieurs reprises. D’ailleurs, j'ai trouvé un super masque rouge pour l'occasion !
— Hâte de voir ça ! lui réponds-je, tout sourire. Moi, j'irai acheter tout le nécessaire ce soir une fois mon inventaire clôturé.
 
Le charmant serveur revient avec son petit carnet de notes en mains, et comme à chaque fois, mon amie ne cesse de me lancer de multiples regards ambigus tout au long de la prise de commande. Dès lors qu'il s'éloigne enfin, elle en profite même pour me convaincre qu'il ferait probablement un parfait plan cul, et que de ce fait, je devrais donc vraiment sauter sur l'occasion :
 
— Tu as vu comme il te regardait ? Merde, tu lui plais ! C'est évident !
— April, je t'en prie… soupiré-je, lassée. Je ne su…
— Pas prête pour ça, blablabla… je sais ! m'interrompt-elle, tout en pinçant ses doigts entre eux de manière répétitive. Mais sérieusement, tu crois que Jason se gêne, lui !
— Merde, je me contrefous de la vie de ce mec ! J'ai tourné la page depuis un moment, tu sais !
 
Ça fait maintenant près de trois mois que j'ai décidé d'en finir avec lui, et je ne comprends toujours pas pourquoi mon amie s'obstine autant à vouloir me caser avec quelqu'un d'autre. J'admets paraître un peu maussade par moments, mais j'ai tout de même l'impression qu'elle a tendance à oublier qui a réellement décidé de mettre un terme à cette histoire. Bien que… les conditions ne m'en aient pas vraiment laissé le choix. Voire pas du tout. Cet enfoiré avait une liaison avec Alison, sa « charmante » collègue de boulot. Merde, je ne pensais sincèrement pas qu'il trouverait le temps de fricoter avec d'autres femmes ! Enfin… il faut dire que Jason passait son temps à me baratiner avec les soi-disant heures de ronde qu'il effectuait chaque soir pour le travail, alors… ouais, je suis plus probablement la nana la plus idiote que la terre n'est jamais portée. Je ne me suis d’ailleurs jamais vengée pour cette trahison, pourtant… j'aurais pu les faire virer en un claquement de doigts, rien qu'avec toutes les magouilles auxquelles j'ai pu assister durant nos cinq et longues années de vie commune. En effet, j’imagine que ça la fout vraiment mal pour un flic de bas étage que d'être associé aux petits trafiquants de la ville.
 
Mais j'ai préféré faire mine d'être forte, et lui ai donc laissé croire qu'il ne m'avait pas atteinte une seule seconde. Pourtant… ce connard m'a bel et bien détruite. Merde, comment peut-on faire une chose pareille à sa fiancée, après cinq années de bons et loyaux services ? Ouais, je crois qu'il n'y a pas meilleure façon pour définir notre relation. Surtout quand je réalise enfin les violences psychologiques qu'il m'a fait subir durant tout ce temps. Les rabaissements constants, les insultes à longueur de journée… J'étais son jouet, ni plus ni moins. Sa putain de marionnette . Alors oui, le terme « services » est parfaitement bien approprié à la situation. Merde, ce mec est un manipulateur hors pair, mais il m'aura fallu cinq ans, et une foutue trahison, pour prendre mes jambes à mon cou ! Bref. Quoi qu'il en soit… le mal est fait. Et fort heureusement pour moi, j'ai acquis seule ma charmante petite maison, donc il ne m'aura -en revanche- pas fallu plus d'une journée pour le mettre à la porte, lui, et toutes ses affaires. Puis en effet, je pense réellement avoir tourné la page à l'heure actuelle. Seulement… après tant de souffrances, comment suis-je censée reprendre confiance en moi ? Voilà la réelle raison qui me pousse à rester éloignée de toute personne portant un pénis ou une paire de testicules entre ses jambes. En vérité… je crois que j'ai beaucoup trop souffert pour prendre à nouveau le risque de me planter.
 
Nous finissons de manger presque tranquillement. Presque, oui, puisque… mon amie me demande encore pourquoi je ne ressens pas le besoin vital de m'envoyer en l'air avec un parfait inconnu pourtant « super-sexy ». Je jette un bref coup d’œil à ma montre, puis me lève d’un bond en la coupant subitement dans ses arguments afin de lui faire comprendre que j'ai bien mieux à faire pour le moment :
 
–— Bon, il faut que j'y aille ! Je vais sûrement encore avoir droit à un sermon de la part de Josie au vu de l'heure, alors je…
— Fonce, c'est moi qui invite ! Et puis de toute façon, j'ai encore quelques flyers à distribuer pour demain soir !
 
Je m’exécute sans plus attendre, lui envoie un baiser volant en guise de remerciements, puis m’empresse ensuite de rejoindre la sortie, quand un grand blond pousse finalement la porte, spécialement rien que pour moi. Trop mignon. Cependant… je n'y accorde aucune importance. Non, mes pensées restent dédiées à April actuellement. C’est vrai, cette nana est top, et j'ai beaucoup trop de chance d'être son amie. Quand je dis qu'elle est comme une sœur pour moi, c'est la stricte vérité. Je crois d’ailleurs ne pas avoir été séparée d'elle plus de dix jours au cours de ces vingt-quatre dernières années. Nous nous connaissons depuis notre plus tendre enfance, étant donné que nos mères étaient déjà amies, avant même qu'on ne soit nées toutes les deux. Son père ayant servi les États-Unis pendant près de vingt ans, il n'était que très peu présent. Un peu comme le mien, d'ailleurs. À la seule différence que mon père, lui, était l’un des chirurgiens les plus renommés de toute la Californie. Pas grand-chose à voir, certes, mais il était tout de même plus souvent en salle d'opération qu'autour de notre table. C'est donc probablement pour cette raison qu'April et sa mère venaient très régulièrement dormir à la maison lors de cette longue - très longue - période.
 
J'arrive au travail après mon petit détour rapide chez Starbucks , et cette fois, j'ai droit à un remerciement purement hypocrite de la part de ma patronne adorée.
 
— Félicitations, Lana ! s'exclame-t-elle dans un large sourire. Tu n'as que quatre minutes de retard !
 
Pas la peine de faire semblant, Josie. Je sais que tu m'adores.
 
◇◇◇
 
Ma journée de travail est finie depuis plus d'une heure, mais je termine tout juste mes achats pour demain soir. April a prévu une soirée bal masqué, alors je me suis acheté un beau masque noir pailleté prévu pour recouvrir la moitié de mon visage, ainsi qu’une robe parfaitement assortie m'arrivant au bas des chevilles. Elle a une fente tout au long de la jambe droite, ce qui me donne un côté affreusement sexy. C'est d'ailleurs la principale raison qui m'a poussée à l'acheter après l'essayage. Elle met mes longues jambes en valeur, malgré le fait que je n'ai personne pour me faire ce compliment. Personne, mis à part peut-être… Jason . Ce salopard s'est décidé à me traiter comme je le méritais, seulement lorsque j'ai enfin trouvé le courage de tout arrêter entre nous. Néanmoins… encore faudrait-il que mon amie l'ait invitée pour ça. Merde, non. Après tout, je me fous complètement de savoir ce qu'il pourrait bien penser de moi à l'heure actuelle.
 
Nous sommes vendredi, ce qui signifie donc que je suis officiellement en week-end. Et qui dit vendredi, dit automatiquement : super soirée Netflix en tête à tête avec June !
Ouais, mais pour cela, rien de mieux qu'une tonne de cochonneries à ingurgiter. C'est devenu mon petit rituel de chaque fin de semaine, alors je pars rapidement acheter le nécessaire à la supérette qui fait l'angle en bas de chez moi. Au vu de l'heure, je ne trouverai certainement rien d’autre pour me goinfrer devant Pretty Little Liars . Ils vendent leurs produits au moins deux fois plus chers qu’en grande surface, mais je serais tout de même prête à payer le triple s'il le fallait. Je n'aimerais pas manquer de sucre à l'annonce du tueur de cette foutue série.
Ça fait à peine deux semaines que j'ai commencé à la regarder, et je préfère me préparer à la crise cardiaque qui m'attend quand je vais enfin découvrir l'identité de ce dénommé « A » .
 
 
J'arrive donc dans ladite épicerie, et choisis aussitôt plusieurs articles certainement bourrés de glucides pour me remplir la panse. Au moment même où je passe à la caisse pour y déposer mes emplettes, un beau brun musclé me passe devant, bouteille de whisky à la main. Ses cheveux sont rasés sur les côtés, tandis que ceux du dessus sont volontairement mis en bataille. Sa peau est bronzée, me faisant donc aussitôt penser que du sang latino coule dans ses veines. Tout ce que j’aime. Ouais, certes, mais… son charme indéniable ne lui laisse absolument pas le droit de griller la file d’attente, sans même prendre la peine de présenter de brèves excuses. Sérieusement, pour qui il se prend, lui ?!
 
 
— Vous êtes pressé peut-être ? demandé-je alors, sincèrement agacée.

— Non, pas du tout, me répond-il naturellement. Je ne suis pas du genre à patienter.
 
Sa voix rauque me vaut un léger courant électrique dans l'estomac, mais l’air méprisant qui l’accompagne me fait rapidement revenir à la raison.
 
 
— Je ne suis pas du genre à payer mes articles le double de leur valeur, pourtant… je suis ici, parce que je n'ai pas le choix, tout simplement !
 
Je lance cette phrase en reprenant place devant lui -un tantinet excédée-, puis pose ensuite mes articles devant la jeune caissière qui ne sait comment agir face à cette scène ridicule. Et visiblement, ma persévérance n'a pas vraiment l'air de plaire à ce forcené.
 
 
— Madame a un complexe d’infériorité, peut-être ? me questionne-t-il alors d'un ton moqueur.
 
Quoi ?
 
— Connard, marmonné-je dans une grimace.
 
Ce mot m'a complètement échappé, mais je tente tout de même de rester imperturbable. Merde, il faut que je paye en vitesse pour pouvoir me sortir de cette situation gênante. L’hôtesse met un temps fou à me rendre la monnaie, mais elle a la tête d'une stagiaire complètement paumée, alors… je la pardonne aussitôt en lui offrant mon sourire le plus sympathique qui soit, puis m'empresse ensuite de prendre direction de la sortie afin de fuir le plus rapidement possible, et donc d’éviter de croiser à nouveau ce genre de gros macho sur mon passage. Bon sang… la Californie est vraiment bondée de mecs chelous ! Comment est-il possible d'être aussi mal élevé de nos jours ?!
 
Lorsque j'atteins le trottoir d'en face, une main m’agrippe soudainement par le coude. Je me retourne alors brusquement, prête à mordre s'il le faut. Il fait nuit noire, et seuls les néons de la supérette éclairent mon interlocuteur en contre-jour. J’aperçois une silhouette masculine que je ne distingue presque pas, et c'est seulement lorsque je m'apprête à balancer tout un tas d’injures que mon interlocuteur prend la parole dans un léger raclement de gorge :
 
 
— Je réitère ma question. Aurais-tu un petit complexe d'infériorité pour être si peu aimable envers la gent masculine ? me lance le beau connard, un brin de sourire dans la voix.
 
Je rêve, ou il joue les audacieux en plus de ça ?
 
— Visiblement, je t'intrigue assez pour que tu me coures après, rétorqué-je, tout en me libérant difficilement de son étreinte. Un conseil, laisse-moi tranquille avant que je ne te montre qui est vraiment le sexe fort dans l'histoire !
 
Ouais, je déconne vraiment sur la repartie, là. Je me trouve ridicule, alors… j'engage une marche rapide sans plus attendre afin de fuir le plus rapidement possible une seconde fois.
 
 
— Logan ! me hurle-t-il à travers la ruelle, certainement pour s'assurer que je l'entende convenablement. Je m'appelle Logan !
— Eh bien… va te faire foutre, Logan ! lui rétorqué-je, tout en dressant mon majeur, sans jamais me retourner.
 
Merde, je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de lui répondre.
 
● Règle numéro un : apprends à fermer ta bouche.
 
 
◇◇◇
 
 
Une fois rentrée chez moi, je décide de vaquer à mes occupations sans plus attendre. C'est-à-dire glander et me goinfrer, exactement comme prévu à l’origine. Je commence donc à installer tout le nécessaire sur ma table basse, mais constate rapidement que mes pensées restent complètement obnubilées par le mec de la supérette. Merde, je crois qu'il m'a carrément frustrée pour la soirée ! Comment est-il possible d'être aussi beau, et… tout autant détestable à la fois ? Putain, je n'en sais rien, mais je vais rapidement devoir me changer les idées, avant de finir par me ronger l’intérieur de la joue à sang. J'ai bien mieux à faire ce soir que de me focaliser sur un type imbu de sa personne. Je saisis alors la télécommande, et allume aussitôt la télé afin de faire bifurquer mes idées sur autre chose. Hanna, Spencer, Aria et Emily m'attendent. Je vais enfin découvrir qui les traque depuis tout ce temps !
 
 
◇◇◇
 
Ce matin, ou plutôt… cet après-midi, je ne me réveille pas dans le même état d'esprit que d'habitude. Car ce soir, je fais la fête, et… ça va probablement me faire un bien fou. Je ne sors plus depuis des mois maintenant, alors il est évident que pour les vingt-cinq ans de mon amie, je ne peux pas me permettre de décliner. Mais à vrai dire, j'ai tout de même encore le temps de m'y rendre, donc il faut vraiment que je trouve une occupation pour le moment. Après une telle déception suite à la fin de ma série, j'ai impérativement besoin de me défouler.
C'est très étrange d'être déçue d'une chose parfaitement fictionnelle, mais je ne peux pas m’en empêcher. Ils auraient pu trouver une meilleure fin, sérieusement ! Moi-même j'avais mille idées bien plus convaincantes que celle-ci !
Merde, il faut que j'occupe ma journée avant de pleurer, encore et encore. Car oui, depuis quelques mois, c'est principalement ce qu'il m'arrive. C'est dingue ! Je passe mon temps à pleurnicher pour des choses complètement futiles !
Un soupir las s'échappe de ma bouche au moment même où je m'affale sur le canapé, et c'est seulement lorsque je relève les yeux que je constate la tonne de ménage qui m'attend. Je décide alors de foncer vers ma stéréo pour l’allumer, puis me mets ensuite au boulot sans plus attendre. Ouais, rien de mieux que de se la jouer Cendrillon pour décompresser un peu.
 
 
◇◇◇
 
Lorsque je décide de retirer mes gants en latex pour saisir mon téléphone, je remarque qu'il est déjà dix-huit heures passées. Merde. April m'a appelée pas moins de douze fois au total, et je crois que je ferais mieux de me dépêcher si je ne veux pas finir sur le bûcher. Bordel… elle va me tuer !
 
Je m'empresse alors de sauter dans la douche, et c'est seulement quand l'eau bouillante glisse sur ma peau qu'un soupir de relaxation s'échappe bruyamment d'entre mes lèvres. Qu’est-ce que ça fait du bien… Je n'avais pas ressenti un tel soulagement depuis des semaines ! Mais pour être honnête… je ne peux pas vraiment me permettre d’en profiter. April va réellement finir par me tuer si je prends le temps de faire un soin. Je sors donc rapidement de mon hammam bas de gamme, puis me dépêche ensuite de saisir ma trousse à maquillage. Effectivement, je constate aussitôt à quel point il va m’être utile lorsque j’aperçois vaguement mon reflet dans le miroir embué. Merde, voilà que je recommence encore à me sous-estimer.
 
● Règle numéro deux : aie un peu plus confiance en toi .
 
Une fois sèche et bien hydratée, j'enfile ma belle robe noire, maquille mes yeux d'un splendide smoky-eyes , et applique ensuite un lipstick rouge pétant sur mes lèvres afin d’apporter la touche finale. Merci les tutos YouTube , sans lesquels je ne serais probablement jamais devenue une si bonne maquilleuse !
Le thème de la soirée est « classe avec un masque », alors je fais de mon mieux pour mettre le paquet. Et puis… si je dois vraiment être amenée à croiser ce connard de Jason, autant lui faire regretter chacune de ses erreurs. Même si je doute fortement que mon amie l'ait invité, ce salopard serait capable de se pointer malgré tout.
 
Je suis enfin prête, alors je grimpe rapidement au volant de ma voiture, et fonce en direction de l'immense maison de Leïa sur-le-champ. Elle vit à seulement quelques kilomètres de chez moi, donc il ne me faudra pas plus de dix minutes pour atteindre ma destination. Lorsque je me gare dans la grande allée arborée, je peux déjà apercevoir les jeux de lumière scintiller derrière cette immense façade. Je m'empresse de rejoindre le jardin où aura lieu la fête, tout en prenant soin de ne pas me casser la gueule une énième fois -car quand je mets des escarpins, c'est principalement ce qu'il m'arrive-, puis constate que tout est à la hauteur de cette maison : grandiose. April est justement en train de finir de dresser le buffet, et lorsqu'elle m'aperçoit arriver au loin, sa bouche s'entrouvre légèrement, certainement déjà parée à me rappeler mon retard pour la millième fois.
 
 
— Je sais, je suis à la bourre, soupiré-je, faussement exaspérée.
— Je voulais simplement te dire que je te trouvais magnifique dans cette robe, mais dans ce cas… va te faire foutre ! s'exclame-t-elle alors, outrée.
 
J'éclate d'un rire franc, juste avant de me jeter dans ses bras pour l'enlacer.
 
— Tu m'aimes trop ! dis-je, morte de rire. Je le sais !
 
Elle est vêtue d'une longue robe rouge, ce qui fait donc parfaitement bien ressortir ses grands yeux verts. Ils sont d'ailleurs très légèrement maquillés, et je trouve que ça lui va à merveille. À vrai dire, tout lui va à merveille. Je crois bien qu'elle-même est une merveille. La huitième du monde, pour être plus exacte.
Elle a décoré les lieux avec de nombreuses couleurs chaudes, et d'énormes palmiers ont été plantés, spécialement pour l'occasion. Des fleurs de tiaré sont posées un peu partout sur la pelouse fraîchement tondue, tandis que de beaux canapés en cuir blanc donnent la touche finale à cette ambiance chic. Il y a aussi plusieurs bars disposés de part et d'autre du jardin, afin que personne ne meure de soif au cours de la soirée. Pour être honnête, je crois que ce détail reste le plus important pour absolument toutes les personnes qui viendront ici ce soir.
Les majordomes ont enfilé de beaux costumes noirs, et sont tous déjà prêts à tenir leurs postes. Évidemment, eux aussi sont masqués. Les platines du DJ habillent le balcon de la chambre parentale, tandis qu’une large piste de danse transparente est dressée au-dessus de la piscine creusée. Merde, je n’avais jamais remarqué à quel point cette maison était sublime, et après tout… rien d’étonnant au vu du salaire mensuel de notre amie. Effectivement, ça rapporte plutôt bien d’être la miss météo d'une chaîne principale !
Mon regard se tourne ensuite vers l’immense buffet pour le contempler. Il est entouré de magnifiques coquillages, et me fait, lui aussi, penser à Tahiti. Ça colle vraiment aux origines de Leïa, alors je suis déjà convaincue qu'elle va adorer. Merde, encore une fois… April a vraiment assuré !
 
— Je ne te le dirais jamais assez, mais… tu as vraiment raté ta vocation ! m'exclamé-je, époustouflée.
— Tu crois ? me demande-t-elle alors, sourcil arqué.
— Je t'assure, c'est… magnifique ! Leïa va halluciner quand on va lui dire que c'est toi l’unique organisatrice de cette merveille !
 
Mon amie sourit exagérément suite à ce compliment parfaitement sincère. Comme si elle ne le savait pas déjà.
 
— Allez ! On enfile nos masques maintenant ! s’enthousiasme-t-elle. Leïa va arriver d'une minute à l'autre. Elle s'attend toujours à un petit repas d’anniversaire avec ses parents et ce qui lui sert de mec, alors…
 
Nous partons dans un fou rire presque incontrôlable à la suite de cette réflexion. Il est vrai que je me demande encore ce qu’elle fait avec Austin à l’heure d’aujourd’hui. Ce pauvre type est à la hauteur de Jason, et… ouais, c'est peut-être pour cette raison que je ne peux pas vraiment me permettre de reprocher quoi que ce soit à mon amie.
 
Tous les invités sont enfin là : une centaine de personnes intégralement masquées, environ. Pour être honnête, j'ai l'étrange impression d'assister à une soirée Cinquante Nuances de Grey, mais… vingt-cinq ans, ça se fête, d'après April ! Cette dernière a distribué tout un tas de flyers afin de s'assurer qu'on soit un maximum, et la connaissant, elle a très certainement dû sélectionner ceux qu'elle pensait être assez présentables pour se joindre à nous.
 
— La voilà ! Cachez-vous ! s'écrie-t-elle, complètement paniquée.
 
Chaque personne lui obéit au doigt et à l'œil. Merde, elle est encore plus stressée que pour le jour de son propre mariage, et… je crois que tout le monde l'a parfaitement bien compris. Je cours rapidement vers un arbre afin de me cacher à mon tour, tandis que d’autres préfèrent se satisfaire des buissons. Qu’est-ce que le temps paraît long quand on est dans ce genre de situation…
Mais les portes de la grande baie vitrée finissent par s'ouvrir, tandis que les lumières se rallument, au moment même où la musique retentit :
 
— SURPRISE !!! crie-t-on alors tous en chœur.
 
Leïa est absolument radieuse ce soir. Pourtant, son mascara a déjà coulé sur ses joues, et à cet instant précis, je pourrais presque la confondre avec l'un de mes clients endeuillés. Mais à vrai dire… même comme ça, je la trouve resplendissante. Elle est vêtue d'un simple paréo hawaïen, et a déposé une fleur d'orchidée juste derrière son oreille. Sa longue chevelure bouclée glisse sur ses épaules, tandis que ses grands yeux noirs sont emplis de joie à la suite de cette découverte.
 
Une fois les remerciements terminés, April et moi faisons un long discours sur la piste de danse. Tout ce que je déteste pour être honnête, mais quand on aime ses amis… je suppose que c'est une règle importante à respecter.
Suite à ça, nous projetons un film sur la grande toile prévue à cet effet. Il s'agit d'un récit de sa vie, partant de sa petite enfance à la femme qu'elle est devenue aujourd'hui. Les larmes coulent encore et encore, ce qui devient un peu trop mièvre à mon goût. À vrai dire, Leïa est notre meilleure amie depuis le lycée, et quand elle est arrivée… nous l’avons tout de suite adorée. Mais bien que j'aime cette femme comme ma propre sœur, je ne supporte tout de même pas les discours à deux balles faisant pleurer toute la populace. Alors dès que les éloges sont terminés et que la fête peut véritablement commencer, je ne pense qu'à une seule chose : du punch, il me faut du punch… BEAUCOUP de punch ! 
 
— Viens, Lana ! On va danser ! me hurle cette dernière, probablement pour se faire entendre malgré la musique qui gronde à l’intérieur de nos tympans.
 
Elle a aussi enfilé un beau masque afin d'être dans le thème de sa propre soirée. Fleuri, bien évidemment. April pense vraiment à tout.
 
— Non, vas-y, je te regarde ! dis-je, tout en buvant une gorgée de mon troisième verre de punch.
— Lana… commence-t-elle de cet air certain que je lui connais. C’est mon anniversaire ce soir, ce qui signifie donc que je décide d'absolument tout.
 
Elle termine cette phrase dans un regard de détermination, et je crois qu’il va m’être difficile de refuser cette proposition plus longtemps. Il est vrai que c'est sa soirée, alors… je ne peux pas me permettre de la décevoir. C’est pourquoi je me lève instantanément, pour finalement la suivre sans rechigner.
 
Nous dansons sans retenue sur le dancefloor, et je dois admettre le bien fou que ça me fait de ne plus avoir à penser à rien. Je danse, je rigole, je bois… je m'amuse, tout simplement ! « Amuser »… merde, ce mot a bien failli disparaître de mon vocabulaire ces derniers mois.
Et malheureusement, j’ai la sensation que ça va vraiment finir par être le cas, quand je crois reconnaître Jason s'approcher au loin. Son masque me ferait presque douter, mais lorsque je...

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