Lubies

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Nul ne vit ses fantasmes de la même manière. Certains les rêvent, d’autres les enfouissent tout au fond de leur subconscient comme des secrets inavouables, d’autres encore les assument pleinement et les réalisent dès qu’ils peuvent...


Au milieu des méandres de mon âme, je ressentais ces lubies qui survivaient à mi-chemin entre le rêve et la réalité, la passion et la raison, les souvenirs et l’imaginaire. Extravagantes, folles ou éphémères à souhait, elles m’ont permis, un jour, de renaître et me révéler au grand jour. Fraîchement déterrées et plus que jamais vivantes, laissez-vous emporter par elles, tout comme elles l’ont fait pour moi...


***



Extrait :


"Le frisson s’emparait de moi. Dans mes visions lubriques, il était déjà là. Sans un mot, plaqué contre mon corps, il faisait descendre ses mains sur mes courbes. Un bouton après l’autre, il découvrait ma peau lentement, pour laisser apparaître la naissance de mes seins dont les tétons criaient famine jusqu’à ce qu’il y pose sa bouche.
Alternant de doux baisers, de petits coups de langue et allant jusqu’à les pincer de ses lèvres pour les aspirer, il prenait tout son temps pour faire monter la pression, avec succès. Mon cœur battait de plus en plus fort. Ma respiration commençait à s’emballer. J’étais comme transie, j’avais envie de plus, je voulais lui en donner tellement plus aussi.
Oui, j’étais totalement affamée. Comme s’il lisait dans mes pensées, il arrêta ses caresses, me fixa d’un regard aussi assoiffé que le mien."

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EAN13 9791034805570
Langue Français

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Lubies
Hannah Stazya Lubies Recueil de nouvelles érotiques Couverture :Néro Publié dans laCollection Indécente, Dirigée parEva Adams
©Evidence Editions2018
Dédicace spéciale à tous mes amis et mes proches qui ont su être présents. Un grand merci à vous, ainsi qu’aux lecteurs qui me suivent et qui sont une si belle source d’inspiration. Bonne lecture. À mon tour de vous faire rêver… HannaH
« La vie se passe tout entière à désirer… » Jean de La Bruyère
Sommaire Prologue 1. Épanouie 2. Face à face 3. Obscure 4. Sens dessus dessous 5. Entre deux 6. Longueur d’onde 7. Sexynéma 8. Une symphonie attachante 9. Ma lubie 10. Sa lubie 11. À nos errances 12. Genèse
Prologue Sans que je n’y prenne garde, elle s’était immiscée en moi, occupant mes pensées, s’écoulant dans mes veines, insufflant son air à la fois chaud et frissonnant. Elle était là et bien là. Elle me contrôlait, me dominait, m’inspirait et, même, m’aspirait dans les méandres de l’inconnu. À genoux face à elle, le corps échaudé, parfois meurtri, sa main réconfortante me donnait espoir. L’espoir d’être libre, d’être passion, d’être en accord, d’être moi-même. Toutes ces choses que je fais, que je dis, que je pense, que je vis sont pour elle. Elle qui me rend vivante, elle qui m’a ressuscitée un jour où j’étais au plus bas, sans conscience de qui j’étais, elle qui m’a redonné le sourire et la flamme dans les yeux. Alors pour elle, ou plutôt devrais-je dire pour elles, je partagerai ces quelques images interdites. Ces mêmes images projetées tout droit de mon imaginaire et ces autres images qui reviennent à mon bon souvenir. Je ferme les yeux, souris un bref instant et les vois. Les voyez-vous, vous aussi ? Puisez tout au fond de vous-même, sans ambages, sans tabou, juste un arrêt dans le temps, un moment juste pour vous, avec vous, et vous les verrez. Ces images si vivantes, ces corps en communion, ces envies, ces émois, ces désarrois, ces pulsions montantes, ces regards qui se croisent, ces lieux insolites, ces mots qui ottent dans les airs, la passion de ces torses conjugués, ces bouches qui se toisent, se frôlent, se gouttent et se baisent. Les voyez-vous ? Sentez-vous le frisson de ces lieux insolites, de ces positions illicites, des situations inattendues, mais tant fantasmées au cœur du jardin secret de vos envies ? Pour elles, ces quelques tisons manuscrits qui ne manqueront pas, je l’espère, de vous enammer, voire de vous inspirer… À Elle(s), mes très chères Lubies…
Épanouie Le réveil venait de sonner bien cruellement sept heures du matin. Dehors, il faisait encore nuit, à moins que mes yeux n’aiment me jouer encore des tours. Pipi, douche, pied cogné contre celui d’une chaise, noms d’oiseaux proférés, café, les gosses réveillés quinze fois, à raison d’une fois toutes les deux minutes, jusqu’à ce que le molosse qui me servait de mari ne se lève, agacé, et réussisse miraculeusement à les sortir du pays des rêves à l’aide de sa voix étrangement plus menaçante que ma voix de crécelle. Tout ce beau monde parti, après un baiser furtif d’enfants et mari, je m’a&airai à mes tâches quotidiennes, avant de me poser en(n devant mon deuxième café. J’allumai machinalement la télé et, les yeux (xés à l’écran, je scrutai les émissions ô combien culturelles, destinées à la ménagère chaque matin. Recettes de cuisine, histoires d’amour rocambolesques, chasse et pêche, téléachat… tout passait devant mes yeux totalement indi&érents à la problématique du choix du harpon ou à l’histoire d’Hélène, trompée par son mari, Bernard, avec la sœur de Paulette, à cause de Dédé, le cousin de cette dernière, qui avait fait croire à Jean-Paul que Vincent était meilleur amant que lui… J’éteignis la télé, à la fois déçue et blasée, pour me concentrer sur le tout dernier magazine féminin. Maigrissez en deux heures sans e&ort… pub sur des barres chocolatées… dossier sur les pertes vaginales… hum, tout un programme ! Ah en(n ! Le test du mois, la seule raison qui m’incitait toutes les semaines à contribuer à la déforestation de l’Amazonie en achetant religieusement ce magazine sans complexe ! Bon, je m’auto5agellerai plus tard sur ces sombres questions écologiques, c’était l’heure de mon divertissement ! Je découvris (évreusement le titre du test : « Êtes-vous épanouie sexuellement ? »… Ça commençait mal… Quelques réponses plus tard, je m’empressai de lire la réponse du test que je connaissais, hélas ! d’avance. «Avec vous, épanouissement ne rime hélas pas du tout avec sexuel…». J’entendais comme une voix hilare qui se moquait de moi en mon for intérieur. Agacée, je fermai le magazine nerveusement. Pas besoin de lire la suite ou autant me donner une corde pour m’achever ! En me levant, je passai devant mon ennemi juré, le miroir, que je regardai, horri(ée. Certes, je venais de (nir des tâches peu glamour, mais honnêtement, c’était comme si j’entendais le miroir glousser à son tour. Que m’était-il arrivé ? Où étaient mon glamour et mes envies coquines ? Certainement pas dans cette tenue ! Je filai à la douche comme si, le temps d’une ondée chaude et généreuse, un miracle allait se produire. Bien entendu, le miracle n’eut pas lieu, mais il me fallait réagir. Et je dirais même, il NOUS fallait réagir. Luc, mon cher et tendre, n’avait pas l’air plus épanoui. Je me surpris à calculer de quand datait notre dernière relation sexuelle, mais rien n’y faisait, je ne m’en souvenais même pas. Douze ans de vie commune, pour ne pas dire banalement ennuyeuse et sans ce frémissement de folie qui fait de la vie une aventure extraordinaire, que nous restait-il, si ce n’est une relation cordiale et deux enfants. C’était décidé, il fallait que je fasse quelque chose… En quelques jours, j’avais tout organisé, les enfants gardés, la journée du lendemain déposée en repos, l’hôtel réservé et le mari prévenu d’un mystérieux rendez-vous. Il avait bien tenté de me travailler pour en savoir davantage, mais je tins le coup. J’avais besoin d’un homme, d’un vrai et d’un réel échange, que dis-je,
d’une vraie partie de baise, sauvage, crue et sans « pioupiou ». Le jour J, j’arrivai à l’hôtel, pomponnée et prête à tout, avec le nécessaire pour cette nuit que j’espérais torride. Tandis que j’en(lais mes bas, je l’imaginais déjà à genoux en train de passer ses doigts sur mes jambes échaudées, créant à son contact, comme des coups de jus. Une jupe courte, un décolleté plongeant et quelques accessoires posés au hasard du lit plus tard, il ne me restait plus qu’à l’attendre. Après une demi-heure, j’étais (n prête et je décidai même de patienter, allongée sur le lit. Des images plein la tête, je me surpris à imaginer ce qu’il allait se passer… Je supposais qu’il serait d’abord surpris, les yeux écarquillés, comme une image (gée et l’air légèrement demeuré. Je le voyais essayer de bredouiller une phrase et je m’imaginais me lever, placer mon index sur ses lèvres pour lui demander de se taire. Puis je me serais collée à lui pour que nos deux corps prennent la pleine mesure de nos envies… Allongée sur le lit, ces images me troublaient déjà. J’avais chaud, j’avais froid et mon corps réclamait sa pitance. Tandis que je tentais d’imaginer ses réactions, mes envies devinrent de plus en plus fortes. Je fermai les yeux, passai ma langue sur mes lèvres et, du bout des doigts, redécouvris mon corps. Le frisson s’empara de moi. Dans mes visions lubriques, il était déjà là. Sans un mot, plaqué contre mon corps, il faisait descendre ses mains sur mes courbes. Un bouton après l’autre, il découvrait ma peau lentement, pour laisser apparaître la naissance de mes seins dont les tétons criaient famine jusqu’à ce qu’il y pose sa bouche. Alternant de doux baisers, de petits coups de langue et allant jusqu’à les pincer de ses lèvres pour les aspirer, il prenait tout son temps pour faire monter la pression, avec succès. Mon cœur battait de plus en plus fort. Ma respiration commençait à s’emballer. J’étais comme transie, j’avais envie de plus, je voulais lui en donner tellement plus aussi. Oui, j’étais totalement a&amée. Comme s’il lisait dans mes pensées, il arrêta ses caresses, me fixa d’un regard aussi assoiffé que le mien. — Mon cœur, sais-tu ce qui me plairait, là ? Bien entendu, je le savais, mais j’avais envie de l’entendre me le dire. — Non, dis-moi ce que tu veux. À mon regard, il savait bien que je devinais ses pensées. Il sourit, d’un air sournois, et prononça ces mots divins, que je ressentais comme une caresse sur ma peau. — Je veux que tu me suces, là, maintenant. — Tes désirs sont des ordres, dis-je en m’exécutant et me mettant à genoux face à lui. Le pantalon déboutonné, descendu à ses genoux, le caleçon baissé, je découvris son sexe qui réclamait ma bouche. Ma langue passa dessus, lentement, de manière douce, taquine et suave. Du bout des lèvres, je le pris en bouche, je le sentis frémir, réagir, s’éveiller de plus en plus. Je levai le regard vers mon a&amé, j’aimais voir son visage se transformer, j’aimais le voir se pincer les lèvres, les yeux en feu et l’envie gravée sur son visage. Les images paraissaient si réelles. Mes doigts dansaient sur mon corps, s’en emparaient, le brûlaient de désir. Les seins saillants, attendant un contact buccal, que dis-je, le réclamant haut et fort, intensi(aient mon plaisir (évreux. Ils descendaient encore, allant jusqu’à relever machinalement ma jupe, pour se glisser entre mes cuisses. Je n’avais qu’une hâte, c’est qu’il arrive pour combler mes envies. Mais en attendant, mes doigts comptaient bien me donner un encas, un aperçu de ce qui pourrait m’attendre lorsqu’il arriverait. Les images dé(laient, au (l de mes doigts ragaillardis. Chacune de ces images me plongeait en extase. La cadence, lente et douce au début, commençait à s’intensi(er, devenir plus soutenue, plus appuyée. Les jambes écartées, je continuais d’imaginer…

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