Ma Gourmandise Préférée, tome 2

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93 pages
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Leur couple n’est pas encore solide, ni officiel, mais la jalousie de Vadim ronge son cœur et sa tête.
Ce défaut pourrait mettre fin à leur histoire, surtout quand un secret ressurgit du passé.


La gourmandise a un goût amer pour Lana. Arrivera-t-elle à faire face à tous leurs problèmes ?

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EAN13 9791096785407
Langue Français

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Ma Gourmandise Préférée, tome 2
[Stéfy Québec]
© 2017, Stéfy Québec. © 2017, Something Else Editio ns. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com Illustration : © Lucile Kos ISBN papier : 979-10-96785-40-7 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des
institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite.
Chapitre 1 - Décision Lundi matin, pour la première fois depuis que j'ai rencontré Vadim, j'ai le moral à zéro. Je suis au bureau avec l'angoisse au ventre. Heureuse de retourner travailler et de voir Hélène mais j'ai très peur de croiser Vadim . Était-ce uniquement un moment merveilleux à Londres ? Est-ce que je n’étais qu’un jeu pour lui ? J’espère profondément que non. Rien que d’y penser, mon cœur se serre. Je n’aimerais pas que nous redevenions des étranger s. Il prend trop de place dans ma vie maintenant. Je ne peux la concevoir sans lui , c’est totalement impossible. Il m’apporte tellement ! Je prends un thé avec Hélène tout en discutant deva nt son bureau de mes conférences à Londres ainsi que des dossiers dont e lle s'est occupée pendant mon absence, quand Vadim entre tout à coup, nous faisan t sursauter. Il est incroyablement beau dans son costume noir, mais ses yeux sont cern és par le manque de sommeil et son regard peu aimable. Mon cœur s’arrête de battre . Je suis heureuse de le voir, mais j’ai peur. — Bonjour mesdemoiselles, dit-il sèchement en me re gardant droit dans les yeux. — Monsieur Baker ? lui répond Hélène, surprise et légèrement apeurée. Je ne lui réponds pas. Mon cœur s’est remis à battr e mais beaucoup trop fort. Je suis surprise et étonnée de le voir dans mon bureau pour la première fois — Mademoiselle Dubois, puis-je vous voir dans votre bureau ? demande-t-il de sa voix la plus dure. Sans lui répondre, j'ouvre la porte et le fais entrer. En la refermant, je regarde Hélène en faisant l'étonnée de la présence de notre PDG da ns notre bureau. Elle me dit silencieusement «courage», je lui réponds par un clin d'œil. J'en manque de courage avec lui ! Je n’ai pas le temps de fermer la porte que Vadim m e pousse sauvagement contre le mur, se collant contre moi. Je pousse un petit cri d’étonnement ou peut être d’excitation ! — Pourquoi n’as-tu pas répondu à mes SMS ? me deman de-il, furieux. Il se fout de moi ou quoi ? — On n’avait rien à se dire. J’ai éteint mon portab le cette nuit. — Pourquoi, hein ? Pourquoi Lana ? Il t'a fait l'am our c'est ça ? Il est tellement énervé qu'il en devient rouge et s es yeux noirs me font peur. — Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? — Il ne t'avait pas vue depuis une semaine et il t'a fait l'amour, c'est ça ? Il me serre très fort le bras. J’essaye de me libér er en lui demandant de me lâcher mais il ne m'écoute pas. — Réponds-moi, Lana ! s’énerve-t-il un peu plus en me secouant. Je ne l’ai jamais vu dans un tel état. Il est impre ssionnant. Mais il me fait mal, je vois très bien qu’il souffre autant que moi de notre situation inconfortable. — Alors calme-toi et lâche-moi déjà, tu me fais mal ! lui crié-je. Il s’excuse en me lâchant le bras et se colle encor e plus contre moi, nous ne faisons plus qu’un. Je devrais apprécier mais je ne suis pa s d’humeur. — Lorsque tu m’as déposée hier soir tu ne m'as rien demandé concernant ma vie avec Stéphane. Alors même s'il m'a fait l'amour, qu 'est-ce que ça peut te faire ? Ses yeux sont de plus en plus furieux. Il lève la m ain au-dessus de ma tête et frappe le mur en grognant de colère. — Bon sang, Lana, ça ne signifie rien pour toi tout ce qui s'est passé entre nous ces derniers jours ? — J'avoue que les deux derniers jours ont été plutô t bizarres. Je voulais parler de notre futur et toi non. Je pense que tu n'es pas pr êt à vivre quelque chose avec moi. À Londres c'était merveilleux mais maintenant le PDG n'en a plus rien à faire de sa petite
employée ! m’énervé-je de plus en plus. Sinon il lu i aurait parlé avant de la laisser comme une conne devant chez son mec qui se fout roy alement d'elle. Je te croyais l'homme le plus sûr, le plus courageux que je conna isse. Quand il s'agit d'autre chose que du travail, cet homme-là n'existe plus. Tu ne v eux pas que je couche avec mon petit ami mais tu ne fais rien pour me retenir. Ses yeux se radoucissent un peu. Il pose sa main su r mon bras qu'il me serrait cinq minutes plutôt et frotte la marque rouge qu'il m’y a laissée. — Lana, je ne sais plus où j'en suis. Je n'ai jamai s vécu de situation comme celle-ci. Ton PDG est complètement fou amoureux de sa très jo lie petite employée et ça lui fait peur. Il sait gérer les questions professionnelles comme un vrai pro. Mais les personnelles, il n'a jamais eu à le faire et il est complètement perdu. Son aveu de faiblesse me réconforte. Je me calme pr ogressivement. Il ne se fout pas de moi, il est juste perdu. Comme moi ! — Comment vois-tu l'avenir ? lui demandé-je, curieu se de connaître enfin sa réponse. — Avec toi ? — Oui, sauf s'il y en a une autre ? — Arrête, tu sais bien que non. L'avenir, j'aimerai s le voir avec toi n'habitant plus avec ton soi-disant petit ami, dans un premier temp s. — Et où irais-je habiter ? Je ne gagne pas assez po ur avoir mon propre appartement. Son agacement revient au galop. Ses yeux redevienne nt noirs et sa main serre à nouveau mon bras. — Lana, ça me tue de te savoir dans le même lit que lui. Me dire qu'il peut te toucher, te caresser. Te faire ce que je t'ai fait à Londres. Ça me rend jaloux et fou furieux. Je te veux rien qu'à moi. Je ne veux pas te partager. Il y a de la colère dans sa voix mais également de la tristesse. Ses yeux sont humides mais je ne dois pas m'attendrir, nous devon s continuer à parler. Même si ce n'est pas l'endroit idéal et que nous aurions dû le faire hier ou avant-hier. — Il ne m'a pas touchée hier soir. Je me suis endor mie avant qu'il se couche, dis-je enfin pour calmer son angoisse. — L’aurais-tu laissé faire s'il avait voulu ? — Je ne pense pas, non. — Tu ne penses pas ? s’emporte-t-il à nouveau. Ce q ui veut dire que tu l'aurais peut-être laissé faire c'est ça ? — Arrête de t'énerver. Non je ne l'aurais pas laiss é me toucher. Je ne supporterais plus qu'il me touche. Ce n'est plus possible après cette semaine. Mais nous n'avons qu'un lit et je suis désolée mais je n'ai pas envie de dormir par terre. — Alors viens habiter chez moi. Waouh, le baiseur fou devient sage ! Sa réponse me déstabilise. J’en meurs d'envie, mais il n'est pas prêt, j'en suis sûre. Il me le propose uniquement parce qu'il a peur de m e perdre. — Non, ce n'est pas une bonne idée. Tu n’as jamais vécu en couple. Ça implique beaucoup de concessions que tu n'es pas prêt à faire. — Je suis prêt à tout pour être avec toi, Lana. — Non ! Tu n’es pas prêt à me promettre la sécurité d'une vie de couple. Je ne veux pas me lancer dans cette vie puis que tu m'abandonn es d'ici quelques mois parce qu'une brune à gros seins t'aura fait de l'œil et q ue ta queue n'aura pas résisté. Je veux vivre avec quelqu'un en qui j'ai confiance. Je n'ai me plus Stéphane mais avec lui je suis en sécurité. J’ai confiance et je sais qu'il ne m'a bandonnera pas. Il reste silencieux comme s'il réfléchissait à tout ce que je venais de lui dire. — Je sais que je ne connais rien à la vie de couple mais je sais que je ne veux plus aucune autre femme que toi. Je veux continuer à viv re ce que nous avons commencé.
Être avec toi m'a fait comprendre que la vie ne con siste pas à coucher avec toutes les filles qui passent, mais être heureux avec une seul e. À faire les boutiques. À manger au restaurant. À penser à elle quand elle n'est pas là . Je veux continuer à ressentir tout ce que je ressens quand je suis avec toi mais aussi qu and je ne suis pas avec toi. Je te veux dans ma vie, Lana. Toi rien que toi. Je me sen s prêt à être rien qu'à toi. Plus aucune femme n'a d'intérêt à mes yeux. Il faut qu'il arrête avant que mon cœur explose ou que je le viole sur place ! Il me prend la main, la pose sur son cœur et me dem ande très doucement en plongeant ses yeux dans les miens : — Lana, s'il te plait, quitte Stéphane et viens hab iter avec moi. Mon cœur bat à tout rompre. Je ne sais plus où j'en suis. J'ai envie d'avoir confiance mais je n'y arrive pas. Il y a un mois encore, il p assait sa vie à soulever des « brunes » dans son club. Jamais il n'a connu la vie de couple . — Pas pour l'instant. Pas encore. C’est trop tôt. — Que dois-je faire pour que tu me fasses confiance ? me demande-t-il, désespéré. — À Londres nous n’étions rien que tous les deux. P ersonne n’interférait dans notre vie. Maintenant, ici, il y aura des centaines de fe mmes qui te tourneront autour. Je ne suis pas sûre que tu résistes à toutes, je t'ai vu faire avant. — Laisse-moi te le prouver, Lana, mais ne retourne pas chez toi. Je vais devenir fou sinon. — Je n'ai pas le choix pour le moment. On peut cont inuer toi et moi, mais le soir je devrais rentrer. Je suis désolée. Il me fixe un long moment sans rien dire, sa main e t la mienne toujours sur sa poitrine. Il colle ses hanches contre moi et me sou rit tristement. — Tu ne m'appelles plus Vadim, j'ai horreur de ça. J’ai l'impression que tu me détestes dans ces moments-là. — Tu sais très bien que lorsque je suis fâchée aprè s toi j'oublie ton prénom. Parce que je l'aime tellement que j'ai l'impression de te faire part de mes sentiments quand je le prononce. Il me sourit, approche sa bouche de la mienne et me pose le baiser le plus délicat qu'il ne m'a jamais fait. — Je deviens possessif, Lana, ça me fait peur. — Je suis à toi. Rien qu'à toi. Stéphane et moi c'e st fini depuis longtemps. Mais pour avancer j'ai besoin de savoir que tu ne m'abandonne ras jamais. L'abandon est trop dur. — Qui t'a déjà abandonnée ? — Je te raconterai un jour mais ce n'est ni l'endro it ni le moment pour ça. J'ai beaucoup de travail, Monsieur Baker, pouvez-vous me laisser maintenant ? — Seulement quand tu m'auras appelé par mon prénom. Ses lèvres reviennent sur les miennes, il ouvre ma bouche avec sa langue, doucement, cherche la mienne, la caresse, la suce. Ses mains attrapent mes seins, les malaxent sans douceur. Notre baiser est passionné. Finis les baisers de désespoir. Même si tout n'est pas encore arrangé. Loin de là ! Lorsqu'il passe sa main dans mon pantalon, sous ma culotte, j'interviens. — Non Vadim, pas dans le bureau ! Il plonge ses yeux dans les miens, son sourire en c oin victorieux sur sa bouche pulpeuse. — Je savais que tu le dirais. Laissons-nous une sem aine, Bébé, d'accord ? — D'accord, Monsieur Baker. J'adore le taquiner. Appelle-moi Vadim, m'ordonne-t-il. Jouer votre dominant ne me fera pas changer d'avis, Monsieur Baker. Je vous appellerai par votre prénom quand j'en aurai envie. Maintenant embrassez-moi,
Monsieur le PDG, le commandé-je à mon tour. Insolente dominatrice ! rigole-t-il en m'embrassant une dernière fois avant de sortir de mon bureau. Une semaine pour savoir si nous sommes prêts à vivr e ensemble. C’est court, très court. J'espère sincèrement que nous y arriverons. Je ne veux plus de ma vie morne avec Stéphane. Je ne veux plus faire machine arrièr e. Je sais que ma vie avec Vadim pourrait être merveilleuse. Nous avons les mêmes se ntiments l'un pour l'autre. Être ensemble est ce qu'il y a de plus naturel pour moi. Mais avant de me connaître, Monsieur Baker était un playboy. Est-il prêt à arrê ter de se faire draguer et de n'avoir qu'une seule femme dans sa vie ? J’aimerais y croire. Lorsque j'entends la chanson de la série Friends,I'll Be there for you, que j'ai attribuée à Vadim sur mon portable, je souris. Que me veut-il encore ? Vadim [Veux-tu manger avec moi ce midi, dans mon bu reau ?] Lana [Dans ton bureau ? C'est la nouvelle cantine ? ] Vadim [C'est plus intime…] Lana [Pourquoi ces points de suspension, Monsieur B aker ?] Vadim [Réfléchissez, Mademoiselle Dubois] Insatiable ! Lana [OK à quelle heure ?] Vadim [12h30 ?] Lana [Oui, à tout à l'heure.] Vadim [Tu n'es pas bavarde aujourd'hui. Es-tu toujo urs fâchée ?] Lana [Un peu contrariée, oui. On aurait dû parler c e week-end.] Vadim [Je sais. Nous n’avons pas été très courageux l'un comme l'autre.] Lana [La peur de te perdre, Vadim.] Vadim [Pour moi aussi BB. À tout à l'heure.] À midi, Hélène me demande si je viens manger avec e lle. Je lui réponds que je préfère avancer sur notre dossier. Je ne peux pas l ui annoncer tout de suite que notre patron et moi entretenons une relation. Sincèrement je ne sais même pas si on en est là tous les deux. À 12h30 pile, je suis devant le bureau de Vadim. So n assistante étant partie manger et la porte de son bureau entrouverte, je frappe et passe la tête. Putain, à quoi ça a servi notre discussion de tout à l'heure ? Vadim est tout sourire, debout derrière la porte av ec Mademoiselle Martini, la directrice financière, collée à lui en train de lui remettre sa cravate en le dévorant des yeux. Bien sûr il ne m'a pas entendu frapper, trop occupé qu'il est ! Je recule de la porte en l'ouvrant sans le vouloir. Vadim et Mademoiselle Martini tournent la tête et m'aperçoivent avant que je parte. — Merci Cécilia, ce sera tout pour aujourd'hui. — On se voit ce soir, Vad ? Je n'entends pas la réponse, je suis devant l'ascen seur en priant qu'il arrive avant que Vadim sorte de son bureau. Mademoiselle Martini part vers les escaliers en me faisant un sourire mesquin qu’elle distribue à tour de bras à toutes les employées féminines de l'entreprise. Vadim approche à grands pas, je me retourne en appu yant comme une folle sur le bouton.Comme si ça pouvait faire venir plus rapidement l'a scenseur ! Mais ça me défoule… Lana s'il te plait, attends ! m’appelle-t-il de sa voix grave. Je n'ai plus rien à te dire. Sauf que ça a pris moins d'une semaine. Bravo ! L'ascenseur arrive enfin. Je rentre à l'intérieur m ais il m'attrape par le bras et me tire de force jusqu'à son bureau.
— C’est vrai tu aurais pu croire des choses…. — Oh ! J'aurais pu croire des choses, Vad ? crié-je . Mais non, bien sûr que non ! Je te trouve collé à Mademoiselle Martini en train de te refaire ta cravate et vous aviez tous les deux un sourire radieux. Mais ce n'est rie n du tout, tu as raison. C’est moi qui comprends mal les situations. Je fais demi-tour et retourne à l'ascenseur. Merde, il est reparti ! Je sens Vadim derrière moi, il ne sait plus quoi di re, tout est contre lui. J’espère que ça lui fera comprendre ce que je lui disais sur la vie de couple. — Est-ce pour cela que tu ne me fais pas confiance ? Alléluia, il a compris rapidement et tout seul ! Ma is je ne lui réponds pas, c’est bon j'en ai marre. Un pas en avant, deux en arrière. Je ne veux plus jouer à ce jeu. — Elle essayait de me séduire et je me laissais fai re. Même si je ne voulais rien d'autre avec elle. Nous avons couché ensemble il y a un an, ce n’était pas vraiment agréable. Aujourd'hui rien ne me semble parfait qua nd ce n'est pas avec toi, Lana. Il essaye de m'amadouer avec ses compliments. J’ess aye de résister mais c'est dur parce qu'il est juste derrière moi, je sens son par fum qui me rend folle et j'aimerais lui laisser le bénéfice du doute encore une fois. — Nous n’avons rien fait, Lana, je te le promets. La colère doit sortir de moi sinon je vais exploser . Je me retourne, plonge mes yeux pleins d'aigreur dans les siens et lui sors ce que j'ai sur le cœur : — Vous n'avez rien fait mais tu ne l'as pas repouss ée quand elle s'est collée à toi. Voilà de quoi je voulais parler. Je ne peux pas avo ir confiance en toi si tu laisses d'autres femmes te toucher même s'il ne se passe ri en. Qu'est-ce que tu en sais sincèrement ? Elle t'aurait sûrement embrassé et tu aurais peut-être répondu à son baiser… — Non Lana, je ne l'aurais pas laissé aller si loin , crois-moi. — Écoute-moi. Quand on est en couple, ce genre de c hoses n'arrive plus parce qu'on impose des limites aux autres. À ceux qui en veulent plus. Que tu me crois ou non, je ne veux plus que Stéphane me touche parce q ue je suis avec toi. C'est ce que j'attends de toi, que tu respectes ce qu'il y a ent re nous. Ou tu es capable de te retenir de te faire tripoter par toutes les femmes du monde ou nous arrêtons tout, Vad. — Ne m'appelle pas comme ça. J’ai horreur de ce surnom, surtout de ta bouche. — Pourtant tu ne lui as rien dit à elle, et elle va penser que c'est gagné. Tu la vois ce soir… — Non, me coupe-t-il, je ne la vois pas ce soir. Je lui ai dit que j'étais déjà pris. — Eh bien elle ne doit rien comprendre, elle non pl us. Tu la laisses te tripoter et après tu la rembarres. Tu n'es sérieux avec personn e. Le pire c'est que tu ne t'en rends même pas compte. Tu es le meilleur PDG que je conna isse mais le pire pour les relations humaines. Je rentre dans l'ascenseur que je retiens depuis un moment. Je lui souhaite bonne journée et lorsqu'il essaye de me rattraper, je rec ule en lui demandant de réfléchir à ce que je viens de lui dire, pendant que les portes se referment. Lorsqu'Hélène revient de déjeuner, elle me trouve l a tête dans les bras sur mon bureau. — Lana, vous vous sentez bien ? Je relève la tête, les yeux sûrement rouges d'avoir pleuré. Comme je ne voulais pas me maquiller ce matin, au moins mon mascara ne coul e pas, c’est déjà ça ! — Ça va passer, ne vous inquiétez pas, merci Hélène . — Est-ce que ça a un rapport avec Monsieur Baker et sa visite surprise de ce matin ? Je n'ai pas le temps de lui répondre, l’assistante de Vadim entre dans mon bureau, une boite à la main.
— Monsieur Baker dit que vous avez oublié votre rep as en sortant de son bureau ce midi. C'est pour cette raison qu'il me prend pour s a coursière ! dit-elle sèchement. Cette vieille assistante aigrie et hautaine me fait froid dans le dos ! Brrr ! Je vous remercie, c'est très aimable à vous. Je ne l'oublierai plus, ça vous évitera de descendre pour une boite repas. C'est gentil, merci. Bonne journée, Mademoiselle, m e répond-elle sèchement. Je lui souhaite en retour et regarde Hélène qui m’a dresse un regard étonné. — Allez-y, Hélène, dites-moi. À quoi pensez-vous ? — Il vous a convoquée dans son bureau ce midi en pl us de ce matin ? C'est à cause de notre dossier espagnol c'est ça ? Il y a quelque chose qui cloche et vous ne voulez rien me dire. Avant de lui répondre, j'ouvre la boite repas et dé couvre un Fish and Chips très appétissant. Je souris en me rappelant notre derniè re visite au pub de Londres. Qu'est-ce que je l'aime mon gamin de PDG ! Non. Tout va bien sur notre dossier, ne vous inquié tez pas. Je vous trouve pâleBon très bien. Vous êtes sûre que vous allez bien ? aujourd'hui et votre sourire a dû rester à Londres. devrait pas se ressentir auJ'ai des soucis personnels. Je suis désolée, ça ne bureau. Voulez-vous en parler ? me demande-t-elle d'une pet ite voix. C'est à cause de votre petit ami ? lors j'abrège notreEntre autres, oui. Des larmes commencent à couler a conversation. Retournons à nos moutons espagnols, H élène. Très bien, me dit-elle en partant vers son bureau. Mais si vous avez besoin de vous confier, sachez que je suis là. Vous pouvez me faire confiance. Je sais, Hélène, merci. C’est gentil de votre part. C'est de ça dont j'ai besoin : une amie à qui me co nfier et passer des moments entre filles. Je suis sûre que ça marcherait avec Hélène. Malheureusement je ne peux pas me confier à elle sur mes problèmes avec son PDG. Mon portable vibre sur mon bureau, SMS de Vadim : Vadim [On mange ensemble ce soir ?] Lana [Non.] Vadim [Lana, s'il te plait !] Lana [Non, j'ai du boulot ! À +] Vadim [BB ?] Je ne lui réponds pas, je replonge dans mon dossier pour oublier tous mes problèmes personnels. Dix minutes plus tard, j’entends Hélène crier de su rprise : — Monsieur Baker, il y a un problème ? Sans lui répondre, il entre dans mon bureau et claq ue la porte. — Oh ! Doucement et un peu de respect pour mon assi stante ! lui dis-je énervé par son comportement. — Lana, arrête de m'ignorer et de me repousser. — Alors arrête de te comporter comme un gamin immature ! — Je vais essayer, je te le promets. Ce n'est pas s imple pour moi. Je suis habitué à ce que les femmes me fassent du charme. La moitié d es filles ici a déjà essayé. Les autres n'osent pas mais me font les yeux doux. Deho rs c'est souvent pareil. C'est bête mais j'aime ça. — Les femmes te draguent parce que tu es le patron, que tu es riche et beau. Mais y a-t-il une personne qui connaît le vrai Vadim ici ? — Oui.

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