Ma Gourmandise Préférée, tome 3

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86 pages
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Après ce qu'elle pense être une trahison, Lana ne sait plus si elle doit pardonner à Vadim le secret qui a tout gâché.


Elle doute de leur avenir en commun et se renferme sur elle-même malgré ses sentiments.


Vont-ils entamer une longue période de jeûne ou la gourmandise sera-t-elle plus forte que tout ?

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Nombre de lectures 80
EAN13 9791096785582
Langue Français

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Ma Gourmandise Préférée, tome 3 [Stéfy Québec]
© 2017, Stéfy Québec. © 2017, Something Else Editio ns. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisatio n collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com Illustration : © Lucile Kos ISBN papier : 979-10-96785-58-2 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait totalement fortuite.
Chapitre 1 - Sous le choc VADIM Mon rendez-vous est enfin fini ! Je descends rapidement au parking, impatient de rentrer voir Lana. Maintenant que tout est rentré dans l'ordre dans no tre relation, je sais que notre vie sera agréable. Surtout si j'arrive à surmonter ma jalousie. Cette femme a complètement bouleversé ma vie depuis trois mois qu'elle y est entrée. Moi qui aimais ma vie de débauche, tout a changé le jour où j’ai rencontré cette secrétaire en larmes. Jamais je ne me serais imaginé arrêter si rapidement le club, les coups d'un soir et ma vie de solitaire. Pour vivre avec une femme, lui proposer de déménager, d'avoir des enfants et, même si je ne lui ai pas demandé, malgré son envie, de l’épouser. Je veux qu 'elle m’appartienne, ça peut paraître possessif, mais je ne peux plus rien y faire. Je brûle d’amour pour elle. Elle ne quitte plus mon esprit. Ma vie avant Lana était bien huilée. Travail, sexe sans sentiments et soirées tranquilles dans mon immense hôtel particulier, seul ou avec mes amis ! Et puis Lana est arrivée dans ma routine et a tout chamboulé, dans ma tête et dans ma vie. Dire que lorsque je l'ai connue, aucun homme ne la regardait, elle se laissait aller complètement. Mal habillée, mal coiffée, presque pas maquillée, dépressive et quelques kilos superflus. Mais déjà son sourire, son humour et sa présence me captivaient ! À tel point que j’ai diminué mes soirées avec mes brunes faciles. Plus j’apprenais à connaître Lana, moins j’avais envie de ces filles sans âme. Elles avaient peut-être un corps parfait, mais elles n’étaient pas cette petite rousse potelée qui m’aidait à me sentir vivant. Aujourd’hui elle est mince mais pulpeuse. Une délicieuse gourmandise. Elle a repris goût à la vie, à s'habiller plus sexy également. Même si depuis quelque temps elle a diminué pour freiner ma jalousie ! Je trouve son geste tellement adorable. J'aime la voir sexy mais que les autres hommes la dévisager avec envie me rend fou. J'aimerais être le seul homme qui ait le droit de la regarder. Serge m'arrête devant la porte. Je descends de la voiture en pensant proposer à Lana une petite douche coquine comme nous aimons tant le soir en rentrant. L’idée me fait sourire. Nous sommes insatiables, indécollables. Je rentre dans le hall et l'appelle. Pas de réponse. J'entends du bruit à l'étage. Elle doit être dans notre chambre, c’est la seule pièce où elle se sente chez elle. C'est pour cela que je lui ai proposé de déménager. Pour avoir un foyer rien qu'à nous, pour commencer une nouvelle vie. Lorsque je pousse la porte, mon cœur manque un battement. Que font mes parents et Camille dans notre chambre et surtout où est Lana ? Ma mère s’approche de moi en me tendant les bras. — Mon fils, enfin tu es là ! Je la repousse en lui demandant de mon air peu commode où est Lana. — Il n'y a pas de Lana mais Camille est ici et vous allez enfin pouvoir vous marier. J'espère qu'ils n'ont pas parlé de cette histoire à Lana. Ma colère monte de plus en plus. — Dites-moi où est Lana !!! hurlé-je furieux. — Si c'est la jeune femme rousse qui était ici lorsque nous sommes arrivés, ton père l’a fait partir, c'est normal… — Partir où, putain ? Dites-moi où est-elle ! J'aperçois mon père dans l'armoire où nous rangeons nos vêtements. Plus une trace des siens mais par contre, mon père range ceux de Camille. Je vais devenir fou. — Où est-elle partie ? Que lui avez-vous dit ? crié-je toujours plus fort. Mon père se retourne enfin. Son regard est noir mais il ne m'impressionne pas. Je ne suis plus le petit garçon soumis à son papa, c’est fini depuis bien longtemps. — Vadim, tes catins c'est terminé. Je lui ai dit que tu allais te marier et qu'il fallait qu'elle parte. La fureur monte très rapidement en moi, j’ai très chaud tout à coup. Mon cœur s’emballe, j’ai l’impression que je vais exploser de l’intérieur. Ils ont chassé Lana et pour couronner le tout, ils l a
traitent de catin ? De quel droit arrivent-ils dans ma vie après tant d’années à m’ignorer ? De quel droit viennent-ils détruire ma vie ? Il n’a jamais été un père pour moi et aujourd’hui il décide seul d’un mariage arrangé il y a plusieurs années. Je n’en peux plus, ma rage bout, je sens des gouttes de transpiration couler le long de ma colonne vertébrale. J’ai besoin de faire sortir ma colère, alors je m'approche de mon père et lui décroche une droite en plein nez en le traitant de « gros connard ». Je n’ai pas pour habitude d’être vulgaire, mais il faut que ça sorte. Il a pourri ma vie d’adolescent, il ne viendra pas gâcher ma vie d’adulte qui commence à ressembler au bonheur. Camille et ma mère hurlent en s'approchant de lui. Mon père saigne du nez, je m’en moque, je continue à vociférer. — Répondez-moi, où est partie Lana et que lui avez-vous dit pour qu’elle parte ? Ma mère, qui a toujours soutenu mon père plus que moi, se lève et lève le ton à son tour. — Cette fille est partie de ta vie. Tu dois changer, Vadim. Tu vas épouser Camille et lui faire des enfants. — Avez-vous dit à Lana que je devais épouser Camille ? Maman, est-ce que vous lui avez dit ça ? m’énervé-je de plus en plus. — Bien sûr, elle n'avait rien à faire chez toi. Mon poing part fortement sur le mur au-dessus de ma mère. La douleur que je ressens est moins forte que celle qui me serre la poitrine. — Elle habite ici avec moi ! dis-je, plus rageux qu e jamais. C’est ma petite amie. De quel droit l'avez-vous mise à la porte. Lui as-tu dit pour Camille ? — Calme-toi, mon fils, tu me fais peur. Bien sûr, nous lui avons dit que tu devais épouser Camille et que vous auriez une belle famille ensemble ici, chez toi. Que c'était prévu depuis votre adolescence. Ils lui ont dit que j'allais me marier avec Camille alors qu'elle attendait que je lui demande vendredi dernier. Je comprends mieux son départ. Je sais qu'elle n'attendait que ça en Espagne. Je sais avec bonheur qu'elle veut être ma femme. Qu’elle veut un lien fort entre nous pour que je ne puisse plus l'abandonner. Pour avoir enfin la famille qui lui manque et qui sincèrement me manque également. Mais ces gens qui me servent de parents lui ont raconté son pire cauchemar. Je redescends au salon à toute vitesse, attrape mon portable et appelle Lana. Répondeur. Je lui envoie un sms, c’est notre moyen de communication p référé lorsque nous sommes loin l'un de l'autre. Pas de réponse. Mon corps tremble de rage, je remonte dans la chambre en criant : — Vous a-t-elle dit où elle partait ? Je commence à sérieusement m’inquiéter. — Non elle n'a rien dit, hurle mon père en essuyant toujours le sang qui coule de son nez. Et nous n'en avons cure, elle n'est pas faite pour un Baker. Je cours jusqu'à lui, l'empoigne et m'apprête à lui lancer un nouveau coup, lorsque Serge me retient. — Monsieur arrêtez, ça ne la fera pas revenir. Essa yez de vous calmer. Je vais appeler Mademoiselle Flamand pour savoir si elle a des nouvelles, je reviens. Il part rapidement. Je sais qu'il aime beaucoup Lana, il lui prépare toujours ce qu'elle aime, lui fait des compliments. Je les surprends parfois se faisant des messes basses, ils sont complices et c'est le seul homme qui ne me rende pas jaloux. Je crois que Serge la considère un peu comme la fille qu'il n'a jamais eue. Il fera tout pour la retrouver, il sera de mon côté. Pas comme ces gens qui se disent mes parents. Camille, stoïque, range toujours ses vêtements dans l'armoire. Ils me rendent tous dingue, qu’ils s’en aillent avant que je ne fasse un malheur ! — Non, Camille, jamais ! Tu m'entends, jamais tu ne prendras sa place ! J’attrape une pile de ses vêtements et les remets dans sa valise. Elle se retourne vers ma mère, perturbée. — Vadim, que tu le veuilles ou non, tu épouseras Camille. Je m'approche de ma mère d'un œil si mauvais qu'elle recule d'un pas.
— Écoute-moi bien. Oui je vais me marier, oui j'aurai des enfants et je serai heureux mais avec la femme que j'aime. Pas avec une femme qui attend depuis des années un bon parti qu'elle ne connaît pas. Vous ne m'enlèverez pas la femme que j'aime cette fois-ci. Je sens mon père s'approcher derrière moi. Je me retourne rapidement et plonge mes yeux pleins de haine dans les siens. — Jamais tu ne te marieras avec cette fille. — De quel droit venez-vous diriger ma vie alors que depuis dix ans vous vous en contrefoutez royalement ? Je me retourne vers Camille, cette pauvre naïve. — Camille, tu enlèves tous tes vêtements de l’armoire immédiatement et vous sortez tous les trois de chez moi. Si jamais Lana est partie définitivement à cause de vous, vous aurez intérêt à vous faire discrets, je vous préviens. Je parle tellement fort et sèchement qu'ils ne répo ndent plus. Ils me regardent complètement éberlués. Camille remet ses vêtements dans sa valise et rejoint mes parents qui l'attendent sur le pas de la porte. — Vadim, il est tard, nous n’aurons un train que demain, me dit ma mère calmement. —Vous pouvez dormir à l'étage mais je ne veux plus vous voir, est-ce bien compris ? Je sors de la chambre en les bousculant, descends l'escalier jusqu'à la cuisine pour retrouver Serge. — Alors, des nouvelles ? — Non, Monsieur, aucune. Mademoiselle Flamand essaye de la joindre également mais elle tombe toujours sur le répondeur. Je frappe un grand coup de poing sur le bar en lâchant un juron. — Peut-être devriez-vous appeler son ex petit ami ? Et Monsieur White également. — Pouvez-vous demander à Mademoiselle Flamand d'appeler son ex, s'il vous plaît ? Je pars dans le salon pour appeler Mat. J'espère qu 'elle n'est pas chez lui, ça me rendrait fou de jalousie. Je sais que c'est moi qui l'ai poussée dans son lit au début où nous nous sommes rencontrés. Au moment de le faire, je m'en suis réellement voulu. Mes sentiments pour elle étaient déjà forts sans le savoir. Elle cherchait du plaisir sans attache à cause de son petit ami de l'époque qui lui préférait ses jeux. Quel idiot ! Elle se sentait mal aimée, seule. Elle voulait se sentir à nouveau désirée, à nouveau une femme. Mon club ne lui plaisait pas. Elle avait besoin de quelque chose de plus intime, alors j'ai pensé à mon meilleur ami. Bel homme, bon parti, ne voulant pas d'attache, que du sexe et, selon lui, bon coup au lit. J'ai arrangé un rendez-vous et bien sûr en sortant du restaurant, Lana m'a envoyé un sms pour me raconter sa soirée. Lorsqu'elle m'a dit qu'il l'avait embrassée, j'ai ressenti pour la première fois de ma vie de la jalousie. J'ai compris ce jour-là qu'elle n'était pas que mon amie, je ressentais quelque chose de plus fort, de nouveau. Quand le lendemain par sms elle m'a expliqué comment s'était passées leurs relations sexuelles, la douleur s'est accentuée. No tre relation amicale prenait un nouveau tournant et la jalousie commençait à entrer dans ma vie. Sentiment bizarre que je n'avais jamais ressenti et qui me faisait peur. Ce soir-là, pour la première fois en me couchant, j 'ai pensé à Lana autrement que comme mon amie. Je l'imaginais avec moi plutôt qu'avec Mat. Son sourire, ses cheveux roux clairs que j'aime tant. Ses petites taches de rousseurs sur son nez qui se fronce lorsqu'elle n'est pas d'accord sur quelque chose. Ses seins fermes qu'elle met de plus en plus en évidence depuis qu'elle a minci. C'est à ce moment-là que j'ai compris pourquoi je n'avais plus envie d'aller dans mon club. Ces filles ne m'intéressaient plus. Elles étaient fades. Comme me disait toujours Lana : je valais mieux que ces femmes sans aucun intérêt. Le jour où elle a couché avec Mat, elle me manquait réellement. J’avais envie d'être avec elle comme jamais et pour la première fois, je me suis caressé en pensant à elle. — Salut Vadim. — Mat, Lana est-elle avec toi ? Mon cœur bat à tout rompre en attendant sa réponse.
— Écoute, j'aimerais beaucoup comme tu le sais, mai s mon meilleur ami me l'a formellement interdit. — Ce n'est pas le moment de plaisanter, Mat. Lana est partie. — Comment ça ? Elle t'a quitté ? — Oui. J'aurais dû t'écouter, m’énervé-je. — Le mariage arrangé c'est cela ? — Oui. Lana est rentrée avant moi ce soir et mes parents ont débarqués avec Camille. — Camille ? La future Madame Baker ? — Arrête ! Tu sais très bien qu'il n'y aura qu'une seule Madame Baker. Enfin si je la retrouve. — J'ai bien entendu, Vadim ? Tu veux épouser Lana ? Tu plaisantes ? — Non pas du tout. Je n'ai pas envie de parler de ça pour l’instant. Je ne suis pas vraiment dans mon état normal. Mes parents, Camille, Lana qui s'enfuit sans rien dire. Son portable qui ne répond pas. En plus, j'ai frappé mon père. — Comment ça frapper ton père ? — Il l’a fait fuir, et pour couronner le tout il l’ insulte. Ça a été plus fort que moi ! grogné-je à bout de nerf. — Essaye de te calmer, j'arrive dans un quart d’heure. — Merci Mat. Serge entre dans le salon en levant les épaules, dépité. — Son ex petit ami n’en sait pas plus. Qui pouvons-nous appeler ? Je m'assois, prends ma tête entre mes mains et réfléchis. Je ne vois personne d'autre à appeler. Lana n’a pas de famille et n'avait pas d'amis à cause de son ex. Sa seule amie, c'est Hélène. Je peste de rage. J’ai besoin d'un verre, quelque chose de fort. — Serge, pouvez-vous m'apporter un Whisky bien tassé ? — Croyez-vous que cela soit raisonnable, Monsieur ? — Voyez-vous quelque chose de raisonnable ici ce soir ? Mes parents, cette fille qu'ils veulent me faire épouser et la femme que j'aime le plus au monde qui a disparu ? Je pense que j'ai le droit à un petit remontant. Prenez en un aussi, Serge, cela vous détendra également. J'essaye à nouveau de joindre Lana en lui envoyant un sms. [M on cœur s’il te plaît, rentre. Je t'expliquerai tout. Je te jure que je ne t'abandonnerai pas. Je t'aime. Ce mariage est une absurdité de mes parents. C'est toi que je veux épouser. Il n'y a que toi dans mon cœur, tu le sais. Reviens, je t’en prie.] Pourquoi ne me fait-elle pas confiance ? Je lui ai dit des centaines de fois que je l'aimais comme un fou. Qu’il n’y a plus qu’elle et moi maintenant. Que plus personne ne compte pour moi à part elle. Peut-être à cause de Londres. Je ne partais jamais à l'étranger sans une fille du club. Je les payais grassement pour qu'elles m'accompagnent lors des cocktails ou soirées et bien sûr pour des plaisirs nocturnes. Mais la fille ne restait jamais dormir avec moi, elle avait sa propre chambre. Je ne voulais pas partager ma vie privée avec une inconnue. Pourquoi ai-je emmené cette fille ? Plus vulgaire que les autres en plus, alors que je savais que je ne coucherai pas avec elle et que ma tête ne pensait qu'à Lana. Pourquoi ne lui ai-je pas demandé de m'accompagner ? La veille, je lui avais fait clairement comprendre que je voulais qu'on soit plus qu'amis. Je ne pouvais plus me voiler la face, cette fille me rendait fou. Je l'avais dans la peau, c'était clair. J'aurais dû lui avouer que j'étais son patron, nous serions partis à Londres ensemble. Dès que nous étions séparés, un vide se faisait dans ma vie. Un manque. Jamais je n'avais ressenti ce sentiment pour une femme. Alors pourquoi a-t-il fallu que je ramène Laura ? Vulgaire et arrogante. Qui n'a pas arrêté de me toucher. Je l'avais prévenue, pas de sexe entre nou s cette fois-ci. C'était impensable même si entre Lana et moi il ne se passait rien. Je n'ai pas arrêté d'enlever les mains de Laura qui en profitait un
maximum. Lorsqu'Andrew s'est présenté à moi avec Lana, j'ai cru mourir. Voir sa réaction m'a crevé le cœur. D’abord de l'incompréhension dans ses yeux, puis de la colère et enfin de la tristesse. Ce jour-là, j'ai vraiment cru que je n'aurais jamais ma chance avec elle. Je l’avais déçue au plus haut point, je le savais. Lui avouer mon amour plus tard dans la chambre d'hô tel a calmé le jeu et elle a accepté de m'accompagner dans un pub pour en discuter. Je me suis encore excusé, je l'avais déjà fait plusieurs fois mais sans succès la veille et le matin même. Elle était tellement belle ce soir-là, assise en face de moi dans ce pub. J'avais tellement envie d'elle, tellement envie de la toucher, de l'embrasser, de sentir son odeur délicieuse. Mais elle était sur ses gardes, je le sentais et je la comprenais. J'avais déconné, je m'en voulais. Quand elle m'a laissé l'embrasser en rentrant à l'hôtel, j'étais l'homme le plus heureux du monde. Notre baiser était exceptionnel de douceur et de passion. Jamais je n'avais ressenti autant de choses en embrassant une femme. Enfin pouvoir la toucher, humer son parfum légèrement vanillé, l'odeur de ses cheveux. Elle m'envoûtait. J'aurais aimé rester avec elle cette nuit-là. Lui faire l'amour, la caresser, dormir avec elle. Mais elle ne m'a rien fait comprendre dans ce sens. Je n'ai rien forcé, même si je sentais bien qu'elle en avait envie autant que moi. Ce soir-là, nous nous sommes envoyés les sms les plus chauds de notre vie. Nous étions tellement excités tous les deux que nous avons pris du plaisi r en nous le racontant par sms. J'ai trouvé cela tellement grisant de savoir qu'elle se caressait en pensant à moi et réciproquement. Elle est étonnante. Je l'ai connue toute timide, mais plus elle s'éloignait de son ex plus elle devenait une autre femme. C'est de cette Lana-là dont je suis tombé amoureux. La femme sûre d'elle, qui se dévergonde de plus en plus, qui vit sa vie comme elle l'entend, selon ses envies. Jamais je n'aurais pensé qu'elle m'enverrait un sms en me faisant comprendre qu'elle se caressait en pensant à notre baiser et en me demandant d'en faire autant. Elle commençait déjà à me faire perdre l’esprit. Mon portable me sort de ma rêverie : « Hélène ». Je bois une gorgé de whisky et décroche. — Bonsoir Hélène. — Bonsoir Monsieur, je venais aux nouvelles. — Pas de nouvelles, dis-je, désespéré. Hélène, savez-vous où elle a pu aller ? — Non, je suis désolée. Je sais qu'elle n'a pas de famille, Stéphane ne sait rien et je suis sa seule amie. Je ne sais pas, je suis désolée, j'aimerais tellement vous aider. — Je sais, merci à vous. — Voulez-vous que nous venions vous voir ? Il ne faut pas rester seul dans ces moments-là. — C'est gentil de votre part mais mon ami Mat va arriver. — Ne vous laissez pas aller, elle va revenir. Elle doit essayer de calmer sa colère quelque part. Elle est très amoureuse de vous. Vous le savez, n’est-ce pas ? — J'espère. Je vous avoue que je n'apprécie pas son manque de confiance. Elle aurait dû attendre mes explications. — Si j'ai bien compris, votre père a été assez virulent avec elle. Elle a peut-être eu peur. — Je ne sais plus. Je veux juste qu'elle revienne, marmonné-je, furieux et triste à la fois. — Tenez-moi au courant si vous avez des nouvelles, d'accord ? — Oui, vous aussi, Hélène. — Bien sûr. Bonsoir Monsieur, essayez de dormir un peu. — Bonsoir Hélène. Mat arrive peu après. Nous buvons pas mal, il essaye de me distraire en parlant de tout et de rien, mais rien n’y fait. Serge nous sert un dîner que je touche à peine. J'ai l'estomac noué, le cœur en miettes et mal à la tête, sûrement à cause du whisky. Mat, Serge, sa femme Emilie et moi essayons plusieu rs fois d'appeler Lana, sans succès. Nous tombons toujours sur sa messagerie. Vers minuit, je monte dans notre chambre, je n'ai pas sommeil, je ne veux pas dormir sans elle. Je
passe ma main sur la place vide à côté de moi. Je m'y allonge pour respirer son odeur rien qu'à elle. J'aimerais qu'elle soit là, je lui ferais l'amour o u nous resterions juste enlacés comme nous aimons tant. Un point au cœur arrive sans prévenir, il est douloureux et tenace. Je suis en pleine rêverie lorsque je vois une ombre passer au pied de notre lit. — Lana ? — Non Vadim, c'est Camille. Qu'est-ce qu'elle fait là, elle n'a rien compris ou quoi ? Elle s'approche de la place vide de Lana. Elle est en nuisette de satin chic et classique. Son décolleté laisse apparaître sa poitrine généreuse. Camille est une jolie fille. J’aurais pu l’aborder dans mon club il y a quelques mois. Mais elle est soumise et trop gentille, dans les deux sens du terme. Elle n'a pas de caractère, au contraire de Lana ! Il faut réellement être simple d’esprit pour attendre trente ans et se marier avec un promis qu’on ne connaît pas. Je suis sûr qu'elle n'a rencontré aucu n garçon, elle m'attend bêtement, parce que ses parents lui ont demandé. — J'aimerais coucher avec toi, Vadim, me demande-t-elle de sa voix de petite fille, en baissant les yeux. Si je n'étais pas si malheureux j'en rigolerais. Pa uvre fille naïve ! — Camille, dis-moi, es-tu toujours vierge ? Elle me regarde en rougissant et en se mordant la lèvre. Lorsque Lana mord la sienne, j'ai juste envie de lu i sauter dessus. — Oui je t'attendais. Pauvre fille, vivre pour un rêve ! — Camille, pourquoi ? Tu es mignonne, gentille, tu aurais pu trouver un homme bien chez toi. Que tu aurais choisi et non que l'on t'aurait imposé. — J'ai toujours été amoureuse de toi. — Non Camille, c'est faux. Ce sont tes parents qui t'ont demandé de l'être. Pas toi. — Tu as toujours été gentil avec moi. Tu ne t’es jamais moqué. Je sais que je ne suis pas très futée mais je suis une bonne femme d'intérieur. — J'en suis sûr. Cette vie te convient-elle ? N’aurais-tu pas aimé travailler, avoir des amis, sortir, faire la fête ? — Non ma vie me convient et je suis heureuse que nous nous mariions enfin. Je la regarde dans les yeux en secouant la tête de désespoir. — Camille, crois-tu vraiment que nous allons nous marier ? Tu ne m'as pas entendu tout à l'heure ? — Si, tu étais en colère parce que ton amie était partie. Tes parents ont été durs avec elle. Cela me faisait mal de la voir si triste. — Elle ne t'a pas dit où elle allait en partant ? — Non elle n'a pas pu trop parler à cause de ton père. La seule chose qu'elle ait dit c'est « je suis chez moi ici ». Lana, tu as enfin compris que tu étais chez toi. Depuis le temps que je te l'explique ! Camille se rapproche un peu plus du lit. — Vadim, s'il te plait ? me cherche-t-elle en regardant ma bouche. — Non Camille. Mon amie Lana qui était là tout à l' heure, elle est plus que mon amie. L’as-tu compris ? — Je pense oui, c'est une des filles de ton club. Si depuis son arrivée dans notre chambre je suis re sté calme face à cette innocente, la colère commence à m'emporter. — Non, Lana n’est pas ce genre de fille. C’est la femme que j'aime et avec qui je veux me marier. J'espère avoir été clair pour son petit esprit. En la voyant poser un genou sur la place de Lana, puis l'autre en me regardant d'un air coquin, je me dis que non, elle n'a rien compris. Ou alors, mes parents l'ont envoyée pour me faire changer d'avis. La voir sur la place de Lana fait monter ma colère d’un cran. — Camille, va-t’en ! lui demandé-je sèchement. — S'il te plaît, j'ai envie que nous fassions l'amour.

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