Ma Gourmandise Préférée, tome 4

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107 pages
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Relations de travail et intime ne font pas souvent bon ménage.
Lana veut enfin connaître une vraie vie de couple avec Vadim, elle désire plus que tout avoir son dessert favori au quotidien !
Mais un secret d’entreprise va venir perturber leur équilibre.
Aidés par leurs amis, arriveront-ils à s’en sortir et à goûter à une vie gourmande et paisible ?

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Nombre de lectures 64
EAN13 9791096785766
Langue Français

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Ma Gourmandise Préférée, tome 4 [Stéfy Québec]
© 2017, Stéfy Québec. © 2017, Something Else Editio ns. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com Illustration : © Lucile Kos ISBN numérique : 979-10-96785-76-6 ISBN papier : 979-10-96785-75-9 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite.
Chapitre 1 - Humiliation « Tu n’as plus le choix maintenant, Vadim. Ou tu ba ises à nouveau avec moi ou tu perds ta petite amie. C’est à toi de voir. Ne t’inq uiète pas, on peut coucher ensemble ici discrètement, elle n’en saura rien et ton couple se ra sauf… » Ces mots me rendent folle furieuse, je rentre dans le bureau rouge de colère, jalouse comme rarement. Martini me lance son sourir e mielleux et Vadim n’ose pas me regarder. Il me demande de m’asseoir de sa voix gra ve et froide qui me donne de mauvais frissons. Martini ricane, ce qui énerve enc ore plus Vadim qui lui ordonne sèchement de faire de même. Elle obéit, pas moi. Je le fixe méchamment, attendant une explication franche et honnête. — Asseyez-vous, Mademoiselle Dubois ! m’aboie-t-il, oubliant toujours de me regarder. — J’ai encore le droit de rester debout si ça me ch ante, M. Baker. J’attends des explications, assise ou debout ça ne changera rien du tout. Il grogne, se passe les mains dans les cheveux nerv eusement et n’arrête pas de faire des allers-retours entre son bureau et la fen être sans jamais regarder personne. Il a l’air de réfléchir. Qu’il réfléchisse bien, je ne suis pas prête à capituler pour cette connasse de Martini. — Vadim, putain qu’est-ce que c’est que cette histo ire ? Accouche, arrête de tourner en rond ! Mon cri les fait sursauter, Vadim plonge enfin son regard noir dans le mien qui ne doit pas être beaucoup plus clair. — Mesdemoiselles, on m’a rapporté que des différend s vous opposent depuis un petit moment. Il vous arrive également très souvent de vous disputer au sein de l’entreprise pour des raisons qui n’ont pas lieu d’ être. Voire même à en venir aux mains. En tant que PDG de l’entreprise je ne peux pas pren dre parti pour l’une ou pour l’autre. Je vous demanderais donc de cesser vos enfantillage s et de vous éviter le plus possible. Je vous en remercie d’avance. Vous pouvez disposer. Quoi ? Mais il se fout de moi ou quoi ? — Où est le rapport avec le fait que Mlle Martini e n veuille à notre couple ? — Mlle Dubois, nous sommes entre patron et salariés , les questions personnelles n’ont absolument pas leur place ici. — Mais putain Vadim, oh ! Je l’ai entendu te faire du chantage, elle veut te baiser encore et encore jusqu'à plus soif, ça elle a le dr oit d’en parler, elle, l’employée ! Mais moi ta petite amie je n’ai pas le droit de poser un e question personnelle ? On va où, là ? — Ce sera tout Mesdemoiselles, vous pouvez retourne r travailler. Fin de la conversation ! ordonne-t-il d’une voix glaciale ne laissant pas de place à une réponse. Je ne comprends absolument rien à ce qu’il se passe réellement. J’ai demandé à Vadim de s’occuper de Martini pour qu’elle arrête s es allusions graveleuses envers notre couple et en fin de compte cette histoire se retourne contre moi ! Sans attendre une seconde de plus, je cours dans l’ ascenseur dans une rage folle. Passe devant une Hélène ahurie, prends mon sac et ressors à une vitesse folle. — Lana, attends ! Qu’est-ce qui se passe ? Tu as l’air furieuse. — Le mot est faible, plus que faible même ! Je sors du bureau de notre connard de PDG. — Houlà ça ne sent pas bon. — Non pas du tout même. Martini fait du chantage à Vadim. Il ne m’a pas défendue et ne l’a pas virée ! hurlé-je. Oh et puis merde Hé lène, en fait j’en ai marre, rien ne se passera jamais normalement entre Vadim et moi. Il y aura toujours un problème, je ne suis qu’une gêne pour lui. Je lui demande de virer Martini et c’est moi qui prends, non
mais oh dans quel monde il vit là ? — Il doit avoir une bonne raison, Lana, calme-toi. — Me calmer alors que mon petit ami vient de m’humi lier devant son ex ? Aucune chance. — Lana, attends ses explications avant de t’énerver . Ne fais pas comme avec ses parents. — C’est différent aujourd'hui. On connaît tous l’hi stoire. Cette salope de Martini est jalouse, elle me fait chier devant tout le monde et Vadim au lieu de me soutenir comme il l’avait promis me descend aussi bas que terre. V oilà l’explication, Hélène ! hurlé-je. Sans attendre sa réponse, je fonce dans l’ascenseur et sors de l’immeuble comme une furie. Je cours pour essayer de faire partir ce tte rage. Je cours toujours et encore. J’entends plusieurs fois mon portable sonner mais j e ne décroche pas. À bout de souffle, je m’arrête pour m’apercevoir que je suis proche du bureau de Mat. Sans réfléchir, je rentre et demande à l’hôtesse à voir Monsieur White. C’est un Mat surpris que je vois arriver vers moi c inq minutes plus tard. Je me jette à son cou et m’effondre en pleurs. — Lana ? Qu'est-ce qu’il t’arrive ? Viens, montons dans mon bureau. Je ne suis jamais venue dans ces locaux, son bureau est immense avec une grande baie vitrée donnant sur la Défense. Si j’en avais eu le cœur, je me serais ébahie devant la vue. Mat ferme la porte, me serre contre lui et me deman de de tout lui raconter. Je lui explique en détails depuis le début. En n’ou bliant pas les gros mots et les insultes ! Je n’arrive plus à m’arrêter, je débite des tonnes de paroles en hurlant presque. La rage m’empêche de pleurer mais j’en aur ai grand besoin. « Humiliée » est le dernier mot que je lui dis avant de poser ma têt e sur son épaule et enfin me laisser aller à pleurer. Ses mains caressent mon dos pour m e réconforter. Mon téléphone n’arrête pas de sonner. Agacée, je l’attrape et l’é teins. — Lana, calme-toi s’il te plaît. Il doit bien y avo ir une explication. — Je ne veux plus d’explications, Mat. Il m’a humil ié devant cette salope. Je ne demandais pas grand-chose, juste qu’il lui demande de me laisser tranquille. Mais non, une belle brune comme elle, il ne peut pas ! Les mains de Mat sur mon dos commencent à me faire de l’effet. Je me décontracte un peu. — Pourquoi, Mat ? Qu'est-ce que je lui ai fait ? To ut avait si bien recommencé entre nous ! — Appelle-le et demande-lui. Tu as encore fui avant de savoir. Il a certainement une bonne explication à te donner. Mat me serre plus fort contre lui, me dépose un bai ser sur la joue en me demandant de rallumer mon portable et de voir ce que Vadim m’ envoie comme message d’excuse. Vadim [Tu comprendras que je ne peux pas laisser ma vie privée prendre le pas sur ma vie professionnelle. Cécilia fait partie de la d irection, je ne peux pas la virer comme ça. Arrête de jouer à l’enfant et reviens s’il te p laît.] Je jette mon portable violemment par terre. Je ne v eux même pas lire ses autres messages, il me dégoûte. Ma douleur à la poitrine r evient, la même que celle que j’avais à l’hôtel. Mat me demande à nouveau de me c almer. Je ramasse mon portable et lui fais lire le message. Il lève les yeux au ci el et me reprend dans ses bras. Je me laisse aller contre lui, la chaleur de son corps m’ apaise. — Je suis désolé, sincèrement. Je ne le pensais pas comme ça non plus. Il est fou amoureux de toi mais pas assez pour te faire passer avant son entreprise ? Je ne comprends pas. C’est étrange ! Moi non plus je ne comprends pas son attitude. Je p ensais que nous étions liés et
qu’il prendrait ma défense. C’était trop demandé fa ce à Martini ! Mat me propose de rester un moment dans son bureau pendant qu’il doit se rendre à une réunion à l’étage du dessous. J’accepte et m’ assois sur le canapé face à la baie vitrée, les yeux dans le vague. J’ai mal, très mal. Je suis fatiguée de toutes les complications qu’il y a entre nous. Un peu plus calme, j’attrape mon portable et lis me s sms. Vadim me répète la même chose trois fois. Hélène me demande de revenir et d ’écouter ce Vadim a à me dire. Lana [Hélène, il n’y a pas d’explication, c’est trè s clair, il ne prendra pas ma défense au sein de son entreprise.] Hélène [Où es-tu, Lana ? Je suis inquiète pour toi !] Lana [Je suis au bureau de Mat.] Quelle idiote ! En envoyant ma réponse je me rends compte qu’elle le dira à Vadim. À bien y réfléchir, tant mieux ! Il aura la rage, c omme moi en ce moment ! Hélène [Avec Mat ? Lana, ne fais pas de bêtise, s’i l te plaît.] Lana [Je fais ce que je veux, j’en ai marre !] Je reçois un sms de Vadim au même moment. Vadim [LANA, QUE FAIS-TU AVEC MAT ???] À nous deux, Vadim ! Lana [Je me fais consoler par un ami qui a du respe ct pour moi. Parce que mon connard de petit ami m’a humiliée dans mon dos et j ’en ai bien besoin. Toi tu as Martini pour baiser, ça te soulagera !] Vadim [Lana arrête, sors de chez Mat. Tu sais bien que ça me rend fou de jalousie de te savoir seule avec lui. Jamais je ne m’abaisse rai au chantage de Cécilia tu le sais bien !] Lana [Eh bien moi me faire rabaisser par un homme q ui me dit m’aimer à la folie, ça me rend folle de rage ! Martini a tous les droits, même de baiser mon petit ami dans son bureau !] Vadim [C’est comme ça Lana, chacun sa place. Je te parle boulot, pas baise pour le moment, Lana.] Lana [Connard, quand ça t’arrange je suis une moins que rien !] Vadim [Jamais je n’ai pensé ça de toi.] Lana [Non mais tu me l’as fait comprendre aujourd'h ui. Puisque Mademoiselle Martini est plus importante que moi je vais rester chez Mat. Je suis sûre qu’il sera ravi de me trouver un poste dans son entreprise et peut- être même ailleurs ! Baise Martini sans problème, ne t’inquiète pas pour moi !] Vadim [Lana, arrête de déconner, ne me force pas à venir !] Lana [Tu peux toujours venir, ça ne changera rien. J’espère qu’elle t’a fait une bonne pipe avant de te demander de m’humilier !] Vadim [LANA, ARRÊTE, ELLE NE M’A RIEN FAIT !!!] Lana [Ça doit être ça le problème ! Maintenant lais se-moi tranquille !] Vadim [Mat est avec toi ?] Lana [Avec, sur, sous… comme tu veux.] Vadim [À quoi tu joues là ?] Lana [Ça fait mal, hein connard ? Comme ça tu sais ce que j’ai ressenti en entendant Martini. Ciao !]
Je suis dans une rage folle, «chacun à sa place» ! Merde, je croyais que lui aussi en avait marre des racontars de cette salope. Qu’es t-ce qu’il a à me cacher pour qu’elle lui fasse ce genre de chantage ? Mon cœur bat très vite, je recommence à pleurer. J’essaye de me calmer en soufflant doucement et en essayant de penser à autre chose. Plus facile à dire qu’à faire ! Mat revient quelques temps après. Je suis encore en pleurs. Je n’ai jamais autant pleuré depuis que je suis avec Vadim. Mat en profit e pour me prendre dans ses bras, me caresser, me déposer de petits baisers sur la jo ue. Je ne devrais pas le laisser faire, mais être dans ses bras me fait un bien fou, j’ai besoin d’être réconfortée. Ses mains descendent dangereusement vers mes fesses qua nd la porte s’ouvre violemment sur un Vadim furieux. — Espèce d’enfoiré, lâche-la immédiatement ! lui ba lance-t-il en me tirant par le bras, les yeux noirs de colère et de jalousie. Mat l’empêche de m’attraper, Vadim tire plus fort s ur mon bras et repousse Mat de l’autre. — Il fallait peut-être réfléchir avant. Je crois qu e c’est à cause de toi si Lana est dans mes bras, non ? Alors arrête de penser avec ta queue et pense plutôt à ton couple. — Occupe-toi de tes affaires et lâche-la avant que je t’en mette une ! lui crache-t-il, furieux comme rarement je ne l’avais vu. Je suis entre eux deux, Mat et Vadim me tiennent ch acun un bras et aucun des deux ne veut me lâcher — Calmez-vous et lâchez-moi tous les deux ! crié-je , à bout. J’en ai marre ! Vadim me lâche, se calme et pose des yeux pleins de désespoir sur moi. — Lana, nous devons parler, rentre au bureau avec m oi. — Pour quelle raison je rentrerais ? Me faire humil ier une nouvelle fois par mon patron ? — Vadim, tu devrais la lai.... — Occupe-toi de tes affaires, Mat ! Tu as bien prof ité du moment ? Maintenant c’est fini. Nous ne jouons plus ! crie-t-il, ses yeux ple ins de haine envers son ami. Lana, ce n’est pas ton patron qui te le demande mais ton pet it ami. Reviens au bureau avec moi, s’il te plaît. — Patron ou petit ami c’est pareil. Les deux m’ont profondément déçus. — Tu voulais que nous parlions pour régler nos prob lèmes, alors viens au bureau et nous parlerons. Mais pas ici, pas avec Monsieur-je-tripote-la-petite-amie-des-autres. Mat lève les épaules et se tourne vers moi en me de mandant d’écouter Vadim, au moins pour la discussion. Puisqu'en fin de compte tout le monde est contre mo i, j’attrape mon sac et fonce sans prévenir dans l’ascenseur. Vadim rentre in ext remis dedans en me collant à la paroi. — Pourquoi Mat ? me crache-t-il, hargneux. — Pourquoi Martini ? lui retourné-je, une boule dan s la gorge. Nous nous toisons longuement. Malgré la colère qu'i l y a entre nous, la proximité de nos corps nous chauffe le sang. Je ne céderais pas, ce n'est pas le moment. Il ne gagnera pas aujourd'hui, je lui en veux terriblemen t. De retour chez Travel Dream, nous montons dans l’as censeur, malheureusement nous nous retrouvons encore avec cette salope de Ma rtini. Elle envoie un sourire ravageur à Vadim qui ne la calcule même pas. Elle s e tourne vers moi, hautaine. — Dispute conjugale ? Lana, vous devriez comprendre que je suis plus maligne que vous. Vous devriez arrêter de... Elle n'a pas le temps de finir sa phrase que je lui attrape le cou et la pousse le long de la cabine. Ma rage me donne de la force. Je serr e mes doigts très fort, elle
commence à suffoquer. Vadim se jette sur moi pour m ’arrêter mais je lutte. Il m’enlève la main mais de l’autre je gifle Martini, qui hurle comme si je lui avais arraché la tête. Vadim me soulève par la taille pour me poser de l’a utre côté de l’ascenseur. — Vous allez me le payer, Lana, plus de cadeau main tenant. Au lieu de vous en prendre à moi, demandez à votre cher petit ami pour quoi il a couché avec moi il y a un an. Je suis certaine qu’il ne vous a pas dit toute la vérité ! hurle-t-elle dans une rage folle. Je reste figée devant elle, surprise. L’ascenseur a rrive à mon étage, j’en sors en courant jusqu’à mon bureau. Hélène n’a pas le temps de me parler, elle regarde notre patron me suivre de près, hors de lui. Je m’assois derrière mon bureau et touche à tous mes dossiers nerveusement. Je ne veux plus lui parl er, je suis trop énervée, j’ai peur que mes paroles dépassent mes pensées à cause de la rage que j’ai envers lui. — Lana, pose-moi la question ! Comme je ne réponds pas, il me repose plusieurs foi s la question. — Lana, dis quelque chose ! me supplie-t-il, son re gard adouci. — Casse-toi de mon bureau, connard ! — Je préférais quand tu ne disais rien, dit-il en s ortant du bureau et en claquant la porte. La journée est très longue. Mon travail n’a pas bea ucoup avancé, je n’arrive pas à me calmer. Lorsque je reçois un sms de Vadim en fin de journée, je suis un peu plus calme mais je lui en veux toujours énormément. Vadim [Je pars, est-ce que tu rentres avec moi ?] Lana [Non, avec Serge !] Je sais, ma réponse est mesquine. C’est celle d’une gamine, mais je n’ai pas envie d’être aimable. Malgré la douleur que je ressens, j’espère que tout se réglera rapidement. Pour le moment, je n’ai pas l’intention de lui faciliter la vie. Nous montons ensemble dans la limousine et restons silencieux jusqu’à l’hôtel particulier. Vadim monte prendre une douche. Je me réfugie dans le petit salon sur un fauteuil, confortablement installée dans un plaid f ace à la fenêtre. J’essaye de faire le vide sur ce qu’il s’est passé aujourd’hui, en essay ant d’oublier qu’il est dans la douche et que malgré tout j’aimerais le rejoindre ! Mais pourquoi je ne peux pas être en colère à 100% contre lui avec tout ce qu’il me fait subir ? Lorsqu'il revient en pantalon de lin souple, t-shirt près du corps et cheveux mouillés, mon cœur s’affole. Il est tellement sexy malgré ses yeux toujours noirs de colère ! Il s’assoit en face de moi et plonge ses yeux dans les miens. Je reste stoïque, lui a son air décidé. Je sens que je vais avoir le droit à une explication. — Puisque tu ne veux pas me poser la question, je v ais y répondre. Il y a un an, je voulais absolument un hôtel en Italie. Le propriéta ire n'était pas chaud, mais j’ai insisté longuement. Il a fini par céder, à une condition. Il voulait faire construire une piscine dans sa villa, nous lui avons donc offert sa piscin e en échange de son hôtel dans notre catalogue. Comme tu le sais ce n'est pas réglo, mai s ce sont des arrangements que tout le monde fait en douce. Pour moi c’était une p remière et je n’en étais pas fier, loin de là. En tant que directrice financière, Cécilia é tait au courant de cette histoire. Elle m’a fait chanter, elle voulait bien garder le silen ce si je couchais avec elle. Comme je n’avais aucune conscience à cette époque, je l’ai fait. Malheureusement. Il se tait un moment et attend ma réaction. Malgré mon indignation face à cette révélation, je ne montre rien. — Ce matin quand je suis monté dans l’ascenseur, pressé de te retrouver dans mon
bureau, j’ai croisé Cécilia. Je lui ai parlé de vot re dernière discussion. Je l’ai informée que son comportement envers toi était inacceptable, que je devais prendre une décision radicale. C’est là qu’elle m’a ressorti ce tte histoire de piscine italienne et que si je la licenciais, elle me dénoncerait. J’ai paniqué , je l’avoue. Pour trois raisons. La première, évidente : si elle me dénonce, ça risque de me coûter très cher. La deuxième : elle voulait me faire du chantage sur no tre couple et il en était hors de question ! La troisième te concerne directement. Il s’arrête à nouveau, son regard devient plus clai r, je le vois déglutir. Il est inquiet de ma réaction sur ce qu’il s’apprête à m’avouer. I l passe sa main dans ses cheveux nerveusement et continue. — Personne avant toi n’avait été si fière de moi et de mon travail. Tu sais que ça me rend plus fort, plus sûr de moi. Je me suis dit que tu allais me prendre pour un mauvais patron à cause de cette histoire. J’aime tellement te voir me regarder avec fierté. Je pensais que si Cécilia parlait je ne verrais plus t on regard briller pour moi. Alors j’ai choisi la plus lâche des solutions. Sincèrement je n’en suis pas fier. J’ai été lâche et égoïste. Je préférais te faire souffrir plutôt que de voir ton regard sur moi changer si je te révélais la vérité. Je suis réellement désolé, L ana, tu as raison je suis un vrai connard. Mais un connard tellement heureux et fier que sa petite amie l’aime à ce point, qu’il a peur que ça change. J’espère que tu compren dras et que tu me pardonneras. Quant aux propos de Cécilia, jamais je n’aurais céd é. Je ne comprends pas que tu y aies cru. Il est interrompu par l’arrivée de Serge qui vient nous annoncer que le dîner est servi. Sa révélation est touchante, je le crois lorsqu'il me dit qu’il a peur de me décevoir. Je sais qu’il se sent plus fort, plus sûr de lui lo rsque je le regarde avec fierté. Il a besoin d’être rassuré. Personne avant moi ne lui avait fai t comprendre combien il est merveilleux. Autant en tant que patron que l’homme de tous les jours. Mais il a joué au con au lieu d’être honnête et ça, j’ai du mal à l’a valer. Je me couche de bonne heure ce soir-là, fatiguée pa r l’énervement et la contrariété. Vadim me rejoint peu de temps après. Il se serre co ntre moi, son torse nu contre mon dos, me murmurant des mots doux, des excuses. Lorsque je me réveille, il m’observe, me sourit et me caresse la joue doucement. — Salut mon cœur. Je ne lui réponds pas. — Toujours pas envie de me parler ? Je te comprends . Je suis réveillé depuis longtemps, ça m’a permis de réfléchir. Il me prend la main et m’embrasse chaque doigt tend rement. C’est un délice, j’en fermerais presque les yeux. — Aide-moi à la faire virer, me supplie-t-il. Hier je m’en voulais tellement, qu’après ton départ j’ai convoqué Flat, pour lui exposer le problème et lui demander de m’aider. Je sais que si tu vas le voir il accélérera les cho ses. Il est très compétent, il pourrait même prendre la place de Cécilia. Je veux me racheter, Lana, aide-moi s’il te plaît. Malgré la douleur que j’ai ressentie hier, je ne pe ux pas lui résister. Je vois bien qu’il s’en veut et qu’il veut tout faire pour que je lui pardonne. Mon silence le rend malheureux. — J’irai lui parler ce matin, lui dis-je froidement. Il me remercie, me sourit et s’approche un peu plus de moi pour m’embrasser. Je réponds à son baiser mais ne m’attarde pas. — Je ferais tout pour que tu retrouves ton sourire et ta joie de vivre. Lana, jamais je n’aurais marché dans le chantage de Cécilia. Que tu le penses me blesse. Plus aucune femme autre que toi ne rentrera dans ma vie. C’est impossible. Tu es ma priorité, mon cœur.
Avant de succomber, je me lève pour aller déjeuner. Je ne veux pas lui pardonner si rapidement. L’ambiance est morose jusqu'à notre arrivée au bureau. Vadim est tendu, il ne sait plus quoi me dire. Nous nous quittons dans l’ascenseur par un petit so urire timide. Notre manque de tendresse est difficile à supporter. Je me plonge dans mes dossiers sans relever la tête jusqu’à ce qu’un livreur demande Mademoiselle Dubois. Hélène le fait entrer, un grand sourire aux lèvres. Il doit être mignon ! Quand il entre avec un énorme bouquet de roses roug es, je comprends mieux. Je me doute de la provenance. J’ouvre l’enveloppe nerv eusement. — Je connais quelqu’un qui veut se faire pardonner, me dit Hélène toujours souriante. Je lis la carte et mon cœur se serre :  «Je suis tellement désolé, j’ai tellement besoin de toi pour vivre, pardonne-moi mon cœur ! Je t'aime plus que tout. Vadim» Je ne pourrais pas lui en vouloir bien longtemps, c ’est impossible. J’ai tellement besoin de lui moi aussi ! Je lui envoie un sms pour le remercier. Lana [Merci pour ce magnifique bouquet.] Vadim [J’aimerais tellement que tu me pardonnes et que tout redevienne comme avant. J’ai été le roi des cons. Je t’ai fait mal e t je m'en veux.] Lana [Effectivement mais j’aime énormément ton atte ntion. Je vais aller voir Jérôme, je te tiens au courant.] Vadim [Merci. Je t'aime.] Lana [À tout à l’heure.] Ma réponse doit lui faire mal mais je veux qu’il co mprenne qu’il est allé trop loin. Jérôme est étonné de me voir arriver dans son burea u. Je lui explique rapidement la situation qu'il connaît plus ou moins d'après le ré cit de Vadim. Il ne trouve pas la situation étonnante vu le caractère de Mademoiselle Martini. J'apprends qu'il ne l'aime pas du tout et qu'il trouve qu'elle a un comporteme nt anti-professionnel. D'après lui, son travail n'est pas excellent, mais elle est la direc trice financière et surtout l'ex de son PDG donc il ne fera pas plus de commentaires ! Je lui demande s'il peut rapidement s’occuper du pr oblème qui nous intéresse pour que nous puissions enfin nous débarrasser de cette « charmante » collègue mais également pour que Vadim et moi retrouvions un peu de paix dans notre couple Il accepte volontiers, plus pour virer cette pimbêc he que pour mon couple ! Il me promet de s'en occuper dans la matinée et de nous tenir informés. J'ai confiance en Jérôme, je sais qu'il fera ce qu'il faut. Dans l'après-midi, Vadim me convoque avec Jérôme. M on ex et mon petit ami sont en train de discuter ferme lorsque je rentre dans l e bureau. J'avoue avoir beaucoup de chance d'avoir ces deux beaux hommes dans ma vie. J 'admire Vadim faire son PDG à merveille. Il est impressionnant. Mes yeux doivent briller de fierté parce que je vois Jérôme me regarder en secouant la tête, moqueur. Va dim le regarde faire et se tourne vers moi. Nous nous observons un instant. Je compre nds au sourire qu'il m'envoie qu'il est rassuré. Il a compris que malgré tout, je suis toujours fière et admirative. La réunion dure trente minutes. Je ne comprends pas grand-chose à leur charabia de comptable et de financier mais j'ai compris le p rincipal. Martini a tout faux, elle ne peut absolument rien prouver pour l'affaire de « la piscine italienne ». Tout est

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