Mémoires sexuelles (pulp gay)
54 pages
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Description


Mémoires sexuelles

1982 - 1992

Clément Peresson


Pulp de 244 000 caractères.


Clément retrace le parcours affectif et sexuel d’un jeune homme, de ses premiers émois dans le secret de sa chambre, des jeux pimentés de son premier amour aux rencontres à deux ou à plusieurs sur le campus. Il découvre son orientation sexuelle, ses besoins, ses fantasmes, ses envies... la jouissance.

Cette chronique des années 80 nous rappelle la difficulté des rencontres, une pornographie difficilement accessible. Toutefois, l'arrivée du Minitel signe une profonde mutation dans les rapports entre garçons.


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Informations

Publié par
Date de parution 12 octobre 2012
Nombre de lectures 141
EAN13 9782363074669
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

 

 

 

 

 

 

 

Mémoires sexuelles

1982 – 1992

 

Clément Peresson

 

 

 

 

La révélation

 

— Il faut éteindre maintenant ! glapit ma mère depuis le salon.

J’appuyai sur le bouton de ma lampe de chevet, mais j’avais laissé le volet ouvert. Mon lit était près de la fenêtre et le lampadaire dans la rue, à quelques mètres, rond comme la boule du Prisonnier, m’éclairait de sa lumière blanche. Avec ma petite radio, j’écoutais tout bas l’émission « Les routiers sont sympas » tout en traçant avec un doigt des étoiles sur la vitre un peu sale. Je partageais ma chambre avec mes deux frères plus jeunes. J’attendais qu’ils s’endorment pendant que l’animateur annonçait les naissances et que les routiers racontaient leur vie de nomade. Je voyageais par procuration.

La respiration de mes frères se fit régulière avec un léger ronflement. Je serais tranquille. J’éteignis la radio. Je glissais ma main droite dans mon pantalon de pyjama. Ma peau était douce et la caresse de mon bas-ventre produisit la volupté recherchée. Mes doigts atteignirent mon sexe déjà dur pour le toucher et le cajoler. Mon esprit se remplit de désir et de plaisir alors que ma main se faufila vers mes testicules pour les pétrir avec délicatesse.

Je me mis sur le ventre, ma position préférée. Je frottais mon sexe contre le matelas moelleux dans un lent mouvement de reptation qui allait et venait. Mes pensées vagabondaient sans vraiment se fixer sur une personne, un sexe, ou un corps. Seul le plaisir que je me procurais emplissait mon être. J’accélérais le rythme du balancement de mon bassin. Je frissonnais de volupté.

Soudain, la jouissance me submergea, et je dus serrer les lèvres pour étouffer un cri. Mon sexe palpitait, pompait une sève encore absente. Une dernière ondulation et je m’effondrais dans une langueur joyeuse et sereine.

Je m’endormis immédiatement la verge encore un peu dure.

 

***

 

Comme tous les samedis matin, ma mère ouvrit le hublot de la machine à laver. Elle avisa ma présence dans la salle de bains, car je m’apprêtai à me laver les dents avant de partir au collège. Pour une fois, j’étais en avance. Ma mère avait son air habituel, un mélange de courroux et de fatigue désabusée. Elle ne travaillait pas et passait ses journées à s’occuper de nous, à ses puzzles et son jardin.

— Tiens, puisque tu es là, va chercher le linge sale de ton père dans sa valise.

— Je prends tout ?

— Oui, je rangerais s’il y reste des vêtements propres.

Mon père partait cinq jours par semaine pour réparer des machines-outils à travers toute la France. Il revenait le vendredi soir, les bras chargés de sucreries comme pour s’excuser de ne pas être présent, sa valise à la main, la mine ternie par les kilomètres parcourus dans la R5 blanche, arborant fièrement le logo de sa société. Le week-end, il était presque un intrus. D’ailleurs, il continuait à nous fuir dans les compétitions et les entraînements de rugby.

J’obéis et j’ouvris la valise en sky marron. Je regroupai tous les vêtements en une boule compacte. Afin d’être sûr de ne rien oublier, je passais la main dans les poches latérales. Mes doigts butèrent sur ce qui semblait être un petit magazine. Curieux, je le sortis pour voir qu’en était le contenu. J’eus un choc en contemplant la couverture. Une belle femme nue se tenait face à moi, un doigt dans la bouche et son attitude exprimait une invitation à la luxure. Des titres évocateurs la recouvraient partiellement : « ma femme est une salope », « Tendre plombier », « Entre deux ». Le titre de la revue était « Union ». Fébrile, ayant peur d’être surpris, je tournais quelques pages. Il y avait beaucoup de textes et les quelques images pornographiques m’excitèrent.

— Bon ! ça arrive !? Tu vas rater ton bus ! m’interpella ma mère.

Je remis sans attendre la revue à sa place et je ramenai le linge dans la salle de bains encore sous le coup de l’émotion. Je ne m’attardai pas afin de dissimuler mon trouble et parti sans me laver les dents.

Toute la matinée, je revoyais les images entrevues et les titres racoleurs, prometteurs de récits très excitants. Ma soif de découvrir ce que recelait ce grimoire du sexe relégua les cours et le reste à un rang très secondaire. J’avais hâte de trouver un instant privé où je pourrais m’abreuver de plaisir. Il faudrait que je soustraie discrètement la revue. Le risque d’être pris participait à mon excitation.

L’après-midi, mes parents partirent faire des courses de la semaine en emmenant ma sœur et un de mes frères. Mon second frère joua dans le salon devant la télé. La porte d’entrée à peine fermée, j’allai chercher le magazine qui avait hanté mes pensées pour me rendre dans ma chambre presque en courant.

Je m’allongeai sur mon lit et je commençai ma découverte de la sexualité humaine. Les uns et les autres racontaient leurs fantasmes et leurs aventures, toutes hétérosexuelles. Un docteur donnait des conseils. Les photos plus ou moins crues les illustraient et expliquaient les pratiques que j’avais parfois de la difficulté à cerner. Ces histoires et les illustrations concrétisaient des envies encore floues. Je n’avais aucun élément me permettant de remettre en cause la véracité des récits. J’aimai savoir que des personnes avaient des pratiques où seul le plaisir comptait. Après deux orgasmes, le contenu commença à m’ennuyer. La libido rassasiée, la piètre litanie des orifices remplis de foutre, d’objets et de verges devint presque répugnante.

Je remis à sa place cette lecture licencieuse. J’écartai d’emblée les pensées perturbantes qui mettaient en scène mes parents ou mon père, seul dans une chambre d’hôtel, loin de sa femme. Je revins dans le salon pour jouer avec mon petit frère et redevenir l’adolescent un peu trop sage que j’étais.

 

***

 

Pendant les mois qui suivirent, chaque semaine, j’empruntais à mon père son magazine. C’était toujours le même ou presque. Certaines fois, sans que je sache pourquoi, c’était un autre titre. J’évaluais leurs qualités par rapport au plaisir que je prenais à les lire. Mon préféré restait « Union ». Après quelques semaines, j’évitais les récits lesbiens qui ne m’intéressaient guère ainsi que ceux ayant trait à l’urophilie, la scatophilie et toutes les autres pratiques que me dégoûtaient. J’avais du mal à comprendre le sadomasochisme, ou comment la douleur provoquait la jouissance. Je trouvais au début les jeux adultes un peu ridicules aussi. J’avais hâte d’expérimenter moi-même ce que je lisais. Je pressentais que pratiquer réellement avec un ou plusieurs partenaires devait être autrement plus intense que n’importe quelle masturbation aussi frénétique soit-elle. Quelques rares fois, certains hommes exprimaient des fantasmes homosexuels dans des récits brefs et limités. Ils ne me faisaient pas plus d’effets que les autres.

Je tombai amoureux d’une fille de ma classe. J’étais attentionné, je passais du temps avec elle et ses copines pendant les récréations. Je lui avais fait un cadeau pour son anniversaire construit de mes mains : une maison de poupée. La lecture des revues engendra des fantasmes où nous faisions l’amour. Je nous mettais en scène mimant les actes décrits comme n’importe quels jeunes gens. Insensible à mon charme et à mes discrètes avances, elle m’exclut de ses amis et devint distante et indifférente. J’en ai été très malheureux. Je retournai à ma solitude, car les autres filles ne m’intéressaient pas et aucune ne semblait s’intéresser à moi. Aucun de mes copains non plus, mais je n’en attendais rien.

La masturbation était pour moi une envie irrépressible. Après la seule fois où je me suis confessé au prêtre, avant la communion, j’ai fait abstinence pendant trois jours avant de replonger dans le plaisir solitaire avec délectation. J’en gardai toutefois une certaine gêne et une culpabilité de ne pas pouvoir m’en empêcher. J’aurais aimé savoir si mes amis se masturbaient aussi souvent que moi, s’ils lisaient des histoires eux aussi. Trop timide pour aborder le sujet, les railleries, certaines réflexions des uns et des autres, la collection d’images pornos d’un copain de la classe me rassurèrent : je n’étais pas le seul et ce que je faisais était normal.

Un jour, dans une revue qui n’était pas habituelle, parmi les récits hétérosexuels, je trouvai celui d’un homme qui racontait sa première fois homosexuelle. Une photo de deux hommes nus, très poilus, accompagnait le texte. L’un était assis par terre, les jambes bien écartées pour montrer son sexe en érection. L’autre derrière lui à genou, en érection lui aussi, avec un regard qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

Le lecteur était marié depuis plusieurs années. Avec sa femme, il leur arrivait parfois, suivant les rencontres, d’inviter une autre personne ou un couple à partager leur lit. Un jour, il rencontra un ami d’enfance qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. Il l’invita chez lui pour lui présenter son épouse qui le trouva très charmant. Elle lui proposa alors une partie à trois. Émoustillé et un peu enivré, il accepta. Les corps se mêlèrent avec fougue. Avec sa grande surprise, alors que le mari faisait un cunnilingus à sa femme, son ami lui prodigua une fellation. Il se laissa faire et se retint d’exploser dans sa bouche. Puis, alors qu’elle était prise en sandwich par les deux hommes, l’ami caressa l’anus de son hôte jusqu’à y faire pénétrer un doigt. L’homme jouit avec une intensité comme il en avait rarement connue. Après que l’invité soit parti, sa femme se moqua de son époux, mais il était bouleversé et troublé. Son ami le rappela. L’auteur lui confia son désarroi, car il avait aimé cela. L’autre lui révéla qu’il était bisexuel et que plus jeune il avait été profondément amoureux de lui. Ils convinrent de se revoir chez lui.

À peine arrivé, son ami le déshabilla entièrement et le mena dans la chambre. Ils firent l’amour dans toutes les positions possibles. L’auteur racontait comment il avait découvert le plaisir intense à être dans des bras masculins et à prendre dans sa bouche le membre viril de son ami. Il décrivait précisément sa première sodomie. Il avait aimé être possédé par son amant, sentir son sexe le pilonner avec énergie, et lire sur son visage qu’il jouissait au fond de lui, alors qu’il était sur le dos, les jambes nouées sur ses reins. Il s’était complètement offert à lui, avec une lubricité dont il ne se croyait pas capable. Il écrivait à la revue, car il se demandait s’il n’avait pas changé de bord ; les relations sexuelles avec sa femme étaient devenues bien fades et il voyait régulièrement son ami depuis.

Cette histoire avait mis le feu en moi comme peu l’avait fait. Je la relus plusieurs fois m’arrêtant sur chaque détail. J’étais profondément touché par ce témoignage. Qu’il soit vrai ou non n’avait aucune importance. Je ne me préoccupais pas non plus de ce que représentait l’homosexualité, ses désirs et pratiques considérés comme contre-nature et répugnante par la majorité.

Ce soir-là, je m’endormis épuisé avec le sexe rendu douloureux de trop d’érections.

 

***

 

J’entrai dans la chambre d’un de mes meilleurs amis. Je le connaissais depuis l’enfance. Nous n’étions pas dans le même collège, mais nous nous voyions souvent pour faire du vélo, se promener, discuter, jouer au flipper, car il testait les jeux de café qu’un de ses voisins réparait. Il aimait comme moi le modélisme et rêvait d’avoir un grand plateau dans sa chambre pour y reconstituer le Saint Gothard, un tunnel transalpin.

Il était là assis à son bureau et écrivait dans un petit cahier au stylo à plume. Quand il me vit, il le rangea vivement dans un tiroir et rougit jusqu’aux oreilles.

— Salut ! comment tu vas ? lui lançais-je

— Merci et toi ?

— Bien tu faisais quoi ?

— Ça ne te regarde pas.

— Oh allez c’était quoi.

— T’occupes.

Après m’avoir serré la main, il était sorti sans un mot de sa chambre. J’ouvris le tiroir. Le cahier n’y était pas. Je cherchais un peu, mais en fait il était toujours sur le bureau. Je le feuilletai rapidement. Il s’agissait de son journal où il parlait de moi. Après chaque phrase, je pouvais lire « J’aimerais bien qu’il m’encule à fond ». Comme je l’entendis revenir, je remis le cahier à sa place et referma le tiroir.

— Bon on fait quoi ? me demanda-t-il

— Je t’encule, lui proposai-je

— Oui !

Il se mit à quatre pattes sur le lit. Il baissa son pantalon et son slip jusqu’aux genoux. Il se cambra et m’offrit ses fesses appétissantes. Je me levai. J’étais déjà nu, mon sexe avec une bandaison vigoureuse. Je le trouvais long et gros. Je l’approchais de sa raie et je cherchais son anus de la pointe de ma verge. Quand je l’eus trouvé, je m’enfonçais en lui. Il ne cria pas et se laissa faire. Je balançai mon bassin pour le limer. Je pensais à un train qui prenait de la vitesse. Je faisais presque le même bruit. Nos chairs claquaient l’une sur l’autre. J’avais le souffle presque coupé par l’effort. Je l’entendis ahaner au même rythme. Je sentis venir la volupté finale et dans un râle bruyant, j’éjaculais en lui. Je pris sa verge en main et son sperme coula sur mes doigts.

Je me réveillais couvert de sueur. Je sentis un liquide poisseux dans mon pyjama. Je venais d’éjaculer pour la première fois en rêvant de sodomiser mon copain !

 

***

 

Dans les nuits qui suivirent, j’essayai vainement de penser à des femmes et à des actes d’hétérosexuels mais invariablement, j’imaginais des scénarios de relations sexuelles endiablées, avec un ou plusieurs copains de classe, ou même mon meilleur ami. Il fallut me rendre à l’évidence, j’étais homosexuel.

Je ne cherchai pas à trouver un autre mot, à m’imaginer bisexuel ou à me leurrer en me disant que ce n’était qu’un fantasme, un rêve d’un jeune homme chamboulé par les hormones. J’en éprouvai une grande honte et un grand désarroi. En 1982, dans une petite ville de province, issu d’une famille d’immigré italien très catholique, être homo n’allait pas être facile à vivre. Tous mes copains semblaient être des hétéros sans ambivalence. Je me sentis soudain encore plus seul, avec un sentiment d’être une erreur de la nature. Certes, j’acceptais ce défaut, comme un des autres qui me compliquaient la vie.

Je délaissais « Union » et les autres revues qui n’offraient plus aucun intérêt. Il était temps maintenant d’inventer mes histoires pour me faire jouir… en attendant d’avoir de vraies relations sexuelles.

 

Guy

 

L’année suivante de la révélation de mon orientation sexuelle, j’avais quinze ans et j’étais toujours puceau. Malgré de discrets « sondages », il me semblait que j’étais le seul homo de mon entourage. J’étais un peu désespéré.

Dans ma classe, Guy, un copain, parlait cul tout le temps. Il avait constitué un classeur contenant des images porno, hétéro, qu’il exhibait à la récréation ou en salle d’étude. Il se masturbait en classe sans trop de gêne. Il n’était pas spécialement beau, mais il était drôle et sympa. Je m’étais lié d’une amitié qui se bornait au cadre du collège. Il habitait tout près et moi, dans un autre quartier.

Un matin, il dut aller à l’infirmerie, car il avait mal au ventre. Le midi, j’allai le voir pour lui tenir compagnie. Nous étions seuls, car l’infirmière était partie déjeuner. Évidemment, la conversation a rapidement viré au sexe. Nous nous sommes raconté la manière dont nous nous masturbions, nos techniques différaient. Alors que moi, je m’allongeai sur le ventre, lui, plus classiquement, prenait son sexe avec sa main. Nos problèmes à tous les deux étaient de trouver un coin tranquille et surtout de ne pas laisser les traces de notre jouissance. Il m’a aussi narré quelques expériences avec les filles. Cela ne dépassait pas la branlette ou même la pipe. Il m’avoua qu’il n’avait jamais trempé son biscuit, comme on dit.

Tout émoustillé par cette conversation, je dirigeai la conversation avec un certain machiavélisme, pour arriver à parler de relations homos. Je voulais savoir si derrière son discours parfaitement hétéro, il y avait moyen qu’il s’intéresse à moi. Je pris mon courage à deux mains et après un court silence, je me lançais.

— Tu as déjà pensé à coucher avec des mecs ? demandai-je le plus innocemment du monde

— Non pas vraiment.

— Moi je voudrais pouvoir dire : j’ai tout essayé, avouai-je, à voix basse, comme dans un confessionnal.

— Bof, mon toubib m’a fait une fois un toucher rectal, je n’ai pas aimé, répliqua-t-il

— Il t’a fait quoi ? demandai-je d’un ton qui se voulait détaché.

— Il a enfilé un gant, il a mis de la vaseline et il me l’a introduit dans le cul. C’est froid et visqueux. Et ce ne n’était pas agréable, dit-il avec une grimace de dégoût. Mais, bon, c’est vrai qu’il ne faut pas mourir idiot. Les pédés le font, c’est que ça doit être bon.

— T’accepterais que je te masturbe et que je te suce ? demandai-je de but en blanc, en rougissant jusqu’aux oreilles.

Il me regarda un peu suspicieux. Mon attitude embarrassée par tant d’audace le convainquit de ma sincérité et du sérieux de ma proposition.

— Ok, pourquoi pas. Je pourrais comparer avec les gonzesses, dit-il tout bas, comme si la terre entière allait entendre notre accord

— On ne va pas faire ça ici, l’infirmière ne va pas tarder à arriver.

— Ouais, et puis j’ai encore mal au ventre là. Ce soir ma mère travaille tard. On pourrait faire cela chez moi, proposa-t-il

— Moi, j’appellerai pour dire que je vais faire mes devoirs chez un pote, dis-je en faisant un clin d’œil complice

— On aura deux heures devant nous, pour une branlette et une pipe, cela devrait suffire.

— Tu ne t’es pas branlé ici, j’espère ?

— T’inquiètes, j’ai les bourses pleines, même si je l’ai fait ce matin en me levant. Et puis je peux me branler 5 ou 6 fois par jour.

Avant de partir, je mis ma main sur sa couverture et le caressais au travers. Nous nous regardions en souriant. Je sentis une grosseur immédiatement.

— Ça promet, dit-il

J’arrêtai mon manège, car le bruit de la porte d’entrée m’informait que l’infirmière revenait.

Guy revint en cours et nous passâmes l’après-midi comme si de rien n’était. Il me fut difficile de me concentrer sur les problèmes de mathématiques et autres textes de La Fontaine, car mon esprit vagabondait et pensait à ce que nous pourrions faire. J’avais une demi-érection douloureuse jusqu’à la fin du dernier cours de la journée.

Le soir, nous partîmes chez lui après avoir salué nos camarades de classe et échangé quelques banalités de collégiens, inquiets pour leurs moyennes et leur BEPC. J’appelai mes parents d’une cabine publique pour leur dire que je rentrerais plus tard en prétextant un devoir à faire avec un ami.

Nous pénétrâmes dans sa petite maison et nous rendîmes dans sa chambre qui se trouvait au dernier étage. Elle était propre et rangée. Il y avait un lit d’une personne, un bureau un peu encombré de livres de classe, de BD et de revues. Des étagères croulaient sous les nounours, les livres, de cassettes audio, de disques. Dans un coin, il avait une petite chaine stéréo avec un tourne-disque. De grands posters de chanteuses connues dissimulaient une tapisserie un peu jaunie et d’un goût peu sûr.

Nous retirâmes nos blousons et je m’assieds sur le bord de son lit. Il alla chercher en dessous, deux classeurs. Je reconnus le premier qui contenait ses photos pornos. Je lui demandais ce que contenait l’autre. Il l’ouvrit. C’était un peu la boite de Pandore. Il était rempli de photos pornos gays, lesbiennes, et de pratiques extrêmes.

— Celui-là tu nous le montres pas, lui fis-je remarquer

— J’préfère pas

— Et où tu les as eues ?

— Je pique des revues chez le marchand de journaux, me révéla-t-il. Et puis, il y en a aussi dans les revues que mon père croit jeter discrètement au fond de la poubelle. Seulement, c’est moi qui sort la poubelle, me dit-il en me faisant un clin d’œil.

Nous nous allongeâmes sur le lit. Côte à côte, sur le ventre, nous feuilletâmes le deuxième classeur. Très vite, j’eus une érection d’enfer. Je sentis sa chaleur à travers nos vêtements. Au bout d’une dizaine de minutes, je ne tenais plus. J’avais très envie de passer aux choses sérieuses.

— On commence ?

— Ouep

Il se mit sur le dos, défit sa ceinture et le bouton de son jean. Il ouvrit la braguette, descendit un peu son pantalon et son slip pour sortir sa verge. Perdue dans la touffe pubienne, elle semblait plus petite que la mienne. Je la libérai enfin de son carcan de tissus. Nous commençâmes un va-et-vient sur nos hampes respectives, le classeur entre nous deux, dont nous tournions les pages de temps à autre, peau contre peau.

Je remplaçai sa main par la mienne et j’empoignai son chibre. Il croisa les mains et les plaça sous sa tête. Je nous masturbais lentement, presque de manière simultanée. Il ferma les yeux et se laissa faire. C’était la première fois que je touchais un autre sexe que le mien. C’était une sensation étrange qui me bouleversa. La peau de sa verge était aussi douce que la mienne et je la regardai rouler sous mes caresses. Le gland un peu violacé apparaissait sans peine à chaque mouvement.

Au bout d’un moment, il se décida et prit ma verge dans sa main. Nous nous masturbions mutuellement.

— Je l’ai déjà fait avec mon cousin, me révéla-t-il. C’était super !

Il fit défiler de son autre main les pages du classeur avec son cortège de fellations, de sodomies, de cunnilingus et de cuir.

Rassemblant tout mon courage, je m’enhardis. Je lui passai une main au-dessus du pubis dégageant son nombril. Je me penchai et commençai à embrasser son ventre tout en caressant son sexe. Il avait encore une peau douce de bébé. Du bout de ma langue, je titillai son nombril un peu poilu. Je la fis glisser pour goûter à ses poils pubiens. Je lui jetais un coup d’œil et il me regarda intensément. Je le décalottai doucement. L’odeur était forte, poivrée et musquée, mais très agréable. Je donnais un petit coup de langue sur la base du gland pour en faire le tour. Je sentis son sexe se tendre un peu plus. Puis je descendis vers les couilles. Je dus m’arrêter, car le jean m’empêchait de les atteindre. Je remontai et pris sa verge en bouche. Nouveau spasme de plaisir. Je réalisai qu’avoir son sexe dans ma bouche m’en donnait aussi.

À chaque fois que j’accélérais, je lui arrachais un râle. J’adorais le goût de sa verge et je bandai douloureusement. Je me frottai contre la couverture. Je lui fis glisser le jean complètement que j’envoyai valdinguer dans la chambre. Je vis apparaître complètement son sexe, ses cuisses et ses replis intimes. Je me mis entre ses cuisses et j’atteignis ses testicules que je gobais avant de revenir avec la pointe de la langue vers le gland. Je réalisai enfin ce dont j’avais tant rêvé au fond de mon lit. Je pouvais lire la volupté sur son visage. Il avait les yeux fermés et ses hanches ondulaient au rythme de mes caresses buccales.

Avec une main, je lui massai les testicules tandis que ma bouche et l’autre main s’activaient sur sa verge sur le point d’exploser. J’accélérai le mouvement.

— Je vais jouir, me souffla-t-il.

Je continuai. Je reçus alors son sperme au fond de la gorge ce qui me fit un peu suffoquer. J’avalai toutes les giclées et continuai à le sucer. Il poussa un petit cri de contentement. Son sperme était plus consistant et plus épais que le mien. Le goût était différent aussi, plus âcre, et plus salé.

J’éjectai le classeur devenu inutile et je repris ma place à ses côtés ma bite érigée. Il la prit dans sa main et me masturba.

— Tu veux goûter ? lui demandai-je.

Pour toute réponse, il se releva et enfourna ma bite dans sa bouche. J’eus un hoquet. Même s’il n’était pas expert et s’il commit quelques maladresses, je sentis les vagues puissantes de volupté à chacun de ses mouvements. Rapidement, j’eus envie de jouir.

— Fais gaffe ça monte !

Il se retira immédiatement et continua néanmoins à me branler. Je soulevai en vitesse mon sweat-shirt et mon maillot de corps. Un long flot de sperme sortit tandis que je criai à mon tour de jouissance. Il prit le rouleau de Sopalin et me le tendit. J’essuyai mon foutre sur mon ventre. Heureusement, je n’en avais pas mis sur mes vêtements.

Nous nous recouchâmes sur le dos, l’un contre l’autre, nos sexes à moitié mous.

— Alors ? me demanda-t-il.

— C’était super !

— Ouep, mieux que la grosse Julie, celle qui m’a pompé dans les toilettes de la piscine, me dit-il.

— C’est vrai cela t’a plu ? Même de me sucer ?

— Te sucer ? Ouais ... pas mal, c’est moins dégueu que ce je croyais. Je préfère être sucé tout de même.

Je recommençai à lui caresser la bite. Elle réagit immédiatement et reprit de la vigueur.

— Tu veux qu’on recommence ? lui demandai-je.

— Ouep, j’ai encore envie que tu me suces.

— Pas tout de suite, j’ai envie d’autres choses, on n’a pas tout fait, lui dis-je en me tournant pour le regarder droit dans les yeux.

— Par exemple ?

— Ça par...

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