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Petites histoires et grands plaisirs - tome 1

De
44 pages
Vous avez une minute ? Poussez la porte de vos fantasmes et laissez-vous séduire…
Vous avez 4 minutes ? Découvrez les tricheries d’une coquine bien décidée à remporter la partie…
Vous avez 6 minutes ? Plongez dans le côté sombre d’une jeune femme aussi pure que dépravée…
Vous avez 3 minutes ? Asseyez-vous donc là, sur le gradin. Contemplez ces sportifs musclés, en plein effort. Vous voyez cette femme ? Ses pensées n’ont rien à voir avec sa mise élégante et raffinée.
Vous avez 5 minutes ? Regardez par cette petite fenêtre : une femme va recevoir le cadeau de mariage de son mari. Un cadeau très particulier…
Vous avez 3 minutes ? Ecoutez bien… Des gémissements ? Une voix de femme. Une femme seule qui tente de tromper l’ennui.
Vous avez 12 minutes ? Observez cette femme, dans ce bar. Un bar étrange, où certains se promènent nus. Elle se lève, suit un homme…et disparaît dans la pénombre.
Vous avez 5 minutes ? Tournez la tête. Ici, à droite. Elle se penche pour attraper quelque chose dans son coffre et sa jupe très courte remonte délicieusement sur ses cuisses. Le vent est joueur, regardez bien…
Vous avez 4 minutes ? Tendez l’oreille ; des talons aiguilles claquent sur le carrelage. La maîtresse est contrariée. Son élève l’a déçue, elle va devoir le punir…
 
A propos de l’auteur
Barbara Katts est depuis toujours une amoureuse des livres. Élève studieuse, elle lisait tous les ouvrages qui lui tombaient entre les mains et ne se déplaçait jamais sans un roman dans son sac. C’est tout naturellement qu’elle a commencé à écrire les mots qui lui trottaient dans la tête, sous la forme de pensées, de poèmes et de nouvelles. Aujourd’hui, Barbara consacre énormément de temps à sa passion pour l’écriture et éprouve toujours plus de satisfaction à donner vie à des personnages éclectiques tout droit sortis de son imagination. 
 
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Tricheuse
4 mn
Assise sur une vulgaire chaise de bureau à roulettes, vêtue de son bustier de satin noir et ses bas résille, Gisèle attend, dans l’obscurité totale. « C’est la règle, lui a-t-on dit, tu ne dois rien voir. » Bien. Elle a donc accepté qu’on lui mette un bandeau sur les yeux, en l’occurrence une cravate de soie qui sent bon Terre d’Hermès. C’est elle qui a choisi ce parfum pour Jean, son propriétaire, à l’occasion de ses 30 ans. Le seul problème, avec la soie, c’est que ça glisse et Gisèle n’a de cesse de se retrousser le nez, pour repousser le tissu chamarré. Ils auraient pu trouver autre chose, mais les hommes font avec ce qu’ils ont, c’est bien connu. Quelqu’un pousse la chaise et lui attrape le bras. Elle se laisse faire. C’est Paul qui a eu l’idée de ce petit jeu et elle le trouve très approprié, puisque, depuis quelques jours, on voit des œufs partout, en chocolat blanc, noir ou au lait, en sucre glace ou bariolés. Pour l’heure, elle ne voit rien. Elle n’entend rien non plus, si ce n’est leurs rires étouffés. Elle aussi rit, d’un petit rire espiègle et carnassier. On lui lâche le bras et elle tâtonne un instant dans le vide, la main ouverte et les doigts écartés. Elle sent soudain une peau velue sur une masse large, musclée et bien trop dense pour que ce soit ce qu’elle cherche. La chair se durcit sous ses doigts. Elle n’est pas très loin de son objectif. Elle dévie à droite, mais rien de ce côté ; elle repart à gauche et rencontre enfin ce qu’elle est censée trouver. Ce qu’elle touche est relativement rond, plutôt ferme et totalement rasé. Elle hésite, tend l’autre bras et va un peu plus à gauche. Là aussi, c’est ferme et rond, mais un tantinet plus bas. Elle réfléchit une minute, tâche de visualiser le tableau en distinguant le côté gauche du côté droit et lance un nom : – Pierre ! – Tss tss, lui répond-on. Elle soupire et sourit en même temps. Elle aurait pourtant bien aimé que ce soit Pierre. Elle aura encore confondu sa droite et sa gauche… Elle n’a jamais été très bien latéralisée. Un de ses amis, professeur le jour et fieffé coquin la nuit, lui a expliqué qu’il s’agissait là d’un apprentissage qui devait se faire vers les 5 ou 6 ans, et que si on loupait le coche, on était condamné à hésiter toute sa vie. Son dentiste, en revanche, alors qu’elle se trompait de direction pour aller en salle de torture, lui a démontré par A plus B que tout cela remontait à la préhistoire et qu’en résumé, la femme était faite pour cueillir et non pour chasser. Eh bien, soit, elle allait cueillir… On pousse sa chaise, on lui tend le bras. Cette fois-ci, la chair est très flasque, avec une minuscule partie rigide à l’intérieur, une sorte d’œuf écrasé qui se balade entre ses doigts. De l’autre côté, la poche est totalement vide. Ça ne lui dit rien. Ou plutôt si, ça lui parle, mais elle va faire comme si elle ignorait le nom de celui dont elle est en train de caresser les testicules. Elle fait mine de chercher, lève le menton, tâte encore un peu pour la forme et dit : – Jacques ! – Tss tss. Elle le savait… Le tournez manège recommence. Cette fois-ci, elle peut empoigner d’une seule main la minuscule paire de couilles. Encore une fois, elle en reconnaît immédiatement le propriétaire. Le
problème, c’est que le sexe est en proportion et qu’elle n’a pas envie de débuter la fête avec un cure-dents. Pierre ferait bien mieux l’affaire, tout comme Simon. Alors, quitte à tricher un peu, elle va attendre d’en reconnaître un des deux pour dire le bon prénom. Ce sera son petit secret et ce ne sera pas le premier. Elle annonce un « Philippe ? » peu convaincu, pas de réponse. Elle sent son corps se déplacer en même temps qu’on lui fait faire la toupie. S’ils veulent la faire vomir avant d’avoir trouvé le lauréat, ils n’ont qu’à continuer ! Mais le mouvement s’arrête et elle est gentiment invitée à palper de nouveau du bijou de famille. Cette fois-ci, aucun doute : c’est Pierre ou Simon. Il n’y a qu’eux pour en avoir d’aussi grosses, d’aussi lourdes et douces à la fois. De vraies roubignoles de gros baiseurs, habituées à offrir du débit à toute heure du jour et de la nuit, rasées de près pour offrir un maximum de possibilités. Du matériel de pro. Il s’agit de ne pas se tromper, cette fois… Elle tend l’autre main pour apprécier les tailles respectives. Si la gauche est légèrement plus basse que la droite, c’est Pierre ; mais si c’est la droite la plus basse, c’est Paul, et Paul n’est prévu qu’en toute fin de fête et encore… Gisèle n’est pas certaine de vouloir se donner à lui ce soir. Non pas qu’il soit un mauvais amant, bien au contraire. Le problème avec Paul, c’est sa perfection à tout point de vue et malgré les jeux à plusieurs, malgré les rencontres parfois intenses avec d’autres amants tout aussi performants, la jeune femme l’a, comme on dit, « dans la peau ». Quel paradoxe incroyable d’aimer un homme et de se réfugier dans les bras des autres à seule fin de se préserver d’une faiblesse bien périlleuse… C’est pourquoi débuter les festivités avec lui la condamnerait à un ennui certain avec ses autres complices du soir et ça, elle ne le souhaite pas. Elle se concentre. Il lui semble que ses mains sont à la même hauteur, mais comment en être vraiment certaine ? Elle ferme les yeux sous le bandeau. Elle repense à sa dernière partie de jambes en l’air avec Simon ; c’était mémorable. Cet homme allie endurance, souplesse et savoir-faire ; il sait interpréter chacun des gémissements de sa partenaire et devine aux simples crispations de sa bouche s’il doit aller plus loin ou la laisser souffler un moment. Un homme si généreux de sa personne, capable de partager avec le plus grand nombre les dons qui lui ont été donnés, ne peut qu’être un homme d’exception. À journée exceptionnelle, homme sensationnel : c’est lui qu’elle veut. Elle prononce alors d’une voix claire : – Simon ! Aussitôt, un rire puissant envahit la pièce. Elle sourit de satisfaction et, tandis qu’elle sent le souffle chaud de son premier amant du soir remonter le long de ses cuisses, elle entend Paul grogner : – Je vais me servir un verre…
® Harlequin HQN est une marque déposée par Harlequin S.A. © 2015 Harlequin S.A. Conception graphique : Tangui Morin © ArtemFurman.com / Artem Furman - Fotolia ISBN 9782280301770
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