Séduisants mensonges

Séduisants mensonges

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Français
379 pages

Description

Elle…
Sloane Locke a toujours mené une vie isolée. Cependant, son passé lui permet de comprendre pourquoi ses frères et son père veulent à tout prix la protéger. Elle l’a accepté pendant vingt longues années, mais ce temps est révolu. Sloane, qui est une fille qui ne fait jamais de promesses, a conclu
un pacte avec elle-même pour changer la situation à partir de son vingt et unième anniversaire. Quand minuit sonne, Sloane s’apprête à déployer ses ailes et enfreindre quelques règles.
Lui…
Tatoueur de talent, Hemi Spencer possède de nombreuses autres qualités, mais se contrôler n’en a jamais fait partie. Il n’a jamais dû le faire. Il a vécu une vie sans conséquence pendant une éternité.
Jusqu’à ce qu’une tragédie survienne. Maintenant, il contrôle tout. Il a une mission et il ne laissera rien ni personne se mettre en travers de son chemin.
Eux…
Rien dans leur vie n’aurait pu préparer Sloane et Hemi à ce qu’ils allaient trouver l’un chez l’autre : la distraction, l’obsession, l’amour et la possession. Une chose leur échappe : un futur. Aucun d’eux n’est complètement honnête. Et ils découvriront bientôt que ce sont les détails qui posent
problème. Les détails et les mensonges.

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Date de parution 20 juillet 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782897865023
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Copyright © 2013 M. Leighton Titre original anglais : All The Pretty Lies Copyright © 2018 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée avec l’accord de Trident Media Group. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Traduction : Émilie Hendrick-Hallet (CPRL) Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux Conception de la couverture : Conrado Photo de la couverture : © ShutterStock Montage de la couverture : Martin Gratton Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89786-500-9 ISBN PDF numérique 978-2-89786-501-6 ISBN ePub 978-2-89786-502-3 Première impression : 2018 Dépôt légal : 2018 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives nationales du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
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Vis chaque jour comme si c’était le dernier. Demain n’est pas garanti.
Ne te vante pas de ce que sera demain, car tu ignores ce qui se produira aujourd’hui. — Proverbes 27 :1
Chapitre 1
Sloane
h mon Dieu, je n’arrive pas à croire que tu vas vra iment le faire, s’exclame ma Omeilleure amie Sarah alors que j’ouvre la porte vit rée menant au salon de tatouage. Bien sûr, je ne le lui avouerais jamais, mais un fr isson me parcourt l’échine quand je franchis le seuil. Je n’ai encore jamais mis les pieds dans un salon de tatouage, de sorte que j’ignore à quoi ressemblent les autres, m ais celui-ci est plutôt impressionnant. La musique est assourdissante, le c omptoir est noir et tous les accessoires visibles sont chromés. J’avale la boule qui s’est formée dans ma gorge et me force à avancer. Le fait que l’endroit, La Tache d’encre, soit chaud ement recommandé me rassure. Je comprends aisément les raisons en observant les fantastiques œuvres d’art qui couvrent les murs. Quelqu’un déborde de talent ! — Es-tu sûre de vouloir faire ça, Sloane ? Ton père va te botter les fesses s’il le découvre, continue Sarah. Quand je m’arrête brusquement pour la regarder, ell e passe près de me foncer dessus. — Merde ! s’exclame-t-elle en s’arrêtant avant le c hoc. Elle était également occupée à admirer les murs. — Premièrement, mon père ne peut pas me botter les fesses. À partir de… Je regarde l’intérieur du salon éclairé par des néo ns à la recherche d’une horloge. Celle que je découvre, en forme de crâne, a des tib ias croisés à la place des aiguilles. Je plisse les yeux pour lire l’heure. — Depuis sept minutes, j’échappe officiellement au contrôle des hommes Locke entêtés. Et ceci est mon premier acte d’indépendanc e. — Tu veux dire de rébellion, s’esclaffe Sarah. — C’est de la sémantique, dis-je en secouant la mai n. Peu importe, je vais me faire faire ce fameux tatouage, et personne ne va m’arrêter. — Es-tu sûre que c’est… sécuritaire ? Je veux dire… Je peux voir l’inquiétude dans ses yeux et je l’aim e encore plus. Je lui offre mon plus doux sourire. — Tout va bien, Sarah. Honnêtement. Je lui offre un dernier signe de tête rassurant ava nt de me diriger vers le comptoir noir lustré, puis j’appuie sur la sonnette pour obtenir de l’aide. Pendant que nous attendons l’arrivée de quelqu’un, je longe les murs de la pièce en admirant les esquisses affichées. Artiste dans l’âm e, je suis capable d’admirer l’œil et le talent se cachant derrière les dessins au fusain . Une voix grave m’interrompt dans mon examen. — Puis-je vous aider ? Je me tourne vers la voix, prête à expliquer ce que je veux, mais les mots restent prisonniers de ma gorge. Aucune œuvre d’art accroch ée au mur ne se compare à celle que j’ai devant moi. Je vois ses traits en éclats lumineux, comme des fe ux stroboscopiques frappant le fond de mes yeux. Des traits anguleux et masculins semblant taillés dans la pierre :
sourcils en oblique, yeux étincelants, pommettes sa illantes, bouche ciselée. Et c’est sur cette bouche que je me concentre lorsque les lè vres esquissent un sourire. Je le dévisage. Je le sais, et lui aussi. — Tu vois quelque chose qui te plaît ? Je lève les yeux vers les siens. Ils sont sombres e t taquins, et je rougis. — Non, dis-je automatiquement. Lorsque je le vois hausser un sourcil percé, je com prends l’impression pouvant être donnée par ma réponse. — Je veux dire, je sais déjà ce que je veux. Il hausse l’autre sourcil, et je sens mes joues rou gir. Elles sont probablement aussi rouges que des écrevisses en ce moment. — J’aime les femmes qui savent ce qu’elles veulent. J’ouvre la bouche. Dans ma vie, personne ne m’a dra guée. Tous les hommes que j’ai connus étaient terrifiés par ma famille ; alor s j’ignore comment réagir à une telle répartie… Sauf en rougissant, à mon grand désarroi. Merde ! Visiblement amusé par mon trouble, il rit. Le son e st aussi doux que de la soie noire glissant doucement sur ma peau. Je rougis encore plus. J’ai honnêtement peur d’imag iner ce à quoi je dois ressembler en ce moment. Je ne sais pas quoi faire, à part détourner les yeux, ce que je fais. Je baisse les yeux, quittant les siens pou r fouiller dans mon sac à la recherche de mon esquisse. J’inspire profondément, utilisant ce moment pour me ressaisir ne serait-ce qu’un peu. Lorsque je trouve le morceau d e papier que je cherchais, je m’approche de l’homme sans parler et lui tends le c arré plié. Il le prend, nos yeux se rencontrant pendant une fr action de seconde, puis il tourne son attention vers le papier. Je le regarde le dépl ier et l’étudier un instant avant de s’apercevoir qu’il est à l’envers. Après l’avoir re tourné, il l’approche de son visage pour mieux l’examiner. Le plafonnier éclaire directement son visage, cacha nt presque toute son expression. Ses longs et épais cils obscurcissent s es yeux, et ses sourcils sont froncés, signe de concentration. J’attends patiemme nt qu’il finisse. Après un simple hochement de tête, il lève les yeux , et son regard s’arrête sur le mien. À l’autre bout de la pièce, je ne pouvais pas voir la couleur de ses yeux ; je savais seulement qu’ils étaient sombres et attirant s. Maintenant, je les vois clairement. Leur bleu est le plus profond que j’aie vu de ma vi e. Son regard semble me transpercer comme de l’acier, me coupant le souffle. — C’est réussi. Qui l’a dessiné ? Mon cœur se gonfle et bat la chamade dans ma poitri ne. — Moi. Pendant un moment, je vois l’admiration traverser s on visage, mais elle disparaît rapidement quand il me bombarde de questions. — Est-il à l’échelle ? Est-ce que ce sont les coule urs que vous voulez utiliser ? me demande-t-il en se tournant pour se diriger vers le comptoir brillant. En passant, je m’appelle Hemi. Hemi. Quel nom étrange. — Hemi ? Ce n’est pas un truc sur un moteur ? dis-je. Quand il me regarde, j’ai de nouveau l’impression q u’il est amusé. — Quelque chose du genre.
Hemi. Comme un gros moteur. Je n’ai pas de mal à le croire. Il semble rapide. Et puissant. — Je m’appelle Sloane. Et oui, le dessin est à l’éc helle et dans les couleurs que j’aimerais utiliser. Hemi hoche de nouveau la tête en se glissant derriè re le comptoir. Il tend la main sous celui-ci à la recherche de feuilles. — Et où le voulez-vous ? J’ignore pourquoi je rougis de nouveau, mais c’est le cas. — Euh, j’aimerais avoir la coquille d’huître à moit ié ouverte sur ma hanche droite, vers l’arrière, et je voudrais que les papillons so rtent de celle-ci et volent le long de mes flancs. Un peu vers l’avant. Il hoche toujours la tête, mais maintenant il fronc e aussi les sourcils. — Hmm, murmure-t-il. Remplissons ces formulaires, e t ensuite je vous amènerai à l’arrière pour regarder ça. Je n’ai pas d’autre cli ent pour le moment. — D’ac… D’accord. Hemi m’explique ce que je signe : dispense, décharg e et consentement pour le tatouage. C’est leur façon de dire : « Si nous écho uons, eh bien tant pis ! Vous avez plus de 18 ans et vous nous avez donné la permissio n de marquer votre corps de façon permanente. Si vous n’aimez pas le résultat, dommage. Merci et bonne journée. » Je n’hésite quand même pas avant de sign er. Je sais ce que je fais. J’ai ressenti un léger frisson en entrant, mais maintena nt, après avoir rencontré Hemi, je me sens entre de bonnes mains. Des mains chaudes, c ompétentes. Ou alors je suis simplement envoûtée. Peu importe, je signe rapidement. J’ai hâte d’être à la prochaine étape. Je glisse les papiers vers Hemi et dépose le stylo. Il prend les formulaires, en fait une pile parfaite et les met de côté avant de lever les yeux vers moi. — Prête ? demande-t-il. Il l’ignore peut-être, mais cette question revêt un e énorme importance, ne s’appliquant pas seulement au tatouage. Tout comme ma réponse. — Oui, dis-je en hochant fermement la tête. Il fait un signe de tête vers la porte d’où il est sorti. — Alors, allons-y. Il se dirige vers la pièce suivante, et je me tourn e pour serrer la main de Sarah. Je sens une résistance. — Non, non, non ! Tu ne vas pas me traîner là-dedan s. Je vais m’évanouir à coup sûr. — Quoi ?Jevais me faire piquer des millions de fois par une aiguille. Pourquoi est-ce quetuperdrais connaissance ? — La compassion. Voilà pourquoi. Je penche la tête sur le côté. — Sarah, ne sois pas ridicule. Je veux que tu vienn es avec moi pendant que je le fais. Elle tourne la main pour se libérer de mon emprise. — Je t’adore, Sloane, mais ce plancher est probable ment l’endroit parfait pour attraper une hépatite.Tuvas être dans la chaise.Moi, non. Si je tombe, ce sera la tête la première dans le sang d’une autre personne. Alors merci, mais non merci. — Sarah, il n’y a pas de sang par terre. Ce n’est p as comme ça. — Comment le sais-tu ? C’est le premier salon de ta touage dans lequel tu entres.
— Et alors ? Regarde cet endroit. Il est immaculé. Ilsentmême le propre, et tu sais que ça doit être difficile avec les gens ivres et m alodorants qui doivent entrer. — Tu me donnes justement raison. Non. Pas question. Je vais t’attendre juste… Juste ici, dit-elle en reculant vers l’une des chai ses en cuir et en chrome alignées sur une petite partie du mur. — D’accord. Manque ce moment important de ma vie. Ç a ne fait rien. Je t’aime quand même. Je pousse le soupir le plus fort possible avant de me tourner vers la porte. Hemi a déjà disparu dans l’autre pièce ; j’avance donc len tement. J’entends un grognement de frustration derrière moi . — D’accord. Ce mot est suivi par le martèlement de souliers à s emelle compensée se dirigeant lourdement vers moi. — Je le jure devant Dieu, si je m’évanouis et que j ’attrape une sorte de champignon sur le visage, tu vas payer tous mes frais médicaux et les chirurgies plastiques nécessaires. Je lui offre un large sourire et glisse mon bras so us le sien quand elle s’arrête à côté de moi. — Je ne laisserai pas ton visage toucher le sol. Promis. — Tu ne promets pas. Tu ne le fais jamais, remarque Sarah en me regardant d’un air sceptique lorsque nous entrons dans l’autre piè ce. — Non, je ne fais simplement aucune promesse que je ne peux pas honorer. Celle-ci, je peux l’honorer. Nous nous arrêtons pour observer la pièce. Deux aut res personnes sont en train de se faire tatouer. Elles lèvent la tête. Elles ne se mblent pas se faire torturer. En fait, l’une d’elles semble même sur le point de s’endormi r… Ou elle est ivre. Je me sens en tout cas soudain un peu plus à l’aise par rapport à la douleur que je vais subir. Je tire Sarah vers l’avant, et nous traversons la p ièce. Les plafonniers sont brillants, mais ils sont placés stratégiquement au-dessus des trois chaises inclinables, donnant au reste de l’espace un aspect tamisé intime. Je me dirige vers Hemi, qui est debout à côté d’un petit compartiment contre le mur arrière. L’endroit inclut une petite armoire surmon tée d’un miroir, une sorte de chariot et une chaise de tatouage vide. Je commence à m’installer, mais il m’arrête. — Attends. Avant de t’asseoir, montre-moi l’endroit précis où tu veux avoir la coquille d’huître. Selon la position, tu vas devoir te mettre sur le ventre ou sur le côté. Je me sens de nouveau rougir. Je tourne la hanche d roite vers Hemi et indique l’endroit où je désire avoir la coquille. — Ici. Il s’accroupit à côté de moi, tend la main et soulè ve le bas de mon caraco avant de monter les doigts le long de mes flancs. — Et les papillons vont monter ici ? Des frissons suivent ses doigts chauds, et je me mo rds la lèvre. Quand il lève ses yeux bleus incroyables vers moi, je hoche la tête. — D’accord, commençons sur le ventre, dit-il en app uyant sur une pédale par terre. Celle-ci fait lever l’arrière de la chaise et baiss er l’avant, la rendant assez plate pour se coucher. — Grimpe là-dessus et détache ton short, dit-il non chalamment. — Pardon ?

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