Sex Market

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Attention, cette lecture est réservée à un public majeur et averti.


Une jeune femme sur le continent asiatique pense se construire un bel avenir pour échapper à la misère. Elle sait que pour y arriver, elle devra vendre son corps, mais elle ne veut pas vieillir pauvre et malade. Son rêve, se faire épouser par un Occidental. Le cynisme des hommes sèmera d’embûches ce long parcours vers une nouvelle vie.


Sumalee la Thaïlandaise va se battre pour conquérir le droit de vivre en femme libre. La marchandisation des femmes est une réalité que personne n’ignore, mais reste un sujet tabou pour les bien-pensants que nous sommes.


Avec son corps comme seule arme, elle va tenter de briser l’armure d’hommes avides d’exotisme sexuel. Une femme, un destin semé de souffrances.



Une histoire tirée de faits réels, mais une histoire romancée. La pauvreté reste une aubaine pour les prédateurs.

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EAN13 9791034807741
Langue Français

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Sex Market
Khunlung Sex Market Couverture :Maïka Publié dans laCollection Indécente, Dirigée parEva Adams
©Evidence Editions2018
Avertissement
Texte réservé à un public majeur et averti
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Chapitre 1 À 9 600 kilomètres de la France se trouve la ville de Pattaya. Cité, appelée aussiPussy City.Des centaines de milliers de touristes se pressent continuellement, fraîchement débarqués de gros porteurs qui atterrissaient quotidiennement à Bangkok. Des vols en provenance du monde entier. Il existe d’autres endroits pour faire du tourisme, mais ceux qui se rendent dans cette ville, eux, viennent pour le sexe exclusivement. Il est impossible de savoir combien de *lles, de garçons et de travestis vivent et travaillent à Pattaya. La plupart des *lles qui y travaillent se prostituent ce qui n’est pas le cas de la majorité des aïlandaises qui sont sérieuses et très prudes. Sumalee est une de ces travailleuses du sexe. Elle était usée par le métier et presque aussi pauvre qu’à ses débuts. Il était plus de 13 heures et la fille n’avait rien mangé depuis le matin. À défaut de se remplir le ventre de riz, Sumalee se nourrissait, parfois, de semence humaine. Sumalee était hôtesse dans unBlow Job-Bar,de Pattaya. Chaque jour, de midi à 2 heures du matin, elle devait sucer la verge des clients qui se pressaient dans cet établissement d’un genre spécial. Elle partageait ce labeur avec huit autres filles. À tour de rôle, elles accueillaient avec le sourire les visiteurs. L’établissement portait le nom prédestiné deThe Pump Station-Bar,surSoi Post-Office. Sumalee avait 31 ans et ce type de bar lui orait une dernière possibilité d’exercer son métier de travailleuse du sexe avant de retourner à Sukhothai, son village d’origine dans le nord de la Thaïlande. Comme elle, 75 % des *lles qui exerçaient les métiers du sexe venaient de la campagne. Elle ne parlait presque pas un seul mot d’anglais avant de commencer dans ce métier, les *lles des champs avaient appris les quelques mots nécessaires à l’exercice de leur nouvelle occupation. Une dizaine de mots su>saient à faire comprendre aux clients de façon explicite qu’ils pouvaient tout obtenir à condition de payer. Pour cette ex-paysanne, c’était sa dernière chance de gagner «e Big Money »et de revenir élever son fils de quinze ans, une erreur de jeunesse, qui était resté avec la famille au village. Cet enfant était le fruit d’un mauvais conte de fées du passé lorsqu’elle s’était entichée d’un homme marié pourtant réputé pour ses nombreuses conquêtes féminines. Il était riche et Sumalee pensait naïvement qu’il l’aimait alors que lui ne recherchait qu’un plaisir éphémère avec une jeune *lle de seize ans. Dès qu’elle avoua sa grossesse, il menaça Sumalee des pires malheurs si elle disait que c’était lui le père. Nonobstant ces menaces, elle se con*a à sa mère qui lui expliqua que de pauvres paysans, comme eux, ne pouvaient rien faire ou dire contre une famille aussi riche que celle de cet homme. Elle proposa à sa *lle d’avorter, mais, par esprit de rébellion devant la lâcheté de sa mère, Sumalee décida de garder l’enfant. Un client poussa la porte duPump Station Bar. Sumalee se leva et partit à la rencontre d’un gros Australien en vacances dans la région. Contrairement à d’autres établissements, du même genre, où la fellation se pratique uniquement sous le comptoir pendant que le client déguste tranquillement son verre, lePump Station-Bardisposait de quelques petites cabines où les *lles besognaient l’amateur de gâterie buccale dans une position plus confortable et surtout plus discrète. AuBliss Lounge,sur la 3e rue où elle exerçait auparavant, il y avait même de minuscules
chambres à l’étage. L’Australien, la soixantaine bien sonnée, s’épongea le front en soupirant. Il s’adressa à la tenancière, appeléeMamasanle pays, qui trônait derrière l’immense caisse dans enregistreuse. Elle parlait parfaitement anglais, et chose étonnante également, le français. « How much is it ? — Seven hundred », répondit la femme d’une quarantaine d’années. Dans ce genre d’endroit, le dialogue est réduit à son strict minimum. Implicitement, tout est déjà codi*é entre les clients et les tenanciers. Tu donnes ton argent et je te donne une fille ou un garçon. Natnarine, 45 ans, était la Mamasan. C’était une ancienne prostituée qui après sa carrière n’avait pas désiré rejoindre Isaan, sa région natale. Un colonel de l’armée thaïlandaise avait acheté ce bar, mais pour ne pas s’attirer les foudres de l’administration, il lui avait proposé la gérance de l’établissement. Les *lms occidentaux montraient les Mamasan en vieilles mères-maquerelles alors que la profession s’était rajeunie depuis fort longtemps. Son rôle consistait à gérer les *lles et la caisse. Les jeunes employées devaient la respecter. Elle avait pour rôle également de recruter de nouvelles *lles pour renouveler le cheptel, car les habitués aimaient la chair fraîche. Hélas ! celles qui venaient chercher fortune dans ce genre de bar avaient bien souvent laissé leur beauté et leur jeunesse sur laWalking Street, la rue de toutes les débauches qui, à la nuit tombée, devenait piétonne. Natnarine allait écouter, parfois, ce qui se passait dans les cabines pour contrôler le bon déroulement de la prestation. La Mamasan encaissa prestement les 700 bahts et fit signe à Sumalee d’accompagner l’Australien. Elle referma prestement la caisse enregistreuse et se replongea dans son magazine de mode. « You are big and strong ! » s’exclama, faussement ravie, Sumalee en prenant la main moite de l’étranger. Ce dernier rota bruyamment en signe de remerciement avant d’ajouter : « I need one cold beer. » À peine installé dans le réduit, Martin Dundee s’aala dans un fauteuil incliné, dé*t son lourd ceinturon et *t glisser son pantalon sur ses chevilles. Il savait pourquoi il était là et ayant peur des maladies, liées à la pénétration, il préférait cette pratique pour commencer à se soulager. En réalité, il préférait cette pratique aux autres. Medic,une plateforme pétrolière au large de Songkhla dans le sud de la aïlande, il travaillait en sur rotations. Quatre semaines de travail pour quatre semaines de détente. Martin Dundee avait une femme en Australie, mais le problème était qu’elle avait le même âge que lui. Une soixantaine bien pesée. N’éprouvant plus de désir pour son épouse, Martin Dundee partageait la moitié de ses vacances entre la aïlande et le Vietnam à la recherche de plaisirs charnels avec de juvéniles autochtones. Habituée, Sumalee ne prêta pas attention et réussit à se faire orir unLady Drink,qui serait facturé le double d’une consommation normale comme le voulait la tradition dans tous les bars à hôtesses de Thaïlande. Elle ressortit de la cabine et alla chercher les boissons. Martin Dundee se toucha l’entre-jambes, et *t la moue en constatant que son sexe avait du mal à se dresser. La pilule deCialisqu’il avait ingurgitée une heure auparavant s’était noyée dans les trois litres de bière avalés depuis le matin. La suceuse était pourtant à son goût.
LeCialisavait pourtant l’avantage d’agir vite et plus longtemps que leViagra. À chaque coin de rue, les pharmacies regorgeaient de produits dopants pour les virilités défaillantes des étrangers. Sumalee posa les verres sur un petit guéridon et constata les dégâts au niveau du bas-ventre duFarang, nom donné aux Blancs par les Thaïlandais. Elle pensa aux 280 bahts qu’elle aurait pour son job et aux 40 bahts de commission, sur sa consommation Lady Drink. La saison de la mousson débutait et cela annonçait une baisse du chiffre d’affaires. Elle s’agenouilla devant l’Australien et commença machinalement à le masturber. Sumalee s’appliqua, car son but était de satisfaire le Farang dans l’espoir d’obtenir unshort time (une heure) avec lui dans une chambre crasseuse au-dessus du bar ou unlong time(une nuit) au-dehors, le plus souvent à l’hôtel. Cela n’arrivait plus très souvent, car son âge était un handicap. La verge de l’Australien prit un peu de consistances sous les caresses de Sumalee. La aïlandaise en pro*ta pour nettoyer avec une serviette parfumée la hampe de chair et elle utilisa sa deuxième main pour malaxer les testicules de son client, qui grogna de satisfaction. Helen, son épouse, avait les mains calleuses et détestait les préliminaires amoureux. Même dans sa jeunesse, un bon rapport sexuel ne devait pas dépasser trois minutes. Avec l’âge, cela ne s’était pas arrangé. Sumalee était à dix millions d’années-lumière de l’Australie et redoubla d’eorts sur les attributs de son client. Si elle plaisait à l’Australien, celui-ci pouvait la libérer en payant unbar nela Mamasan pour la à dédommager du manque à gagner quand une fille quittait son travail. En payant unbar nede 500 bahts pour unshort time(la *lle revient à son poste après une heure) ou 1 000 bahts, pour unlong time(une nuit), la Mamasan laissait partir la fille. Les hôtels de Pattaya n’étaient pas regardants comme les grands hôtels de Bangkok, où lesguest *iendly, les *lles de bar, n’étaient pas les bienvenues sauf en payant unjoiner fee, un pot-de-vin, pouvant aller jusqu’à 1000 bahts. « Where are you from ? » demanda, Sumalee, un grand, sourire aux lèvres dans le but d’entamer la conversation pour faire aboutir son plan. Son massage manuel avait produit les eets escomptés et une verge noueuse se présentait à quelques centimètres de son visage. « Where you stay ? » insista-t-elle. Sans réponse, ne sachant plus que faire pour intéresser son client, elle tenta de négocier unshort time. « You likeBoom-Boom ? » « Suck my dick! » fut sa seule réponse du pétrolier en rut. Sumalee sentit une main puissante qui guidait sa tête vers le sexe congestionné du Farang. La pilule de Cialis avait dilaté ses vaisseaux. Même au-delà de ses espérances et Martin Dundee, les yeux injectés de sang, grommela, devant la résistance que lui opposait la prostituée. « Condom ! Condom ! » cria Sumalee. Elle ne supportait plus de recevoir les giclées sirupeuses et âcres des semences dans la bouche et exigeait que ces clients se capuchonnent le sexe avant de l’engloutir. Alertée par les cris de Sumalee, Natnarine écarta le rideau et apostropha en thaï la prostituée. Martin Dundee ne comprenait pas le thaï, mais le mot « condom » revenait souvent.
Excédé, l’Australien, la queue cramoisie, se leva et il sortit un billet de 500 bahts de sa poche, et le tendit à la Mamasan, qui referma prestement le rideau. Sumalee comprit qu’elle ne pesait pas bien lourd en face d’un billet de 500 bahts et qu’elle devrait sucer sans capote et être vigilante au moment où son client se répandrait. Elle happa le gland du Farang et commença à le téter tout en serrant la base du sexe pour éviter qu’un geyser gluant vienne heurter sa luette. Certains clients jouissaient en quelques secondes, surtout quand Sumalee était en forme (Dii Jai) et qu’elle pratiquait sa spécialité, la gorge profonde. Il était di>cile de savoir combien de sexes l’avaient pénétrée, depuis qu’à l’âge de dix-sept ans, poussée, par ses parents, elle avait quitté sa province du Nord, accompagnée de sa cousineTik, qui était d’un an sa cadette, pour gagner l’argent qui ferait vivre toute la famille. «Easy money ! »disait souvent son père pour qui il n’était pas infamant de se prostituer. Ce sentiment était largement répandu dans ce pays où la prostitution existait, depuis des siècles. Pays où les femmes furent longtemps considérées comme une marchandise comme une autre du fait des arrières e pensés mercantiles de certains après l’arrivée massive des Chinois au 19 siècle. La polygamie fut interdite à la *n des années 20, mais les classes aisées avaient continué à entretenir des « grandes » et petites « épouses ». Les femmes légitimes s’en accommodaient tout en veillant à garder l’infidèle sous le toit conjugal. Le père de Sumalee n’avait pas su>samment d’argent pour entretenir plusieurs épouses, mais il allait, comme la majorité de ces concitoyens, voir les prostituées dans les maisons closes avoisinantes. Les épouses légitimes préféraient cela à l’entretien, onéreux, des maîtresses officielles de jadis. Poussées par la misère locale, Tik et Sumalee avaient plié bagage et rejoint Bangkok en bus après un périple interminable. Accueillies par une vague tante de sa mère, elles avaient été violées, à tour de rôle, par le second mari de cette dernière avant de se retrouver serveuses dans un restaurant chinois ou les riches marchands avaient leurs habitudes. Les Chinois avaient fait fortune en aïlande dans le commerce et ne se mélangeaient que rarement avec les autres Asiatiques. L’Australien grogna et Sumalee eut à peine le temps d’écarter son visage avant qu’un jet puissant de liquide chaud n’asperge son chemisier. Souant comme le bue qu’elle côtoyait naguère dans la ferme familiale, le Farang laissa échapper une flatulence, sans complexes à quelques centimètres d’elle. L’odeur mit un terme aux beaux rêves deshort timede la Thaïlandaise qui regagna le bar. Martin Dundee, satisfait d’avoir rompu avec la chasteté imposée par son séjour oshore, s’essuya rapidement le sexe avec une serviette parfumée et se rajusta avec difficulté. Son érection n’avait pas baissé d’intensité. Il projetait de se rendre dans unGo-Go barpour lever une autre *lle. Il véri*a qu’il avait bien dans son sac son gel lubrifiant et ses capotes qui s’achetaient partout. Le gel était indispensable, car les *lles n’éprouvant aucun désir, sauf celui de gagner de l’argent, souraient toutes de sécheresse vaginale. La coutume voulait qu’un client satisfait laisse un pourboire (tip) à la fille qui l’avait soulagé. Apparemment, Martin Dundee ne connaissait pas les bonnes manières locales et *la après avoir réglé ses consommations.

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