Trompe l'ennui 1.1

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24 pages
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Description

Episode 1.1 :

Du jour au lendemain, six de mes collègues et moi-même nous retrouvons transformés en vampires par un Dieu qui ne sait pas comment meubler sa longue existence.

Dévorés par une faim de sang et de sexe insatiable, nous devons en plus faire face à trois épreuves concoctées par notre tortionnaire.


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Date de parution 24 février 2014
Nombre de visites sur la page 71
EAN13 9782365405225
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Trompe l’ennui 1.1 Jeu vampirique De Suzanne Williams
Tous droits réservés, y compris droit de reproducti on totale ou partielle, sous toutes formes. ©2014Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com ISBN : 978-2-36540-522-5
~ Prologue ~
Le Dieu
L’Éternité, c’est le concept opposé à celui de la date de péremption.
Observer les humains avait toujours été mon passe-t emps préféré jusqu’à ce que la technologie vienne gâcher leur mode de vie. J’avais vu leurs habitations évoluer, leurs us et coutumes se formaliser, leurs régimes alimentaires changer… Et comme dans un panier de fruits, l’un d’eux s’éta it gâté et il avait contaminé tous les autres jusqu’à en arriver au résultat que nous connaissons. Sur quelques points, je comprenais que cette transformation soit nécessaire. Les humains n’étaient à la base que des primates dépour vus d’organisation. Mais d’autres étapes de leur évolution restaient une énigme. Je me demandais toujours comment ils avaient pu délaisser la viande juteuse et parfumée des animaux cuite sur le feu pour leurs hamburgers qui les détruisaie nt. Ou encore comment ils pouvaient mettre en place une institution légale av ec en parallèle un système de corruption équivalent... C’était à n’y rien compren dre lorsque l’on grattait la surface de leur soi-disant logique. Le temps de la guerre de Troie me sembla bien lointain tout d’un coup ! En fouillant le monde avec mon esprit, je repérai u n petit groupe d’humains dont certains s’ennuyaient prodigieusement. Je savais re connaître un sentiment que je fréquentais assidûment depuis quelques siècles. Ça datait du moment où les humains s’étaient détournés de nous. Ils ne se souv iendraient même pas de nos exploits s’ils n’étaient pas notés dans leurs livres d’histoire. Notre vie était devenue tellement insipide… J’avais besoin de distraction ! Depuis quelque temps, une idée me trottait dans la tête et je comptais bien la mettre à exécution.
~ Chapitre 1 ~
Lucie De l’ennui naquit l’imagination d’un Dieu. L’air quitta mes poumons assez bruyamment pour que la personne assise à côté de moi s’en aperçoive. Un sourire compatissant appa rut sur le visage de Louis. Je n’étais pas la seule à trouver le temps long. Voilà une heure que ça avait commencé et nous en étions toujours au même stade. Petite explication au sujet de cette réunion mortelle où l’objet invoqué pour tous nous faire rappliquer avait été assez flou pour qu’ on accepte sans poser de question : « Base de lancement de la nouvelle gamme de glacières. ».
Deux équipes s’affrontaient. Équipe 1 : le service marketing qui défendait ses idées audacieuses pour se distinguer sur le marché. Équipe 2 : le service commercial qui montrait les dents dès que l’une des propositions de l’équipe 1 ne collait pas à ce qu’ils avaient imaginé. Et en retr ait, il y avait moi, qui travaillais à la diffusion de nos produits sur le Net, histoire d’augmenter les ventes et de nous faire connaître. La boîte pour laquelle nous travaillions produisait et distribuait des produits divers et variés, du moment qu’ils étaient tendance ou de saison. Et pour que tout ceci fonctionne, nous étions plus de cent cinquante employés à trimer tous les jours de la semaine. En jetant un coup d’œil à la ronde, je me demandai sérieusement ce que je foutais ici, je n’avais même pas mon mot à dire à ce stade des négociations. — Qu’en dis-tu, Lucie ? me demanda Carl pour contredire ma pensée. C’était le responsable du service marketing. Grand, bronzé et avec une tignasse blonde décolorée, il avait le physique type du surf eur. Ça lui valait pas mal d’attention de la gent féminine. Sans compter que c ’était un dragueur limite professionnel. Il était venu avec deux de ses infographistes : Lyn da et Mélissa. Carl n’avait dans son service que des femmes, et pas des moches. Je jetai un coup d’œil à l’écran qui présentait une farandole de pingouins autour des fameuses glacières au design coloré très surpre nant. — Ça fait très… rafraîchissant ? tentai-je. — Rafraîchissant ? Ces pingouins ont des tronches d e psychopathe ! répliqua vivement Mathias. Lui, c’était le directeur commercial et l’opposé physique de Carl. Il était brun, bien musclé sous son costume et il avait un regard brillant d’intelligence. Il était venu avec Louis et Maximilien, ses deux meilleurs commerciaux. — C’est justement là que réside la nouveauté et l’a udace, il nous faut autre chose que des flocons de neige pour nous différencier, rétorqua Carl. — La qualité du produit devrait suffire, trancha Maximilien. Et c’était reparti ! À croire qu’ils n’étaient jama is d’accord ces deux-là. Je jetai discrètement un coup d’œil à ma montre. Il était pl us de six heures et demie. À cause de ce traquenard, nous devions être les derniers encore dans les locaux. Et un vendredi soir en plus ! Comme si la semaine n’av ait pas été assez difficile comme ça. — Et pourquoi pas des Esquimaux ? lança Mélissa ave c un sourire aguicheur à l’attention de Mathias. Comme si ça pouvait le faire changer d’avis… Rembal le tes quenottes à faire rêver la petite souris, chérie, avec lui ça ne sert à rien. Un tremblement de terre stoppa Mathias dans sa répo nse. Un tremblement de terre ? Il n’y avait jamais de ça chez nous ! Une fois la frayeur passée, nos regards convergèren t vers un inconnu. Il était installé sur une chaise tout au bout de la table, juste sous l’écran où les images de pingouins continuaient de défiler gaiement. Mon cerveau analysa la situation à sa manière. Tout d’abord en se demandant comment ce type était arrivé là, puis en bloquant s ur le physique canon de ce mec.
De longs cheveux bruns astucieusement tressés, un r egard d’un marron si intense que j’aurais juré qu’il contenait des pépites rouges, un sourire de pub de dentifrice entouré par des lèvres faites pour embra sser. Et son corps, bon Dieu ce corps ! Tout en muscle, moulé pour le bas dans un p antalon en cuir et pour le haut par un tee-shirt rouge à manches longues. Un seul mot me venait à l’esprit : miam ! Ah oui, j’oubliais, le tout emballé dans un charism e et une assurance qui écrasaient tout autour de lui à des kilomètres à la ronde. — Comment êtes-vous entré ici ? demanda Carl en brisant le silence qui s’était installé. Excellente question, cet Adonis n’était pas apparu juste comme ça. Les accès principaux étaient sécurisés et la salle de réunion fermée, on aurait entendu toquer ou vu la porte s’ouvrir. Il parcourut la petite salle du regard et quand il rencontra le mien je fusionnai avec le dossier de ma chaise. Je restai paralysée j usqu’à ce qu’il décide de me libérer de ses prunelles...