Trompe l'ennui 1.2

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26 pages
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Episode 1.2 :

Depuis notre transformation, chacun s'était plus ou moins adapté à sa nouvelle condition. Le premier défi était derrière nous, il en restait encore deux ! Ce qui me tracassait, c'est que ça avait été trop facile... Je le sentais, le Dieu nous attendait au tournant.


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Date de parution 10 mars 2014
Nombre de visites sur la page 65
EAN13 9782365405249
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Trompe l’ennui 1.2 Jeu vampirique De Suzanne Williams
Tous droits réservés, y compris droit de reproducti on totale ou partielle, sous toutes formes. ©2014Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com ISBN : 978-2-36540-524-9
~ Chapitre 9 ~
Lucie
Association des vampires sans amis bonjour !
Je quittai l’hôpital avec une pointe au cœur. J’ava is vu mon frère réveillé et je regrettais presque qu’il ne dorme pas à longueur de temps tant la douleur qui le tenaillait était forte. Et lorsqu’il m’avait dit su r le ton forcé de la plaisanterie que la mort se faisait désirer, j’avais fait de mon mieux pour garder une contenance, mais cela avait été difficile et je sais que je ne l’avais pas trompé. Je ravalai mes larmes dans le métro et me forçai à penser à autre chose. Il ne fallait pas que je me morfonde sinon il refuserait que je vienne le voir. Mes pensées s’orientèrent naturellement vers mon au tre préoccupation du moment : ma condition de vampire, et surtout le fam eux premier défi que nous avions relevé. Je ne comprenais pas en quoi nous fa ire nous pavaner dans une boîte gothique était un défi. Le plus gros risque q ue nous ayons couru avait été de vider les humains de leur sang. Et nous étions parv enus à n’en tuer aucun, nous avions évité la prison. Je trouvais bizarre qu’un D ieu nous fasse simplement prendre le risque de nous retrouver derrière les ve rrous. Je ne minimisais pas ce risque, mais je trouvais cela tout de même léger pa r rapport au fait de nous transformer en vampires. Cette pensée me poursuivit jusque chez moi, tout ça n’était pas cohérent. Et mon cerveau carbura jusqu’à ce que l’on sonne à ma porte. — Salut, me lança James. — Euh… salut, répondis-je. Comment t’as eu mon adresse ? Après la boîte gothique, nous étions tous rentrés c hez nous plus ou moins seuls, et le vampire qui ne faisait pas partie de notre groupe avait repris son chemin. — Je t’ai vue traverser la rue hier, alors je t’ai suivie. Il haussa les épaules, comme si c’était normal de s uivre les gens. — Et comme j’étais accompagnée, tu t’es dit que si tu revenais le lendemain, tu aurais des chances que je sois seule et tu pourrais me sauter bien tranquillement ! Alors que j’étais rouge de colère, un éclair amusé traversa ses prunelles bleues magnifiques. Malgré moi, mon regard navigua sur son corps élancé, pour remonter vers son beau visage bronzé et terminer dans ses ch eveux cuivrés. Une véritable gravure de mode. — Ce que tu vois te plaît ? demanda-t-il, taquin. Sa voix termina de réveiller ma libido. Je serrai les dents parce que je n’arrivais pas à lui claquer la porte au nez. — Non, tu n’es pas mon genre. Il posa les mains sur son cœur en faisant semblant d’être mortellement blessé par mes propos. — Tu es cruelle avec moi, répliqua-t-il dans un fau x sanglot. Moi qui venais simplement pour discuter avec une de mes semblables , je vois mon physique insulté et je me fais grogner dessus. Le coin de mes lèvres trembla d’un fou rire contenu. — Grogner ? réussis-je à articuler. Il leva vers moi un regard deChat Potté versionShrekj’éclatai de rire. Je et capitulai et je le laissai entrer.
— Content d’avoir réussi à te dérider ! James s’installa sur le canapé comme s’il était chez lui. — Désolée, je suis un peu à cran en ce moment. Je m’assis à l’autre bout du divan pour ne pas pren dre de risque. Ma prudence l’amusa. — Je ne mords pas… Je haussai les sourcils. — Les vampires. Je ne mords pas les autres vampires … À moins qu’ils ne me le demandent, ajouta-t-il, espiègle. Se mordre entre nous, il ne manquait plus que ça ! Ça me faisait penser… Est-ce que je devais lui proposer quelque chose par polite sse ? Un jus de tomate peut-être ? Non, je m’étais assez ridiculisée pour ce soir. — Pourquoi tu es venu me voir, moi ? — Entre les mâles agressifs et les femelles trop en chaleur pour pouvoir aligner deux mots cohérents, le choix a été rapide. — Tu veux me faire croire que deux femelles « en ch aleur », de surcroît de ton espèce, ne t’intéressent pas ? Il y avait anguille sous roche. — Je n’ai pas dit ça. Mais j’aimerais bien avoir un e discussion simple avec quelqu’un, sans devoir cacher qui je suis. — Oh... Cela ne m’avait même pas traversé l’esprit… C’était qui maintenant que l’on pouvait accuser d’avoir les idées mal placées ? — Ça fait longtemps que tu es comme ça ? lui demand ai-je pour changer de sujet. Il m’adressa un dernier regard malicieux avant de m e raconter son histoire qui n’avait rien à voir avec la nôtre. James était vamp ire depuis douze ans, il avait été transformé par une femme dont il ignorait tout. Il avait couché avec elle un soir et il s’était réveillé seul et transformé en vampire. Dep uis ça, il n’avait jamais rencontré d’autres de ses congénères jusqu’à hier soir. Je lui racontai notre histoire à mon tour, il faut dire qu’elle n’était pas banale. Et nous passâmes le reste de la soirée à discuter de tout et de rien, jusqu’à en arriver à des sujets sensibles et privés. — Et c’est pour guérir ton frère que tu comptes gagner le vœu ? — Oui, et ça ne sera que justice. Mon frère m’a… enfin… un jour… J’inspirai et je lâchai tout. — Quand j’étais petite, un homme m’a proposé des bo nbons si je l’accompagnais jusqu’à sa voiture. Ma mère discutait avec une de ses amies à la sortie de l’école, et j’ai commencé à le suivre. Il semblait gentil… Mon frère est venu voir ce que je fabriquais, l’homme n’était pas content et il lui a dit de partir, mais Jérémy a refusé et il a crié à ma mère qu’un inconn u m’emmenait avec lui. L’homme a voulu le faire taire en le frappant, mais il a résisté en criant encore plus fort. L’homme a pris la fuite. Sans lui, je ne sais pas ce qui serait arrivé, et je préfère ne pas y penser. James m’avait écouté bien sagement et le silence se prolongea. — Alors j’espère pour toi que tu gagneras, conclut- il avec une sincérité qui me
toucha. Et moi, j’espérais que le Dieu tienne sa parole et qu’il ait le pouvoir de le guérir. — Je fais tout pour. Enfin, j’essaie d’organiser ma vie pour ne pas devenir une buveuse de sang en chaleur. Je ne tue pas les humains qui me permettent de me nourrir et Louis s’occupe de mon autre faim. Ça me permet de garder la tête sur les épaules et ça me laisse toutes mes chances. Lorsque James quitta mon appartement, le soleil se levait. J’avais passé une très bonne nuit en sa compagnie et je...