Troublante Attraction

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 À la mort de ma mère, j'ai fui mon beau-père, un homme très puissant dans le milieu des chevaux. Dans ma nouvelle vie, j'ai fait la connaissance d'Alexandre, que tout le monde appelle Alex, dont je suis tombée sous le charme bien malgré moi. Alors que je pensais mener une vie tranquille, mon passé me rattrape. Je m'appelle Samantha et je vais vous raconter mon histoire.


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Date de parution 21 octobre 2013
Nombre de visites sur la page 187
EAN13 9782365404372
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Troublante
Attraction
De J.A. Curtol
Tous droits réservés, y compris droit de reproducti on totale ou partielle, sous toutes formes. ©2013Les Editions Sharon Kena
www.leseditionssharonkena.com ISBN : 978-2-36540-437-2 J’avais vingt ans la première fois que je l’avais v u. Il était beau, grand, brun et incroyablement insolent. Si j’avais su ce jour-là, j’aurais évité son regard et j’aurais quitté la pièce pour ne jamais y revenir mais je ne l’avais pas fait… – Je vois à votre CV que vous savez vous occuper d e chevaux, mademoiselle Blake. – C’est exact, je monte depuis ma plus tendre enfa nce et je suis palefrenière depuis l’âge de quatorze ans, répondis-je quelque p eu intimidée par l’homme en face de moi. Monsieur Lester était grand avec une carrure d’armo ire à glace et, bien que je sois rodée à l’exercice de l’entretien d’embauche, son air froid et sa stature avaient de quoi en impressionner plus d’un. Moi comprise. M ême assise je me sentais petite et vulnérable face à l’inquisition de ses ye ux bleus et glacés. Je le connaissais de réputation et savais que si j’avais la chance d’être embauchée je n’aurais pas le droit à l’erreur. – Bien, je ne vois pas d’objection à vous prendre à l’essai, mademoiselle. Cependant vous n’êtes pas sans savoir que les cheva ux de cet élevage ont une grande… Il fut interrompu dans son discours par le bruit de la porte s’ouvrant brusquement. Je me retournai vivement pour découvri r la personne qui s’était permis une telle entrée. – Le box de Macaron n’est pas fait ! Pourquoi n’as -tu pas encore embauché un nouveau palefrenier ? hurla le jeune homme. – Alexandre, fais-moi le plaisir de te calmer et de sortir de mon bureau ! – Ce n’est pas digne d’un si grand haras que de né gliger un cheval tel que lui ! Tu me fais honte devant mes amis, Père ! Je regardais, abasourdie, le jeune homme brun d’env iron vingt-cinq ans qui osait arborer une telle insolence vis-à-vis de son père. Jamais je ne me le serais permis, si mes parents étaient toujours en vie bien sûr. Ne se rendait-il pas compte de la chance qu’il avait ! Si mon père était encore de ce monde, je n’aurais certainement pas eu besoin de fuguer à quinze ans pour fuir mon beau-père et tuteur légal… Je sentais déjà que cet Alexandre ne serait pas mon meilleur ami, si effectivement j’obtenais le job. Cependant je ne po uvais nier qu’il était très séduisant. Il me troublait par sa simple présence m ais je n’aurais su dire si c’était sa prestance ou sa colère qui en était la cause. – Alexandre, je suis en rendez-vous ! rappela furi eusement l’homme assis en face de moi. Ce fut à cet instant qu’il posa les yeux sur moi, d es yeux d’un bleu plus sombre et profond que ceux de son père, qui me donnèrent l’impression d’être transpercée de part en part. Je me mis alors à me tortiller ner veusement sur ma chaise tandis qu’une pointe de désir montait insidieusement en mo i. Il avait le pouvoir de me liquéfier d’un simple regard, j’en étais effrayée. Je voulais baisser les yeux mais n’y
parvenais pas, j’étais comme hypnotisée par ce rega rd de saphir. Moi qui avais toujours eu confiance en moi, je me sentais à cet instant comme une adolescente vivant son premier flirt. Autrement dit, troublée e t totalement désemparée. Pourtant j’avais depuis longtemps dépassé ce stade. J’avais appris bien jeune à user de mes charmes pour obtenir un emploi ou autre chose dont je pouvais avoir besoin. – Mon fils, Alexandre, présenta son père. – Enchantée, répondis-je rapidement sans parvenir à le quitter des yeux. – Samantha Blake, notre nouvelle palefrenière, déc lara-t-il à l’intention de son fils. – Ce n’est pas trop tôt ! soupira-t-il en m’examin ant une fois de plus de la tête aux pieds. Je ne saurais dire ce qu’il pouvait penser mais il hocha la tête et me fit signe de venir. Je me retournai, cherchant l’accord de mon n ouveau patron. Il me le donna rapidement avant de prendre une communication sur s on téléphone portable. Alexandre se racla la gorge et me fit un autre signe. Je me levai et le suivis hors de la pièce. – Alors c’est toi la nouvelle, siffla-t-il en m’ob servant de nouveau, me mettant mal à l’aise. Tu as intérêt à être convaincante, vu ta petite taille, nos chevaux ne te respecteront jamais. – Je connais mon travail, grinçai-je, vexée. – Je vais te montrer les écuries et ensuite tu t’o ccuperas du box de Macaron, décida-t-il en me désignant un magnifique alezan. – Bien, répondis-je laconiquement. Je n’étais pas ravie que mon entretien avec monsieu r Lester se soit achevé de cette façon et que ce soit son fils à peine plus âgé que moi qui me donne les ordres mais je n’avais guère d’autre choix que d’obéir sans rechigner. Je fis le tour du propriétaire rapidement tout en tâchant de ne pas répondre aux provocations incessantes d’Alexandre. Il me testait, je connaissais cette méthode. Elle consistait à mesurer le calme des nouveaux arr ivants pour voir s’il saurait le garder avec un cheval paniqué. Je l’avais toujours réussi. Avant que j’aie le temps de comprendre, je me retrouvai avec une fourche dan s les bras devant le box de l’alezan. – Alexandre… commençai-je. – Alex ! hurla-t-il. Ici tout le monde m’appelle Alex. – Je suis désolée, Alex, soufflai-je, dépitée. Mais vous ne m’avez pas indiqué où se situe la brouette et le reste du matériel. – Première porte à droite, Samantha, soupira-t-il comme s’il s’agissait d’une évidence. – Merci. Il s’éloigna et je me rendis compte que j’avais ces sé de respirer tout au long de notre échange. Voilà qui promettait, ce type était vraiment insupportable bien que très séduisant. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir une attirance pour lui. Je repris mon souffle et entrai dans le box. Macaron s ’avéra être un animal très calme et attentif alors que je lui parlais. Je m’occupai ainsi de la majeure partie de l’écurie et à mon grand soulagement aucun des chevaux ne ten ta de tester mon autorité. J’avais un don avec eux depuis l’enfance, il me suffisait de leur adresser la parole
pour arriver à les calmer ou à les approcher. Alors que je sortais du dernier box avec ma brouette, je croisai Alexandre. – Tu tombes bien, toi ! Je te cherchais ! – Que puis-je pour vous ? demandé-je en ravalant m a fierté qui voulait que je l’ignore. – Selle-moi Macaron, je vais sauter un peu. – Vous ne pouvez pas le faire vous-même ? J’ai du travail ! Ne pus-je m’empêcher de rétorquer. – Obéis ! Ici, c’est moi qui donne les ordres ! – Bien, soupirai-je, résignée. Je m’excuse, je n’a urais pas dû réagir ainsi, ajoutai-je, blessée. Rejoignant le box de l’animal avec tout le nécessai re pour le préparer à être monté, j’entrepris de le panser sous le regard inquisiteur de son propriétaire… Alors que je me penchais pour prendre la selle, Ale xandre eut l’audace de poser une de ses mains sur ma fesse gauche. Le contact me fit frissonner et une vague de désir me submergea mais j’essayai de ne pas y pr endre garde. Je me retournai et le giflai violemment sans réfléchir. – Je ne vous permets pas ! hurlai-je, ameutant une partie des employés présents dans cette partie de l’écurie. – Sam, Sam, Sam… soupira-t-il. – Samantha ! rectifiai-je aussitôt. Mais où diable se croyait-il celui-là ! Cette première journée n’était vraiment pas terrible. Pour éviter tout esclandre supplémentaire , je sellai rapidement Macaron et le confiai à son propriétaire avant de m’éloigner. Plus tard, alors que j’avais fini mon travail en av ance, je m’installai dans les tribunes du manège pour regarder les cavaliers trav ailler avec leur monture. Les voir me faisait autant de bien que de mal. En effet , je n’avais pas pu monter à cheval depuis des mois et cela me manquait. Bien que j’essayais de ne pas me préoccuper d’Alexa ndre et Macaron, mon regard revenait toujours à lui. Il avait la même prestance à cheval qu’à pied. Autant dire que le regarder monter était un régal pour les yeux ! Quand il passa à ma hauteur, je pus constater qu’il avait remarqué ma p résence car il m’adressa un clin d’œil appuyé – qui ne manqua pas de déclencher une vague de désir en moi. {1} Traître de corps ! – avant de tourner pour prendre la direction d’un gros oxer . Je croisai les doigts pour que Macaron soit capable de le passer car il était bien plus haut que les précédents. À mon grand soulagement, i l y parvint sans problème, Alexandre se pencha sur l’encolure pour le féliciter. Ce geste me surprit car je ne le pensais pas affectueux avec les animaux. Peut-être allait-il remonter un peu dans mon estime… Il descendit de cheval et me fit signe de venir. Je me précipitai à travers l’écurie pour rejoindre le manège. Lorsque j’arrivai, il me tendit les rênes du cheval. – Il est exceptionnel, pas vrai ? me demanda-t-il avec un sourire. – Oui, répondis-je, encore impressionnée par le dernier saut. – Occupe-t’en bien ! Il mérite le meilleur, me déc lara-t-il avant de tourner les talons. J’avais cru un instant qu’il pouvait être agréable mais finalement non. Ce mec
serait toujours insupportable pour moi tant qu’il c onsidérerait son cheval comme une machine… *** Deux jours étaient passés depuis que j’avais vu Ale x monter son cheval. Je n’avais pas eu le temps de m’arrêter de nouveau pou r regarder les cavaliers et ça me manquait. L’attitude d’Alex ne s’était pas améliorée non plus. Ce fut morose que je montai dans ma chambre après avoir soigné Macaro n pour lui. J’observais un moment cette chambre encore inconnue que je pris le temps de détailler. Cette petite pièce rectangulaire n’était équipée que d’une kitchenette dans un coin et d’un placard dans le second. À l’exception du lit où je me trouvais le reste de la pièce était vide. La salle d’eau se trouvait sur le palier du bâtiment et était commune à tous les employés du haras. J’étais partagée entre deux sentiments lorsque je me couchais dans ma nouvelle chambre ce...