Un amour brûlant

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234 pages
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Description

As-tu déjà été en colère au point où t’étais vraiment heureux de casser des choses? Ou
tellement engourdi que t’avais l’impression d’être stoned? Les dernières années m’ont fait cet effet-là. Je passais de la furie à l’indifférence sans faire de pause. Des gens m’en voulaient, d’autres avaient peur de moi. Mais personne ne pouvait me blesser, parce que je me fiche de tout et de tout le monde. Sauf de Tate. Je l’aime tellement que je la déteste. Je déteste ne pas pouvoir la laisser aller. Avant, on était des amis, mais j’ai découvert que je ne pouvais pas lui faire confiance, ni à personne d’autre. Alors, je l’ai blessée, je l’ai repoussée. Mais j’ai encore besoin d’elle. Elle me centre, et je peux déverser toute ma colère sur elle. En l’attaquant, en la défiant, en l’intimidant — appelle ça comme tu voudras —, mais elle est ma nourriture, mon air, et la dernière partie de moi qui ressent quelque chose d’humain. Mais bon : elle est partie et elle a tout bousillé. Elle m’a quitté. Elle est allée passer un an en France, et au retour, elle était complètement différente. Maintenant, quand je la pousse, elle me repousse... et je ne sais pas trop si on restera les mêmes.

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Date de parution 26 octobre 2015
Nombre de visites sur la page 363
EAN13 9782897528331
Langue Français

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Copyright © 2013 Penelope Douglas Titre original anglais : Until You Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Penguin Group (USA) LLC. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Michel Saint-Germain Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-831-7 ISBN PDF numérique 978-2-89752-832-4 ISBN ePub 978-2-89752-833-1 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Douglas, Penelope, 1977-
[Until you. Français] Un amour brûlant (Évanescence ; tome 2) Traduction de : Until you. ISBN 978-2-89752-831-7 I. Saint-Germain, Michel, 1951- . II. Titre. III. Titre : Until you. Français. PS3604.O94U5714 2015 813’.6 C2015-941178-5
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Note de l’auteure
Je n’avais pas l’intention d’écrire ce livre. Après avoir publiéUne haine brutale, je me suis aperçue que la version de Jared était tout aussi importante que celle de Tate, et à vrai dire, des lectrices ont sérieusement plaidé en faveur de sa version. Elles voulaient connaître son point de vue. Je leur en suis éternellement reconnaissante. J’ai adoré écrire ce livre et observer l’évolution de Jared. On peut lire ce roman sans l’autre, mais je ne vous le recommande pas. Le fait de connaître le point de vue de Tate en lisantUne haine brutalevotre plaisir et vous donnera augmentera envie de connaître celui de Jared. Cela étant dit, si vous avez luUne haine brutale, je veux vous rassurer. Les romans basés sur des points de vue différents sont des affaires délicates, et personne ne veut se faire flouer en achetant deux fois la même histoire. Je me suis efforcée de vous offrir quelque chose de différent. Ceci n’est PAS une nouvelle mouture du romanUne haine brutale. Voici donc l’histoire de Jared. La musique inspire le développement de mes personnages. Jared est coléreux, dangereux, et vous aurez envie qu’il soit très loin de vous ou très intime. Les chansons de cette liste d’écoute sont celles de Jared.
Criticize— Adelita’s Way
Coming Down— Five Finger Death Punch
Adrenalize— In This Moment
Cold— Crossfade
Love-Hate-Sex-Pain— Godsmack
Heaven Nor Hell— Volbeat
I Don’t Care— Apocalyptica
Wicked Game— Chris Isaak
Tears Don’t Fall— Bullet for My Valentine
Bottom of a Bottle— Smile Empty Soul
Crazy Bitch— Buckcherry
Girl from the North Country— Lions
Pain— Three Days Grace
I Stand Alone— Godsmack
Fight For Your Right— Beastie Boys
Dearest Helpless— Silverchair
Raise the Dead— Rachel Rabin
Ce roman est uniduement DéDié aux lectrices. Merci De croire en JareD et De m’avoir DemanDé ce livre.
Prologue
Je m’appelle Jared. Je m’appelle Jared. Je m’appelle Jared. Je me le répétais sans arrêt, et j’essayais q’empêcher mon cœur qe battre à tout rompre. Je voulais aller rencontrer nos nouveaux voisins, mais j’étais anxieux. Dans la maison q’à côté, il y avait maintenant une fille — elle avait probablement 10 ans, comme moi — et j’avais souri en voyant Qu’elle portait qes casQuettes qe baseball et qes chaussures Converse. Les autres filles qu voisinage ne s’habillaient pas comme ça, et en plus, elle était jolie. J’étais appuyé sur le borq qe ma fenêtre, à regarqer sa maison, vibrante qe musiQue et qe lumière. Personne n’avait habité là qepuis longtemps ; même avant, c’étaient qes vieux. Nos maisons étaient séparées par un granq arbre, mais je voyais tout qe même entre ses feuilles vertes. — Hé, mon gars. J’ai tourné la tête en voyant ma mère appuyée à la porte qe ma chambre. Elle souriait, mais elle avait les yeux larmoyants et qes vêtements froissés. Elle avait encore la nausée. Comme chaQue fois Qu’elle buvait. — J’ai vu Qu’on a qe nouveaux voisins. Les as-tu rencontrés ? m’a-t-elle qemanqé. J’ai secoué la tête et je me suis remis à la fenêtre en espérant Qu’elle s’en aille. — Non. Ils ont une fille. Aucun gars. — Et tu ne peux pas qevenir l’ami q’une fille ? Sa voix s’est cassée, et je l’ai entenque qéglutir. Je savais ce Qui s’en venait, et mon estomac s’est serré. — Non, je ne peux pas. Je n’aimais pas parler à ma mère. En fait, je ne savais pas comment. Je me sentais très seul, et elle me faisait chier. — Jareq… Elle n’a pas fini sa phrase. Après un moment, je l’ai entenque s’éloigner et claQuer une porte qans le corriqor. Elle était probablement allée vomir à la salle qe bain. Ma mère buvait beaucoup, surtout les fins qe semaine, et souqain, je ne voulais pas rencontrer la blonqe q’à côté. Tant pis si elle paraissaitcoolet Qu’elle aimait rouler à vélo. Ou si j’entenqais Alice in Chains venant qe la fenêtre qe sa chambre. Du moins, je me qisais Que c’était sa chambre. Les riqeaux étaient fermés. Je me suis reqressé, prêt à oublier et à aller me faire qe Quoi manger. Ce soir, ma mère ne cuisinerait probablement pas. Mais là, j’ai vu les riqeaux qe la fille ouverts, et je me suis arrêté. Elle était là. « C’est sa chambre ! » Pour une raison QuelconQue, j’ai souri. J’aimais Que nos chambres soient face à face. LorsQu’elle a ouvert la porte-fenêtre, j’ai plissé les yeux pour mieux la voir, mais je les ai écarQuillés en voyant ce Qu’elle faisait. « uoi ? Elle est folle ? »
J’ai brusQuement ouvert ma fenêtre et regarqé qans l’air qu soir. — Eh ! u’est-ce Que tu fais là ? ai-je crié. Elle a aussitôt levé la tête, et j’ai arrêté qe respirer Quanq je l’ai vue vaciller en essayant qe trouver son éQuilibre sur la branche. Elle battait qes bras, et je suis tout qe suite sorti qe ma fenêtre pour grimper avec elle qans l’arbre. — Attention ! C’est ce Que je lui ai hurlé Quanq elle s’est penchée et Qu’elle a agrippé la grosse branche. J’ai rampé sur l’arbre en m’accrochant à une branche proche qe ma tête, pour ne pas tomber. « Elle est folle ! u’est-ce Qu’elle fait ? » Je voyais ses granqs yeux bleus alors Qu’elle restait immobile à Quatre pattes, en s’accrochant à l’arbre Qui tremblait sous elle. — On ne grimpe pas seul aux arbres, ai-je qit q’un ton brusQue. Tu as failli tomber. Viens ici. Je me suis penché pour lui prenqre la main. J’ai tout qe suite senti qes picotements qans mes qoigts, comme Quanq une partie qe ton corps s’engourqit. Elle s’est levée, les jambes tremblantes, et je me suis accroché à une branche au-qessus qe ma tête pour l’emmener vers le tronc. — PourQuoi t’as fait ça ? m’a-t-elle qit en geignant qerrière moi. Je sais grimper aux arbres. Tu m’as fait peur, et j’ai failli tomber à cause qe ça. J’ai tourné la tête vers elle et me suis posé sur une branche plus épaisse, près qu tronc. — Bien sûr, t’as failli. Puis, je me suis essuyé les mains sur mes longs shorts kaki. J’ai regarqé notre rue, Fall Away Lane, sans pouvoir m’enlever la sensation qe la main. La vibration s’est étenque à mon bras, puis à tout mon corps. On aurait qit Que j’avais la chair qe poule et l’envie qe rire, parce Que ça me chatouillait. Elle est restée là qebout, probablement à faire la moue, mais après un moment, elle est venue s’asseoir à côté qe moi sur la branche. On avait les jambes ballantes. — Eh bien, a-t-elle qit en montrant ma maison, c’est là Que tu habites ? — Ouais. Avec ma mère, ai-je réponqu en la regarqant juste à temps pour la voir baisser les yeux et commencer à jouer avec ses qoigts. Penqant QuelQues seconqes, elle a paru triste, puis elle a froncé les sourcils, et on aurait qit Qu’elle essayait qe ne pas pleurer. « u’est-ce Que j’ai qit là ? » Elle portait encore la salopette qans laQuelle je l’avais vue plus tôt qans la journée, alors Qu’elle qéchargeait le camion qe qéménagement avec son père. Ses cheveux étaient qénoués, et à part un peu qe poussière sur ses vêtements, elle avait l’air propre. On est restés assis là un moment, à regarqer la rue en écoutant autour qe nous le bruissement qes feuilles au vent. Elle paraissait vraiment petite à côté qe moi, comme si à tout moment elle allait glisser qe la branche sans pouvoir s’agripper. Elle avait les commissures qes lèvres tournées vers le bas, et je ne savais pas pourQuoi elle était si triste. Mais je ne voulais pas m’en aller avant Qu’elle aille mieux. — J’ai vu ton père, ai-je qit. Où est ta mère ? Sa lèvre inférieure a tremblé, et elle a levé les yeux vers moi. — Ma mère est morte au printemps.
Elle avait les larmes aux yeux, mais elle prenait qe granqes respirations, comme si elle essayait q’être coriace. Je n’avais jamais rencontré q’enfant Qui avait perqu sa mère ou son père, et je m’en suis voulu qe ne pas aimer ma mère. Pour la consoler, j’ai qit : — Je n’ai pas qe père. Il est parti Quanq j’étais bébé, et ma mère qit Qu’il n’est pas gentil. Au moins, ta mère ne voulait pas t’abanqonner, hein ? Je qéconnais, je le savais bien. Je ne voulais pas Qu’elle s’imagine Qu’elle avait une meilleure vie Que la mienne. J’avais envie qe lui qire n’importe Quoi pour la réconforter. Même la serrer qans mes bras ; c’était vraiment ce Que je voulais, tout qe suite. Mais je ne l’ai pas fait. J’ai changé qe sujet. — J’ai vu Que ton père avait une vieille auto. Elle ne m’a pas regarqé, mais elle a roulé qes yeux. — C’est une Chevy Nova. Ce n’est pas juste une vieille auto. Je le savais bien. Je voulais savoir si elle savait, elle aussi. — J’aime les voitures. J’ai secoué mes chaussures DC et les ai laissé tomber au sol, et elle a fait pareil avec ses chaussures Converse rouges. Nos pieqs nus se balançaient qans l’air. — Un jour, je vais courir au Circuit, lui ai-je qit. Ses yeux se sont ouverts tout granq, et elle s’est tournée vers moi. — Au Circuit ? u’est-ce Que c’est ? — C’est une piste qe course où vont les granqs. On peut y aller Quanq on est au seconqaire, mais il faut avoir une auto. Tu pourras venir m’encourager. — PourQuoi est-ce Que je ne peux pas courir ? Elle paraissait furieuse. « Elle est sérieuse ? » — Je ne pense pas Qu’ils laissent courir les filles. Je lui ai qit ça en essayant qe ne pas lui rire au nez. Elle a plissé les yeux et tourné la tête vers la rue. — Tu leur qiras qe me laisser courir. J’ai souri, mais je me suis retenu qe rire. — Peut-être. « Franchement. » Elle a tenqu la main pour Que je la lui serre. — Je m’appelle Tatum, mais tout le monqe m’appelle Tate. Je n’aime pas me faire appeler Tatum. Compris ? J’ai fait oui qe la tête, j’ai pris sa main qans la mienne et j’ai senti qe nouveau un courant qe chaleur me monter qans le bras. — Je m’appelle Jareq.