Un père Noël en cadeau

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Alors qu’elle passe seule le réveillon de Noël, Clémence a la surprise de voir entrer chez elle, un Père Noël incroyablement séduisant qui lui offre en cadeau un striptease et une super nuit de folie. Mais le réveil est difficile surtout lorsqu’elle réalise que ce présent ne lui était pas destiné. Pourtant en cette période de fêtes, tout est possible et le Père Noël n’a pas dit son dernier mot.

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EAN13 9782819101147
Langue Français

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Un père Noël en cadeau

 

De Pierrette Lavallée

 

 

 

 

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article L.122-5, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l'article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »

 

©2016 Les Editions Sharon Kena

www.leseditionssharonkena.com

ISBN : 978-2-8191-0114-7

 

CHAPITRE 1

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Clémence apposa la petite pancarte « Fermé » sur la porte de sa librairie. Il était près de vingt heures en cette soirée de réveillon de Noël et le dernier client venait de sortir, satisfait de son achat. Elle fit un pas à l’extérieur, frissonnant sous la fraîcheur de la nuit.

La jeune femme aimait cette ambiance festive qui emportait chaque habitant sur une vague magique. Tout l’après-midi, les chants et les cris des enfants de la chorale avaient retenti sur la place du village. Ils s’étaient fait une joie de reprendre en chœur ces airs incontournables sous la direction de leur professeur de musique. Deux énormes marmites, posées sur des réchauds, avaient été installées face à l’unique café du village et dégageaient pour l’une des effluves chocolatés et l’autre de vin chaud, embaumant ainsi le marché de Noël où avaient déambulé les villageois.

Mais à présent, debout devant sa petite boutique, Clémence observait les rues qui se désertaient petit à petit. Il n’y avait plus rien de cette chaleur, de cette folie. Ne restaient que quelques papiers chiffonnés qui virevoltaient au gré du vent, des odeurs de bois brûlé et d’autres plus sucrées.

Tout le monde se préparait pour fêter cet évènement grandiose en famille… Tout le monde, sauf Clémence qui appréhendait les heures à venir. Elle devait assister au réveillon chez ses parents et elle savait que l’ambiance serait pourrie… Elle s’imaginait déjà, arrivant chez eux, et obligée de se coltiner son ex-petit ami, qui s’était mis en couple avec sa cousine Maggie. Sa mère lui lancerait un regard d’avertissement afin de l’inciter à garder son calme. Maggie rirait haut et fort, attirant l’attention sur elle et sur le couple merveilleux qu’elle formait à présent avec Arthur. Son père ne se rendrait compte de rien, tout à la joie d’avoir du monde autour de lui. Seule Nona, sa grand-mère chérie, la soutiendrait. Quant à Clémence, elle serait obligée de supporter leur amour dégoulinant de mièvrerie.

Elle devait admettre qu’elle était de mauvaise foi, n’avait-elle pas eu, juste avant qu’Arthur ne la trompe, l’intention de rompre avec lui ? Pourtant, l’idée de les voir ensemble, si heureux alors qu’elle serait la seule adulte à ne pas être accompagnée lui faisait réaliser à quel point elle se sentait seule et combien sa vie était insipide. Clémence rentra quelques secondes, le temps de prendre sa veste, verrouilla soigneusement sa petite librairie et se mit en route pour rejoindre la maison de plain-pied qu’elle louait à Gisèle, une quinquagénaire qui, elle, ne manquait pas de prétendants et qui ne fêterait certainement pas le réveillon toute seule en se morfondant sur ses années perdues.

Clémence remarqua que le temps passait trop vite et qu’elle n’avait plus qu’une heure pour se rendre chez ses parents. Elle entra rapidement chez elle, fila dans la salle de bains et se précipita sous la douche. Elle laissa l’eau emporter tous ses mauvais souvenirs et, un quart d’heure plus tard, elle se trouvait devant son miroir, s’observant sans indulgence…

Elle estimait que son nez était trop long, ses cheveux trop ternes, ses lèvres trop épaisses… Il y avait toujours quelque chose de… trop. Elle parcourut son corps de ses mains, soupesa ses seins et fut surprise de voir ses tétons réagir à ses innocentes caresses… Elle se mordilla la lèvre inférieure, en proie à un désir si subit qu’elle vacilla légèrement. Depuis combien de temps n’avait-elle pas eu d’orgasme ? Elle ne s’en rappelait même plus… Son corps avait été mis en pause et se réveillait à un bien mauvais moment.

Pourtant, elle ne pouvait pas rester ainsi… Lentement, elle fit glisser sa main sur son ventre, retrouvant les sensations qui la faisaient autrefois frémir. La chair de poule s’empara de son corps, et tandis que ses doigts tremblants s’insinuaient entre ses cuisses, de l’autre main, Clémence pressait ses seins, en pinçait les bouts à présent aussi durs que des petits cailloux.

Tout en admirant son reflet dans le miroir, elle écarta les pétales de sa fleur intime, vit son clitoris enflé, exacerbé et sentit l’intérieur de son entrejambe se mettre à pulser en rythme avec les battements de son cœur... Elle frôla sa petite perle de la pulpe de son pouce, l’humidifia de ses sécrétions et retourna à l’assaut de ce centre névralgique tout en enfonçant son majeur et son index à l’intérieur même de son corps, tandis qu’un gémissement de pure extase s’échappait de sa gorge.

Sans détourner le regard, elle recula jusqu’à son lit, s’y laissa tomber et écarta les cuisses… C’était la première fois qu’elle se permettait un tel voyeurisme, et elle devait admettre que ça l’excitait beaucoup.

Ses mouvements de poignet se firent plus frénétiques, elle serrait à présent ses seins si forts qu’elle eut peur de se faire un bleu, mais de petits cris s’échappèrent de ses lèvres… Et ce fut l’explosion, le summum du plaisir, l’impression de se désolidariser de son corps et de flotter en un millier de particules… Jamais elle n’avait ressenti ça, pas même avec Arthur…

Il lui fallut un moment avant que son cœur ne reprenne un staccato normal, que son souffle s’apaise et qu’elle cesse de trembler violemment et lorsque son portable sonna, elle ne put que tendre le bras et décrocher en soupirant.

img3.pngOui…

img3.pngBon sang, Clem, mais qu’est-ce que tu fais ? rugit Connie, une autre de ses cousines, tu devais être là, il y a déjà dix minutes !

img3.pngMerde ! jura la jeune femme en se levant d’un bond. Je crois que j’ai perdu la notion du temps. Tout… Tout le monde est arrivé ?

img3.pngSi par tout le monde, tu veux dire Arthur l’Abruti et Maggie la Morue ? Oui, ils sont là et je peux t’assurer qu’ils sont en forme. Maggie se colle à lui de si près qu’il faudra bientôt un pied-de-biche pour les détacher l’un de l’autre ! Tu as ça en stock ?

img3.pngNon, avoua Clémence, mais je crois que je dois avoir une vieille grenade qui date un peu !

Connie s’esclaffa et son rire réchauffa le cœur de Clémence.

img3.pngTu peux les faire patienter encore un peu, je m’habille et je me mets en route ! lui demanda Clémence en ouvrant la porte de son armoire.

img3.pngPas de souci, de toute façon, le couple maudit a signalé qu’il attendait que tout le monde soit là, parce qu’il a une grande nouvelle à nous annoncer ! Crois-moi, ma belle, ça pue cette histoire…

Un grand froid envahit Clémence.

img3.pngTu penses à quoi ? demanda-t-elle en se figeant brutalement. Mariage ? Naissance ?

img3.pngUn truc de ce genre, ça, j’en mettrais ma main à couper ! Mais t’inquiète, Geoffrey et moi sommes de ton côté ! À présent, magne-toi les fesses !

Clémence ne prêta aucune attention au fait que Connie avait raccroché. Une nausée l’envahit qu’elle réprima pourtant… Mariage… Le mot tournait en boucle dans sa tête. Elle aussi aurait bien voulu convoler avec l’homme de sa vie, mais elle était seule, irrémédiablement seule.

Elle se prépara rapidement et quitta la chaleur réconfortante de sa petite maison. Elle marqua un arrêt sur le seuil. De la musique et des rires s’échappaient du manoir où vivait Gisèle, quelques mètres plus loin en remontant la grande allée. L’un des inconvénients à partager le terrain avec sa propriétaire, c’était les visites fréquentes que recevait la quinquagénaire, les fêtes qu’elle organisait pour des occasions diverses mais qui provoquaient souvent la descente de la gendarmerie à cause des plaintes des voisins pour tapage nocturne. Un autre désavantage était que de toute évidence, les invités de Gisèle avaient des mœurs assez libérées, pour preuve le couple qui copulait allégrement contre la portière de sa voiture.

img3.pngVous savez, dit-elle d’une voix forte mais calme, il y a des chambres pour ça au manoir et j’ai besoin de mon véhicule !

Les deux amoureux la fixèrent comme si elle était invisible, tout en proie à leur passion. Clémence se détourna pudiquement tandis que les coups de reins du jeune homme se faisaient plus violents, plus insistants. Elle ferma les yeux et aurait bien voulu se boucher les oreilles pour ne pas entendre les cris de jouissance des deux partenaires et qui la ramenaient quelques instants plus tôt, lorsqu’elle aussi avait succombé à la magie du moment.

Elle jeta un bref coup d’œil par-dessus son épaule et les vit remettre de l’ordre dans leurs tenues. Le jeune homme balança négligemment un condom usagé dans les taillis et entoura la taille de sa compagne afin de l’entraîner vers le manoir. Clémence secoua la tête. Décidément, le respect se perdait ! Et dire que c’est ce pauvre Monsieur Dumont, le jardinier, qui allait devoir ramasser toutes ces cochonneries… Elle se promit de lui donner des étrennes conséquentes, après tout, il le méritait.

Elle fouilla dans son sac, en sortit un paquet de lingettes désinfectantes qu’elle utilisa pour nettoyer sa portière.

img3.pngAprès tout, de nos jours, on n’est jamais assez prudents, maugréa-t-elle.

Il était près de vingt-et-une heures trente lorsqu’elle se décida à partir et il lui fallait encore quinze minutes avant d’arriver à destination. Elle bénit le ciel d’avoir eu la bonne idée de faire livrer chez ses parents tous les cadeaux destinés à sa famille, ainsi elle n’avait pas à les transporter elle-même, ce qui fut indéniablement un gain de temps. Elle chercha une station de radio et roula lentement, les températures négatives parant le bitume d’une fine...

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