Absolution

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Jesse s’est installé à San Francisco, tandis que Maria, restée en France, travaille et gère les préparatifs de leur mariage. Souhaitant offrir à Jesse l’occasion de se sédentariser et de réaliser son rêve, elle projette de créer une structure destinée à recevoir les enfants malentendants. Au cours d’un repas d’affaires, Paolo Serra, un de ses clients, lui propose de soutenir financièrement son projet. Jesse constamment en proie au doute, croit alors, en son infidélité.


Cherchant à l’oublier, il va faire une rencontre déterminante pour son avenir. Parviendra-t-il à vaincre sa dépendance sexuelle ? Ou bien, choisira-t-il de l’assumer ? L’irruption de Maria et un événement inattendu vont les précipiter tous les deux au centre d’une intrigue où se mêle trahison et passion.


Seulement, Maria peut comprendre cet homme complexe et hyper sensible. Prête à l’aimer dans son intégralité de toutes les manières possibles et imaginables, elle va devoir trouver le moyen de lui prouver son amour en lui redonnant confiance en lui-même.

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EAN13 9791034808205
Langue Français

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Ainsi soit-il Tome 3 Absolution
La romance sous toutes les coutures. Vénus Bleu= Young romance Vénus Rose= Romance classique Vénus Orange= Feeling good
Vénus Pourpre= Romance historique Vénus Gris= Romance policière VénusDark= Dark Romance Vénus Jaune= Homo-romance Vénus Rouge= Romance érotique
Sylvie Lopez Ainsi soit-il Tome 3 Absolution Couverture :Maïka Publié dans laCollectionVénus Rouge
©Evidence Editions2018
Mot de l’éditeur :
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Maria On ne peut pas véritablement appréhender le sentiment amoureux ainsi que l’être qui en est la cause, tant qu’on n’en a pas ressenti le manque ou l’absence. « Loin des yeux, loin du cœur », ce dicton se charge, d’une signication particulière. Est-il à prendre au premier degré ou bien peut-on l’interpréter tout autrement ? S’il sert les velléités de l’un ou l’autre, rien ne le dénit réellement. En ce qui me concerne, l’éloignem ent se traduit par une douleur incommensurable aussi physique que sentimentale. Loin de mes yeux, loin de mon cœur comblé d’amour, qui ne bat que pour toi. *** Jesse s’est installé à San Francisco, dans un appartement plus grand que celui qu’il occupait en France. La cathédrale est immense, ce qui m’a le plus marqué dans la description qu’il m’en a faite est qu’elle possède une réplique des portes du Paradis de Ghiberti. L’orig inal en restauration pendant 27 ans a été récemment de nouveau exposé au musée de l’œuvre de la cathédrale de Florence et fait partie de ma liste vitale, de lieux et choses à voir avant de mourir. Un retable est dédié aux personnes mortes du sida et les vitraux représentent plus d’un millier de personnages allant d’Adam et Ève à Einstein. Jesse a été stupéfait de découvrir cet endroit édifiant et j’avoue que j’aimerais le voir de mes propres yeux, encore vierges des beautés de ce monde. 1 Nous nous parlons chaque soir enliveet nous restons ensemble jusqu’à ce que le sommeil nous happe. J’avoue que c’est très dur, sans doute davantage pour lui qui est absolument seul là-bas. Une semaine est déjà passée, Marlon est content d’avoir une vie de petit garçon normal, il apprend à écrire et compter, a des copains entendants et est rentré hier avec une invitation à l’anniversaire d’Éloïs, un gamin tonique et très gentil, il s’est empressé de la poser sur la table du salon, Marjorie lui a coché la date sur un petit calendrier qu’il garde sur sa table de chevet, impossible de lui faire prendre le sommeil avant 21 h ! Elle semble se plaire ici et ne peut se défaire de son accent ang lais qui fait tout son charme, d’ailleurs, Edward semble l’apprécier aussi et suit du regard tous ses faits et gestes. Je n’ai rien dit à Jesse, mais il se pourrait que son accident soit l’occasion pour lui, de changer de vie et de comportement. Il parvient à se mouvoir avec des cannes pendant plusieurs minutes, mais véritablement, il sou=re en silence, c’est la réaction légitime des gens qui ont déjà souffert. J’appelle mes futurs beaux-parents rég ulièrement parce que j’ai aussi besoin d’entendre Gio, elle me raconte des histoires de lles, elle va à l’école et a fait d’énormes progrès en français. Je suis impatiente de l’avoir avec nous, je sais qu’elle a besoin d’évoluer dans un univers stable et construit.
Ce matin, j’ai reçu un courrier d’Ang leterre, il contient des photomatons de Jesse avec une jeune femme, elles sont choquantes et indécentes. Ma déception est profonde, et même si je réalise qu’elles sont antérieures à notre relation, puisqu’il a encore les cheveux long s, je ne peux m’empêcher de me sentir en quelque sorte trahie, je l’aimais déjà et lui aussi. Celui ou cel le qui me les envoie est certainement quelqu’un de bien intentionné, une sorte d’ami qui ne veut que mon bi en, les paroles d’Élisabeth, relatant ses prouesses sexuelles dans un lieu public, me sont restées en mémoire. C’est un peu pour cela que je n’ai jamais refusé ses assiduités en extérieur, an d’égaliser sur ce reg istre. Depuis un certain temps, j’ai aussi des appels anonymes et personne ne répond. Je ne sais pas si le tout est lié, mais ça me perturbe. Je me remets à douter de moi et parfois, dans les grands moments de déprime, je perds l’espoir de nous savoir un jour réunis. Ce soir, pas d’e=euillage, c’est douche g lacée, en rapport avec les photos. Il m’explique qu’il pense connaître l’auteur de cet envoi, Peter, et qu’il va les lui faire « bou=er » dès son retour. Je sais q u’il est capable, de l’obliger à les ing urg iter pour de bon. Je ne devrais pas me mettre dans cet état, mais je suis particulièrement énervée. Ma journée de travail a été éreintante, beaucoup de visites et de déplacements, après avoir déjeuné, j’ai ressenti une immense lassitude. Je ne pense qu’à l’appeler, aujourd’hui, il m’a manqué plus que d’habitude. Je n’ai plus de coups de l bizarre, il a dû s’en charger. J’ai ma demande d’Esta et j’ai réservé mon billet d’avion. Mais ça, il ne le sait pas. Paolo, lors de la nalisation du contrat, est passé à l’agence. Depuis cette soirée, nous ne nous étions pas reparlé, je l’avais informé de l’accident et j’avais juste échangé deux ou trois mails. Il m’a invitée au restaurant, ce qui se fait fréquemment lorsque l’on traite de g ros contrats. Edward m’a conseillé d’accepter pour entretenir notre relation professionnelle tout en restant circonspecte. Il m’a fait un tas de recommandations perso, j’ai l’impression d’avoir un frère de plus. *** — Comment va monsieur Creek ? me demande-t-il en remplissant ma coupe. — Il se remet doucement, il a eu de la chance. — Votre fiancé est admirable, il est actuellement en déplacement ? — Oui, à San Francisco, je n’ai pas pu le suivre pour des raisons professionnelles, nous nous marierons dès son retour. — Vous comptez vivre en Angleterre ? — Oui, dis-je, j’ai un projet que j’aimerais mettre en place là-bas, avec son aide. — Un projet ? Est-ce indiscret de vous demander lequel ? — Pas du tout, j’ai envie de créer une structure de stinée aux enfants et adolescents en situation de handicap sensoriel. Un endroit où ils peuvent prétendre à un enseignement général et secondaire dans des conditions adaptées pour eux. — C’est un projet pertinent, mais onéreux, vous avez trouvé l’homme parfait en la personne de votre charmant futur époux, rajoute-t-il en tendant sa carte de crédit au serveur. — Détrompez-vous, je compte nancer ce projet moi-même, il s’impliquera par la suite, j’en suis certaine, car il est personnellement concerné, son lleul est sourd et muet, mais il est hors de question qu’il mette un
pound dans ce projet pour l’instant. — Vous n’aurez l’appui d’un banquier que si quelqu’un vous cautionne, en êtes-vous consciente ? Votre mari aurait fait l’affaire, mais si vous l’écartez financièrement, qui vous reste-t-il ? — Volonté et persévérance, je suis quelqu’un de pugnace, dis-je avec assurance. — Et moi, je suis quelqu’un de converti. — Pardon ? — Je comptais vous proposer de nir la soirée avec moi, bien que vous sembliez très sage. Je ne laisse jamais passer ma chance, j’aime les femmes réservée s qui se révèlent débridées et sans complexes dans l’intimité d’une chambre d’hôtel. Vous me plaisiez beaucoup avant, mais je vais être contraint d’annuler la réservation que j’avais faite pour cette nuit. Vous me plaisez encore plus maintenant, di=éremment, j’ai pour principe de ne jamais baiser en affaires. J’ai appris avec Jesse à ne plus m’étonner de rien. Une proposition indécente n’a jamais tué personne et je suis parvenue à ne plus rougir face à de tels arguments. — Je vous avoue que j’ai pour principe, moi aussi, de ne pas tromper mon futur époux, dis-je en rég ulant mes pulsions cardiaques. — Je m’ennuie un peu ces temps-ci, ma vie m’apporte tout ce que je désire, matériellement et personnellement, il n’y a qu’une chose qui m’a manqué et me manque encore plus cruellement aujourd’hui, c’est de partager ce que vous arrivez à me faire ressentir, vous aurez besoin d’un mentor, qu’en pensez-vous ? — Eh bien, je suis un peu perplexe, je ne m’attendais pas à une telle proposition de votre part. — Je m’étonne moi-même. Faites-moi parvenir toutes les informations nécessaires dès demain matin. Je prendrai rendez-vous avec mon banquier. Nous allons être amenés à nous revoir, je crois. — Je ne sais pas comment vous remercier. — Moi non plus, votre cas est un peu nouveau pour moi. Mais j’ai subitement l’impression d’avoir dix ans de moins. Trinquons à notre collaboration. — Qu’elle soit durable et sincère… Demain matin, je ferai parvenir le dossier complet à Paolo, j’avais commencé à prospecter, mais n’étant pas sur place, ce n’était pas évident. Une propriété avait retenu toute mon attention près de Hove à 5 km de Brig hton, elle est toujours disponible, je pense, car la surface, apparemment très vaste, est un obstacle pour la vente, c’est le cas le plus souvent. C’est un produit exceptionnel, une grande bâtisse peu éloignée du centre-ville, mais suÔsamment pour ne pas en avoir les inconvénients, elle possède beaucoup de terrain, tout est clôturé, elle est superbe. Il y a un moment que j’y pense, Jesse pourrait cesser de jouer les agents inltrés et se sédentariser auprès de moi. Un nouveau projet pour une nouvelle vie. Dès mon retour en Ang leterre, si elle est encore en vente, je prendrai une décision importante. J’ai raté tout à l’heure ses multiples appels, je tente à mon tour de le joindre, mais il passe en messagerie, j’envoie un sms pour le rassurer et je l’aurai sûrement demain dans la matinée.
Jesse Je ne supporte pas quand elle ne décroche pas, quan d elle ne répond pas, à mes messages non plus. Marjorie m’a parlé d’un vag ue repas d’aaires, mais les repas d’aaires ne durent pas toute une nuit. À moins que les négociations se fassent à mon ancienne manière, champagne et réservation de chambre d’hôtel. Je suis très mal. J’essaierais bien de la localiser, encore une fois, c’est assez tentant, juste pour être sûr… Putain ! ça me donne l’adresse d’un grand hôtel, je ne suis pas plus avancé, mais ça me rend ding ue. L e resto n’y est ouvert que jusqu’à 23 h en général, 1 h du matin, c’est le maximum pour la /n de service, il est 2 h 17, pas de Maria. J’outrepasse les conventions légales en passant par ma ligne de renseignements codés. Au standard, je justi/e ma demande par la mission en cours et en di x minutes, je peux télécharger le dossier PDF, correspondant au listing des réservations. Un nom me saute aux yeux, il s’ag it de « Paolo Serra ». Le pire reste à venir, chambre double, juste pour une cette nuit. OK ! J’ai compris. Je sens ma haine en:er, ça faisait long temps que je n’avais pas ressenti ce goût amer, hors de question que je dorme, j’ai envie d’éclater les murs, les portes et il n’y a qu’en m’extirpant de cet appart que j’arriverai à me calmer. Dehors, il fait un froid g lacial et humide, il n’y a pas grand-chose d’ouvert si ce n’est le genre d’établissement que je ne fréquente plus depuis quelque temps. Les néons sont assez subjectifs, la musique est partout la même, lancinante, rythmée par la voix gr ave d’un mâle virtuel et les gémissements de gogo danseuses. Il fait nettement meilleur à l’intérieur, toujours pas de nouvelles de Maria, je m’assois au bar, un mec blasé me sert un bourbon dég ueu que je vide d’un trait. J’en commande un second puis un troisième. Je ne comprends pas pourquoi elle ne m’a pas parlé de cette soirée, en plus, Marjorie m’a dit qu’elle n’avait toujours pas acheté sa robe de mariée. J’ai comme l ’impression que ce n’est plus sa priorité. Je me sens immensément déçu et écœuré. Je compose à nouveau son numéro, je me fous de l’heure. La meuf est en train de se préparer et je suis confortablement assis dans un fauteuil, un double scotch à la main, lorsqu’elle décroche. — Jesse, ça va ? répond-elle enfin. — Super bien, attends deux secondes, j’interpelle la /lle que j’ai rejointe dans le salon privé et lui lance, désape-toi complètement, excuse-moi, je parlais à quelqu’un, alors dis-moi, avec qui tu t’es envoyée en l’air ? — Avec personne, je suis rentrée tard, c’était juste un rendez-vous d’affaires, qui est avec toi ? o — Un rendez-vous d’aaires ? Jusqu’à deux heures du mat’ ? Prends-moi pour un con. Suite n 101 au nom de Paolo Serra, tu lui as fait le grand jeu ? — Tu as bu ? Tu es avec une fille ? Jesse, réponds-moi !