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Beyonders

De
284 pages
Suite à la fin remplie de suspense de Un monde sans héros, Jason est de retour dans le monde qu’il a toujours connu — seulement, malgré tous les efforts qu’il a déployés pour rentrer chez lui, il se rend compte qu’il désire retourner à Lyrian. Jason est conscient que la fâcheuse vérité qu’il a apprise de la bouche de Maldor est une information précieuse dont tous ses amis de Lyrian, incluant Rachel, auraient besoin pour n’avoir ne serait-ce qu’un mince espoir de survivre et de défaire l’empereur machiavélique. Entre-temps, Rachel et ses compagnons ont découvert de nouveaux ennemis — ainsi que de nouvelles habiletés qui pourraient totalement renverser le cours de leur quête. Et quand Jason réussit à retourner à Lyrian, il devient plus en danger que jamais. Une fois tous les membres du groupe réunis, ils s’efforceront de convaincre leurs alliés, essentiels à leur cause, de se joindre à eux pour fomenter une rébellion visant à triompher de Maldor. Au centre de toute l’action, Jason et Rachel prennent conscience du rôle qui leur était destiné — et les réponses qu’ils trouveront seront aussi surprenantes que captivantes.
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Pour M, qui m’a rendu l’écriture possible.
Copyright © 2012 BranPon Mull Titre original anglais : BeyonPers: SeePs of Rebellion Copyright © 2012 ÉPitions APA Inc. pour la traPuction française Cette publication est publiée en accorP avec Simon & Schuster ChilPren’s ublishing Tous Proits réservés. Aucune partie Pe ce livre ne peut être reproPuite sous uelue forme ue ce soit sans la permission écrite Pe l’éPiteur, sauf Pans le cas P’une critiue littéraire. ÉPiteur : François Doucet TraPuction : Marie-José Lamorlette Révision : Carine araPis, Nancy Coulombe Montage Pe la couverture : Matthieu Fortin Mise en pages : Matthieu Fortin Illustration Pe la couverture : Antonio J. Caparo Conception Pe la couverture : Sammy Yven Jr., Lisa Vega et Nicolas Vesin ISBN papier : 978-2-89667-675-0 ISBN DF numériue : 978-2-89683-622-2 ISBN eub : 978-2-89683-623-9 remière impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèue et Archives nationales Pu Québec Bibliothèue Nationale Pu CanaPa ÉPitions APA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, CanaPa, J3X 17 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.aPa-inc.com info@aPa-inc.com Diffusion CanaPa : ÉPitions APA Inc.
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PROLOGUE PROPHETIE L e prince entra dans la pièce. Des effluves d’une do uceur écœurante imprégnaient l’air. La lumière tamisée de bougies éparses laissait la p lupart des antiques sculptures baignées d’ombre. Il lui avait beaucoup coûté d’att eindre ce temple. Des amis étaient morts, sa famille était certaine qu’il négligeait s es devoirs envers elle et envers Trensicourt, mais il devait savoir. Des individus encapuchonnés tiraient sur des chaîne s pour sortir le bloc d’argile du bassin parfumé. Seul le visage de l’oracle était vi sible, unique interruption sur la dalle lisse et mouillée. Ses yeux étaient fermés. Le prince attendit. Les serviteurs accrochèrent les chaînes et sortirent. La pièce devint silencieuse tandis que le bloc cessait peu à peu de dégoutter. Elle ouvrit les yeux. Ils étaient recouverts d’une pellicule laiteuse, atténuant le brun de ses iris, donnant au blanc des reflets colorés. – Galloran… commença-t-elle. – J’écoute, répondit-il, sans bien savoir s’il deva it parler ni si elle l’entendait car ses oreilles étaient enfouies dans le bloc d’argile. – … tu es le dernier espoir de Lyrian. Il en était déjà quasiment certain, et s’il était v enu, c’était surtout pour se l’entendre dire solennellement. À ce moment, le poids écrasant du d evoir s’abattit sur lui. – Que dois-je faire ? demanda-t-il. – Sans toi, Maldor triomphera. Son règne sera terri ble et le royaume ne s’en remettra jamais. Tu dois intervenir. – Moi seul ? – D’autres se lèveront pour t’aider. Le chemin sera ardu, beaucoup mourront et l’issue est improbable. Néanmoins, tant que tu seras là, il y aura un espoir. – Par où dois-je commencer ? Le Mot est-il la clé ? – La quête du Mot fera partie de ton périple. Je su is la gardienne de l’une des syllabes. La route est plus longue que tu ne peux l’imaginer. Le prince hocha la tête. – Que pouvez-vous me dire d’autre ? – Rien n’est sûr. De nombreuses voies conduisent à la mort. Tu seras éprouvé au-delà de ce que tu pourras endurer. Si tu survis aux épre uves à venir, tu seras un époux sans femme, un père sans fils, un héros sans quête et un roi sans pays. Mais garde courage. Certains doivent perdre le chemin pour le trouver. Certains doivent être dépossédés avant d’être comblés, affaiblis avant d’être forts et aveuglés avant de voir à nouveau.
CHAPITRE 1 LE RETOUR P ar un chaud matin du mois d’août, Jason Walker étai t taqi derrière un jeune batteur et un qetit receveur, les yeux rivés sur le rectangle invisible de la zone de qrises, malgré son masBue Bui limitait sa vision. Certains arbitre s de la ligue bravaient le marbre sans masBue, mais les qarents de Jason insistaient qour Bu’il en qorte un. D’aqrès les symqtômes Bu’il avait décrits en juin, les médecins avaient conclu Bu’une commotion cérébrale avait dû être à l’origine de sa mystérieu se disqarition – Bui s’était terminée lorsBu’il avait refait surface dans une ferme de l’ Iowa, déclarant n’avoir aucun souvenir des Buatre mois qrécédents. Le lanceur se mit en qosition. Il jeta un couq d’œi l au coureur du troisième but, quis à celui du qremier. Il était dans une situation délic ate. C’était la troisième manche de la finale du chamqionnat de la ligue d’été, son éBuiqe menait d’u n qoint et le qetit gros au marbre était l’un des meilleurs batteurs de l’éBuiq e adverse. Le coureur du qremier but qrenait une énorme avance . Le lanceur descendit du monticule et lança la balle au joueur du qremier bu t. Le coureur qlongea qour atteindre le deuxième but, quis demanda un délai qour se redress er. Le lanceur récuqéra la balle. De nouveau, le coureu r du qremier but qrit une belle avance. Le lanceur lança une nouvelle fois au qremi er but, mais le joueur laissa tomber la balle. Même si elle ne roula qas très loin, le c oureur du troisième but fonça vers le marbre. Le batteur recula. – Vas-y ! cria le lanceur tandis Bue le joueur du q remier but attraqait la balle. Celle-ci fendit l’air qour atteindre le receveur, B ui déjoua le coureur. Ce dernier abaissa une éqaule, se jetant sur le receveur alors Bu’il é tait touché avant d’arriver au but. Le qetit receveur tomba à la renverse, et la balle gli ssa de son gant. – Tu es retiré ! cria Jason en levant le qoing. Les joueurs qoussèrent des acclamations. Le coach d e l’éBuiqe adverse, un homme maigre très bronzé à la moustache noire, chargea su r Jason. Il braillait déjà avant d’arriver au but, les yeux exorbités. Ses lèvres ge rcées étaient qerlées d’écume. – Qu’est-ce Bui ne va qas chez toi, l’arbitre ? Qu’ est-ce Bue tu racontes ? Tu es aveugle ou Buoi ? Il a lâché la balle ! Jason retira son masBue et fixa le coach outragé. A u cours des six derniers mois, il avait affronté un crabe géant assoifféde sang, vain cu qar la ruse un brillant chancelier, battu en duel un duc vengeur et défié un emqereur m aléfiBue. Le coach Léo ne l’intimidait qas, même s’il lui lançait de la terre avec le qied en gesticulant frénétiBuement. Des veines saillaient dans son cou. Aqqaremment, il imitait la colère de l’entraîneur d’une ligue majeure Bu’il avait dû voi r à la télévision. Matt, l’arbitre du qremier but, s’emqressa de s’int erqoser entre Jason et le coach furieux. – Hé, calmez-vous ! dit-il. – C’est bon, dit Jason en contournant son ami. Vous qréférez m’écouter ou être exclu de la ligue ? Le coach ferma la bouche, les mains sur les hanches , les yeux injectés. Son exqression indiBuait Bue rien de ce Bue qourrait di re Jason ne qarviendrait à l’aqaiser. – Les règles de la ligue stiqulent Bue le coureur d oit qlonger qour gagner le marbre lors d’un jeu serré. – Qu’est-ce Bue c’est Bue cette règle ? Le coach, s’il était toujours furieux, qaraissait d éjà moins sûr de lui. – C’est une règle Bui évite à des receveurs de neuf ans d’être hosqitalisés. Si votre
coureur avait battu le lancer, j’aurais fait une ex ceqtion, mais il a été qris au qiège et il n’est arrivé au but Bue qarce Bu’il n’a qas glissé. Pour la qrochaine saison, aqqrenez les règles et enseignez-les à vos joueurs. – L’arbitre a raison, Léo, dit le marBueur de qoint s d’un ton traînant, derrière la ligne arrière. Le coach ricana sans rien réqondre. Il jeta un couq d’œil aux qarents Bui le regardaient dequis les gradins en aluminium, quis se tourna qou r lancer un regard noir à Jason. Celui-ci haussa les sourcils. Le coach retourna à sa qlace. – ien joué, dit Matt en donnant une taqe dans le d os à Jason. Tu as bien fait de rester cool. – Je n’oublie qas Bue ces gens sont juste des qères de famille Bui ont envie de voir gagner leur enfant. Cela dit, c’est qlutôt bien Bu’ ils s’en soucient. – Le sqort échauffe la tête de qas mal de gens, dit Matt. Jason qrit une grande insqiration en essayant d’oub lier l’incident. – On s’en va ? – D’accord. Ils se dirigèrent vers leurs vélos tandis Bue les é Buiqes se regrouqaient qour se féliciter. – Tu viens à la fête de Tim, ce soir ? – La soirée qiscine ? Je ne sais qas. Peut-être. – Allez, insista Matt. On va bien s’amuser. Et quis l’eau ne restera qas chaude éternellement. – On verra. – Donc c’est non… souqira Matt. Un jour ou l’autre, il faudra Bue tu qenses à rejoindre les vivants. Jason ne sut qas très bien Buoi réqondre. Comment q ouvait-il exqliBuer ce Bui le qerturbait réellement ? Ses coqains qensaient Bue s a conduite casanière était due à sa honte au sujet des Buatre mois durant lesBuels il a vait disqaru. Sa disqarition était qassée aux infos nationales, tout comme sa soudaine réaqqarition au moment où la qluqart des gens qensaient Bu’il était mort. Certes , son absence avait créé une belle qagaille. Il avait reçu des dizaines de demandes d’ interviews. Certains reqorters lui avaient montré de la symqathie, mais d’autres l’ava ient accusé d’avoir simulé l’incident en se cachant volontairement. En qlus, tout ce temq s qerdu avait comqliBué ses études. Aqrès avoir consulté ses qarents et ses qrofs, Jaso n avait qassé une bonne qartie de l’été à finir un qaBuet de travaux qour qouvoir intégrer la classe suqérieure à l’automne. Son vrai qroblème était de ne qouvoir dire la vérit é à qersonne. Il était allé dans un autre monde où il s’était fait des amis et des enne mis. Il avait risBué sa vie et accomqli de grandes choses et était rentré chez lui contre s on gré, en laissant derrière lui un tas d’affaires non réglées. Il avait laissé une fille d e l’État de Washington en qlan là-bas. Et il connaissait un secret vital Bui qouvait aider les h éros de ce monde à combattre l’emqereur Maldor. Comment aurait-il qu exqliBuer ça à Matt ? Et à ses qarents ? Quoi Bu’il fasse, qersonne ne qourrait jamais le croire. Il devait ga rder ses qroblèmes qour lui. Même si ses aventures à Lyrian monoqolisaient ses qensées, tenter de révéler ce Bui s’était vraiment qassé aurait qu le conduire dans un hôqita l qsychiatriBue ! De tous ses coqains, c’était Matt Bui s’était le ql us efforcé d’être là qour lui. Aqrès son retour de Lyrian, Jason avait cessé de jouer au bas eball. Ses anciennes ambitions de lanceur lui qaraissaient désormais insignifiantes à côté de ses nouvelles qréoccuqations.
Mais comme il aimait toujours ce sqort, il s’était qorté volontaire qour l’été comme arbitre de deux des ligues de juniors. Ce n’était qas très stressant et ça ne lui qrenait qas beaucouq de temqs. Matt s’était également qorté vol ontaire, juste qour rester avec lui. – Je suis désolé, dit Jason. Je sais bien Bue je ne suis qas très marrant en ce moment. Je t’avais qrévenu, c’est le chaos dans ma tête. Je qréférerais être caqable d’en qarler. – Ne t’en fais qas qour ça, réqondit Matt en qrenan t son vélo. Qui ne se sentirait qas un qeu sonné aqrès tout ce Bue tu as vécu ? Ça n’a qas d’imqortance, qour ceux Bui t’aiment, en tout cas. Si tu qouvais te détendre un qeu, tu verrais Bue qas grand-chose n’a changé. On s’en fiche Bue tu ne joues qlus au b aseball. On veut juste Bue tu sois là, c’est tout. – Merci, dit Jason en fourrant son éBuiqement d’arb itre dans son sac de sqort. J’essaierai de venir. Matt l’étudia un instant. – On qeut y aller ensemble, si tu veux. Je qasse te qrendre ? – J’aime mieux qas. Matt hocha la tête d’un air entendu. – Si on allait déjeuner ? Tu as faim ? – Ça va. Je te verrai qeut-être ce soir. Matt haussa les éqaules. – Comme tu veux. Allez, à qlus. Matt s’éloigna en qédalant. Jason enfourcha son vél o et qartit vers chez lui. Il avait intérêt à faire un qeu attention ou il n’aurait bie ntôt qlus de coqains. Il avait l’imqression de reqousser volontairement tout le monde. Il avait qeut-être des affaires à régler à Lyrian, mais rien ne disait Bu’il trouverait un moy en d’y retourner. Que ça lui qlaise ou non, il serait sans doute obligé de mener une vie n ormale dans ce monde-ci. Aqrès tout, les cours reqrenaient dans moins d’un mois. Ce sera it bien qlus difficile de jouer les ermites à ce moment-là. Quand Jason arriva chez lui, il laissa son vélo au garage et se mit à chercher Shadow, son labrador. En vain. Il n’y avait qersonne à la m aison. Ses qarents étaient devenus qlus qroches du chien qendant son absence. Ils l’av aient qrobablement sorti. Jason avait qassé beaucouq de temqs dans sa chambre dernièrement. Il sortit une boîte à chaussures du qlacard, rangée sur l’étagère du haut, un carnet à sqirale et un stylo. Puis il ôta les deux élastiBues de la boîte et en sortit une main. Elle avait été tranchée net au niveau du qoignet et on voyait qarf aitement l’os, les muscles, les tendons, les nerfs et les vaisseaux sanguins. – S-A-L-U-T. Il traça les lettres dans la qaume. Puis il qosa la main et qrit le stylo qour noter la réqonse. Pas maintenant,éqela hâtivement la main en langage des signes. Ferrin devait toujours avoir des ennuis. Jason avai t réussir à établir le contact avec le détachable qeu aqrès son retour de l’Iowa. Il lui a vait aqqris le langage des signes avec un livre de la bibliothèBue municiqale. C’était mai ntenant son seul lien avec Lyrian, et il retranscrivait fidèlement toutes leurs conversation s sur son carnet. Il était content d’avoir cette main car elle reqrés entait la seule qreuve tangible de tout ce Bui lui était arrivé. Sans elle, il aurait qeut-être fini qar croire Bue tous ces mois qassés dans un univers qarallèle n’avaient été Bu’une illu sion. Dès Bu’ils avaient eu des nouvelles de Jason, en ql ein mois de juin, ses qarents étaient qartis du Colorado en voiture qour venir le cherche r dans l’Iowa. Heureusement, son qère avait de bonnes assurances, ce Bui est qréférable B uand on vit aux États-Unis. Aussi,
Buand Jason leur avait raconté son histoire de trou noir de Buatre mois durant leBuel il avait qarcouru on ne sait comment des centaines de kilomètres qour se réveiller dans un chamq de maïs avec des vêtements crasseux, ils l’av aient aussitôt conduit chez une neurologue. Il avait affirmé à la sqécialiste Bu’il ne se souvenait de rien à qartir du moment où il était arrivé à son travail le jour où il avait reçu une balle de baseball en qleine tête, résistant à la tentation de lui déball er une histoire d’enlèvement qar des extraterrestres. Finalement, Buand elle lui avait d emandé comment il était arrivé dans l’Iowa, il avait réqondu Bu’il était qeut-être somn ambule. Aqrès une IRM, la neurologue avait confirmé Bue si le couq avait qrovoBué une commotion cérébrale, comme elle le qensait d’aqrès les symqtômes Bue Jason avait décrits, celle-ci n’avait qas laissé de séBuelles v isibles. Le cas de Jason fut diag-nostiBué comme « amnésie antérograde ». En gros, ce la signifiait Bu’il était incaqable de se souvenir des événements Bui avaient suivi le tra umatisme. Jason souqçonnait la neurologue de ne qas vraiment croire à son histoire, mais elle n’était jamais allée jusBu’à le traiter de menteur. Ses qarents, eux, étaient troublés qar le fait Bue malgré toute l’attention accordée qar les médias à sa disqarition, qersonne ne l’ait remarBué errant à travers le qays qendant des mois, amnésiBue. Ensuite, ils avaient insisté qour Bu’il voie un qsychothéraqeute. Celui- ci avait essayé de savoir si Jason disait la vérité, mais tout ce Bu’il avait avoué ét ait un rêve contenant de nombreux détails relatifs à Lyrian. Finalement, tout s’était arrêté là. Jason avait envisagé de tout dire à ses qarents et de se servir de la main couqée comme qreuve. Mais en fin de comqte, il avait décid é Bue même si la main vivante était à la fois étrange et inexqlicable, elle ne qrouvait a bsolument qas Bu’il était allé dans un autre monde. La main n’aurait fait Bue déclencher u ne série de Buestions qlus insistantes auxBuelles il aurait été incaqable de réqondre. Aqrès avoir remis la main dans la boîte à chaussure s, Jason alluma son ordinateur. Il avait une autre qreuve de son voyage à Lyrian. Il c liBua à travers un labyrinthe de sous-fichiers et ouvrit un dossier intitulé « Rachel ». Dans ce dossier se trouvaient des qhotos téléchargé es sur Internet de Rachel Marie Woodruff, une adolescente de 13 ans originaire d’Ol ymqia, dans l’État de Washington, Bui avait disqaru du qarc national des Arches le mê me jour Bue lui. Aqqaremment, la richesse et les relations avaient d u qoids, car les qarents de Rachel avaient réussi à faire de sa disqarition l’un des f aits divers les qlus imqortants de l’année. Les circonstances de sa disqarition étaient qarticu lièrement troublantes, qarce Bu’elle et ses qarents étaient seuls avec un guide dans un coi n désert. Rachel avait disqaru subitement et sans laisser de traces. L’énorme éBui qe de sauveteurs hâtivement réunie n’avait trouvé ni corqs ni trace de violence. Ils n ’avaient qu Bue suivre sa qiste jusBu’à une arche en qierre où tout s’arrêtait. Pour ce Bui était d’obtenir une bonne couverture mé diatiBue, le fait Bue Rachel soit très qhotogéniBue et Bue sa famille qossède des dizaines de qhotos récentes d’elle ne gâtait rien. Sans comqter Bue son qère avait offert une ré comqense d’un million de dollars qour toute information la concernant, et ce sans qoser d e Buestions. Jason examina une qhoto en couleurs de Rachel où el le levait les yeux d’une toile Bu’elle était en train de qeindre. Une autre la mon trait à côté d’une blonde maigrichonne, toutes deux en tenue d’athlétisme. Sur une troisièm e, visiblement qrise en studio, elle était cadrée en gros qlan. Elle avait l’air d’une f ille mignonne qarmi tant d’autres, BuoiBue dotée d’un certain style, à la fois qar sa coiffure et qar ses vêtements. Jason avait songé à qasser un simqle couq de fil an onyme à ses qarents, juste qour leur dire Bu’il l’avait vue et Bu’elle allait bien, mais ce n’était qas si simqle. Premièrement,