Bleu Acier

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113 pages
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Description

Officiellement, Reina Bear gagne sa vie à la sueur de son corps en dansant dans les strips-clubs. Mais derrière les apparences affriolantes se cache un assassin professionnel froid et déterminé.
Son arme de prédilection : le couteau.
Sa stratégie : séduire pour mieux détruire.
Peu de gens connaissent ces détails, et tous ignorent son vrai but : la vengeance.
Pourtant, le jour où Reina obtiendra ce qu’elle désire plus que tout au monde sera maudit. Et, tandis que son sang hurlera vengeance, le cœur brisé, elle laissera un monceau de cadavres derrière elle... L’amour triomphera-t-il de la haine ?

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EAN13 9782379600654
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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©Orezza d’Antes&Livresque éditions pour la présente édition – 2019 ©Thibault Benett,pour la couverture ©Mélodie Bevilacqua-Dubuis, pour la correction ©Jonathan Laroppe, Suivi éditorial & Mise en page
ISBN : 978-2-37960-064-7
Tous droits réservés pour tous pays
Conformément au Code de la Propriété Intellectuelle, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, et ce, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation préalable de l’éditeur et de l’auteur.
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Orezza d’Antes
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Mot de l’auteure
Bonjour à toi, lectrice ou lecteur de cette histoire, Bleu Acier est une romance à plusieurs entrées, l’une d’entre elles consiste à t’adresser de petits clins d’œil rock et cinéma entre ses lignes. Sauras-tu les retrouver ? Une playlist se trouve à la In pour t’aider et te permettre d’entrer dans l’univers musical du roman. Bonne lecture,
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OrzZa d’Antes
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Prologue
Les ombres du passé
Quand jemesouviensdemonenfance,lasilhouette de mon père dessine son ombre gigantesque au milieu des gerbes d’étincelles de sa forge. Son éternel manteau de toile sombre l’enveloppe, ottant au vent qui parcourt l’atelier dont les portes s’ouvrent sur le vide de l’immensité désertique où nous habitions. Lunettes de soudeur remontées sur le front, un instant, Ned Bear me regarde, mâchonnant l’un de ses cigares. Chacun de ses gestes trahit son passé de boxeur. Ce colosse dans la force de l’âge, dont le visage buriné par la chaleur du feu reète l’âpreté de la vie, sait qu’il en impose. Et il en joue. On le sent prêt à cogner pour un oui ou un non, à foncer droit dans le tas en cas de pépin. Je le revois toujours ainsi. Tel qu’il m’apparaissait du haut de mes six ans. Aussi indestructible qu’une montagne. Cependant, le destin ne l’avait pas épargné ; rendu aigri et taciturne par la vie, il détestait tout le monde. Mais pas moi. Je me rappelle de sa joie quand, après plusieurs années de galère et de déménagements incessants pour fuir ses créanciers, on a Inalement réussi à s’installer dans un endroit à nous. Une vieille ferme paumée au milieu de nulle part. Patiemment, mon père l’a retapée de ses mains. C’est le seul lieu que j’ai un jour appelé ma « maison ». Autour, les buissons, les cactus et la poussière prospéraient sur des dizaines de miles. Pour survivre, on ne comptait que sur nous-mêmes, on représentait tout l’un pour l’autre. Il m’avait
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et je l’avais. À six ans, ma vie se résumait à cette équation. Ma mère, que mon père appelait « la chercheuse d’or », n’existait plus depuis longtemps. Après s’être cramponnée à Ned du temps de sa splendeur sur les rings, elle avait senti le vent tourner. Devant la certitude de la déchéance Inancière qui attendait notre si jolie petite famille, sa décision tomba du jour au lendemain. Sans prévenir, elle déguerpit, rendant son tablier de femme d’un grizzli mal léché. L’affaire se régla d’un trait de plume, mais elle n’oublia pas de partir avec tout ce qui pouvait avoir de la valeur dans la maison. Pourtant, cette garce se tirait avec un vieux pervers roucoulant plein aux as. Loser magniIque de classe jusqu’au bout, Ned laissa courir. Il ne voulait pas se battre contre la femme qu’il avait aimée. À partir du moment où elle me larguait derrière elle, il se moquait de ce qu’elle exigeait. Et moi aussi. J’étais bien avec lui. Le temps passa donc ainsi et ma mère Init par avoir ce qu’elle méritait pour nous avoir abandonnés et détroussés : elle mourut broyée dans un accident de voiture avec son riche mari suivant. Quand mon père me l’apprit, la nouvelle ne m’arracha pas une larme. À vrai dire, je ne me souvenais même plus de son visage. Elle était partie depuis trop longtemps. Dans ma tête, c’était même mieux qu’elle soit morte. Avec sa disparition, je devenais le trésor de mon père. Pour me le prouver, il me donna le collier forgé pour elle et qu’elle avait dédaigné en partant, une sorte de torque articulé, avec une dizaine de rangs de pampilles de métal chaînées délicatement ouvragées. Je le porte toujours depuis. À même la peau. Fièrement. Parce que dans l’esprit de Ned, m’offrir ce qu’il avait créé de plus beau équivalait à une déclaration ofIcielle. Personne d’autre n’existait pour lui. En retour, même s’il ne parlait pas beaucoup quand il travaillait, préférant grogner en mastiquant ses cigares,
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