Boy
111 pages
Français

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Description

Léna, abandonnée par son père à l’âge de huit ans, ne fait plus confiance à personne par peur que cela se reproduise.


Pourtant, lorsqu’elle croise le regard de Justin Black, un sentiment nouveau naît en elle. Il est beau, il a du caractère et il est surtout chef de gang des Dangers.



Entre vengeance et espoir, arriveront-ils à s’aimer ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9791034815135
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

BAD

1 – Boy
 
Nelly M.C.
 
 
BAD
1 – Boy
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 
Publié dans la Collection Vénus
Dirigée par Marie-Laure Vervaecke
 
 

 
 
© Evidence Editions 2020

 
Mot de l’éditeur
 
Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont disponibles en format papier, numérique, dyslexique, braille et audio.
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La vérité finit toujours par éclater…
 
Prologue

 
 
 
En me croisant tous les jours, les gens pensent que je suis heureuse. Mais dites-moi comment connaître le bonheur quand votre père vous a abandonné.
Comment réussir sa vie en grandissant sans une figure paternelle ?
Les personnes qui m’entourent ne comprennent pas ce que je ressens, ils ne savent pas ce que cela fait de perdre du jour au lendemain la personne avec qui l’on passait le plus clair de notre temps.
Je ne voulais plus m’attacher, ne plus souffrir et ne plus faire confiance aussi facilement.
Puis il est arrivé…
Et comme on dit : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. »
 
 
 
 
Chapitre 1

 
 
 
Léna
BIP ! BIP ! BIP !
J’attrape le réveil qui ose me briser les tympans de si bonne heure et l’envoie valser de l’autre côté de la chambre. C’est malin, maintenant, je suis réveillée ! Réveil de malheur, je ne vois pas à quoi ils servent ces machins, à part nous réveiller en plein rêve pour justement aller en cours ! C’est abusif. Je me lève pour aller dans ma salle de bains où je vais directement prendre ma douche. Tous les matins je me pose cette question : « À quoi sert la vie ? »
C’est vrai, nous venons au monde, mais on nous enlève la vie aussi vite que l’on nous la donne. C’est quand même injuste… Et puis à quoi cela sert de prendre les bonnes décisions ? Moi, je me fous des conséquences, je profite de la vie pendant qu’il en est encore temps, mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette philosophie de vie. Les gens te jugent sans même te connaître. Ils ne savent pas à quel point on a souffert de la disparition d’une personne qui nous est chère… Et, pourtant, on doit continuer d’avancer, à garder la tête haute. Alors, certes, je suis un peu, même beaucoup, méfiante avec les autres, mais, de nos jours, on ne peut faire confiance à personne. Cela fait neuf ans que mon père est parti et, pourtant, j’ai l’impression que c’était hier…
 
Maintenant, j’ai dix-sept ans, mon frère, lui, a un an de plus que moi. Il est majeur, mais va toujours au lycée, car il a redoublé son année, tout comme Scott, le frère de ma meilleure amie.
Je quitte la douche, enroule mon corps dans une serviette et sors de la salle de bains en me dirigeant vers mon dressing. J’attrape les premiers vêtements que j’y trouve. Pas besoin d’une tenue de soirée pour aller en cours, je choisis une chemise en jeans et un pantalon sobre. De toute manière, avec le bordel qu’il y a dans cette armoire, je n’ai pas le temps de chercher d’autres vêtements ! Une fois habillée, je sèche mes longs cheveux blonds, puis je passe au maquillage. Je mets une fine couche d’eye-liner sur mes paupières, ce qui fait ressortir le bleu de mes yeux et un petit coup de rouge à lèvres. Une fois prête, je descends rejoindre ma petite famille dans la cuisine, ma mère boit son café et mon frère consulte son portable. Ils relèvent la tête en m’entendant descendre et mon frère me taquine :
— Alors, la naine, ça va ?
Il est plus grand que moi, du haut de son mètre quatre-vingt-huit, il dépasse largement mon petit mètre soixante-quatre. Ses cheveux châtains et ses yeux bleus lui procurent un charme fou et il en joue parfois, un peu trop. Je l’embrasse sur la joue, serre ma mère dans mes bras, et me fais un plaisir de répondre à mon frère en m’installant face à lui.
— D’un je ne suis pas une naine, et de deux, je vais super bien, en revanche, on ne peut pas en dire autant pour mon réveil.
— Encore ! s’exclame ma mère. Ça fait le quatrième en deux semaines, tu exagères, Léna !
— Pas ma faute.
Ma mère, elle a son caractère. Même à trente-six ans, elle me prend encore pour son petit bébé. Elle peut être stricte, comme elle peut être très douce. On n’a jamais été très proches, je préférais passer mon temps avec mon père, contrairement à mon frère, qui lui préfère rester avec elle. Depuis mon père, elle n’a pas eu d’autres prétendants. Pourtant, c’est une très belle femme, c’est d’elle que je tiens mes yeux bleus. À part cela, je ne lui ressemble pas vraiment. Elle est brune, je suis blonde, on n’a pas le même caractère ni le même raisonnement. Pourtant, c’est ma mère et une mère, on en a qu’une.
Mon frère rigole, alors qu’elle lui met une tape derrière la tête avant de le sermonner :
— Toi, montre l’exemple au lieu de rire !
— Elle ne m’écoute jamais, alors j’ai arrêté de perdre mon temps, répond mon frère, calmement.
— Tu devrais te rendre compte que, depuis que votre père est, parti elle se renferme sur elle-même. En plus, elle fait le contraire de ce que je lui dis.
— Bon, vous avez fini de parler de moi comme si je n’étais pas là ! m’exclamé-je, lasse de devoir écouter ce genre de connerie.
Je me lève brusquement et pars dans le salon pour prendre mon sac de cours, j’attrape mes clés et sors de la maison. Je monte sur ma Ducati noire, c’est ma mère qui me l’a achetée pour mes dix-sept ans. Mon frère m’entraîne avant que je ne passe mon permis moto, pour le moment, je ne fais que de petits trajets, mais je m’en sors plutôt bien. Ma mère n’approuve pas du tout le fait que je conduise sans permis, mais, comme d’habitude, je la laisse parler et fais ce qui me chante. Je mets mon casque, fais gronder le moteur et démarre pour aller au lycée.
 
Sydney
Je suis devant le lycée avec mon frère, on attend Léna et Cameron, qui ne devraient pas tarder. Ce qui est bien, cette année, c’est que nos frères ont redoublé, donc, on est tous dans la même classe. Malheureusement, vu que Léna et moi n’avons que dix-sept ans, nos frères en profitent pour jouer leur rôle de grands frères protecteurs, même un peu trop à notre goût. Le téléphone de Scott sonne, il décroche.
— Allô ? … Tranquille, et toi ? … Ah ! … Elle va encore nous casser la tête. … À tout de suite.
Il raccroche et tourne la tête vers moi.
— Quoi ?
— C’était Cameron, Léna a pété un plomb chez elle, elle arrive super vénère.
— Il faut vraiment que l’on retrouve la Léna d’avant, ce n’est plus possible.
On entend une moto arriver en trombe sur le parking du lycée. Scott déclare, confiant :
— Ça, c’est Léna à coup sûr !
Le conducteur descend et enlève son casque, effectivement, c’est elle.
— Je suis trop un boss.
— Le boss des bouffons, ouais !
J’avance vers Léna, on se prend dans les bras et nous rejoignons mon frère que j’ai laissé en plan comme un con. Léna entame la discussion :
— Ça va ?
— Super et toi ? répondons-nous synchro avec Scott.
Elle nous regarde l’air de dire : « Vous me prenez pour une conne. »
— Bon, d’accord, cède Scott, ton frère m’a appelé. Qu’est-ce qui s’est encore passé ?
— J’en ai marre que tout le monde veuille que je retrouve confiance en moi, merde ! C’est moi qui dois décider de ce que je dois faire ! s’énerve Léna.
— Ouais, mais l’ancienne toi ne mentait jamais, elle admettait avoir mal de l’absence de son père.
— Je n’ai pas envie d’en parler.
Je soupire de découragement, je sais très bien qu’elle souffre. Mais elle ne l’admettra jamais, ou alors il faudrait qu’il y ait un miracle. Cameron arrive en voiture, il descend et vient nous rejoindre. Il checke mon frère et me serre dans ses bras. Il tourne la tête vers Léna qui ne le regarde pas et prend la parole :
— Princesse, je suis désolé… Je n’aime pas quand on est fâchés.
Elle relève la tête vers lui, sourit et lui saute dans les bras. Je préfère la voir comme cela plutôt qu’elle fasse la gueule à tout le monde.
— Moi non plus, je n’aime pas quand on est fâchés.
Ils se séparent et nous rentrons dans le lycée.
 
Léna
Nous nous dirigeons directement dans notre classe sans frapper. Le prof s’exclame :
— Mademoiselle Carter, on frappe avant d’entrer !
— Vous n’allez pas commencer à me prendre la tête.
Je lui fais mon sourire de garce et pars m’asseoir, mais le prof m’arrête.
— J’ai changé le plan de classe, donc, Sydney Anderson, vous allez à côté de Cameron Carter. Scott Anderson à côté de Nina Spencers et vous, Léna Carter, vous allez prendre place à côté de Justin Black.
Ouais, ouais, cause toujours.
Attendez, quoi ?
Ce prof a fait exprès de me mettre à côté du pire ennemi de mon frère !
Il veut ma mort ?
Je regarde ce putain de prof qui me fait un grand sourire, je vais l’encastrer, celui-là. Je suis sur le point de le faire quand on m’attrape le bras, je me retourne et vois mon frère.
— Laisse, va t’asseoir, mais ne lui parle surtout pas…
Je souffle. Ils m’énervent tous. Je regarde Justin Black qui me fait son sourire de charmeur, il ferait mieux de le garder son sourire à la con, sinon je lui casse les dents. Tout le monde va s’asseoir à sa place, alors je fais de même, je m’installe sur ma chaise et ignore Justin.
— Ça fait un bail, bébé. Tu n’es pas contente d’être à côté du mec le plus populaire du lycée ?
— Arrête de m’appeler comme ça, Black. Et pour info, arrête de faire comme si on était les meilleurs amis au monde.
— Rien ne m’empêche d’essayer.
Il joue avec son piercing et me sourit.
Je vais faire un meurtre !
 
 
 
 
Chapitre 2

 
 
 
Léna
J’ai passé la pire heure de cours de ma vie. Justin n’a pas arrêté de me parler et, résultat, je me suis fait virer de cours. Je suis en ce moment à la cafétéria du lycée avec ma bande d’amis et Cameron se met déjà à me questionner :
— Au fait, pourquoi tu t’es fait virer de cours ?
— À cause de Justin, il n’a pas arrêté de me parler et j’ai tout pris dans la gueule.
— Je t’avais dit de ne pas lui adresser la parole.
— Oh, je te rappelle que c’est le prof qui a choisi de me mettre à côté de lui ! Je n’ai rien demandé.
— C’est qu’un mec, les gars, détendez votre string, dit Sydney pour calmer le jeu.
Scott enchaîne :
— Un mec dangereux ! Donc, vous ne l’approchez pas !
— Mais pourquoi ? Comment pouvez-vous le savoir ? Vous vous connaissez ? demandé-je, poussant Cameron à me répondre.
— On se connaissait, mais fais-moi confiance, ne t’approche pas de lui ! Ce n’est pas pour rien que l’on ne traîne plus avec lui.
— Pff…
Cela m’énerve d’être face à autant de mystères, comment cela se fait-il que les garçons ne veuillent pas que l’on parle à Justin ? Je ne suis pas ce genre de fille à n’en faire qu’à ma tête, mais, là, cette histoire me laisse vraiment perplexe. Les garçons nous obligent à rester loin de lui, mais pourquoi ? Il ne peut pas être aussi dangereux que ça… si ? En tout cas, il n’en a pas l’air. C’est plutôt un garçon comme les autres, hyper sexy… Des yeux ténébreux, qui font quand même un peu peur, des abdominaux en béton… Des cheveux bruns en bataille… Cela fait plus d’un an que je le connais et, pourtant, il me trouble toujours autant, alors le voir en guerre comme cela avec mon frère et Scott me fend vraiment le cœur, si seulement les choses pouvaient être plus simples ! Scott me sort de mes pensées :
— On veut juste vous garder en sécurité.
Piquée à vif, Sydney réagit instantanément :
— Je ne vois pas de quoi, s’il est aussi dangereux que vous le prétendez, pourquoi vient-il perdre son temps au lycée ?
Sydney a beau avoir l’air d’un ange avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus, elle a un caractère de feu et elle ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu’elle pense. Je suis bien contente de l’avoir à mes côtés pour tenir tête à Cameron et Scott.
— Vous ne le connaissez pas comme nous on le connaît, lui répond Cameron avant que Scott reprenne la parole :
— On sait de quoi il est capable, on veut juste vous protéger, c’est notre rôle. On ne veut pas que vous tombiez dans le panneau comme toutes les gourdes de ce lycée. Vous comprenez ?
— Oui, avec ces détails, c’est sûr, on ne s’approchera pas de lui. Hein, Léna ? cède finalement Sydney à la première explication bidon.
Justin ne peut pas être un salopard à ce point ? Si ? Je n’aime pas écouter les « on-dit », donc que dois-je faire ?
Perdue dans mes pensées, je maugrée :
— Ouais, c’est sûr…
Si seulement Cameron comprenait qu’en me protégeant comme cela, il me donne encore plus envie de connaître ce qu’il me cache. Même si je ne dois pas m’approcher de Justin, je finirai par découvrir pourquoi mon frère et Scott ne peuvent pas le blairer.
 
Justin
Je rentre dans la cafétéria avec Tristan, de loin, j’aperçois Léna qui n’a pas l’air d’avoir le moral et c’est quand je vois son frère me regarder d’un œil noir que je comprends. Je sais très bien pourquoi il ne veut pas que je m’approche de sa sœur, mais je n’ai aucune raison de lui faire du mal. Je ne vois pas de quoi il a peur. Mais bon, c’est son frère. Je tourne la tête et vois Layla qui me fait les yeux doux depuis ce matin, pas que cela me déplaise, mais elle a beau être un bon coup au lit, qu’est-ce qu’elle peut me casser les couilles quand elle s’y met. Elle, plus les profs qui m’énervent avec leurs cours, c’est la totale. D’ailleurs, les cours, ce n’est pas trop ma came, c’est pour cette raison que j’ai redoublé mon année. Je ne suis pas un très bon élève, mais j’avais quelques qualités dans certaines matières que j’ai perdues quand mes parents sont morts. Je n’avais plus envie de faire d’efforts, à quoi bon en faire quand tu n’as plus de but dans la vie ? Tristan aussi a redoublé, mais lui, il l’a fait exprès pour ne pas me laisser tomber. Nous avons tous les deux dix-huit ans, cela fait du bien d’être majeur, plus personne pour nous donner d’ordres. On va s’installer deux tables plus loin de celle de Léna et c’est là que je tourne la tête vers mon meilleur ami qui fixe un point au loin. Alors, je me tourne dans la même direction et vois qu’il regarde la table de Léna, mais, ce n’est pas elle qu’il fixe, non. C’est la fille à côté, sa meilleure amie, je crois.
— Bah, alors, mec, une proie en vue ?
Il tourne la tête vers moi et rigole.
— Arrête tes conneries, Justin, je ne suis pas comme toi.
— Rien ne t’empêche de vouloir une fille.
— Je la regarde juste. Et tu ferais mieux de la fermer, tu crois que je ne te vois pas faire la même chose depuis tout à l’heure.
Je hausse un sourcil pendant qu’il poursuit.
— Tu sais très bien que son frère ne veut pas que tu l’approches, oublie-la et va te taper une meuf comme tu fais d’habitude.
— Tu parles de Léna ? Je ne la regarde pas.
— Alors, explique-moi pourquoi depuis que tu l’as rencontrée tu n’es plus le même. D’habitude, quand une fille t’approche pour passer la nuit avec toi, tu te fais un malin plaisir d’accepter et, là, plus rien. Tu recales pratiquement toutes les meufs qui t’abordent. Ça fait un an, Justin, tu devrais vraiment arrêter de te focaliser sur cette fille.
— Je sais que je suis un connard de première, mais de là à me taper toutes les meufs en mini-jupe, c’est abusif, dis-je pour changer de sujet.
— Pourquoi ?
— Il y en a beaucoup trop, je n’arrive pas à choisir.
On rigole, mais je vois bien qu’il ne lâchera pas l’affaire.
— Tu es en train de te bouffer pour rien, mec, tu ne la connais même pas, tu connais seulement son frère qui te déteste et n’a qu’une envie… te tuer !
Je regarde Cameron en serrant les poings et détourne mon regard noir vers Tristan, pour ensuite poser mes yeux sur elle. Cette dernière croise les bras sous sa poitrine et boude. Elle est trop mignonne quand elle fait la tête. Elle se tourne dans ma direction et nos regards se croisent, elle a vraiment des yeux magnifiques. Elle rougit et finit par se tourner vers son frère.
 
Cameron
Ma sœur ne comprend pas que j’ai peur pour elle, elle ne sait pas à quel point Justin est dangereux, et surtout un vrai salopard ! Léna lance un rapide :
— Je vais aller faire un tour.
Je n’ai pas le temps de lui répondre qu’elle est déjà sortie de la cafétéria. Scott lâche tel un verdict :
— Elle l’a mal pris.
Ce à quoi je réponds :
— Elle comprendra que c’est pour son bien.
— On parle de Léna, là ! La fille qui se fout de tout, mais, bizarrement, elle s’intéresse à votre histoire avec Justin. Elle veut savoir pourquoi vous avez autant de méfiance envers lui et, personnellement, moi aussi.
Surpris par les paroles de Sydney, Scott la coupe :
— Mais…
— Je n’ai pas fini ! Je ne sais pas pourquoi vous voulez l’éloigner de Justin, je connais assez bien Léna pour savoir qu’elle ne lâchera pas l’affaire aussi facilement, je ne sais pas ce qu’elle fera ni à quoi elle pense, mais je sais une chose : Léna arrive toujours à ses fins, si elle veut savoir la vérité, elle la saura.
Elle se lève et sort également de la cafétéria, me laissant seul avec Scott. Qui a dit qu’être grand frère était simple déjà ?
 
 
 
 
Chapitre 3

 
 
 
Léna
Après avoir fait mon petit tour pour décompresser, je retourne au lycée. Je vois Sydney qui arrive vers moi.
— Je peux rester avec toi sans que tu t’énerves ? demande-t-elle.
— Je ne m’énerverai jamais sur toi, je t’aime trop pour ça.
Elle me prend dans ses bras et me répond :
— J’ai envoyé chier nos frères.
— Bien fait pour leurs gueules.
— Que vas-tu faire ?
— Découvrir la vérité.
On se détache et on marche jusqu’à notre prochain cours, Sydney continue à me questionner :
— Tu vas quand même écouter ton frère ? Je veux dire, tu vas aller voir Justin ?
— Pour l’instant, je n’ai aucune raison d’aller le voir, mais, si l’occasion se présente, je n’hésiterai pas.
— Si tu as besoin, je suis là.
Je ne réponds pas, car je sais qu’elle sera là pour m’apporter son aide. Nous rentrons en cours de maths et, comme d’habitude, nous sommes en retard. Cameron et Scott sont en cours de français, ils ont de la chance sur ce coup-là. On rentre sans frapper, le prof soupire en nous apostrophant sans conviction :
— Mesdemoiselles… on toque avant d’entrer.
Le prof est complètement à la ramasse, cela nous fera des vacances. Je lui souris pendant que Sydney me donne un coup de coude. Je me retourne vers elle et fronce les sourcils.
— Regarde là-bas.
Elle pointe du doigt des gens au loin, je regarde et pousse un soupir avant de suivre Sydney vers les places libres où nous nous assoyons. Aussitôt, Justin se met à me parler :
— Bah, alors, princesse, je t’ai connue plus énergique.
Je me retourne vers lui et son pote et leur souris en mode garce.
— C’est ta tête de con qui me refroidit.
Il perd son sourire immédiatement et laisse place à un visage choqué. En même temps, c’est bien la première fois que quelqu’un ose lui dire quelque chose en face, il ne doit pas être habitué. Je me retourne vers le prof et, pour une fois, que j’écoute le cours, Sydney me coupe dans ma concentration en chuchotant :
— C’est qui, le gars à côté de Justin ?
Je tourne la tête vers elle et souris :
— Attends.
Je me retourne vers le pote de Justin et demande :
— Excuse-moi, mais ma pote est tellement peureuse qu’elle ne veut pas le demander elle-même.
Je me prends un coup de pied dans le tibia par Sydney avant de reprendre.
— Qui es-tu ?
— Moi, je suis Tristan, son meilleur ami.
Ce Tristan n’est plutôt pas mal, il a les mêmes cheveux blonds et les mêmes yeux bleus que Sydney. Personnellement, ce n’est pas trop mon style de garçon. Et sans savoir pourquoi, je vois mal une fille comme Sydney s’intéresser à un gars comme lui.
— Merci.
Je me concentre sur le cours et parle à Sydney.
— Voilà, tu as ta réponse.
 
Sydney
Son meilleur ami… Intéressant, même très intéressant. Je reprends la parole :
— Tu n’avais pas besoin de lui demander.
— Si je ne l’avais pas fait, tu ne l’aurais pas fait non plus.
Elle rigole, je lui donne un coup de coude et écoute le prof, mais avec Léna qui parle, c’est assez difficile. C’est avec un sourire qu’elle me questionne :
— Tu es en kif ?
— Sur ?
— Ne fais pas style, tu sais très bien de qui je parle.
Je soupire, le problème avec Léna, c’est qu’elle est peut-être têtue, mais elle voit tout de suite quand on ment ou bien quand on joue la comédie.
— C’est un mec comme les autres et, en plus, il est ami avec Justin, donc, on oublie et je passe à autre chose.
D’autant plus que pour l’instant, il y en a qu’un qui m’intéresse vraiment… Après une heure de cours, la cloche sonne. Nous rangeons nos affaires et sortons du cours pour aller rejoindre nos frères à la sortie. Quand quelqu’un attrape le bras de Léna, je me retourne pour regarder qui a osé l’approcher et je suis étonnée de tomber nez à nez avec Justin.
— Je peux te l’emprunter cinq minutes ?
Je regarde Léna qui ne réagit pas, mais je vois bien qu’elle a peur de la réaction de son frère.
— Dis à Cameron que je discute avec le prof.
J’approuve sans grande conviction, Cameron n’est pas dupe à ce point...

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