Calliandra, tome 2

Calliandra, tome 2

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110 pages
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Description


Traqués par les puissants de Rome, Tibalte et Calliandra sont condamnés à s’affronter dans l’arène. Entre la jalousie d’un sénateur dangereux et l’admiration du nouvel empereur, la gladiatrice est prise au piège. Objet de désir et de convoitise, les murs du ludus ne lui offrent plus aucune sécurité. Si elle veut sauver celui qu’elle aime, il est temps pour elle d’accepter enfin ses véritables origines et de mener le combat qui pourrait briser ses chaînes.




Quand une femme, devenue gladiatrice, fait trembler Rome tout entière. Plongez dans les intrigues secrètes de la Rome Antique...




DU MÊME AUTEUR


Calliandra, tome 1 - Le rubis de Rome
, romance historique, Numeriklivres 2017.


Bad boy
, new romance, Numeriklivres 2017.

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Publié par
Ajouté le 23 octobre 2017
Nombre de lectures 41
EAN13 9782377331130
Langue Français
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Résumé
Traqués par les puissants de Rome, Tibalte et Calliandra sont condamnés à s’affronter dans l’arène. Entre la jalousie d’un sénateur dangereux et l’admiration du nouvel empereur, la gladiatrice est prise au piège. Objet de désir et de convoitise, les murs du ludus ne lui offrent plus aucune sécurité. Si elle veut sauver celui qu’elle aime, il est temps pour elle d’accepter enfin ses véritables origines et de mener le combat qui pourrait briser ses chaînes.
Quand une femme, devenue gladiatrice, fait trembler Rome tout entière. Plongez dans les intrigues secrètes de la Rome Antique...
DU MÊME AUTEUR Calliandra, tome 1 - Le rubis de Rome, romance historique, Numeriklivres 2017. Bad boy, new romance, Numeriklivres 2017.
Amandine Clemente
CALLIANDRA
La gladiatrice
TOME 2 - Le messager de Vulcain
numeriklivres.info
Ce roman est dédié à mes enfants, Ma princesse ouragan et dresseuse de dragons, Mon prince rêveur et dompteur d’étoiles Je ne connais rien de plus beau que votre sourire Rien de plus doux que votre regard Rien de plus précieux que votre amour. Pour la plus majestueuse des guerrières : ma grand-mère, Que j’aime profondément.
À Carla Sekelsky, En qui Calliandra a trouvé une alliée précieuse.
Le calliandra est un arbuste proche des mimosas présentant des fleurs d’un rouge éclatant en plumets épars.
Prologue
Tibalte…
Les hommes étaient tous affectés par la mort de Pot hélée. Cette femme si discrète avait laissé son empreinte partout dans le ludus. Sa bonté et sa bienveillance étaient inscrites dans les murs. La m aîtresse des lieux, si froide, si distante habituellement, semblait, elle aussi, émue devant le brasier ardent qui réduisait en cendres les souvenirs d’une femme exce ptionnelle. Calliandra retenait ses larmes, mais l’expression de son visage ne lais sait aucun doute sur la douleur qui tempêtait dans sa poitrine. Ses jambes soutenai ent à peine son poids, ses mains tremblaient. J’avais envie de la prendre dans mes b ras et de lui faire oublier ce drame. Mais je savais que rien ne pourrait venir à bout du chagrin qu’elle ressentait. Sa mère était morte, partie pour l’autre royaume, u n voyage sans retour. Martial paraissait dévasté, mais tentait de le dissimuler. Je n’étais pas dupe, je savais la relation qui unissait ces deux êtres malgré les int erdits, malgré la condition d’esclave de Pothélée, malgré la présence de Tullia. Un regar d sur ma droite et je vis Calliandra tomber à genoux. Sa silhouette se découp ait dans l’obscurité grâce à l’éclat de la lune qui n’enveloppait qu’elle. Ses p oings fermés vinrent se planter dans le sable, elle baissa la tête et courba le dos. Tan t de souffrance. Tant d’accablement. Mon cœur se brisa mille fois devant cet affreux spe ctacle. Je fis un pas vers elle, mais quelque chose me retint, un pressentiment. Ell e n’avait pas besoin de moi en cet instant. Elle avait seulement besoin de solitud e. Besoin de pleurer et de crier intérieurement toute la rage qui l’animait, tout le mal qui la rongeait. Après la cérémonie, Calliandra disparut dans sa cellule sans un mot et je compris que les jours à venir lui seraient insupportables. Elle ven ait de perdre la lumière qui guidait sa route et l’étincelle qui faisait briller ses yeu x. Ne restait plus que le néant où même l’éclat d’un rubis serait bien insuffisant pou r permettre aux flammes de jaillir à nouveau. Depuis quelques jours, le sénateur Rufus rôdait aut our du ludus comme un vautour autour d’une charogne. Je n’aimais pas cet homme. Il amenait la mort dans son sillage, le mensonge et la trahison. Un serpent parmi nous. Il assistait aux entraînements de Calliandra, rendait visite au maît re et affichait toujours un sourire sournois et malfaisant. Il semblait hypnotisé par l a gladiatrice, fasciné par ses mouvements, sa technique, sa grâce et sa chevelure flamboyante qui ondulait sans cesse. Son regard se noyait dans cette contemplatio n malsaine et dérivait parfois vers moi avec une colère farouche. Il me considérai t comme une menace, je le sentais. J’avais eu le malheur d’intervenir pour pr otéger Calliandra et le sénateur avait compris le lien qui m’unissait à elle. Grossi ère erreur que de laisser voir à son ennemi notre plus grande faiblesse. Puis l’heure que je redoutais tant finit par arrive r. Pothélée venait seulement de nous quitter, son esprit hantait encore les galerie s. Pourtant, Calliandra avait accepté un combat en l’honneur du nouvel empereur. Le lende main de la cérémonie funéraire, elle s’était levée plus froide que jamai s, plus déterminée aussi. Elle n’avait
pas hésité à se rendre dans la demeure et à interro mpre la conversation houleuse qui divisait Martial et le sénateur. Elle avait ven du son âme pour une raison obscure, mais que je devinais aisément. Calliandra n’agissai t jamais sans une réelle motivation. Après ce jour, elle s’éloigna du groupe progressivement et se perdit dans les entraînements. Plus rien n’existait autour d’el le et elle ne communiquait plus qu’avec Spiculus pour connaître les ordres et recev oir les conseils. Martial l’observait souvent en silence sur son balcon, mais il ne faisait rien pour la ramener à la raison. Il la laissait se murer dans son mutis me, résigné. Il avait baissé les bras. Calliandra refusait ma présence, mon contact, mes m ots. Même son ami, Onéaclus, ne parvenait plus à l’approcher. Je maudissais cet homme auparavant et j’aurais pourtant tout donné désormais pour qu’il puisse lui faire entendre raison. C’était une cause perdue. Le feu ne brûlait plus. Je gardais ma douleur et ma colère enfouies dans ma poitrine, maudissant les Dieux qui tenaient les ficelles de notre destin tan dis que Calliandra prenait soin de me garder à distance malgré le combat qui approchai t. Les regards que je lui lançais rencontraient un mur de pierres absolument infranch issable et mon chagrin grandissait chaque jour un peu plus. Onéaclus tenta de lui parler, mais il subit la même défaite et dut se résoudre à s’éloigner sans o btenir ce qu’il était venu chercher. Un soir, contre toute attente, il vint à ma rencontre, le visage grave, l’air contrarié et s’assit à mes côtés sur la margelle en bois qui entourait la cour. — Tu ne m’apprécies pas et je ne viens pas pour cha nger cela. Je viens pour elle, dit-il en désignant Calliandra qui s’entraînait alo rs au palus comme une acharnée depuis plusieurs heures. Elle compte beaucoup pour moi. C’est une amie que j’estime et pour laquelle je pourrais donner ma vie sans la moindre hésitation. Elle a besoin de retrouver ses esprits. Il faut la faire r evenir parmi nous ou elle n’aura plus aucune bonne raison de se battre une fois dans l’arène. J’ai l’impression qu’elle veut seulement se faire du mal, s’imposer cette violence pour payer le prix de son existence. — Calliandra m’a tout expliqué. Je te dois des excu ses même si ma langue peine à les formuler. — La fierté légendaire des Celtes, rétorqua Onéaclu s en souriant. J’ai connu une femme de ton peuple, ma joue porte encore l’emprein te de ses doigts ! Je ne pus m’empêcher de sourire à mon tour, ce qui me fit beaucoup de bien. Les mots du brigand gonflaient mon cœur. La jalousie av ait disparu depuis longtemps même si je n’avais pas encore eu l’occasion d’adopt er un meilleur comportement face à lui. Je savais bien qu’il aimait Calliandra. Comment lui en vouloir ? — En effet, la fierté, répondis-je. Pourquoi venir me dire tout cela ? — Elle n’écoutera que toi. Tu es le seul à pouvoir lui rendre son humanité. Son cœur t’appartient. Tu dois lui parler. Avant le com bat. — Elle refuse de m’écouter. — Ne lui laisse pas le choix. Tu dois saisir son re gard. Si elle peut lire dans tes yeux ce que tu ressens, elle ne te tournera pas le dos. Onéaclus avait eu raison et Calliandra ne m’avait p as repoussé. Des femmes, j’en avais connu beaucoup. En homme libre, en tant que g ladiateur, pour des récompenses, pour des festins, pour répondre aux dé sirs des amies capricieuses de la maîtresse. Mais aucune ne pouvait égaler Callian dra. Je l’avais vu changer,
évoluer, parfois combattive, parfois abattue. Sous mes yeux, le moineau était devenu phénix et mon admiration n’avait jamais faib li. Je l’ai aimée dès le premier instant. Il fallait qu’elle le sache avant d’entrer dans l’arène, il fallait qu’elle comprenne que j’attendais son retour. Après cette discussion, les événements s’étaient en chaînés à une allure vertigineuse. Le jour du combat, Martial demanda à ses hommes de rester dans leurs cellules sans donner la moindre explication. Deux soldats vinrent me trouver en me sommant de les suivre. Mes poignets furent liés par de lourdes chaînes et je dus avancer sans opposer de résistance. Martial ne répo ndit pas à mon regard interrogateur, mais il baissa la tête à mon passage en bredouillant ce qui devait être des excuses. En passant devant le sénateur qui affi chait un sourire carnassier et triomphal, je compris où les gardes me conduisaient . L’arène. Mon adversaire : celle que j’aimais. Rufus avait gagné. C’était le jour où nos destins basculaient dans les ténèbres sous la volonté d’un seul homme.
ISBN EBOOK : 978-2-37733-113-0 ISBN PAPIER : 978-2-37733-112-3
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