Chronique d'une épouse reposée

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46 pages
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Description

Toujours débordée par sa vie professionnelle et ses responsabilités de maman de famille nombreuse, elle poursuit sa quête du bonheur en jonglant entre ami imaginaire, risque de grossesse , surpoids...


Première fois, doutes, rires et larmes, rythment ce dernier opus, final de la trilogie « super Maman ».



Dans un style toujours pétillant et plein d’humour redécouvrez des personnages aussi amusants qu’attachants.

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EAN13 9791034810659
Langue Français

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Super Maman Tome 3
Caroline Capelle Super Maman Tome 3 Chroniques d’une épouse reposée CoUvertUre :Maïka PUblié dans laCollection Vénus Orange Dirigée parMarie-LaUreervaecke.
©Evidence Editions2019
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Mamie? Je ne vais pas me retrouver mamie à tout juste quarante ans… Je m’imagine déjà au parc derrière ma poussette : — Comment s’appelle votre fille, madame ? — Ce n’est pas ma fille, c’est ma petite-fille. — Mais non ! Vous ne pouvez pas déjà être grand-mère ! — Et si… La dame me quitte en n’en revenant pas… Après un grand silence, Alexia se lance, me tirant de ma rêverie. — Où as-tu trouvé cela ? — Dans la poubelle de la salle de bain du haut. Elle sourit. — Pas de panique, alors. Devant notre mine étonnée, elle reprend. — J’étais super fatiguée ces derniers temps, j’ai été pas mal malade durant le trajet en avion. C’est Lenny qui a pensé en premier à une grossesse. J’ai fait le test ce matin, mais je ne lui ai pas encore annoncé le résultat. Vous êtes donc les premières à savoir. Après l’étonnement vient le moment des félicitations : — Félicitations, mais c’est génial ! Un nouveau-né dans la famille. — Je vais monter le dire à Lenny. Pour Anna, j’aimerais bien pouvoir lui en parler moi-même. — Évidemment, répond Christophe. Mais c’est vraiment une super nouvelle, nous sommes ravis pour vous. Alexia quitte la cuisine et nous restons là, le sourire aux lèvres. Un mariage et un bébé, c’est vraiment une belle année qui s’annonce pour la maman d’Anna. Si je n’avais pas déjà quatre enfants, je me surprendrais presque à en être jalouse. J’adorais être enceinte : moi et mon ventre n’avions besoin de personne d’autre. À chaque grossesse, une sensation de plénitude m’envahissait. Les premières petites bulles ressenties, les premiers coups de pied, les premières nausées, pour moi, tout cela n’était que bonheur. Je n’envisage pas d’avoir d’autres enfants, notre équilibre familial étant depuis peu atteint. Mais j’avoue que je suis ravie de cette grossesse, je la vivrai un petit peu par substitution. C’est à ça que servent les amis. L’annonce de cette belle nouvelle, la fête de mes 40 ans, le manque de sommeil et l’ivresse des heures qui viennent de passer nous font entamer une des plus belles journées. Nous sommes tous là. Nous sommes heureux et c’est bien le principal.
Dure journée Il est 5 h 40 lorsque mon réveil sonne ce lundi matin. Chris est parti en déplacement en Écosse pour toute cette semaine. Je n’ai pas encore mis le pied à terre que je sais que la semaine va être LONGUE. Les hasards du calendrier font que Marie-Annick est en congé, je vais donc devoir gérer la boutique. Côté famille, Anna passe un bac blanc de français. Sophie a piscine. Hugo a un tournoi de basket samedi. Et viennent se rajouter à ce doux planning, les réunions de rentrée scolaire des enfants. Bref, il est 5 h 41, je m’apprête à me lever et sais déjà que la semaine sera compliquée. J’arrive enn au bureau à une heure plus que tardive, en ayant déposé tous les enfants à l’école. Comme tous les matins, il a fallu crier, presser, râler an de faire avancer tout ce petit monde dans le sens de la marche. Autant dire qu’après avoir dompté mes quatre enfants, je n’ai pas le cœur à maintenant me battre avec mes jeunes collègues. En l’absence de Marie-Annick, c’est à moi d’animer les réunions an que le journal soit édité à temps. Seulement voilà, je n’ai pas l’aplomb de mon mentor et ne suis pas, pour l’ensemble de l’équipe, leur chef. Il va me falloir gagner cette place. Mon manque d’autorité me vaut d’avoir souvent dû réaliser moi-même des tâches que je devais distribuer à l’équipe. Marie-Annick, consciente du problème, m’a demandé de ne pas hésiter à m’imposer. C’est à moi de gérer l’activité, c’est donc aussi à moi de gérer les problèmes. À peine installée, j’envoie donc une invitation de groupe pour une réunion une demi-heure plus tard. Alors que j’ai tout juste eu le temps d’ouvrir mes mails, mon portable sonne : — Oui. — Bonjour, Madame Bonnet, je suis le maître de Sophie. Je pense que vous avez oublié le sac de piscine de Sophie et nous partons dans une demi-heure. Et voilà ! Je savais que cette semaine serait compliquée ! — J’arrive ! Je pars en trombe à la maison et retrouve le sac posé par terre dans le garage, autrement dit à côté de la voiture quand j’ai démarré tout à l’heure. Une chance que je n’ai pas roulé dessus ! J’en prote pour une rapide pause pipi. Vous savez ce que c’est, quatre enfants ? Même quand je fais pipi, ils me parlent à travers la porte et je vous passe Lola, qui rentre carrément. Vingt minutes plus tard, j’arrive devant l’école au moment où ils montent dans le bus. Je n’insisterai pas sur le regard désapprobateur du maître ! — Maman, mais tu fais quoi ? — Ben, je t’amène tes affaires. — Non, mais la honte, ta jupe est coincée dans ton collant. Oups… je viens donc de monter une partie de mon fessier à une vingtaine de préados et leur professeur. Si la honte tuait, je ne serais plus de ce monde depuis longtemps. Je vous rappelle que j’ai quatre enfants et un copain imaginaire qui vit avec nous. Alors, ça fait bien longtemps que je ne rougis plus devant un caprice au supermarché ! De retour au bureau, j’entre donc dans la salle de réunion, mes dossiers sous le bras avec quelques minutes
de retard. En ayant pris soin de vérier où était ma jupe. L’ambiance y est bon enfant, ce qui ne m’empêchera pas de devoir donner mes consignes. — Salut, les lles, on va s’y mettre. Il est déjà tard. Marie-Annick a laissé comme directive pour le prochain numéro : « Pour toi, Clarisse, pas d’interview, tu te consacres à la supervision. Pour Chloé ou Lisa, à toi de voir, double page sur Lynda rose : on veut tout savoir sur cette seconde grossesse, son futur déménagement à Liverpool pour suivre son footballeur de mari, etc. Pour les autres du classique, courriers des lectrices, double page beauté. Peut-être une page de cuisine, à vous de voir ce qu’il est possible de faire et, pour finir, une page sur la fête des Lumières. » C’est OK pour tout le monde ? Je vois bien déjà d’où va venir le problème. Comme mes enfants ce matin pour la télécommande, il va falloir que j’arbitre la bataille entre Chloé et Lisa qui vont toutes deux vouloir aller chez Linda Rose. Linda Rose, c’est une starlette de télé-réalité qui avait fait l’actualité pour être en couple avec un joueur de foot évoluant en équipe de France et qui a depuis eu un enfant avec lui. Depuis plusieurs mois maintenant, elle signe une chronique maquillage qui a beaucoup de succès dans chacun de nos mensuels. Son père est par ailleurs le PDG de Guillon et Fils, société qui a lourdement investi dans notre magazine. À ce moment-là, après ce début de matinée déjà dicile, j’arrive presque à en vouloir à Marie-Annick de ne pas avoir anticipé cette chamaillerie de cour d’école. — Oui, Chloé ? — Marie-Annick veut que j’interviewe Linda Rose, c’est bien ça ? — Pas tout à fait, Marie-Annick a demandé que je choisisse entre toi et Lisa pour réaliser cet entretien. — Je n’ai pas fait d’interview le mois dernier, moi, m’interrompt presque Lisa. Chloé trouve bon d’ajouter son grain de sel. — Moi, oui, mais c’était un tout petit papier sur une mercerie solidaire qui vient d’ouvrir au centre-ville. Ça ne compte presque pas. — Je suis désolée, les filles, mais je n’ai pas le temps pour des disputes donc soit vous vous mettez d’accord, soit je trancherai. Vous avez jusqu’à 11 heures pour me donner votre décision. D’autres questions ? Elles sont surprises de mon attitude. Je suis juste les conseils de Marie-Annick qui m’avait demandé de ne pas hésiter à m’imposer. Devant le silence ambiant, je décide de clôturer la séance. Fière de mon eÔet, je ramasse les papiers et me dirige vers mon bureau. Les autres lles m’emboîtent le pas. Le programme est chargé afin que le magazine...